La strada

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La strada

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Gelsomina (Giulietta Masina).

Titre original La strada
Réalisation Federico Fellini
Scénario Federico Fellini
Tullio Pinelli
Ennio Flaiano
Acteurs principaux
Sociétés de production Ponti-De Laurentiis Cinematografica
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Genre Drame
Durée 115 minutes
Sortie 1954

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La strada est un film italien réalisé par Federico Fellini et sorti en 1954.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En Italie, Zampano, un rustre costaud, forain ambulant spécialisé dans des tours de force, « achète », à une mère misérable, la gentille Gelsomina, une fille un peu attardée. Voyageant sur les routes dans une pauvre carriole au gré des humeurs de Zampano, Gelsomina seconde celui-ci lors de son grand numéro de briseur de chaînes. Le reste du temps, Zampano la traite comme bonne à tout faire sans lui accorder plus d’attention. À l’occasion d’une de leurs étapes, Gelsomina est fascinée par le gracile « Fou » et son dangereux numéro de funambule. Ce dernier est le seul à comprendre la jeune femme et l'intérêt qu'il lui porte agace Zampano. Une dispute éclate entre les deux hommes au cours de laquelle Zampano tue accidentellement son rival puis maquille le meurtre en accident. Choquée, Gelsomina bascule dans la folie et Zampano finit par l'abandonner. Quelques années plus tard, en entendant une jeune femme chanter la chanson favorite de Gelsomina, il apprend la mort de cette dernière. Pour la première fois de sa vie, le colosse s'effondre en larmes sur la plage.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Anthony-quinn-as-zampano.jpg

Tournage[modifier | modifier le code]

Extérieurs en Italie :

Distinctions[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Le metteur en scène, Federico Fellini, nous offre avec La strada un véritable chef d’œuvre d’art cinématographique par la beauté des vues qu’il nous donne. […] La strada est un film qui nous déroute, admirablement filmé, admirablement tourné dans le paysage d’Italie. Mais il lui manque une action cinématographique, qui commence au moment où va éclater une crise, et se termine quand le scénariste a résolu cette crise. »

— Claude Garson, L’Aurore, 12 mars 1955.

« C’est un des quatre ou cinq chefs-d’œuvre que le cinéma nous ait donnés depuis sa naissance. Un film qui nous force à remettre en question tout ce que nous avons vu au cinéma depuis des années. Une fable humaine et lyrique d’où l’on sort enivré, après quoi le jour même n’a plus la même couleur. »

— Le Canard enchaîné, 23 mars 1955.

« La strada se place dans l’étoile des quelques films italiens issus du néoréalisme mais le dépassant pour redevenir création, transposition, composition, enfin tout ce qui sépare un art d’un reportage. […] Pas besoin d’être sourcier pour trouver là-dedans des messages secrets, des signes conventionnels adressés à quelques initiés... simplement une histoire toute simple, des êtres stylisés au moment de leurs paroxysmes, la glace déformante d’un poète.... il suffit de se laisser mener, de subir, d’aimer. C’est un film mélodie, un film nostalgie. »

— Rodolphe-Maurice Arlaud, Combat, 11 mars 1955.

« Tout ce qui a trait à l’existence ambulante, tout ce qui est prétexte à belles images, à vastes gravures solidement burinées, tout ce qui requiert une certaine profondeur de champ, une lumière vibrante, tout ce qui s’accorde au rythme de la musique nostalgique et colorée écrite pour ce film par Nino Rota, oui, tout cela est excellent ; autrement dit la toile de fond est d’une perfection singulière. »

— Jean-Jacques Gautier, Le Figaro, 8 septembre 1954.

Adaptation théâtrale[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]