Le Charme discret de la bourgeoisie
Le Charme discret de la bourgeoisie
| Réalisation | Luis Buñuel |
|---|---|
| Scénario | Luis Buñuel Jean-Claude Carrière |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1972 |
| Durée | 102 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le Charme discret de la bourgeoisie est un film français de Luis Buñuel, signé « Luis Bunuel », sorti en 1972.
Sommaire |
Synopsis[modifier]
Trois notables essaient de planifier un repas ensemble, mais des événements imprévus empêchent ce dîner.
Fiche technique[modifier]
- Titre : Le Charme discret de la bourgeoisie
- Réalisation : Luis Buñuel
- Assistants réalisateurs : André Clément, Pierre Lary
- Scénario : L. Buñuel, Jean-Claude Carrière
- Photographie : Edmond Richard
- Décors : Pierre Guffroy
- Montage : Hélène Plemiannikov
- Chef Electricien : Marcel Policard
- Production : Serge Silberman
- Pays : France
- Langue : français
- Durée : 105 minutes
- Date de sortie : 15 septembre 1972
Distribution[modifier]
- Fernando Rey : Rafael, l'ambassadeur
- Paul Frankeur : Thévenot
- Delphine Seyrig : Mme Thévenot
- Bulle Ogier : Florence
- Jean-Pierre Cassel : Sénéchal
- Stéphane Audran : Mme Sénéchal
- Julien Bertheau : l'évêque
- François Maistre : le commissaire
- Claude Piéplu : le colonel
- Michel Piccoli : le ministre
- Georges Douking : le jardinier
- Robert Le Béal : le tailleur
- Bernard Musson : le serveur
- Muni : la paysanne
- Milena Vukotic : la bonne
- Pierre Maguelon : le brigadier sanglant
- Christian Pagès : le jeune étudiant
- Alix Mahieux
- Maxence Mailfort : le jeune sergent qui raconte un rêve
- Anne-Marie Deschott
- Robert Benoît
- Christian Baltauss
- Robert Party
- Jacques Rispal
- Amparo Soler Leal
- Diane Vernon
- Ellen Bahl
- Pierre Lary
- François Guilloteau
- Sébastien Floche
- Jean Degrave
- Jean Revel
- Maria Gabriella Maione : la "terroriste"
- Jean-Michel Dhermay
- Christian Pagès : le jeune homme torturé dans le commissariat
Récompenses[modifier]
- Oscar du meilleur film étranger en 1972
- Prix Méliès en 1972
Commentaires[modifier]
Ce film dérègle les conventions et la bienséance de la bourgeoisie à l'occasion d'un repas sans cesse différé : l'archevêque se fait embaucher, au tarif syndical, comme jardinier et l'ambassadeur, comme un chien, dévore une tranche de gigot sous la table[réf. nécessaire].
Les conventions du cinéma sont elles-mêmes remises en cause, quand les acteurs-convives découvrent qu'ils sont au milieu d'une scène de théâtre[réf. nécessaire].
Cependant, l'affiche du film, racoleuse, imposée par le distributeur, ne fut pas du tout du goût de Luis Buñuel, qui souhaitait définir lui-même les provocations qu'il exposait au public[réf. nécessaire].
Réception critique[modifier]
Le cinéaste Jean-Pierre Mocky apprécie le film. Dans une interview sur sa cinémathèque imaginaire donnée à la bibliothèque du film en 1999, il dit de Luis Bunuel : « En dehors de ses courts métrages, il n’a fait que deux films formidables Los Olvidados et, dans sa seconde période, Le Charme discret de la bourgeoisie. Dans ce film, Buñuel est devenu Marx Brothers. Toutes les scènes sont très bizarres[1]. »
Références[modifier]
- Véronique Rossignol, « Jean-Pierre Mocky », La Bibliothèque du film, 1999 [texte intégral (page consultée le 5 mars 2012)]