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Kaïs Saïed

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Kaïs Saïed
قيس سعيد
Illustration.
Kaïs Saïed en 2019.
Fonctions
Président de la République tunisienne
(élu)
En attente d'investiture –
Élection 13 octobre 2019
Chef du gouvernement Youssef Chahed
Prédécesseur Mohamed Ennaceur (intérim)
Béji Caïd Essebsi
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Tunis (Tunisie)
Nationalité Tunisienne
Parti politique Sans étiquette
Profession Juriste

Kaïs Saïed
Présidents de la République tunisienne

Kaïs Saïed (arabe : قيس سعيد), né le à Tunis, est un universitaire et juriste tunisien, spécialisé en droit constitutionnel. Il est président de l'Association tunisienne de droit constitutionnel depuis 1995. Candidat indépendant à l'élection présidentielle de 2019, il est élu face à Nabil Karoui au second tour.

Biographie

Origines et vie privée

Kaïs Saïed est le fils de Moncef Saïed et Lalla Zakia. Selon Kaïs Saied, son défunt père[1] a protégé la jeune Gisèle Halimi des nazis[2]. Sa mère, bien qu'éduquée, est femme au foyer[3]. Sa famille est d'origine assez modeste mais intellectuelle et membre de la classe moyenne[4]. Son oncle paternel, Hicham Saïed, est le premier chirurgien pédiatre de Tunisie, mondialement connu pour avoir séparé des siamois dans les années 1970[5].

Il est marié à la magistrate Ichraf Chebil, qu'il a rencontrée à la faculté de droit de Sousse. Il est père de trois enfants[6] (deux filles et un fils[4] : Sarah, Mouna et Amrou[7]).

Cursus universitaire

Juriste de formation, il est spécialiste en droit constitutionnel[8], et secrétaire général de l'Association tunisienne de droit constitutionnel entre 1990 et 1995 puis vice-président de ladite association depuis 1995[9].

Kaïs Saïed en 2013.

Directeur du département de droit général à l'université de Sousse entre 1994 et 1999[10], puis à la faculté de sciences juridiques et politiques de Tunis de 1999 à 2018[4], il est membre du groupe d'experts du secrétariat général de la Ligue arabe entre 1989 et 1990, expert auprès de l'Institut arabe des droits de l'homme de 1993 à 1995 et membre du comité d'experts chargé de réviser le projet de la Constitution tunisienne en 2014[8]. Il est par ailleurs membre du conseil scientifique de plusieurs commissions universitaires[11].

Professeur invité dans plusieurs universités arabes[10], il refuse en 2013 de faire partie de la commission d'experts ayant pour mission de trouver une issue juridique au problème de l'Instance supérieure indépendante pour les élections[12],[13]. Il prend sa retraite en 2018[4].

Parcours politique

Premiers engagements

Dès 2013-2014, Kaïs Saïed participe à plusieurs clubs politiques et réunions, qui rassemblent des jeunes[14].

En 2016 est créé le mouvement Mouassissoun pour soutenir l'action et les projets de Saïed[15].

Selon Olfa Lamloum, directrice du bureau de Tunis de l'ONG International Alert, « [Saïed] a réussi à gagner la confiance de cette jeunesse dans les quartiers et les régions de l'intérieur, non pas à travers les promesses mais en apportant des réponses à l'échec de la démocratie représentative ». Pour le sociologue Mohamed Jouili, « [il] a su ces dernières années établir une relation de confiance forte avec les jeunes en les rencontrant partout dans le pays, ce qui lui a permis de construire autour de lui une ceinture de jeunes ayant mené sa campagne »[16].

Élection présidentielle de 2019

Candidat à l'élection présidentielle de 2019[17],[18], il arrive en tête du premier tour de scrutin selon les résultats préliminaires[19],[20]. Affilié à aucune formation politique et menant une campagne aux moyens très limités, il mise sur sa voix timbrée, son allure ascète et s'exprime dans un arabe littéraire (alors que ses adversaires parlent souvent en dialecte) ; il présente un programme anti-corruption et dénonce le non-respect des lois constitutionnelles[21],[22]. Le cœur de son électorat est composé de jeunes diplômés[21]. Passionné par l'arabe littéraire, il est surnommé « Robocop » du fait de ses traits figés et de son élocution monocorde, mis en lien avec ses thèmes favoris de campagne portant sur le droit et la justice[23]. Également francophone, il accorde plusieurs entretiens dans cette langue au cours de la campagne[24].

Il arrive en tête du premier tour avec 18,40 %, devant Nabil Karoui (15,58 %), homme d'affaires emprisonné. Dans l'entre-deux tours, Saïed reçoit les soutiens des candidats Abdelfattah Mourou, Hechmi Hamdi[25], Moncef Marzouki[26], Lotfi Mraïhi, Seifeddine Makhlouf et Mohamed Abbou[27],[28]. Le , il annonce cesser de faire campagne pour le second tour afin de respecter l'égalité des chances avec son adversaire Nabil Karoui, en prison depuis fin août et faisant campagne par l'intermédiaire de sa femme[29],[30]. Il participe le à un débat télévisé face à son adversaire libéré quelques jours avant le second tour[31].

Kaïs Saïed l'emporte largement au second tour de scrutin selon les sondages de sortie des urnes[32], ce qui est confirmé par les résultats préliminaires : il obtient en effet 72,71 % des voix contre 27,29 % pour son adversaire[33]. Les résultats sont proclamés à l'identique par l'Instance supérieure indépendante pour les élections le 17 octobre[34]. Kaïs Saïed doit être investi dans les dix jours suivant cette proclamation, devant l'Assemblée des représentants du peuple sortante[35]. Le bureau de l'Assemblée se réunit le 18 octobre et fixe la date du 23 octobre[36]. Cette date correspond à la durée maximale de l'intérim présidentiel de 90 jours[37]. Le 17 octobre, il choisit son frère Naoufel, lui aussi professeur de droit constitutionnel, pour nommer les conseillers et membres du cabinet présidentiel[38]. Le régime étant semi-présidentiel, Kaïs Saïed a une semaine après son investiture pour charger le parti arrivé en tête des législatives de former un gouvernement. Celui-ci aura ainsi un mois pour obtenir la confiance du Parlement[39].

L'analyste Michaël Ayari, de l'International Crisis Group, affirme : « Personne ne croyait vraiment à ce candidat hors norme, sans aucune expérience politique. Kaïs Saïed incarne la probité et la lutte contre la corruption, c'est un homme qui croit que tout se règle en appliquant les lois à la lettre. Kaïs Saïed incarne les espoirs déçus de 2011, il parle au nom des marginaux, veut rétablir la dignité et combattre les inégalités régionales »[40]. Durant la campagne, il cultive l'image d'un homme modeste[41]. Habitant dans son logement de fonction, il se déplace en bus et en métro[42] et vient à la rencontre des citoyens en allant dans un café populaire[43].

Prises de position

En 2010-2011, il participe à la révolution tunisienne[44]. Le 15 janvier 2011, au lendemain de la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali, Kaïs Saïed soutient, au sein de sa faculté, la nécessité de convoquer une assemblée constituante[45]. Il obtient ensuite le soutien du collectif Kasbah 1, qui entend préserver l'héritage de la révolution[4].

Lors de la campagne présidentielle de 2019, il prône un mandat révocable pour les élus locaux[46],[47] et une révision de la manière d'exercer le pouvoir législatif[48],[49]. Il prône ainsi, dès 2011[4], le remplacement de l'Assemblée des représentants du peuple, élue au scrutin direct, par une assemblée composée de 165 membres élus au scrutin indirect sur une base régionale par les élus locaux, ainsi que l'instauration pour ces derniers d'un mandat révocable[46],[47]. Par ailleurs, il promet de ne pas résider au palais présidentiel de Carthage et refuse de recevoir des financements publics pour sa campagne, jugée ascétique[50].

Il est opposé à l'égalité successorale entre hommes et femmes[49],[51],[52]. Il justifie sa position par l'héritage bourguibiste[53].

En 2013, au sujet de la réforme de la Constitution, il déclare que « ne pas mentionner la charia permettra d'éviter les effets négatifs/rétrogrades de celle-ci » et qu'« il est préférable de se contenter de l'article premier de la Constitution de 1959 »[24].

Dans un entretien accordé au journal Acharaâ Al Magharibi en , il se déclare favorable à la peine de mort[54].

Il déclare par ailleurs que « l'homosexualité, ou plutôt son expression publique, est encouragée par des parties étrangères qui les financent »[54],[51]. Pour lui, l'homosexualité est une affaire avant tout privée qui n'a pas sa place dans l'espace public. Il ajoute : « On m'a dit que certaines maisons étaient louées par des parties étrangères… les homosexuels ont existé à travers l'histoire mais certains veulent répandre l'homosexualité »[54]. Il s'oppose à l'emprisonnement d'individus pour homosexualité, mais n'est pas engagé en faveur de la dépénalisation, bien qu'affirmant garder l'esprit ouvert sur ces questions, une position confirmée par l'association Mawjoudin de défense des droits des LGBTQI+[24].

Ses positions conservatrices lui valent d'être accusé pendant l'entre-deux tours par la présidente de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité, Bochra Belhaj Hmida, d'être salafiste et de prôner l'application de la charia[55]. Plusieurs de ses anciens collègues constitutionnalistes et de ses élèves prennent alors position pour défendre le candidat[56],[57],[58]. Celui-ci est décrit par ces derniers comme conservateur, mais pas intégriste, salafiste ni même islamiste, ayant notamment condamné la pensée salafiste et la violence extrémiste durant ses cours lors de l'affaire de la diffusion du film Persepolis par Nessma[24]. Bochra Belhaj Hmida revient sur ses déclarations dans les jours qui suivent, affirmant s'être « précipitée » et jugeant que Kaïs Saïed est seulement « conservateur »[24]. Ses positions ne sont cependant pas appuyées par des références religieuses, et il est accusé par certains de ses adversaires d'être un « gauchiste »[4].

Dans la lignée du nationalisme arabe, il fait preuve d'un souverainisme diplomatique. Il considère ainsi que toute relation avec Israël est une « haute trahison »[59].

Publications

Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles traitant de droit constitutionnel, dont :

  • (ar) Kaïs Saïed et Abdelfattah Amor, نصوص و وثائق سياسية تونسية [« Recueil de constitutions et documents politiques tunisiens »], Tunis, Centre d'études et de recherches politiques,‎ .
  • Kaïs Saïed (dir.), Dispositions générales de la Constitution, Tunis, Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, .

Notes et références

  1. « Débat du second tour entre Kais Saied et Nabil Karoui: Revivez le direct », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 14 octobre 2019).
  2. Gaël Vaillant, « En Tunisie, le conservateur Kais Saied, élu président, va mettre en place sa "révolution légale" », sur lejdd.fr, (consulté le 14 octobre 2019).
  3. « "Robocop", "M. Propre"... qui est Kaïs Saïed, le nouveau président tunisien ? », sur ledauphine.com, (consulté le 14 octobre 2019).
  4. a b c d e f et g « Présidentielle en Tunisie : Kais Saied, la révolution austère », sur lepoint.fr, (consulté le 9 octobre 2019).
  5. « Qui est Kais Saied, l'infatigable marcheur, qui a emporté le premier tour de la présidentielle en Tunisie », sur leaders.com.tn, (consulté le 15 septembre 2019).
  6. « Présidentielle 2019 : biographie de Kais Saied, vainqueur du premier tour », sur webdo.tn, (consulté le 16 septembre 2019).
  7. Dorsaf Laameri, « Tunisie - Qui est Ichraf Chebil, la nouvelle première dame de Tunisie ? », sur tunisienumerique.com, (consulté le 17 octobre 2019).
  8. a et b « Biographie de Kaïs Saïed », sur businessnews.com.tn, (consulté le 16 septembre 2019).
  9. Frida Dahmani, « Kaïs Saïed, la vigie », sur jeuneafrique.com, (consulté le 9 mai 2017).
  10. a et b « Biographie de Kais Saied, candidat à la présidentielle anticipée du 15 septembre 2019 », sur kapitalis.com, (consulté le 15 septembre 2019).
  11. « Qui est Kais Saied, l'invité surprise au second tour de la présidentielle ? », sur lunion.fr, (consulté le 15 septembre 2019).
  12. « Tunisie : Kais Saied refuse de participer à la commission sur l'ISIE », sur turess.com, (consulté le 24 juin 2019).
  13. Hamza Marzouk, « Kais Saïd s'explique sur son refus d'intégrer la commission de relecture de la Constitution », sur leconomistemaghrebin.com, (consulté le 9 mai 2017).
  14. Lilia Blaise, « Présidentielle en Tunisie : « Kaïs Saïed a un discours qui répond à la jeunesse » », sur lemonde.fr, (consulté le 17 octobre 2019).
  15. « En Tunisie, des jeunes épris de changement font campagne pour Kais Saied », sur la-croix.com, (consulté le 9 octobre 2019).
  16. Kaouther Larbi, « Tunisie : Kais Saied, un président élu par les jeunes », sur information.tv5monde.com, (consulté le 17 octobre 2019).
  17. « Kais Saïd, candidat à la présidentielle de 2019 », sur webmanagercenter.com, (consulté le 24 juin 2019).
  18. « Élection présidentielle : Kais Saïed, Elyes Fakhfakh et Mohamed Awsat Ayari déposent leurs candidatures à l'ISIE », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 10 août 2019).
  19. « Tunisie : Kais Saied en tête, selon des résultats portant sur 27 % des votes », sur lefigaro.fr, (consulté le 16 septembre 2019).
  20. « Élection présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed et Nabil Karoui assurent être au second tour », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 16 septembre 2019).
  21. a et b Benoît Delmas, « Tunisie : Kaïs Saïed, un Robespierre en campagne », sur lepoint.fr, (consulté le 15 septembre 2019).
  22. « Kaïs Saïed : une campagne électorale atypique », sur leaders.com.tn, (consulté le 10 septembre 2019).
  23. Céline Lussato, « Présidentielle tunisienne : "Robocop", ultraconservateur… 10 choses à savoir sur Kaïs Saïed », sur nouvelobs.com, (consulté le 17 septembre 2019).
  24. a b c d et e Salsabil Chellali, « Le candidat à la présidentielle tunisienne, Kaïs Saied, un "islamiste intégriste" ? », sur factuel.afp.com, (consulté le 20 septembre 2019).
  25. « Présidentielle anticipée : Hechmi Hamdi annonce son soutien à Kaïs Saïed pour le deuxième tour », sur kapitalis.com, (consulté le 16 septembre 2019).
  26. Dorsaf Laameri, « Moncef Marzouki soutient Kaïs Saïed au second tour », sur tunisienumerique.com, (consulté le 17 septembre 2019).
  27. « Tunisie : le parti islamiste Ennahdha va soutenir Kais Saied à la présidentielle », sur lepoint.fr, (consulté le 20 septembre 2019).
  28. « Élection présidentielle : le conseil de la choura d'Ennahdha annonce son soutien à Kais Saied », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le 25 septembre 2019).
  29. « Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed renonce à faire campagne pour le second tour », sur jeuneafrique.com, (consulté le 6 octobre 2019).
  30. « Présidentielle en Tunisie : Kais Saied renonce à faire campagne afin de respecter "l'égalité des chances" avec son adversaire emprisonné », sur francetvinfo.fr, (consulté le 6 octobre 2019).
  31. « En Tunisie, le débat télévisé Karoui-Saied a tenu ses promesses », sur rfi.fr, (consulté le 13 octobre 2019).
  32. « Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed donné large vainqueur », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 octobre 2019).
  33. « Kais Saied président de la République avec 72,71 % des voix annonce l'ISIE », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 14 octobre 2019).
  34. « Présidentielle 2019 : l'ISIE confirme la victoire écrasante de Kaïs Saïed au second tour », sur webmanagercenter.com, (consulté le 17 octobre 2019).
  35. « Kaïs Saïed prêtera serment devant « l'ancien » Parlement », sur webdo.tn, (consulté le 14 octobre 2019).
  36. « Kais Saied prêtera serment mercredi prochain », sur realites.com.tn, (consulté le 18 octobre 2019).
  37. « Le nouveau président de la République Kais Saied prêtera serment le 23 octobre prochain », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 18 octobre 2019).
  38. « Tunisie : Naoufel Saïed est chargé de nommer les conseillers du président », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 17 octobre 2019).
  39. « Tunisie : Ennahdha veut un Premier ministre issu de son parti – JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le 20 octobre 2019)
  40. Agnès Gruda, « Kaïs Saïed, le président tunisien inattendu », sur lapresse.ca, (consulté le 17 octobre 2019).
  41. Benoît Delmas, « Maghreb : les messages du professeur Saïed », sur Le Point (consulté le 21 octobre 2019)
  42. « Tunisie : Kaïs Saïed, l'homme providentiel ? », sur moroccomail.fr, (consulté le 18 octobre 2019).
  43. « Photo du jour : Kaïs Saïed sirote son capucin à son café habituel », sur espacemanager.com, (consulté le 18 octobre 2019).
  44. « Avec l'austère Kaïs Saïed, la Tunisie sur la corde raide », sur liberation.fr, (consulté le 17 septembre 2019).
  45. Laurent Ribadeau Dumas, « Tunisie : Kaïs Saïed est "conservateur sur le plan des convictions personnelles. Mais pour le reste, c'est un révolutionnaire !" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 17 octobre 2019).
  46. a et b Frida Dahmani, « Présidentielle en Tunisie – Kaïs Saïed : "Je ne serai candidat d'aucun parti" », sur jeuneafrique.com, (consulté le 24 juin 2019).
  47. a et b « Kaïs Saïed : "Je me présenterai aux présidentielles en tant qu'indépendant" », sur webdo.tn, (consulté le 24 juin 2019).
  48. « Élection présidentielle : Kais Saied veut changer la façon d'exercer le pouvoir législatif », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le 5 septembre 2019).
  49. a et b Mohamed Haddad, « Présidentielle tunisienne : Kaïs Saïed, juriste conservateur, est en tête du premier tour », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 16 septembre 2019).
  50. « Présidentielle : Kaïs Saied affirme qu'il ne votera même pas pour lui même ! », sur kapitalis.com, (consulté le 26 août 2019).
  51. a et b Célian Macé, « Avec l'austère Kaïs Saïed, la Tunisie sur la corde raide », sur liberation.fr, (consulté le 16 septembre 2019).
  52. « Présidentielle tunisienne : Kais Saïed, un candidat conservateur qui revendique son indépendance », sur france24.com, (consulté le 17 septembre 2019).
  53. Benoît Delmas, « Tunisie : qui est vraiment Kaïs Saïed ? », sur lepoint.fr, (consulté le 11 octobre 2019).
  54. a b et c « Kaïs Saïed : j'éliminerai les élections législatives et je suis pour la peine de mort », sur businessnews.com.tn, (consulté le 12 juin 2019).
  55. « Bochra Belhaj Hmida : je me suis précipitée en jugeant Kaïs Saïed », sur businessnews.com.tn, (consulté le 30 septembre 2019).
  56. Farhat Horchani, « Il faut arrêter de taper sur Kaïs Saïed », sur leaders.com.tn, (consulté le 30 septembre 2019).
  57. Nessim Ben Gharbia, « Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed tel que je l'ai connu », sur jeuneafrique.com, (consulté le 2 octobre 2019).
  58. Sadok Belaïd, « La Tunisie a-t-elle besoin d'un Kaïs Saïed ? », sur leaders.com.tn, (consulté le 7 octobre 2019).
  59. « La victoire du conservateur Kaïs Saïed à la présidence tunisienne est lourde d'interrogations », sur lemonde.fr, (consulté le 14 octobre 2019).

Liens externes