Kaïs Saïed

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Kaïs Saïed
قيس سعيد
Illustration.
Kaïs Saïed en 2019.
Fonctions
Président de la République tunisienne
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 23 jours)
Élection 13 octobre 2019
Chef du gouvernement Youssef Chahed
Elyes Fakhfakh
Hichem Mechichi
Prédécesseur Mohamed Ennaceur (intérim)
Béji Caïd Essebsi
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité Tunisienne
Parti politique Indépendant
Conjoint Ichraf Chebil
Profession Juriste
Religion Islam
Résidence Palais présidentiel de Carthage

Signature de Kaïs Saïedقيس سعيد

Kaïs Saïed
Présidents de la République tunisienne

Kaïs Saïed (arabe : قيس سعيد), né le à Tunis, est un homme d'État tunisien, président de la République depuis le .

Universitaire spécialisé en droit constitutionnel et juriste de profession, il est président de l'Association tunisienne de droit constitutionnel de 1995 à 2019.

Candidat indépendant à l'élection présidentielle de 2019, il est élu au second tour face à Nabil Karoui. En 2021, alors qu'il jouit toujours d'une importante popularité dans un contexte de blocages politiques et de pandémie de Covid-19, il s'octroie les pleins pouvoirs constitutionnels, démet des membres du gouvernement et gèle les activités du parlement, ce qui constitue un coup d'État pour des opposants et analystes.

Situation personnelle

Famille et origines

Kaïs Saïed est le fils de Moncef Saïed et Zakia Bellagha. Selon Kaïs Saïed, son défunt père[1] a protégé la jeune Gisèle Halimi des nazis[2]. Sa mère, bien qu'éduquée, est femme au foyer[3]. Sa famille est d'origine assez modeste, mais intellectuelle et membre de la classe moyenne[4]. Son oncle paternel, Hicham Saïed, est le premier chirurgien pédiatre de Tunisie, mondialement connu pour avoir séparé des siamois dans les années 1970[5].

Vie privée

Il est marié à la magistrate Ichraf Chebil, qu'il a rencontrée à la faculté de droit de Sousse. Il est père de trois enfants[6] (deux filles et un fils[4] : Sarah, Mouna et Amrou[7]). Son frère, Naoufel Saïed, est également impliqué dans la politique et le soutient[8].

Kaïs Saïed effectue ses études secondaires au collège Sadiki[9].

Cursus universitaire

Juriste de formation, il est spécialiste en droit constitutionnel[10], et secrétaire général de l'Association tunisienne de droit constitutionnel entre 1990 et 1995 puis vice-président de ladite association depuis 1995[11].

Kaïs Saïed en 2013.

Directeur du département de droit public à l'université de Sousse entre 1994 et 1999[12], puis à la faculté de sciences juridiques et politiques de Tunis de 1999 à 2018[4], il est membre du groupe d'experts du secrétariat général de la Ligue arabe entre 1989 et 1990, expert auprès de l'Institut arabe des droits de l'homme de 1993 à 1995 et membre du comité d'experts chargé de réviser le projet de la Constitution tunisienne en 2014[10]. Il est par ailleurs membre du conseil scientifique de plusieurs commissions universitaires[13].

Professeur invité dans plusieurs universités arabes[12], il refuse en 2013 de faire partie de la commission d'experts ayant pour mission de trouver une issue juridique au problème de l'Instance supérieure indépendante pour les élections[14],[15]. Il prend sa retraite en 2018[4].

Ascension politique

Premiers engagements

Dès 2013-2014, Kaïs Saïed participe à plusieurs clubs politiques et réunions, qui rassemblent des jeunes[16].

En 2016 est créé le mouvement Mouassissoun pour soutenir l'action et les projets de Saïed[17].

Selon Olfa Lamloum, directrice du bureau de Tunis de l'ONG International Alert, « [Saïed] a réussi à gagner la confiance de cette jeunesse dans les quartiers et les régions de l'intérieur, non pas à travers les promesses mais en apportant des réponses à l'échec de la démocratie représentative ». Pour le sociologue Mohamed Jouili, « [il] a su ces dernières années établir une relation de confiance forte avec les jeunes en les rencontrant partout dans le pays, ce qui lui a permis de construire autour de lui une ceinture de jeunes ayant mené sa campagne »[18].

Élection présidentielle de 2019

Kaïs Saïed au cours de la campagne présidentielle de 2019.

Candidat à l'élection présidentielle de 2019[19],[20], il arrive en tête du premier tour de scrutin selon les résultats préliminaires[21],[22]. Affilié à aucune formation politique et menant une campagne aux moyens très limités, il mise sur sa voix timbrée, son allure ascète et s'exprime dans un arabe littéraire (alors que ses adversaires parlent souvent en dialecte) ; il présente un programme anti-corruption et dénonce le non-respect des lois constitutionnelles[23],[24]. Le cœur de son électorat est composé de jeunes diplômés[23]. Passionné par l'arabe littéraire, il est surnommé « Robocop » du fait de ses traits figés et de son élocution monocorde, mis en lien avec ses thèmes favoris de campagne portant sur le droit et la justice[25]. Également francophone, il accorde plusieurs entretiens dans cette langue au cours de la campagne[26].

Il arrive en tête du premier tour avec 18,40 %, devant Nabil Karoui (15,58 %), homme d'affaires emprisonné. Dans l'entre-deux tours, Saïed reçoit les soutiens des candidats Abdelfattah Mourou, Hechmi Hamdi[27], Moncef Marzouki[28], Lotfi Mraïhi, Seifeddine Makhlouf et Mohamed Abbou[29],[30]. Le , il annonce cesser de faire campagne pour le second tour afin de respecter l'égalité des chances avec son adversaire Nabil Karoui, en prison depuis fin août et faisant campagne par l'intermédiaire de sa femme[31],[32]. Il participe le à un débat télévisé face à son adversaire libéré quelques jours avant le second tour[33].

Kaïs Saïed l'emporte largement au second tour de scrutin selon les sondages de sortie des urnes[34], ce qui est confirmé par les résultats préliminaires : il obtient en effet 72,71 % des voix contre 27,29 % pour son adversaire[35].

L'analyste Michaël Ayari, de l'International Crisis Group, affirme : « Personne ne croyait vraiment à ce candidat hors norme, sans aucune expérience politique. Kaïs Saïed incarne la probité et la lutte contre la corruption, c'est un homme qui croit que tout se règle en appliquant les lois à la lettre. Kaïs Saïed incarne les espoirs déçus de 2011, il parle au nom des marginaux, veut rétablir la dignité et combattre les inégalités régionales »[36]. Durant la campagne, il cultive l'image d'un homme modeste[37]. Habitant dans son logement de fonction, il se déplace en bus et en métro[38] et vient à la rencontre des citoyens en allant dans un café populaire[39].

Président de la République

Transition et investiture

Les résultats de l'élection présidentielle sont proclamés à l'identique par l'Instance supérieure indépendante pour les élections le [40]. Le même jour, Kaïs Saïed choisit son frère Naoufel, lui aussi professeur de droit constitutionnel, pour nommer les conseillers et membres du cabinet présidentiel[41]. Le bureau de l'Assemblée des représentants du peuple se réunit le et fixe la prestation de serment au [42]. Cette date correspond à la durée maximale de l'intérim présidentiel de 90 jours[43].

Le , au palais présidentiel de Carthage, après sa prestation de serment devant l'Assemblée sortante, au cours de laquelle il promet de lutter contre le terrorisme et ses causes, ainsi que de garantir les acquis de la femme tunisienne, tout en renforçant ses droits économiques et sociaux[9], il voit le président par intérim, Mohamed Ennaceur, lui transférer les pouvoirs présidentiels[44].

Premières mesures

Kaïs Saïed à son arrivée au palais de Carthage.

D'un point de vue pratique, il refuse de se loger au palais présidentiel de Carthage, préférant sa villa à Mnihla, située dans le gouvernorat de l'Ariana[45].

Le , il nomme le diplomate Tarek Bettaïeb comme chef du cabinet présidentiel, le général Mohamed Salah Hamdi comme conseiller à la sécurité nationale, tandis que Tarek Hannachi dirige le protocole. Abderraouf Bettaïeb est ministre-conseiller auprès du président de la République, Rachida Ennaifer chargée de la communication, tandis que Nadia Akacha est responsable des affaires juridiques[46].

Formation du gouvernement

Le régime étant semi-présidentiel, Kaïs Saïed a une semaine après son investiture pour charger le parti arrivé en tête des législatives de former un gouvernement. Celui-ci a alors un mois pour obtenir la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple[47]. Le , il désigne Habib Jemli, candidat d'Ennahdha, au poste de chef du gouvernement et le charge de former un cabinet[48]. Le , l'Assemblée rejette la composition du gouvernement, qui a par ailleurs fait l'objet de retards lors de son annonce. Saïed dispose dès lors de dix jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement[49]. Le , il désigne Elyes Fakhfakh[50].

Son gouvernement est annoncé le , mais Ennahdha, dont des ministres annoncés y figurent, annonce ne pas voter la confiance du fait de la non participation d'Au cœur de la Tunisie[51]. Une version légèrement modifiée du gouvernement, mais sans la participation d'Au cœur de la Tunisie, est annoncée le  ; Ennahdha, craignant une dissolution, accepte alors de voter la confiance[52]. Le , l'Assemblée des représentants du peuple accorde la confiance au gouvernement[53].

Crise institutionnelle de 2021

En , Hichem Mechichi annonce un remaniement ministériel portant sur onze portefeuilles et une modification de plusieurs fonctions gouvernementales[54]. Les nouveaux ministres obtiennent la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple[55] mais le président Kaïs Saïed refuse de les recevoir pour la prestation de serment, invoquant des suspicions de corruption concernant des ministres et un non-respect de la Constitution en ce qui concerne la délibération du Conseil des ministres à propos du remaniement[56].

En avril 2021, Kaïs Saïed refuse de promulguer une loi organique relative à la mise en place d'une Cour constitutionnelle, arguant que les délais ont été dépassés. Il rejette également tout amendement constitutionnel relatif à ce sujet, arguant que la loi fondamentale ne peut être amendée sans l'aval de la Cour constitutionnelle. Il prône l'adoption d'un nouveau texte[57] instituant un régime présidentiel et une démocratie directe pour le Parlement, ou un retour à la Constitution tunisienne de 1959[58].

Le jour de la Fête de la République, le , des milliers de manifestants réclament la dissolution de l'Assemblée des représentants du peuple et un changement de régime[59]. Ces rassemblements interviennent alors que s'aggrave la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Le soir même, invoquant l'article 80 de la Constitution, Kaïs Saïed limoge le gouvernement Mechichi avec effet immédiat, en particulier Hichem Mechichi de ses attributions de chef du gouvernement et de ministre de l'Intérieur par intérim, annonce la suspension de l'assemblée — dont il lève l'immunité des membres —, la formation d'un nouveau gouvernement — qui sera responsable devant lui — et sa décision de gouverner par décrets ; il indique également qu'il présidera le parquet[60]. Ennahdha dénonce aussitôt un « coup d'État »[61]. Cette qualification de coup d’État est partagée par des analystes politiques et juristes, notamment en ce qui concerne la suspension des travaux parlementaires[62]. Le lendemain, Kaïs Saïed démet de leurs fonctions le ministre de la Défense nationale, Brahim Bartagi, et la ministre de la Justice par intérim, Hasna Ben Slimane[63]. Le , deux députés de la Coalition de la dignité ayant protesté contre les mesures du président Saïed sont arrêtés dans le cadre d'une « enquête de la justice militaire »[64].

Dans la nuit du 23 au 24 août, la présidence annonce la prolongation sine die de la suspension du Parlement[65]. Le président doit suspendre la Constitution courant septembre 2021 puis soumettre au référendum une nouvelle mouture de la loi fondementale[66].

Prises de position

En 2010-2011, Kaïs Saïed participe à la révolution tunisienne[67]. Le , au lendemain de la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali, Kaïs Saïed soutient, au sein de sa faculté, la nécessité de convoquer une assemblée constituante[68]. Il obtient ensuite le soutien du collectif Kasbah 1, qui entend préserver l'héritage de la révolution[4].

Lors de la campagne présidentielle de 2019, il prône une révision de la manière d'exercer le pouvoir législatif[69],[70]. Il prône ainsi, dès 2011[4], le remplacement de l'Assemblée des représentants du peuple, élue au scrutin direct, par une assemblée composée de 165 membres élus au scrutin indirect sur une base régionale par les élus locaux, ainsi que l'instauration pour ces derniers d'un mandat révocable[71],[72]. Par ailleurs, il promet de ne pas résider au palais présidentiel de Carthage et refuse de recevoir des financements publics pour sa campagne, jugée ascétique[73].

Malgré la pression des mouvements féministes, il est opposé à l'égalité successorale entre hommes et femmes[70],[74],[75]. Il justifie sa position par l'héritage bourguibiste[76], mais aussi par une lecture littérale du texte coranique[77].

En 2013, au sujet de la réforme de la Constitution, il déclare que « ne pas mentionner la charia permettra d'éviter les effets négatifs/rétrogrades de celle-ci » et qu'« il est préférable de se contenter de l'article premier de la Constitution de 1959 »[26].

Dans un entretien accordé au journal Acharaâ Al Magharibi en , il se déclare favorable à la peine de mort[78].

Il déclare par ailleurs que « l'homosexualité, ou plutôt son expression publique, est encouragée par des parties étrangères qui les financent »[78],[74]. Pour lui, l'homosexualité est une affaire avant tout privée qui n'a pas sa place dans l'espace public. Il ajoute : « On m'a dit que certaines maisons étaient louées par des parties étrangères… les homosexuels ont existé à travers l'histoire mais certains veulent répandre l'homosexualité »[78]. Il s'oppose à l'emprisonnement d'individus pour homosexualité, mais n'est pas engagé en faveur de la dépénalisation, bien qu'affirmant garder l'esprit ouvert sur ces questions, une position confirmée par l'association Mawjoudin de défense des droits des LGBTQI+[26].

Ses positions conservatrices lui valent d'être accusé pendant l'entre-deux tours par la présidente de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité, Bochra Belhaj Hmida, d'être salafiste et de prôner l'application de la charia[79]. Plusieurs de ses anciens collègues constitutionnalistes et de ses élèves prennent alors position pour défendre le candidat[80],[81],[82]. Celui-ci est décrit par ces derniers comme conservateur, mais pas intégriste, salafiste ni même islamiste, ayant notamment condamné la pensée salafiste et la violence extrémiste durant ses cours lors de l'affaire de la diffusion du film Persepolis par Nessma[26]. Bochra Belhaj Hmida revient sur ses déclarations dans les jours qui suivent, affirmant s'être « précipitée » et jugeant que Kaïs Saïed est seulement « conservateur »[26]. Ses positions ne sont cependant pas appuyées par des références religieuses, et il est accusé par certains de ses adversaires d'être un « gauchiste »[4].

Le Monde estime que, dans la lignée du nationalisme arabe et du panarabisme, il fait preuve d'un souverainisme diplomatique, considérant ainsi que toute relation avec Israël est une « haute trahison »[83].

Décorations

Grand maître des ordres honorifiques tunisiens en sa qualité de président de la République, il est également récipiendaire des décorations suivantes :

Publications

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles traitant de droit constitutionnel, dont :

  • (ar) Kaïs Saïed et Abdelfattah Amor, نصوص و وثائق سياسية تونسية [« Recueil de constitutions et documents politiques tunisiens »], Tunis, Centre d'études et de recherches politiques,‎ .
  • Kaïs Saïed (dir.), Dispositions générales de la Constitution, Tunis, Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, .

Notes et références

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Bibliographie

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Liens externes