Youcef Yousfi

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Youcef Yousfi
Illustration.
Fonctions
Ministre algérien de l'Industrie et des Mines

(1 an, 7 mois et 15 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Ahmed Ouyahia
Gouvernement Ouyahia X
Prédécesseur Mahdjoub Bedda
Successeur Djamila Tamazirt
Ministre de l'Énergie[N 1]

(4 ans, 11 mois et 16 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Ahmed Ouyahia
Lui-même (intérim)
Abdelmalek Sellal
Gouvernement Ouyahia VIII et IX
Sellal I, II et III
Prédécesseur Chakib Khelil
Successeur Abdeslam Bouchouareb (Mines, 2014)
Salah Khebri (Énergie, 2015)
Premier ministre d'Algérie
(intérim)

(1 mois et 16 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Gouvernement Sellal II
Prédécesseur Abdelmalek Sellal
Successeur Abdelmalek Sellal
Ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication
(intérim)

(3 mois et 11 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Premier ministre Ahmed Ouyahia
Gouvernement Ouyahia IX
Prédécesseur Moussa Benhamadi
Successeur Moussa Benhamadi
Ministre délégué auprès du chef du gouvernement

(9 mois et 3 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ali Benflis
Ministre des Affaires étrangères

(8 mois et 3 jours)
Président Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Ahmed Benbitour
Prédécesseur Ahmed Attaf
Successeur Abdelaziz Belkhadem
Biographie
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Batna (Algérie)
Nationalité Algérienne
Parti politique RND
Diplômé de École nationale supérieure des industries chimiques
université de Nancy
Religion Islam

Youcef Yousfi
Premiers ministres d'Algérie

Youcef Yousfi, né le à Batna, est un homme d'État algérien.

Ministre de l'Énergie et des Mines du au et du au , il est ministre de l'Énergie du au , ministre des Affaires étrangères du au et ministre délégué auprès du chef du gouvernement du au . Il a été Premier ministre algérien par intérim du 13 mars au , succédant ainsi Abdelmalek Sellal. Le , il est nommé ministre de l’Industrie et des Mines.

Dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est arrêté pour corruption, présenté devant la Cour suprême et incarcéré à la prison d'El-Harrach, dans la banlieue d'Alger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Youcef Yousfi est docteur d'État en sciences physiques de l'université de Nancy et ingénieur diplômé de l'École nationale supérieure des industries chimiques.

Enseignement[modifier | modifier le code]

De 1973 à 1978, Youcef Yousfi est maître de conférences, puis professeur de génie chimique à l'École nationale polytechnique d'Alger et à l'université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène. Il a dirigé, également, l'Institut de chimie.

Carrière dans le privé[modifier | modifier le code]

Youcef Yousfi est nommé vice-président de la société nationale des hydrocarbures Sonatrach en 1979, puis directeur général en 1985. En 1988, il est nommé président du conseil d’administration du fonds de participation Mines, hydrocarbures et hydraulique.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du Rassemblement national démocratique (RND)[1].

En 1996, il est nommé directeur de cabinet à la présidence de la République. En 1997, il devient député à l’Assemblée populaire nationale, puis ministre de l'Énergie et des Mines la même année.

De 1998 à 1999, il est le président de l'OPEP. En 1999, il est nommé ministre des Affaires étrangères. De 2000 à 2001, il est ministre délégué du chef du gouvernement. Les 25 et , en qualité de ministre des affaires étrangères, il est reçu officiellement en France par le président Jacques Chirac[2]. De 2001 à 2010, il occupe plusieurs postes d'ambassadeur, ambassadeur d'Algérie au Canada de 2001 à 2005, représentant permanent auprès des Nations unies à New York de 2006 à 2008 et ambassadeur d'Algérie en Tunisie de 2008 à 2010.

En 2010, il est nommé ministre de l'énergie et des mines. Après la démission de son prédécesseur Abdelmalek Sellal, il est premier ministre par intérim du au [3]. Dès 2014, il fait la promotion de l'exploitation du gaz de schiste comme essentielle pour la pérennité de l'économie nationale[4]. En , il annonce la création d'un observatoire national autonome de suivi et le contrôle des opérations de prospection du gaz de schiste[5].

Le , il est destitué de ses fonctions de ministre de l'Énergie. Ses positions en faveur du gaz de schiste, qui ont suscité des contestations dans les régions du sud du pays, sont les raisons invoquées dans sa destitution[6].

Après son départ du gouvernement, il devient conseiller du chef de l'État pour les questions d'énergie jusqu'en [7]. Le , à la suite du remplacement du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune par Ahmed Ouyahia après moins de trois mois à la primature, le président algérien Abdelaziz Bouteflika démet de leurs fonctions, trois ministres et nomme trois autres à leur place[8],[9]. Parmi les nouveaux, on retrouve au portefeuille du ministère de l'Industrie , Youcef Yousfi qui remplace Mahdjoub Bedda dans le gouvernement Ahmed Ouyahia[10],[11].

Procès[modifier | modifier le code]

Le , dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est renvoyé devant la Cour suprême[12]. Le de la même année, dans le cadre d’enquêtes sur la corruption dans le secteur de l’industrie automobile, il doit comparaitre devant le juge enquêteur auprès la Cour suprême[13]. Il est ensuite placé sous contrôle judiciaire[14]. Le , le juge enquêteur près la Cour suprême, le place en détention provisoire à la prison d'El-Harrach[15].

Son procès débute le [16]. Il est ajourné au [17]. Il est condamné à 10 ans de prison[18] pour l'affaire des usines de montage automobile[19], peine ramenée à cinq ans en appel[20].

Dans un autre procès, devant le tribunal de Sidi M'Hamed, il a été condamné à trois ans d'emprisonnement et une amende de 1 million de dinar algérien[21].

Dans le procès concernant l'affaire Haddad, il est condamné à deux ans d'emprisonnement[22].

Dans l'affaire Tahkout, il est condamné à deux ans d'emprisonnement[23], peine ramenée à 18 mois avec sursis en appel[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ministre de l'Énergie et des Mines du 28 mai 2010 au 5 mai 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Political Handbook of the World 1998 », sur Google Books (consulté le )
  2. « Coopération politique - relations algéro-françaises », sur Amb-algerie.fr
  3. Assanatou Baldé, « Algérie : le ministre de l’Energie Youcef Yousfi nommé Premier ministre par intérim », sur Afrik.com,
  4. « Youcef Yousfi estime qu’il serait “irresponsable” de ne pas exploiter le gaz de schiste », sur Algerie-focus.com,
  5. « Algérie: Youcef Yousfi annonce la création en vue d’un Observatoire national sur le gaz de schiste », sur Agence Ecofin,
  6. « Algérie : l’exploitation controversée du gaz de schiste fait tomber le ministre de l’énergie »,
  7. « Nomination de Youcef Yousfi au poste de ministre conseiller auprès du président de la République, Quel impact sur la politique énergétique du pays ? », sur Algérie érie 360, (consulté le )
  8. « Gouvernement Ouyahia: trois nouveaux ministres et maintien du reste du staff », sur APS,
  9. « Algérie: le gouvernement remanié », sur Le Figaro, (consulté le )
  10. http://www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/77462-algerie-gouvernement-bedda-et-saci-remplaces-par-yousfi-et-temmar-et-retour-ephemere-de-benagoun.html
  11. « Algérie : qui sont les nouveaux membres du gouvernement d’Ahmed Ouyahia ? », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  12. « Affaire Tahkout : les dossiers de plusieurs personnalités transmis à la cour suprême », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le )
  13. « Youcef Yousfi devant le juge enquêteur près la Cour suprême », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le )
  14. « Youcef Yousfi placé sous contrôle judiciaire », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le )
  15. « Youcef Yousfi placé en détention provisoire à la prison d'El Harrach », sur El Watan (consulté le )
  16. « Algérie : polémique sur la juridiction compétente pour juger les caciques du système Bouteflika », sur Jeune Afrique, (consulté le ).
  17. « Algérie: un procès pour corruption d'ex-dirigeants et patrons ajourné », sur La Croix, (consulté le ).
  18. « De lourdes peines prononcées contre de hauts responsables », sur doi.crossref.org (consulté le )
  19. « Procès d'Alger : 15 ans de prison pour Ahmed Ouyahia, 12 ans pour Sellal et acquittement pour Zaalane », sur doi.crossref.org (consulté le ).
  20. Cour d’Alger : peines confirmées pour Ouyahia et Sellal, site tsa-algerie.com, 25 mars 2020.
  21. liberte-algerie.com, « 20 ans de prison pour Bouchouareb, 12 ans pour Ouyahia et 10 ans pour Oulmi: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », sur http://www.liberte-algerie.com/ (consulté le )
  22. liberte-algerie.com, « 18 ans de prison pour Haddad, 12 ans pour Ouyahia et Sellal: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », sur http://www.liberte-algerie.com/ (consulté le )
  23. Dib Nassima, « Tribunal de Sidi M’hamed: Mahieddine Tahkout condamné à 16 ans de prison ferme », sur www.aps.dz (consulté le )
  24. Tahkout condamné à 14 ans de prison ferme, Ouyahia et Sellal à 5 ans de réclusion, site aps.dz, 18 novembre 2020.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]