Nikola Tesla

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Nikola Tesla

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Portrait de Nikola Tesla

Naissance 10 juillet 1856
Flag of the Habsburg Monarchy.svg Smiljan (Royaume de Croatie, Empire d'Autriche)
Décès 7 janvier 1943 (à 86 ans)
US flag 48 stars.svg New York (État de New York, États-Unis)
Nationalité Austro-hongrois et américain d’origine serbe
Pays de résidence États-Unis
Profession
Formation
Signature de Nikola Tesla

Nikola Tesla (en serbe cyrillique Никола Тесла), né le 10 juillet 1856 à Smiljan, dans l'Empire d'Autriche (aujourd’hui en Croatie), et mort le 7 janvier 1943 à New York, aux États-Unis, est un inventeur et ingénieur serbe de Croatie[1],[2],[3], également citoyen américain, ayant principalement œuvré dans le domaine de l’électricité.

Considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé quelque 300 brevets couvrant au total 125 inventions[4] (qui seront pour beaucoup d’entre elles attribuées à tort à Thomas Edison)[5],[6] et avoir décrit de nouvelles méthodes pour réaliser la « conversion de l’énergie », Tesla est reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Quant à lui, il préférait plutôt se définir comme un découvreur.

Ses travaux les plus connus et les plus largement diffusés portent sur l’énergie électrique. Il a mis au point les premiers alternateurs permettant la naissance des réseaux électriques de distribution en courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé aux technologies modernes se focalisant sur l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il est connu pour avoir su mettre en pratique la découverte du caractère ondulatoire de l’électromagnétisme (théorisé par James Clerk Maxwell en 1864), en utilisant les fréquences propres des composants des circuits afin de maximiser leur rendement.

Son nom a été donné au tesla (symbole : T) qui est l’unité d’induction magnétique du Système international d'unités.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Statue de Tesla dans le village de Smiljan
Milutin Tesla, père de Nikola Tesla, décoré de la Croix du Mérite civil.
Certificat de naissance (en serbe cyrillique)
Nikola Tesla vers 1879, âgé de 23 ans

Nikola Tesla est né le 10 juillet 1856 à Smiljan, dans les confins militaires de l’Empire d’Autriche, avant-dernier d’une fratrie de cinq enfants issue d’une famille serbe orthodoxe[7]. Son père, Milutin Tesla, était le pope orthodoxe serbe de Smiljan, comme avant lui son grand-père[8].

Les Tesla seraient issus de la famille Draganić, une branche de celle-ci ayant adopté le surnom « Tesla » (signifiant herminette en serbe), donné en raison d'une caractéristique physique particulière de ses membres[9]. Une autre théorie les lie à la famille noble d'Herzégovine de Pavle Orlović[10]. Sa mère, Đuka Mandić, était fille d’un prêtre orthodoxe originaire de Lika et Banija et antérieurement du Kosovo. Elle était douée pour la fabrication d’outils artisanaux et, bien qu’analphabète, capable de mémoriser les poèmes serbes[11].

Dès son enfance, il développe de grandes aptitudes intellectuelles[12] bénéficiant d’une mémoire eidétique hors du commun, d’un génie inventif, ainsi que d’un don de visualisation lui rendant maquettes et schémas inutiles. Après de brillantes études primaires et secondaires, il commence une activité d'inventeur autodidacte à 17 ans. Il obtient de son père, qui aurait voulu en faire un prêtre, d'effectuer des études pour devenir ingénieur[13].

En 1875, il entre à l’école polytechnique de Graz, en Autriche, où il étudie les mathématiques, la physique et la mécanique, grâce à une bourse qui lui est attribuée par l’administration des Confins militaires et le met à l’abri des problèmes financiers. Il y travaille avec acharnement pour assimiler le programme des deux premières années d’études en un an. L’année suivante, la suppression des Confins militaires lui retire toute aide financière, hormis celle, très maigre, que peut lui apporter son père, ce qui ne lui permet pas d’achever sa seconde année d’études[13].

Selon certaines sources, Tesla aurait obtenu son diplôme de premier cycle de l’université de Graz[14],[15],[16]. Toutefois, selon l’université, ce ne serait pas le cas et il n’aurait pas poursuivi ses études au-delà du premier semestre de sa troisième année[17],[18],[19],[20].

En décembre 1878, Tesla quitte Graz, ne contacte plus sa famille et déménage à Marburg où on l’emploie comme assistant ingénieur pendant un an. Plus tard, son père le convainc de s’enrôler à l’université Charles de Prague où il entre pour commencer le semestre d’été 1880. Là, il est influencé par Ernst Mach. Toutefois, suite au décès de son père, il quitte l’université, n’ayant effectué que ce semestre d'étude[21].

Après toutes ces années passées à chercher du travail, Nikola Tesla débute en tant qu’ingénieur en 1881, à Budapest, à l’Office central du télégraphe du gouvernement hongrois, où il travaille sous la direction de Tivadar Puskás[22]. Dans cette institution, il rencontre un jeune inventeur serbe, Nebojša Petrović, avec qui il collabore à un projet de turbines doubles qui produisent une puissance continuelle. À l’ouverture du commutateur téléphonique de Budapest, Tesla devient électricien en chef de la compagnie et, plus tard, ingénieur en chef pour le premier système téléphonique de Hongrie. Durant cette période, il invente un répéteur ou un amplificateur de téléphone qui pourrait, selon certains, être le premier haut-parleur[23].

Accessoirement, il s’intéresse aussi à la mythologie hindoue, ainsi qu'au sanskrit.

Ingénieur chez Edison[modifier | modifier le code]

Moteur à courant alternatif triphasé

En 1882, il séjourne à Paris où il est recruté par la société Continental Edison à l’amélioration des équipements venant de la société mère. D’après son autobiographie, le directeur de la Continental Edison Charles Batchelor (en), lui reconnaît vite de grands talents et le recommande à Thomas Edison. Il y achève la mise au point du premier moteur à induction à courant alternatif. Il développe plusieurs instruments utilisant les champs magnétiques rotatifs et obtient un brevet en 1888. Personne en Europe ne s’intéressant à sa technologie, il accepte l’offre de Thomas Edison de venir travailler aux États-Unis[24].

En 1884, âgé de 28 ans, il débarque aux États-Unis, où Edison vient de créer le réseau électrique alimentant la ville de New York basé sur le courant continu qui souffre de sérieux dysfonctionnements : accidents fréquents, pannes régulières, incendies... De plus, à cause des chutes de tension due à la résistance des câbles, cette énergie ne peut pas être acheminée sur de longues distances et nécessite des centrales tous les trois kilomètres. Enfin, comme il n'existe pas de technologie permettant de modifier la tension, l'électricité doit être produite directement à la tension utilisée par les clients, ce qui nécessite un circuit de distribution différent pour chaque type d'appareil (éclairage public ou domestique, moteur d'usine)[25].

Tesla promeut le courant alternatif, qui résoudrait tous ces problèmes, tandis qu’Edison reste un ardent défenseur du courant continu. Cette controverse technologique et la personnalité très narcissique des deux hommes les opposent farouchement. Finalement Edison lui permet de travailler sur cette technologie et lui promet 50 000 dollars à la clé si elle réussit. Tesla y parvient quelques mois plus tard mais Edison n'honore pas sa promesse, prétextant qu'il n'a pas compris son « humour américain ». Il consent tout de même à l'augmenter pour que son salaire passe de 10 US$ par semaine à 18 US$. Tesla, se sentant insulté, démissionne en 1885[26].

Ingénieur chez Westinghouse[modifier | modifier le code]

En 1886, Tesla fonde la Tesla Electric Light & Manufacturing (en) mais est contraint d'en démissionner suite à des désaccords avec ses investisseurs financiers qui lui demandent de développer un nouveau modèle de lampe à arc mais sans courant alternatif. Ayant mis toutes ses économies dans cette société, Tesla est ruiné, d'autant plus que ses associés gardent la jouissance de ses brevets. Pour survivre, il devient terrassier dans les rues de New York[27].

Un groupe de financiers (l'avocat Charles F. Peck et le directeur de la Western Union Alfred S. Brown), conscients du potentiel économique de la proposition de Tesla sur le courant alternatif, offre à celui-ci de fonder en avril 1887 sa propre société, la Nikola Tesla Company, basée à New York. Il s'assure cette fois-ci que 50 % des revenus de ses brevets lui soient reversés. Il dispose d'un laboratoire et peut enfin construire sa génératrice à courant alternatif qu'il présente à l'American Institute of Electrical Engineers le 16 mai 1888[28].

En 1886, George Westinghouse s’intéresse de près au courant alternatif. Concurrent direct d’Edison, cet ingénieur et entrepreneur américain rêve d’approvisionner les États-Unis en électricité. En juillet 1888, Brown et Peck négocient un accord de licence avec George Westinghouse pour utiliser le moteur à induction polyphasé de Tesla et ses transformateurs contre 60 000 dollars en numéraire et en actions et une redevance de 2,50 $ par cheval vapeur produit. D'autre part, Westinghouse embauche Tesla pendant un an, pour un salaire mensuel de 2000 $, comme consultant des laboratoires de la Westinghouse Electric & Manufacturing Company[29]. Une lutte titanesque (surnommée la « guerre des courants ») s’engage alors entre Westinghouse-Tesla et Edison. Edison tente une campagne de lobbying en faisant des démonstrations publiques d'électrocution de différents animaux, pour prouver le danger du courant alternatif. Ces démonstrations conduisent à l'invention de la chaise électrique et l'adoption progressive de l'électrocution comme moyen d'exécuter les condamnés à mort. Edison embauche à cet effet Harold P. Brown qui achète un générateur alternatif pour électrocuter William Kemmler. Malgré les recours juridiques de George Westinghouse, l'exécution a bien lieu mais Edison ne parvient cependant pas à imposer le mot « westinghousé » au lieu d'« électrocuté » dans le langage public[30],[31].

En 1893, la compagnie de Westinghouse obtient le contrat d’installation de toute l’infrastructure électrique des États-Unis et rapidement, les États-Unis utilisent exclusivement le courant alternatif préconisé par Tesla. La guerre a tourné finalement à l’avantage du couple Westinghouse-Tesla et laisse les compagnies Edison mais aussi Westinghouse au bord de la faillite (nombreux procès au sujet des brevets, investissements lourds pour équiper les foyers ou l'industrie, main d'œuvre coûteuse pour remplacer quotidiennement des milliers de lampes à incandescence[32]). En 1897, Westinghouse explique ses difficultés financières à Tesla en termes crus, l'avertissant que si les choses continuaient ainsi, il aurait à « traiter avec les banquiers » pour continuer à percevoir ses redevances. Westinghouse convainc finalement Tesla qu'il renonce à ses royalties, lui rachète ses droits et brevets pour une somme de 216 000 dollars[33].

Autres inventions majeures[modifier | modifier le code]

Les radiocommunications et la transmission par ondes[modifier | modifier le code]

Les théories de Tesla sur la possibilité de la transmission par onde radio remontent à des conférences et des démonstrations qu'il a réalisées en 1893 à Saint Louis dans le Missouri, au Franklin Institute en Pennsylvanie, et à la National Electric Light Association (en). Il met au point notamment la bobine Tesla vers 1891, puis entre 1895 et 1898 un transmetteur à amplification (en)[34].

Le radar[modifier | modifier le code]

Tesla découvre le principe du radar en 1900, le met au point et, malgré des problèmes financiers, publie les bases de ce qui deviendra, presque trois décennies plus tard, le radar.

Quinze ans après la description du radar par Tesla, des équipes de chercheurs américains et français travaillent parallèlement d’arrache-pied à mettre au point un système fonctionnant selon ses principes. En 1934, une équipe française met au point et installe des radars sur des bateaux et sur des stations terrestres en utilisant des appareils conçus selon les principes énoncés par Tesla.

Les robots télécommandés[modifier | modifier le code]

En juillet 1898, Tesla dépose le brevet US 613809 intitulé "Méthode et Appareillage pour un mécanisme de contrôle de navires et véhicules". En décembre de la même année, au cours d'une foire dédiée à l'électricité au Madison Square Garden, il fait la démonstration d'un bateau radio-commandé qu'il surnomme "teleautomaton" [35]. L'appareil fait sensation, et certains considèrent qu'il est mû par l'esprit de Tesla, ou piloté par un singe savant caché à l'intérieur du bateau [36][37].

Une application directe de son procédé est d'ordre militaire, car il permettrait de pouvoir commander à distance des engins explosifs comme des torpilles. Cependant, les militaires considèrent que son modèle est trop fragile pour les conditions d'une zone de guerre, et qu'il est aisé d'interférer avec le signal radio. Tesla propose un nouveau modèle, submersible et disposant d'un système d'«individualisation», sensé empêcher un éventuel piratage. Il écrit plus tard : «Je me souviens que lorsque j'ai alors appelé un officiel à Washington avec à l'esprit d'offrir l'invention au Gouvernement, il a explosé de rire à l'énoncé de ce que j'avais accompli».[38]

L'énergie gratuite[modifier | modifier le code]

C’est au cours de la conférence « Experiments with Alternating Currents of High Frequency »[39] du 20 mai 1891 à l’Université Columbia de New York, que Tesla envisage pour la première fois le concept d’énergie gratuite : « Dans quelques générations nos machines seront animées grâce à une énergie disponible en tous points de l’univers.[…] [En effet,] dans l’espace, il existe une forme d’énergie. Est-elle statique ou cinétique ? Si elle est statique, toutes nos recherches auront été vaines. Si elle est cinétique – et nous savons qu’elle l’est –, ce n’est qu’une question de temps, et l’humanité mettra en harmonie ses techniques énergétiques avec les grands rouages de la nature. »

Dernières années[modifier | modifier le code]

Musée Nikola Tesla de Belgrade (où sont exposés des effets personnels de Nikola Tesla).

En 1901, il fait construire la tour de Wardenclyffe qui doit lui permettre de rattraper le retard pris dans sa compétition avec Guglielmo Marconi qui a réussi le 12 décembre 1901 la première transmission radio transatlantique. N'obtenant aucun résultat commercialement probant, ses investisseurs le lâchent les uns après les autres. Son rival remporte le Prix Nobel de physique en 1909 et la tour est détruite en 1917. Il vit désormais reclus dans une chambre de l' Hotel New Yorker, refusant toute charité mais recevant de la Westinghouse Electric & Manufacturing Company un salaire mensuel de 125 $ US pour continuer ses différentes recherches[40].

En 1928, Tesla dépose son dernier brevet, un biplan à décollage et atterrissage verticaux.

En automne de 1937, voulant éviter un taxi, Tesla est victime d'une mauvaise chute alors qu'il fait son trajet régulier vers la cathédrale et Central Park où il a l'habitude de nourrir les pigeons et de les recueillir dans son hôtel. Refusant de consulter un médecin ou d'être amené à l'hôpital, il est raccompagné dans sa chambre d'hôtel où il ne se rétablira jamais complètement.

Le génocide de serbes de Croatie, par le gouvernement oustachi de l'état indépendant de Croatie dans le Camp d'extermination de Jasenovac le laisse inquiet de l'évolution de la guerre civile dans sa patrie[41], une partie de sa famille disparait.

Il s'éteint le 7 janvier 1943 seul, sans un sou et couvert de dettes, laissant derrière lui plus de 300 brevets et la réputation de savant génial, visionnaire et à moitié fou. Il reçoit le 17 janvier des funérailles nationales dans la cathédrale Saint-Jean le Divin de New York, 2 000 personnes y assistent. Après la cérémonie, son corps est transporté au Ferncliff Cemetery (en) où il est par la suite incinéré[42].

Suite au décès de Nikola Tesla, sa famille engage avec l’administration américaine une longue procédure judiciaire pour acquérir ses documents de travail et ses effets personnels. En 1952, son neveu Sava Kosanović obtient que sa succession entière (manuscrits originaux, milliers de lettres, de photographies et la plupart de ses inventions) soit expédiée à Belgrade. Après un long procès, ce même neveu réussit, en 1957, à récupérer l’urne funéraire de son oncle. L’urne et les documents sont aujourd’hui au Musée Nikola Tesla à Belgrade en Serbie[43].

Principales inventions[modifier | modifier le code]

Moteur à induction triphasé de Tesla
  • Il est l’auteur du moteur électrique asynchrone, l’alternateur polyphasé, le montage triphasé en étoile, la commutatrice.
  • Il aide Edison et fait en sorte que le courant continu fonctionne[44].
  • Il est le principal promoteur du transport de l’énergie électrique en courant alternatif.
  • En 1889, il s’intéresse à la haute fréquence et réalise un générateur fournissant une fréquence de 15 kHz.
  • Il expose en 1891, lors de démonstrations, sa lampe « haute fréquence » à pastille de carbone, plus économique que nos tubes fluorescents actuels et dont le concept préfigure celui de l’accélérateur à particules ou celui du microscope électronique.
  • À partir de 1896, en parallèle de Branly, il effectue des expériences de télécommande. En se basant sur l’excitateur de Hertz, il met au point la bobine qui porte son nom et qui constitue un premier émetteur accordé à ondes amorties. Tesla définit les bases de la télé-automatique[45]. Il conçoit qu’on puisse un jour commander des véhicules à des centaines de kilomètres sans qu’il y ait d’équipage, en utilisant la télégraphie sans fil[46]. Il crée deux navires robots télécommandés dont un est submersible[47]. Ses brevets de 1895 contiennent en réalité les spécifications d’un bateau torpille sans équipage muni de six torpilles de 4,20 mètres[48].
  • Expérimentation des gigantesques résonateurs à haute fréquence de 1899 à 1900 à Colorado Springs, en vue de la construction d’une tour de télécommunication à Wardenclyffe (Shoreham), Long Island.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage de la Serbie à Nikola Tesla et sa formule sur le billet de 100 dinars serbes

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Tajna Nikole Tesle [Le Secret de Nikola Tesla] – Film croate réalisé par Krsto Papić (Zagreb film/Kinematografi, 1980).
  • Nikola Tesla, Le génie du tonnerre – Les Archives oubliées n° 3 (1999)[52]

Le mythe / les influences culturelles[modifier | modifier le code]

La statue de Nikola Tesla à l’aéroport Nikola-Tesla de Belgrade

Arme à énergie dirigée[modifier | modifier le code]

Tesla a fait des déclarations concernant une arme à énergie dirigée utilisant un accélérateur de particules, après avoir étudié le générateur de Van de Graaff. La presse l’appela le « rayon de la paix » ou « rayon de la mort ». Tesla décrivit l’arme comme étant capable d’être utilisée contre une infanterie terrestre ou contre des forces aériennes.

Tesla donne la description suivante concernant le faisceau de particules chargées : « [Le canalisateur pourrait] envoyer des faisceaux concentrés de particules dans l'air libre, et cette puissante énergie pourrait faire tomber une flotte de 10 000 avions ennemis à une distance de 200 miles de la frontière d'un pays qui se défend, et les ferait s'écraser raide mort sur leur pistes. »

En littérature[modifier | modifier le code]

  • Il apparaît dans le roman Le Prestige de Christopher Priest[53], sous les traits d’un scientifique qui aurait mis au point un système de téléportation. Sa rivalité avec Thomas Edison et ses expériences à Colorado Springs sont évoquées. Dans la version cinéma, réalisée par Christopher Nolan en 2006, le personnage de Tesla est incarné par David Bowie (avec la voix de Bernard Alane en v.f. et Jean-Luc Montminy en v.q.).
  • C'est l'un des protagonistes de Goliath, troisième tome de la trilogie Léviathan de Scott Westerfeld.
  • Sous le nom de Gregor, il est le personnage principal du roman de Jean Echenoz, Des éclairs[54].
  • La romancière Martine Le Coz a consacré deux ouvrages à Nikola Tesla. Sa biographie L’homme électrique revient sur l’homme, ses fulgurances, sa vie, sa voie scientifique. Une réflexion humaniste qu’elle poursuit dans La tour de Wardenclyffe, un roman graphique initiatique situé dans les États-Unis des années Kennedy, où se répondent la plume et le pinceau, dessins d’enfants, documents d’époque, et messages de Nikola Tesla émis depuis l’Outre-Monde[55].
  • Il est nommé comme étant l'un des créateurs d'une machine-immeuble qui protège le monde de l'apocalypse dans le roman 14 de Peter Clines.
  • Ses thèses et ses travaux sont décrits en détail dans La Route de Gakona, thriller de Jean-Paul Jody (2009), basé sur les applications militaires les plus inquiétantes que pourraient avoir ces théories.

Bande dessinée et « comics »[modifier | modifier le code]

  • Tesla est apparu comme l’un des premiers ennemis du super-héros Superman dans le rôle d’un savant fou utilisant un rayon de la mort.
  • Il est présent dans le multivers Marvel au travers de la série S.H.I.E.L.D. racontant l’origine de l’agence, en tant qu’antagoniste à Howard Stark et Nathaniel Richards.
  • Nikola Tesla a largement inspiré la bande dessinée américaine RASL, réalisée par Jeff Smith.
  • Le manga Dimension W, dessiné par Yuji Iwahara et publié en 2011, expose les théories de Nicolas Tesla et se sert du concept de ses inventions (notamment la bobine Tesla, repris pour le concept des "Coils", bobines électriques fournissant une énergie inépuisable), pour enrichir l'univers de l’œuvre.
  • Tesla apparait dans le manfra (bande dessinée française d'inspiration manga) City Hall, dessiné par Guillaume Lapeyre et écrit par Rémi Guerin publié en 2012, apportant son aide aux personnages principaux.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Le Prestige, il est incarné par David Bowie.
  • Dans le film Only Lovers Left Alive le personnage d'Adam incarné par Tom Hiddleston tient une grande admiration pour Tesla et plaint la société du XXIe siècle embourbée par des systèmes électriques câblés alors que Tesla a découvert le moyen de diffuser de l'électricité sans-fil un siècle auparavant, il compare Tesla aux autres grands noms de la science persécutés par les hommes de leurs temps (Galilée, Einstein) car leurs découvertes allaient à l'encontre des conceptions considérés immuables.

Dans les séries télévisées[modifier | modifier le code]

  • Les inventions de Nikola Tesla jouent un rôle important dans la série télévisée Warehouse 13. L’arme principale des agents de l’entrepôt 13, un pistolet incapacitant électrique, est nommé d’après lui, son inventeur.
  • Dans la série de science-fiction Sanctuary de Damian Kindler, Nikola Tesla est un semi-vampire qui faisait partie d’un groupe de scientifiques qui, grâce à un sang de « sanguine vampiris », a réveillé son instinct de Vampire. Devenu « Maître Électricien », il est capable de contrôler tout objet électrique en plus de posséder un côté sombre vampirique doté d'une force et d'une rapidité à toute épreuve. En outre, il n'a rien perdu de son génie légendaire.
  • Nikola Tesla participe activement à plusieurs épisodes de la série télévisée canadienne Les Enquêtes de Murdoch.
  • Dans la série de politique-fiction XIII : La Série, librement inspirée de la série en bande dessinée de William Vance et de Jan Van Hamme, la saison 2 (2012), éditée par Europacorp Télévision et Canal+, scénario de Roger Avary (co-scénariste de Reservoir Dogs, Pulp Fiction), est basée sur la recherche, le décodage, et l'utilisation de données écrites par Nikola Tesla dans trois lettres manuscrites, permettant la création et l'usage — a priori pacifique — de l'énergie universelle pour maitriser le climat et la météo en n'importe quel point de la Terre (Projet HEARPE). Le projet est récupéré à des fins militaires par les États-Unis et la Chine. Certains passages des épisodes montrent Tesla parlant clairement de l'énergie gratuite mise à disposition des humains…
  • Dans la saison 2 de la Web-série Epic Rap Battles of History, il affronte en musique Thomas Edison.

En musique[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Electrical pioneer Tesla honoured », BBC NEWS,‎ 10 juillet 2006 (lire en ligne) The scientist once famously stated that he was equally proud of his Serb origin and Croatian homeland.
  2. Symposium “Tesla in Croatia” UNESCO : « In spite of his cosmopolitan broadness of spirit, he was proud of his Serbian descent and Croatian motherland, as is said in his letter to Vlatko Maèek »
  3. Tesla Master of Lighting Margaret Cheney A lifelong pacifist, he would always claim to be equally proud of his Serbian and Croatian heritage.
  4. Nicolas Tesla Patents, voir conclusion
  5. (en) Robert Lomas, (1999). The Man who Invented the Twentieth Century. London: Headline.
  6. George Westinghouse a enregistré ses brevets.
  7. (en) Electrical pioneer Tesla honoured sur bbc.co.uk
  8. (en) Michael Burgan, Nikola Tesla : Physicist, Inventor, Electrical Engineer, Capstone,‎ 2009, p. 17
  9. (en) John Joseph O'Neill, Prodigal Genius: The Life of Nikola Tesla,‎ 1944
  10. Obrad Mićov Samardžić, Porijeklo Samardžića i ostalih bratstava roda Orlovića, Mostar,‎ 1992 (ISBN 86-82271-53-2)
  11. Seifer 2001, p. 7
  12. Mes inventions Sur le site quanthomme.free.fr
  13. a et b (en) Michael Burgan, op. cité, p. 29
  14. (en) W.C. Wysock, « Who Was The Real Dr. Nikola Tesla? (A Look At His Professional Credentials) », Antenna Measurement Techniques Association, posterpape,‎ 22 October 2001 (lire en ligne [PDF])
  15. (en) The Book of New York: Forty Years’ Recollections of the American Metropolis affirme qu'il a obtenu quatre diplômes (physique, mathématiques, ingénierie mécanique et ingénierie électrique)
  16. (en) Harper’s Encyclopædia of United States History from 458 A.D. to 1906, vol. 8, University of Michigan Library,‎ 1906 (lire en ligne), p. 532
  17. (en) D. Mrkich, Nikola Tesla: the European Years, Sur le site serbnatlfed.org
  18. (de) (en) Josef W. Wohinz, « Nikola Tesla und Graz », Technischen Universität Graz,‎ 16 May 2006 (consulté le 2006-01-29)
  19. (de) Josef W. (Ed,) Wohinz, Nikola Tesla und die Technik in Graz, Graz, Austria, Verlag der Technischen Universität Graz,‎ 2006, relié (ISBN 978-3-902465-39-9), p. 16
  20. (en) Kosta Kulishich, « Tesla Nearly Missed His Career as Inventor: College Roommate Tells », Newark News,‎ 27 août 1931. Cité par (en) Marc Seifer, The Life and Times of Nikola Tesla,‎ 1996
  21. Seifer 2001, p. 18
  22. (en) James Grant Wilson, John Fiske, Appleton’s cyclopædia of American biography,‎ 1901 (lire en ligne), p. 261
  23. (en) Maury Klein, The Power Makers: Steam, Electricity, and the Men Who Invented Modern America, New York, Bloomsbury Press,‎ 2009 (ISBN 978-1-59691-677-7, OCLC 318090767, lire en ligne)
  24. (en) Donald Scott McPartland, Almost Edison : How William Sawyer and Others Lost the Race to Electrification, ProQuest,‎ 2006, p. 238
  25. http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_courants#Syst.C3.A8mes_en_comp.C3.A9tition
  26. (en) Margaret Cheney, Tesla : Man Out of Time, Simon and Schuster,‎ 2001, p. 54–57
  27. (en) Helen B. Walters, Nikola Tesla : Giant of Electricity, Crowell,‎ 1961, p. 89
  28. (en) Michael Burgan, op. cité, p. 50
  29. (en) John W. Klooster, Icons of Invention : The Makers of the Modern World from Gutenberg to Gates, Greenwood,‎ 2009, p. 305
  30. (en) Tom McNichol, AC/DC : the savage tale of the first standards war, John Wiley and Sons,‎ 2006 (ISBN 9780787982676), p. 126
  31. (en) Richard Moran, Executioner's Current. Thomas Edison, George Westinghouse and the Invention of the Electric Chair, Alfred A. Knopf,‎ 2002
  32. (en) Quentin R. Skrabec Jr., The 100 Most Significant Events in American Business, ABC-CLIO,‎ 2012, p. 87
  33. (en) Cheney, op. cité, p. 73–74
  34. (en) John Orton, The Story of Semiconductors, 2004,‎ Oxford University Press, p. 53
  35. (en) Empires of Light: Edison, Tesla, Westinghouse, and the Race to Electify the World., Random House,‎ 2004 (ISBN 978-0-375-75884-3)
  36. (en) « The Robot Boat of Nikola Tesla: The beginnings of the UUV and remote control weapons », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ 2007
  37. (en) Tesla: Master of Lightning, Barnes & Noble Publishing,‎ 1999 (ISBN 0-7607-1005-8, lire en ligne)
  38. (en) Tesla: Master of Lightning, Barnes & Noble Publishing,‎ 1999 (ISBN 0-7607-1005-8, lire en ligne)
  39. New York Times, 21 mai 1891, page 10.
  40. (en) Marc J Seifer, Wizard : the life and times of Nikola Tesla : biography of a genius, Citadel Press/Kensington Publishing Corporation,‎ 2001, p. 435
  41. Dusan T.Batakovic, Histoire du peuple serbe 2005, éditions L'Âge d'Homme (ISBN 2-8251-1958-X), page 199
  42. (en) Michael Burgan, op. cité, p. 103
  43. (en) Urn with Tesla's ashes, Musée Nikola Tesla de Belgrade
  44. Il travaille sous Edison voir L’inventeur totalement oublié : Nikola Tesla Sur le site science-fiction.me
  45. (en) Mes Inventions : L’Autobiographie de Nikola Tesla ([My Inventions: The Autobiography of Nikola Tesla présentation en ligne], lire en ligne)
  46. (en) Nikola Tesla, « My Inventions », Electrical Experimenter magazine,‎ février, juin, octobre 1919 (lire en ligne)
  47. (en) Jill Jonnes, Empires of Light: Edison, Tesla, Westinghouse, and the Race to Electrify the World, Random House Trade Paperbacks,‎ 2004 (ISBN 0375758844, lire en ligne), p. 355
  48. L’Electricien; revue internationale de l’électricité et de ses applications, Volume 16,‎ 1898 (lire en ligne), p. 406
  49. (en) John J. O’Neill, Prodigal Genius: The Life of Nikola Tesla, Book Tree,‎ 2007 (ISBN 1602067430), p. 282
  50. (en) The New York Times, samedi 6 novembre 1915, page 1, colonne 4, reproduit sur le site rarenewspapers.com
  51. (en) Margaret Cheney, Robert Uth et Jim Glenn, Tesla, Master of Lightning, Barnes & Noble Publishing,‎ 1999, 184 p. (ISBN 9780760710050, lire en ligne), p. 120
  52. [vidéo] Disponible sur YouTube
  53. Christopher Priest, Le Prestige, Gallimard, 2006 (ISBN 2-0703-4077-5), roman paru en 1995 et adapté en 2006 au cinéma par Christopher Nolan dans le film du même nom.
  54. Paris, Éditions de Minuit, 2010 (ISBN 2-7073-2126-5).
  55. Martine Le Coz, La Tour de Wardenclyffe ou la prodigieuse invention de Nikola Tesla, Éditions Mchalon, 288 pages, 2011. (ISBN 978-2-8418-6576-5)
  56. [1] Sur le site actualite-de-stars.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes de Nikola Tesla
  • Nikola Tesla, Mes inventions-Autobiographie d’un génie, Un infini cercle bleu, 121 pages, 2007 (ISBN 978-2-3540-5000-9)
  • (en) Nikola Tesla, Nikola Tesla: Colorado Springs Notes, 1899-1900, Bnpublishing, 436 pages, réimprimé en 2007 (ISBN 9-5629-1463-1) (notes techniques en anglais de Nikola Tesla, tenues du 1er juin 1899 au 7 janvier 1900).
Biographies
Études
Le cas de Tesla y est étudié en détail.
Article et autres
Tesla joue un rôle prépondérant dans les aventures de Blade jusqu'au no 200 « L’Arche de Bronze ». Éditions Gérard de Villiers.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.uninfinicerclebleu-editions.com/#!lhomme-qui-inventa-le-20me-sicle/c10jd