Akrotiri et Dhekelia

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34° 35′ N 32° 59′ E / 34.583, 32.983 ()

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Akrotiri et Dhekelia
Akrotiri and Dhekelia (Western and Eastern) Sovereign Base Areas (en)
Drapeau
Drapeau
Carte de localisation d'Akrotiri et Dhekelia
Carte de localisation d'Akrotiri et Dhekelia
Administration
Statut politique bases militaires souveraines, Territoire britannique d'outre-mer
Capitale Cantonnement d'Episkopi
Gouvernement
- Administrateur

Jamie Gordon (2008-)
Démographie
Population 14 500 hab. (2006)
Densité 57 hab./km2
Langue(s) Anglais
Géographie
Coordonnées 34° 35′ N 32° 59′ E / 34.583333333333, 32.983333333333 ()34° 35′ Nord 32° 59′ Est / 34.583333333333, 32.983333333333 ()  
Superficie 254 km2
Divers
Monnaie Euro
Fuseau horaire UTC +2
Sources
a. Dont environ 7 000 Chypriotes et 7 500 militaires britanniques et leurs familles

Akrotiri (Ακρωτήρι en grec ; appelé également Episkopi Garrison) et Dhekelia (Δεκέλεια en grec ; comprenant également le village de Ayios Nikolaos) représente le dernier exemple de bases militaires souveraines (Sovereign Base Areas) britanniques à Chypre. Akrotiri fait partie de l'ESBA (Eastern Sovereign Base Area) tandis que Dhekelia est une part de la WSBA (Western Sovereign Base Area).

Une force militaire, les British Forces Cyprus, est stationnée à Chypre dans ces deux bases depuis l'indépendance de l'ancienne colonie. On y trouve la seule base de la Royal Air Force (RAF) actuellement en Méditerranée (RAF Akrotiri, code AITA : AKT). En plus de la garnison, le Royaume-Uni contribue aux forces de l'ONU à Chypre. Au total, il y a environ 3 500 fonctionnaires britanniques résidant à Chypre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans ces deux territoires, on trouve une base militaire britannique, ainsi que du terrain fermier et du terrain résidentiel. Ces deux bases ont un accès direct à la mer Méditerranée :

Carte d'Akrotiri
Carte de Dhekelia
  • Dhekelia se trouve au sud-est, près de Larnaca. D'une superficie de 81 km2, elle partage une frontière avec une zone tampon sous administration de l'ONU entre les deux républiques, et une frontière avec la zone sous administration de la zone turque de Chypre du Nord (qui enclave le secteur d’Ayios Nikolaos dépendant de la base britannique de Dhekelia, à laquelle elle est reliée par un corridor prolongeant la zone tampon des Nations unies au travers de la zone turque). De plus, Dhekelia possède sur son territoire quatre enclaves sous souveraineté chypriote formées par les villages de Xylotymbou et d'Ormidhia, ainsi que par les deux parties de la centrale électrique de Dhekelia.

Lorsque les frontières des deux bases avaient été définies, le Royaume-Uni avait évité d'occuper des zones de population, cependant des territoires civils se sont retrouvés enclavés malgré tout, bien que théoriquement sous administration de la République de Chypre. De plus, le tracé de ces frontières encerclait des zones agricoles utilisées par les habitants des deux communautés. Des manifestations importantes ont eu lieu à Chypre (comprenant notamment des habitants et des personnes privées de leurs terres qui ont fui la zone occupée depuis l'invasion turque) réclamant la restitution à Chypre et sa pleine souveraineté sur les zones militaires encore occupées par le Royaume-Uni à Akrotiri et surtout à Dhekelia dans sa partie Sud, ainsi que le paiement des annuités de retard non payées par le Royaume-Uni.

Histoire[modifier | modifier le code]

Hélicoptères CH-53 de l'USMC lors de l'évacuation des citoyens étrangers lors de la guerre du Liban de 2006 sur la base de la RAF d'Akrotiri.

Le statut de ces territoires a été fixé par les accords de Londres du entre le Royaume-Uni, la Grèce et la Turquie, signés au moment de l’accession de l’île à l’indépendance, les britanniques désirant conserver celles-ci comme bases stratégiques en Méditerranée[2], lequel entérinait une déclaration du gouvernement britannique de 11 février 1959, à ce sujet[3].

Lors de l'invasion de la République de Chypre par les troupes turques, celles-ci ont pris garde à ne pas franchir la frontière des bases britanniques, afin d'éviter l'entrée en guerre contre le Royaume-Uni. Néanmoins, le Royaume-Uni a participé avec le mandat de l'ONU à l'établissement d'une zone tampon sous administration de l'ONU entre la partie Nord occupée (et autoproclamée depuis « République turque de Chypre du Nord », non reconnue internationalement sauf par la Turquie) et le reste de la République de Chypre.

Quand les troupes turques ont envahi le Nord de l'île, les Britanniques ont laissé les populations réfugiées traverser les bases, et leur ont apporté assistance. Cependant un litige oppose toujours le Royaume-Uni à Chypre sur le règlement d'une indemnité pour l'occupation des deux bases militaires. Le Royaume-Uni a payé ces indemnités durant 4 ans seulement, jusqu'à l'occupation du Nord, considérant que le loyer serait inéquitable s'il revenait à la seule République de Chypre, sans profiter aussi à la zone occupée du Nord (même si il ne la reconnait pas comme un État), et le fait que le Royaume-Uni participe déjà d'une façon importante à la protection de la République de Chypre dans la surveillance de la zone tampon entre les deux parties du territoire. Selon la République de Chypre, les arriérés de loyers impayés se monteraient à plusieurs millions d’euros.

Statut[modifier | modifier le code]

En 2002, le Royaume-Uni a signé un accord avec la République de Chypre afin de garantir que le Royaume-Uni s’interdit toute exploitation autre que militaire des deux bases, et placer les terres agricoles sous l'autorité de la République de Chypre. De plus les lois chypriotes, bien que ne s'appliquant pas directement à Akrotiri et Dhekelia, sont adaptées de la façon la plus proche possible sauf pour ce qui concerne la souveraineté existante du Royaume-Uni sur ces deux zones où vivent des populations civiles. Ces lois, différentes des lois britanniques, s'appliquent largement au personnel militaire ainsi qu'aux résidents de nationalité britannique.

Ces zones sont aussi les seuls territoires d'outre-mer britanniques où le droit à la pleine citoyenneté britannique, en vigueur depuis une loi de 2002, ne s'applique pas automatiquement à ses résidents. Les populations chypriotes vivant ou travaillant sur les bases militaires britanniques conservent leur citoyenneté chypriote, et un large droit de passage est accordé à ces populations enclavées dans les bases, afin de faire valoir leurs droits ailleurs dans la République chypriote (toutefois la traversée des bases militaires entre les deux parties de la République de Chypre est maintenant contrôlée de la même façon que sur la zone tampon sous administration l'ONU, afin d'éviter toute infiltration et reprise du conflit par des éléments armés d'un camp ou l'autre).

Pour des raisons juridiques, ces deux zones, bien que sous administration du Royaume-Uni et bien que la République de Chypre ait rejoint l'Union européenne (à l’exclusion de la zone turque du Nord non reconnue et de la zone tampon de l'ONU), ne font pas partie de l'Union européenne, car des difficultés existent concernant l'attribution d'autorité des territoires des deux bases par l'une ou l'autre république, faute d'accord survenu avant la date d'adhésion de Chypre à l'Union européenne entre les deux parties chypriotes[pas clair].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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