Président de la République algérienne démocratique et populaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la politique en Algérie
Cet article est une ébauche concernant la politique en Algérie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (février 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Président de la République algérienne démocratique et populaire
(ar) رئيس الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية
(ber)Aselway n Tagduda tamegdayt taɣerfant tazzayrit
Image illustrative de l'article Président de la République algérienne démocratique et populaire

Image illustrative de l'article Président de la République algérienne démocratique et populaire
Titulaire actuel
Abdelaziz Bouteflika
depuis le
(17 ans 3 mois et 1 jour)

Création
Mandant Suffrage universel
Durée du mandat 5 ans, renouvelable une fois
Premier titulaire Ahmed Ben Bella
Résidence officielle El Mouradia, Wilaya d'Alger
Site internet http://www.elmouradia.dz

Le président de la République algérienne démocratique et populaire est à la tête de l'État et chef de l'exécutif algérien.

La fonction est actuellement occupée par Abdelaziz Bouteflika depuis le .

Histoire[modifier | modifier le code]

Le programme de Tripoli, qui a servi de constitution à l'Algérie après son indépendance en 1962, a créé la fonction de président comme chef de l'État, ainsi que celle de Premier ministre comme responsable de la coordination du gouvernement. Par la suite, des manœuvres politiques internes[pas clair] ont entraîné l'adoption d'une nouvelle constitution en 1963. Cette dernière a aboli la fonction de premier ministre et confié l'ensemble du pouvoir exécutif au président. Durant les quatre premières décennies de son indépendance, l'Algérie fut un régime à parti unique sous l'égide du Front de libération nationale (FLN). La présidence fut alors systématiquement confiée à des membres du FLN : Ahmed Ben Bella, Houari Boumédienne et Chadli Bendjedid.

La constitution de 1976 a maintenu la présidence et lui a donné la possibilité de nommer un premier ministre, tout en laissant facultative cette nomination. Avec la révision constitutionnelle de 1979, la nomination d'un premier ministre devient obligatoire. Ce dernier, conformément à l'article 113 de la constitution révisée « l'assiste [le président] dans la coordination de l'activité gouvernementale et la mise en œuvre des décisions prises en Conseil des ministres » et « exerce ses attributions dans le cadre des pouvoirs qui lui sont délégués par le président de la République ». La révision constitutionnelle de 1988 remplace la fonction de premier ministre par celle de chef du gouvernement. Ce dernier devient le véritable détenteur du pouvoir exécutif et il devient responsable devant l'Assemblée populaire nationale. Les prérogatives du président sont alors largement réduites.

Vers la fin des années 1980, le système politique algérien se libéralise brusquement avec la fin de l’hégémonie du parti unique FLN qui dominait la vie publique depuis 1962. Toutefois, lorsque le Front islamique du salut (FIS) a remporté les élections législatives en 1991, les généraux janviéristes forcent le président Chadli Bendjedid à dissoudre le parlement et à démissionner le 11 janvier 1992. L'armée se déploie dans les rues d’Alger et le gouvernement de Mouloud Hamrouche démissionne à son tour. Il est remplacé par un Haut Comité d'État, composé de cinq membres tous militaires. Le conseil nomme un président, Mohammed Boudiaf, ancien héros de la guerre d'indépendance. Il est chargé de gérer la période transitoire de trois ans devant mener à de nouvelles élections. Cependant Boudiaf est assassiné six mois plus tard et remplacé par Ali Kafi. Le pays sombre dans une guerre civile atroce, opposant l'armée du gouvernement militaire et les groupes armés de la guérilla islamique. Kafi est remplacé en 1994 par Liamine Zéroual, qui appelle à l’organisation d'une élection présidentielle en 1995, qu'il remporte avec plus de 60 % des voix. Cette élection n'apporte cependant ni la paix ni la sécurité qu'espérait le peuple algérien qui connait les premiers massacres de masse de la guerre civile. L’échec des négociations avec le FIS oblige Zeroual a démissionner quatre ans plus tard et à organiser une nouvelle élection présidentielle en 1999. La guérilla islamiste se réduit progressivement à partir de cette date.

Abdelaziz Bouteflika gagne l'élection de 1999 après l’abandon de l'ensemble des autres candidats. Il remporte l'élection présidentielle algérienne de 2004 et celle de 2009, relativement incontestée, son mandat se terminant en 2014. Le président sortant Abdelaziz Bouteflika est réélu pour un quatrième mandat en avril 2014[1].

Pouvoirs[modifier | modifier le code]

Le chef de l'État est le président de la République, qui est élu au suffrage universel, direct et secret pour un mandat de cinq ans. Depuis 2008, le nombre de mandats n'est plus limité. Le président est le chef du Conseil des ministres, et du Haut Conseil de sécurité. Il est également le chef des armées, il est responsable de la défense nationale, il arrête et conduit la politique extérieure de la Nation, il préside le Conseil des ministres, il nomme le Premier ministre et peut également mettre fin à ses fonctions, il signe les décrets présidentiels, il dispose du droit de grâce, du droit de remise ou de commutation de peine. Il peut également organiser des référendums, décerner des décorations et conclure et ratifier des traités internationaux.

Le président nomme :

  1. le président du Conseil d’État.
  2. le Secrétaire général du gouvernement.
  3. le gouverneur de la Banque d’Algérie.
  4. les magistrats.
  5. les responsables des organes de sécurité.
  6. les walis.

Nombre de mandats[modifier | modifier le code]

Le 12 novembre 2008, le président Abdelaziz Bouteflika appelle les deux chambres du parlement pour réviser la constitution et se prononcer sur la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels, les deux chambres (à majorité : Front de libération nationale (FLN), Rassemblement national démocratique (RND) et Mouvement de la société pour la paix (MSP)) autorisent cette modification de la Constitution. La révision constitutionnelle de 2016 rétablit cette limite.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Algérie: Bouteflika, réélu avec 81,49% des voix, va parler, Paru au Parisien.fr, Publié le 22.04.2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]