Alice Becker-Ho

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Alice Becker-Ho

Activités Écrivain
Naissance 6 août 1941
Shanghaï
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

  • Les Princes du jargon (1990)
  • L'Essence du jargon (1994)
  • D'azur au triangle vidé de sable (1998)
  • Du jargon héritier en bastardie (2002)
  • Là s'en vont les seigneuries (2003)
  • Le premier ghetto ou l'exemplarité vénitienne (2014)

Alice Becker-Ho, née à Shanghai le 6 août 1941[1], est une écrivain et poète de langue française. Elle signe Alice Debord lorsqu'il est question des affaires de Guy Debord dont elle fut l'épouse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'Anisset Becker, marin lorrain et déserteur de l'armée allemande, engagé plus tard dans la légion étrangère puis banquier en Chine, et d'une mère chinoise, Alice Becker-Ho arrive en France en 1947. En 1963, sympathisante de Socialisme ou barbarie, elle rencontre par le biais de ce groupe Guy Debord, alors marié avec Michèle Bernstein ; Alice et Guy s'installent rapidement ensemble et se marient le 2 août 1972[1].

Elle a pris part aux évènements de mai 1968 en tant que membre du Conseil pour le maintien des occupations, ce qui est à mettre en lien avec sa collaboration au disque Pour en finir avec le travail (Chanson du CMDO)[1]. En 1973, elle apparaît en photo dans le film La Société du spectacle qui lui est dédié, puis signe son premier livre en 1987 en collaboration avec son mari, Le Jeu de la guerre.

À partir de 1990 elle consacre trois livres novateurs à l'argot des "classes dangereuses" : Les Princes du jargon, puis L'Essence du jargon et enfin Du Jargon héritier en bastardie.

Après le décès de Guy Debord en 1994, Alice Becker-Ho rend hommage à son mari dans plusieurs volumes de poésie ou de récit (D'azur au triangle vidé de sable, Là s'en vont les seigneuries, Dix poèmes d'Edgar Poe, etc.).

Alice Becker-Ho, légataire universelle de Guy Debord, s'occupe depuis la disparition de son mari de la publication des œuvres et de la correspondance de celui-ci. En 1998, elle intenta un procès, avec les éditions Fayard, à Jean-François Martos pour avoir publié des lettres de Guy Debord sans autorisation.

Le 29 mars 2010, Alice Becker-Ho a signé un accord de vente des archives de Guy Debord avec la Bibliothèque nationale de France[2].

En 2014, elle publie un livre sur le ghetto de Venise : Le premier ghetto ou l'exemplarité vénitienne. Alice Becker-Ho se livre là à une véritable enquête étymologique. Au travers de l'histoire des mots et des expressions vénitiennes, italiennes, hébraïques ou allemandes et même turques, arabes ou persanes, elle propose une explication de l'origine d'un mot lourd de sens, le mot "ghetto", passé dans le langage courant sans qu'on en ait gardé la racine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Christophe Bourseiller, Vie et mort de Guy Debord, 1931-1994, Paris, Plon, 1999.
  2. http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-archives-debord-a-la-bnf_859795.html Les archives Debord à la Bnf, lexpress.fr, 1er avril 2010