Frédéric Pagès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pagès.
Frédéric Pagès
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Pseudonyme
Fredo Manon TroppoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Frédéric Pagès est un journaliste et écrivain français né en 1950 à Suresnes. Agrégé de philosophie[1], il a quitté l'enseignement pour rejoindre en 1985 la rédaction du Canard enchaîné.

Trajet[modifier | modifier le code]

Il a enseigné la philosophie en lycée à Hénin-Beaumont (1973-1975), à Arras (1976-1978) et à Melun (1979-1981). Sous le pseudonyme de « Fredo Manon Troppo », il fut le chanteur du groupe de rock « Les Jalons » (ex- « Dead Pompidou's »). Il a fondé l'hebdomadaire satirique La Grosse Bertha en janvier 1991 avec Cabu, Gébé, Jean-Cyrille Godefroy et Philippe Val. En 1986, il entre au Canard enchaîné comme journaliste permanent. En 1996, il crée « Le Banquet du bac philo » à la Sorbonne, devenu « Le Grand Oral du Bac philo » à Sciences Po (Paris). Il s'agit d'une joute oratoire où des candidats « disputent » des vrais sujets de philosophie du baccalauréat.

Il a longtemps participé aux Papous dans la tête, émission de radio de France Culture.

Il est intervenu pendant plusieurs années à la consultation d'ethnopsychiatrie du centre Georges-Devereux, sous la direction de Tobie Nathan.

Il est le fondateur et président de l'« Association des Amis de Jean-Baptiste Botul », créée en 1996, par l'intermédiaire de laquelle il fait la promotion d'un philosophe fictif « de tradition orale » et de sa pensée, le « botulisme ».

Journaliste[modifier | modifier le code]

Au Canard enchaîné, il écrit notamment des « interviews imaginaires », l'« actu philo », naguère le « Journal de Xavière T. », le « Journal de Carla B.[2] » et la « Valérie T. si je mens ». Le « Journal de Carla B. » a été l'objet d'une polémique au moment de la sortie du Vrai Canard, le livre de Karl Laske et Laurent Valdiguié. Les auteurs prétendaient en effet que Pierre Charon, conseiller à l'Élysée, inspirait cette rubrique fantaisiste et y faisait passer des messages politiques. La polémique s'est éteinte quand le directeur du Canard, Michel Gaillard, a précisé en page une de l'hebdomadaire que Frédéric Pagès était l'auteur de la rubrique.

Depuis janvier 2015, il assure aussi la critique littéraire de l'hebdomadaire satirique.

Humoriste[modifier | modifier le code]

De juillet 2009 à janvier 2011, Frédéric Pagès a fait partie de l'équipe d'Anne Roumanoff qui, chaque samedi sur Europe 1, commente l'actualité dans l'émission Samedi Roumanoff.

Botul existe-t-il ?[modifier | modifier le code]

Bernard-Henri Lévy, dans son ouvrage De la guerre en philosophie (Grasset, 2010), cite sérieusement à l'appui de son argumentation Jean-Baptiste Botul et La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant (Mille et une nuits, 1999). Cette citation a soulevé une polémique et des rires dans le milieu littéraire, Jean-Baptiste Botul, étant un philosophe fictif, imaginé par Frédéric Pagès. Celui-ci raille un « BHL victime d'un auto-entartage[3] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Au vrai chic anatomique, éd. du Seuil, collection « Points virgule », 1983
  • Le Philosophe sort à cinq heures, éd. François Bourin, 1993 (ISBN 2-87686-168-2)
  • Descartes et le cannabis : pourquoi partir en Hollande ? (Mille et une Nuits, 1996)
  • La Dispute de Sélestat, (Le Verger, 2000) (ISBN 2-908367-96-3)
  • Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes (Mille et une nuits, 2006)
  • L'Idiot de la Sorbonne (Libela-Maren Sell, 2007).
  • Du pur amour et du saut à l'élastique. (Libela-Maren Sell, 2011)

En collaboration :

  • avec Claude Duneton, À hurler le soir au fond des collèges, (Seuil, 1985) (ISBN 2-02-006766-8)
  • avec Oreste Saint-Drôme, Comment choisir son philosophe ? (La Découverte, 2000)
  • avec Cabu, Tout Cabu (Les Arènes, 2010)

Jean-Baptiste Botul : « repères bibliographiques[4] »[modifier | modifier le code]

« Œuvres publiées de Jean-Baptiste Botul[4] »[modifier | modifier le code]

« Sur Jean-Baptiste Botul, sa vie, son œuvre, sa pensée[4] »[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers de l'enclume, revue annuelle de l'« Association des Amis de Jean-Baptiste Botul », ( l'Atelier du gué) no 1 (1999) et no 3 ( 2000)
  • Frédéric Pagès, Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes, éd. Mille et une nuits, Paris, 2006
  • Frédéric Pagès, Botul au bordel, Paris, Buchet/Chastel, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Claude Duneton, avec la collection de Frédéric Pagès, À hurler le soir au fond des collèges, éd. du Seuil, 1985 (ISBN 2-02-006766-8), 4e de couv.
  2. Carla Bruni-Sarkozy.
  3. « Un brevet de « bon philosophe » décerné par BHL est un cadeau empoisonné », sur le site Charlie enchaîné, 9 février 2010, d'après Le Canard enchaîné du 10 février 2010.
  4. a, b et c In Jean-Baptiste Botul, La Métaphysique du mou, p. 109.

Liens externes[modifier | modifier le code]