Ahmed Ouyahia

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Ahmed Ouyahia
أحمد أويحيى
Ahmed Ouyahia en mai 2011.
Ahmed Ouyahia en mai 2011.
Fonctions
Secrétaire général du Rassemblement national démocratique
En fonction depuis le [N 2]
(1 an 1 mois et 2 jours)
Prédécesseur Abdelkader Bensalah

(14 ans et 19 jours)
Prédécesseur Liamine Zéroual
Successeur Abdelkader Bensalah
Premier ministre algérien[N 1]

(4 ans 2 mois et 11 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Ahmed Ouyahia VI, VII, VIII et IX
Prédécesseur Abdelaziz Belkhadem
Successeur Abdelmalek Sellal
Chef du gouvernement algérien

(3 ans et 18 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Ahmed Ouyahia III, IV et V
Prédécesseur Ali Benflis
Successeur Abdelaziz Belkhadem

(2 ans 11 mois et 14 jours)
Président Liamine Zéroual
Gouvernement Ahmed Ouyahia I et II
Prédécesseur Mokdad Sifi
Successeur Smail Hamdani
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Bouadnane, Iboudraren (Algérie)
Nationalité algérienne
Parti politique RND
Profession Haut fonctionnaire
Religion Islam

Ahmed Ouyahia
Premiers ministres algériens

Ahmed Ouyahia (en tamazight, ⴰⵃⵎⴻⴷ ⵓⵢⴰⵃⵢⴰ) (en arabe أحمد أويحيى), né le à Iboudraren daira de Beni Yenni , dans l'actuelle wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie, est un homme politique algérien, chef du gouvernement de 1995 à 1998, de 2003 à 2006 et de 2008 à 2012.

Haut fonctionnaire, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) (1999-2012), il a été Premier ministre de 1995 à 1998 et de mai 2003 à mai 2006. Puis il redevient chef du gouvernement algérien le , remplaçant ainsi Abdelaziz Belkhadem en formant le gouvernement Ouyahia VI. Au cours de son mandat, Ouyahia remanie à plusieurs reprises son équipe gouvernementale et compose alors le gouvernement Ouyahia VII, VIII et IX.

Ahmed Ouyahia est diplômé de l'École nationale d'administration en 1975 et diplômé d'études supérieures en sciences politiques à Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Ahmed Ouyahia naît le à Bouadnane (commune d'Iboudraren) dans l'actuelle wilaya de Tizi Ouzou, en Kabylie, région berbèrophone du nord de l'Algérie. Après des études primaires à Alger de 1958 à 1965, il entre au lycée El-Idrissi et obtient le baccalauréat ès-lettres en 1972. La même année, il passe le concours d'entrée à l'École nationale d'administration d'Alger, qu'il réussit, parmi les trois premiers avec un certain Ahmed Attaf (futur ministre des affaires étrangères et membre du RND). Il se spécialise alors dans la diplomatie et est diplômé d'études supérieures en sciences politiques en 1976. Il fait son service de 1977 à 1978, qu'il passe à l'enceinte d'El Mouradia de la présidence algérienne où il intègre l'équipe des relations publiques.

Mission diplomatique[modifier | modifier le code]

En 1978, il entre à la présidence de la République au département des Affaires africaines en tant qu'administrateur stagiaire[1]. Il est ensuite envoyé en 1981, comme conseiller aux Affaires étrangères à l'ambassadeur d'Algérie en Côte d'Ivoire, puis en 1984, à la direction de la Mission permanente de l'Algérie aux Nations unies à New York. De 1988 à 1989, il devient co-représentant algérien au Conseil de sécurité des Nations unies, puis le il est nommé comme chargé d'études au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Sid Ahmed Ghozali à Alger[2] avant de devenir moins d'un mois plus tard le directeur général du département africain du ministère le [3].

Il dirige le département Afrique jusqu'au [4] lorsqu'il est envoyé comme ambassadeur au Mali[5] chargé de négocier la paix comme intermédiaire dans le conflit entre le gouvernement malien et le mouvement Touareg, Azaouad, et abouti avec la création du traité de « Pacte national » de Bamako. Il est rappelé en Algérie en août 1993 pour servir dans le gouvernement de Redha Malek comme sous-secrétaire d'État aux affaires arabes et africaines. Il entre en avril 1994, en pleine décennie noir, au cabinet directeur du président, alors en exercice, Liamine Zéroual, où il est chargé des affaires politiques, notamment pour les négociations avec le Front islamique du salut (FIS) et la préparation de l'élection présidentielle que le président Zéroual remporte en novembre 1995.

Politique nationale[modifier | modifier le code]

Présenté à tort par ses détracteurs, comme un « homme du sérail » et « réputé proche des militaires au pouvoir »[réf. nécessaire], il est nommé Premier ministre le 31 décembre 1995 par le président de la République, Liamine Zéroual, poste qu'il conserve jusqu'au , lorsque le président Liamine Zéroual annonce qu'il ne se représentera pas pour l'élection de 1999. Alors qu'Abdelaziz Bouteflika est élu président de la République en décembre 1999, il est nommé ministre d'État et ministre de la Justice du premier gouvernement d'Ali Benflis. Leader du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia est élu secrétaire général du parti. Durant le conflit entre l'Éthiopie et l'Érythrée, le président Bouteflika, alors président de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), le charge de mener les négociations de résolution du conflit qui aboutissent à la signature d'un accord de cessation des hostilités à Alger en décembre 2000.

Ahmed Ouyahia remet sa démission au président après la défaite de son parti, le RND, aux élections législatives de juin 2002. Il est nommé ministre d'État du nouveau gouvernement et représentant spécial du président, poste honorifique mais sans budget ni pouvoir de décision.

Après la crise politique entre le président Bouteflika et Ali Benflis, devenu un sérieux prétendant à la présidence, ce dernier est écarté et Ahmed Ouyahia est nommé chef du gouvernement pour la seconde fois. Il remet sa démission le , après des négociations entre les partis de la coalition présidentielle, son parti, le RND, le FLN et le MSP.

C’est sous l’administation Ouyahia qu’a été promulguée la loi de généralisation de la langue arabe, visant essentiellement à l'arabisation de la Kabylie. Son entrée en vigueur en 1998 ainsi que l'assassinat le 25 juin 1998 du chanteur engagé kabyle Matoub Lounès ont déclenché un soulèvement en Kabylie et créé une vive émotion en Kabylie et dans la diaspora.

Il est nommé chef du gouvernement le par le président Bouteflika en vue de la révision de la Constitution, mission accomplie le 13 novembre 2008, permettant ainsi à Bouteflika de briguer un troisième mandat. Il est remplacé par Abdelmalek Sellal en septembre 2012[6].

Le , il démissionne de son poste de secrétaire général du Rassemblement national démocratique[7].

Ouyahia avec Dmitry Medvedev à Alger (2010)

Cursus professionnel et fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Ouyahia avec Donald Rumsfeld à Alger (2006)
  • De 1978 à 1981 : administrateur civil à la Présidence du Conseil.
  • De 1981 à 1984 : conseiller aux affaires étrangères à l'Ambassade d'Algérie à Abidjan.
  • De 1984 à 1989 : conseiller à la mission permanente de l'Algérie auprès de l'ONU (New York).
  • De 1988 à 1989 : représentant adjoint au Conseil de sécurité des Nations unies.
  • De 1989 à 1990 : conseiller au cabinet du ministre des Affaires étrangères.
  • De 1990 à 1991 : directeur général Afrique à l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères.
  • De 1992 à 1993 : ambassadeur d'Algérie au Mali.
  • De 1993 à 1994 : secrétaire d'État à la Coopération et aux Affaires maghrébines.
  • De 1994 à 1995 : directeur de cabinet de la Présidence de la République.
  • De 1995 à 1998 : chef du gouvernement.
  • Depuis juin 1997 : député à l'Assemblée populaire nationale.
  • De 1999 à mai 2002 : ministre d'État, ministre de la Justice.
  • De juin 2002 à mai 2003 : ministre d'État, représentant personnel du président de la République.
  • De 2003 à 2006 : chef du gouvernement.
  • De 2008 à septembre 2012 : Premier ministre.
  • actuellement directeur de cabinet de la présidence de la République (2e fois).

En marge de l'exercice de ses fonctions diplomatiques et gouvernementales, il a été notamment :

  • médiateur au nom de l'Algérie dans le règlement du conflit du Nord du Mali en 1992.
  • médiateur au nom du président de l'OUA dans le règlement du conflit Éthiopie-Érythrée 1999-2000.

Itinéraire[modifier | modifier le code]

Fonctions de Ahmed Ouyahia
Fonction Début Fin
01 Chef du gouvernement (gouvernement Ouyahia I) [8] [9]
02 Chef du guvernement (gouvernement Ouyahia II) [9]
03
04 Ministre d'État, Ministre de la Justice (gouvernement Benbitour)
05 Ministre d'État, Ministre de la Justice (gouvernement Benflis I)
06 Ministre d'État, Ministre de la Justice (gouvernement Benflis II)
07 Ministre d'État, Représentant personnel du président de la République (gouvernement Benflis III) [10]
08 Chef du gouvernement (gouvernement Ouyahia III) [10] [11]
09 Chef du gouvernement (gouvernement Ouyahia IV) [11] [12]
10 Chef du gouvernement (gouvernement Ouyahia V) [12] [13]
11
12
13 Premier ministre (gouvernement Ouyahia VI) [14] [15]
14 Premier ministre (gouvernement Ouyahia VII) [15] [16]
15 Premier ministre (gouvernement Ouyahia VIII) [16] [17]
16 Premier ministre (gouvernement Ouyahia IX) [17] [18]
17 [18] [19]
18 Ministre d'État, chef de cabinet du président de la République (Gouvernement Sellal III et Gouvernement Sellal IV) [19] 2015 (en cours)
Article détaillé : Liste des gouvernements algériens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chef du gouvernement jusqu'au .
  2. Par intérim jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. JO 1978-27 du 4-juillet-1978, arrêté du 7-juin-1978 portant mouvement dans le corps des administrateur
  2. JO 1990-47, arrêté du 3 novembre 1990, portant nomination de chargé d'études au cabinet du ministre des Affaires étrangères
  3. JO 1990-47 du 6-fevrier-1991 décret présidentiel du 1-février-1991 portant nomination du directeur général de l'Afrique au ministère des Affaires étrangères
  4. JO 1992-70 du 1-octobre-1992, décret présidentiel du 1-septembre-1992 mettant fin aux fonctions du directeur général de l'Afrique au Ministère des affaires étrangères
  5. JO 1992-70 du 1-octobre-1992, décret présidentiel du 1-septembre-1992 portant nomination d'ambassadeurs exceptionnels et plénipotentiaires
  6. Algérie : Abdelmalek Sellal nommé Premier ministre, Le Figaro, 3 septembre 2012.
  7. Algérie : changement à la tête du RND, Le Figaro, 3 janvier 2013.
  8. http://www.joradp.dz/FTP/Jo-Francais/1996/F1996001.pdf
  9. a et b http://www.joradp.dz/FTP/Jo-Francais/1997/F1997044.pdf
  10. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2003/F2003032.pdf
  11. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2004/F2004027.pdf
  12. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2005/F2005032.pdf
  13. http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2006/F2006035.pdf
  14. http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2008/F2008035.pdf
  15. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2008/F2008064.pdf
  16. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2009/F2009025.pdf
  17. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2010/F2010036.pdf
  18. a et b http://www.joradp.dz/FTP/JO-FRANCAIS/2012/F2012049.pdf
  19. a et b http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2014/F2014015.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]