Z (film, 1969)

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Z
Réalisation Costa-Gavras
Acteurs principaux Jean-Louis Trintignant
Yves Montand
Irène Papas
Jacques Perrin
Scénario Histoire :
Vassilis Vassilikos
adaptation :
Jorge Semprún
Costa Gavras
Musique Mikis Theodorakis
Photographie Raoul Coutard
Production Jacques Perrin
Ahmed Rachedi
Société de distribution Cinema V (États-Unis)
Durée 127 minutes
Sortie 26 février 1969
Langue(s) originale(s) français
Pays d’origine Algérie Algérie
France France

Z est un film franco-algérien, réalisé par Costa-Gavras et sorti en 1969.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Dans les années 1960, dans un pays du bassin méditerranéen, un député progressiste (Yves Montand) est assassiné. Le juge d'instruction chargé de l'enquête (Jean-Louis Trintignant) met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l'armée et de la police dans cet assassinat...

[modifier] Présentation du film

Au tout début du film on peut lire : « Toute ressemblance avec des événements réels, des personnes mortes ou vivantes n'est pas le fait du hasard. Elle est VOLONTAIRE ».

Réquisitoire contre la dictature des colonels instaurée à la fin des années 1960 en Grèce (sans que ce pays soit mentionné explicitement), Z est adapté d'un roman de Vassilis Vassilikos, fondé sur un fait réel : l'assassinat du député grec Gregoris Lambrakis en 1963.

Le film pose la problématique du passage de la démocratie au fascisme, au travers notamment des rapports entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif.

C'est le premier volet de la trilogie politique de Costa-Gavras, avant L'Aveu (1970) et État de siège (1973).

C'est lors d'un séjour en Grèce que Costa-Gavras découvre le livre de Vassilis Vassilikos, « Z », retraçant l'assassinat du leader de la gauche, organisé par la police et camouflé en banal accident. Dès son retour, il en écrit le scénario en collaboration avec Jorge Semprún. Ne trouvant pas le financement, il en parle à Eric Schlumberger et Jacques Perrin, qu'il connaissait depuis le film Compartiment tueurs. Pour monter le film, Eric Schlumberger et Jacques Perrin assurent une partie du financement et utilisent leurs contacts, en particulier en Algérie, où le film fut tourné. Par jeu d'amitié et de solidarité, Jean-Louis Trintignant accepta un faible cachet et Yves Montand accepta de jouer en participation.

La musique de ce film a été composée par le compositeur grec Mikis Theodorakis. En réponse à Costa-Gavras, qui lui fit demander durant sa détention pendant la dictature des colonels, d'écrire la musique de son film, il lui fit passer ce mot : « Prends ce que tu veux dans mon œuvre. »[1]

Le film a été récompensé par le « Prix du Jury » à Cannes, l'Oscar du meilleur film étranger et celui du meilleur montage.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Thèmes et contexte du film

Nous sommes à la fin des années 1960, grande époque des films politiques où l’on dénonce le totalitarisme sous toutes ses formes. On considère alors que tous les rouages de l’appareil régnant sont corrompus de haut en bas, du plus riche au plus pauvre.

Ce député opposant au régime en place (Yves Montand) est gênant : il dénonce les impostures du régime. Il faut donc l’éliminer. Des opposants déterminés vont perturber sa réunion politique, pour ensuite le frapper traîtreusement et sauvagement à la fin de celle-ci, dans l’indifférence des responsables de la police. Le coup porté est fatal. Il subit un choc jugé comme un cataclysme cérébral qui entraîne sa mort.

L’enquête minutieuse menée par un petit juge (Jean-Louis Trintignant) intègre et motivé démantèlera tout l’appareil incriminé en inculpant pour assassinat les principaux cadres du régime en place. L’espace d’un moment planera un semblant de justice.

Malgré la normalisation finale du récit, Z reste le symbole de la déstabilisation que l’on peut faire subir à un ordre établi mais contesté.

[modifier] Autour du film

  • En grec, « Ζ » (zêta) peut se lire comme l'initiale de « ζει / zi », qui signifie « il vit » ou « il est vivant ». C'était la lettre que les opposants inscrivaient sur les murs pour protester contre l'assassinat du député, appelé aussi « l'enfant souriant » (το γελαστό παιδί / to ielastó pedhí), d'où le titre de l'une des chansons du film.

[modifier] Récompenses et nominations

[modifier] Lien externe

[modifier] Notes et références

  1. [1] Costa-Gavras, à l'émission L'autre séance, sur LCP, suite à la diffusion de Z, janvier 2008.
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Z_(film,_1969) ».
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