La Victoire en chantant

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La Victoire en chantant

Réalisation Jean-Jacques Annaud
Scénario Georges Conchon
Jean-Jacques Annaud
Sociétés de production Artco-Film
France 3 Cinéma
Reggane Films
Smart Film Produktion
Société française de production
Société ivoirienne de cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Drapeau de la Suisse Suisse
Genre comédie dramatique
Sortie 1976
Durée 90 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Victoire en chantant est un film franco-ivoirien-germano-suisse réalisé par Jean-Jacques Annaud, sorti en 1976. Le titre est emprunté au Chant du départ, que l'on entend pendant le générique, puis chanté par la troupe de militaires noirs.

Il reçoit l'Oscar du meilleur film étranger lors de la 49e cérémonie des Oscars en 1977, ce qui motiva une nouvelle sortie en France sous le titre Noirs et Blancs en couleur, traduction du titre anglais Black and White in Color.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Afrique-Équatoriale française, à la frontière entre les limites d'influence d'un poste militaire français et d'un poste militaire allemand, début 1915. Les deux postes cohabitent parfaitement. Le poste allemand, plus petit, vient se ravitailler auprès d'une épicerie du poste français tenue par Paul Rechampot (Jacques Dufilho). Les coloniaux manifestent un certain mépris pour les indigènes. Les missionnaires ne sont intéressés que par propager la foi à tout prix. Les militaires ont enrôlé des indigènes pour constituer des troupes.

Hubert Fresnoy (Jacques Spiesser) est un jeune botaniste-géographe qui fait figure d'intellectuel parmi les autres Français. Il est très déçu par l'ambiance morne et veule.

En recevant du courrier, le groupe de Français apprend que la guerre contre l'Allemagne a été déclarée 5 mois plus tôt en août 1914. Il en résulte un sursaut de nationalisme qui doit s'exercer contre le poste allemand. Pourtant, Hubert Fresnoy les met en garde.

Le sergent Bosselet (Jean Carmet) déclare la mobilisation sans enthousiasme, mais le sursaut patriotique galvanise tout le groupe. Les Africains sont enrôlés manu militari. Des prénoms chrétiens leur sont imposés.

Après un entrainement sommaire des Africains, les Français les emmènent à la conquête du poste allemand. Sûrs de leur victoire en raison de leur forte supériorité numérique, ils se sont fait accompagner par les civils et les épouses, portés à dos d'homme. Ils poussent le ridicule jusqu'à assimiler la traversée d'un minuscule marigot séparant les deux territoires au franchissement du Rhin. Les civils s'installent sous un arbre à l'ombre et pique-niquent pour observer l'attaque du poste allemand. Hubert veut aller parlementer avec les Allemands, mais le groupe des Français l'en empêche. C'est pendant le copieux pique-nique qu'ils entendent des bruits de mitrailleuses que les Allemands utilisent pour se défendre.

Le groupe de Français s'enfuit, sans même soigner les Africains qui ont été tués ou blessés. Le sergent Bosselet se replie et tout le monde rentre au village. Malgré ses intentions initialement pacifiques, Hubert essaie d'organiser une riposte. Il réquisitionne les vivres de l'épicerie que Réchampot avait essayé de dissimuler. Il obtient du chef de tribu que son peuple aille capturer des Africains de la savane pour grossir les effectifs. Ils rallient un grand nombre d'Africains en leur faisant une démonstration de vélo et en leur faisant croire que c'est le dieu des Blancs qui réussit à les faire rouler.

Hubert mène une nouvelle attaque contre le poste allemand qui résiste toujours grâce à sa mitrailleuse. La saison des pluies arrive et le terrain se met à ressembler aux tranchées européennes. Une troupe étrangère s'approche. En fait, ce sont des Anglais qui viennent annoncer que les Allemands du territoire se sont rendus et que le territoire est attribué aux Anglais.

Tout le monde fraternise en oubliant complètement ce qui s'est passé. Réchampot révèle bien l'esprit de l'époque en concluant que « La seule différence est que les nègres qui étaient Allemands, ils tournent Anglais ». Hubert trouve chez les Allemands un jeune diplômé de son âge dans lequel il se reconnaît tout à fait et avec lequel il fraternise.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France : 22 septembre 1976
Drapeau des États-Unis États-Unis : 8 mai 1977

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu du 26 janvier 1976 à mars 1976 dans le nord de la Côte d'Ivoire, autour du village de Niofoin, en pays sénoufo[2].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Lors de sa sortie en salles en France en septembre 1976, le film ne connaît pas le succès escompté. Cela ne l'empêche pas d'être sélectionné aux Oscars 1977 dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, qu'il obtiendra. Jean-Jacques Annaud affirmera n'avoir « jamais vu cet oscar ». C'est Arthur Cohn, l'un des producteurs du film, qui est allé le chercher, ne voulant pas que Jean-Jacques Annaud y aille car les Américains pensaient qu'il était noir ![réf. nécessaire]. Lors de sa ressortie en salles sous un nouveau titre en France, il ne connaîtra pas plus de succès.

La Victoire en chantant permet de mettre en vedette Jean Carmet, Jacques Dufilho et Jacques Spiesser dont les deux premiers étaient entre autres cantonnés aux seconds rôles (Carmet avait eu le rôle principal du film Dupont Lajoie, d'Yves Boisset en 1975).

L'échec du film ne décourage pas Jean-Jacques Annaud, qui deux ans plus tard, réalise Coup de tête (sur un scénario de Francis Veber) avec Patrick Dewaere, qui sera lui un succès.

Connu à l'époque comme compositeur de musique de films (notamment Emmanuelle), Pierre Bachelet collabora deux fois avec Jean-Jacques Annaud pour La Victoire en chantant et Coup de tête. La chanson "La victoire en chantant" est interprétée par Georges Thill[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. (en) Lieux de tournage sur l’Internet Movie Database
  3. Commentaire de Jean Jacques Annaud dans le DVD
  4. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]