Đurađ Branković

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Đurađ Branković, en cyrillique serbe: Ђурађ Бранковић; en français Georges Ier Brankovitch; en hongrois: György Brankovics; 1377 - 1456 le 24 décembre, également connu sous le patronyme de (Đurađ) Vuković il était le second fils de Vuk Branković et de Mara une des filles du prince Lazar. Il fut despote[1] de 1427 à 1456 ainsi qu'un baron du royaume de Hongrie. Il fut le premier souverain de la Maison des Branković à gouverner le royaume serbe. Il épousa la fille de Theodore Kantakouzenos et d'Euphrosyne Palaiologina.

Đurađ et Stefan[modifier | modifier le code]

Đurađ était en accord avec son oncle Stefan Lazarević sur la politique suivie par la Serbie vis-à-vis des Turcs jusqu'en 1402 et la bataille d'Ankara, qui vit l'armée turque anéantie par Tamerlan. Stefan qui avait participé à la bataille avait reçu les égards de Tamerlan en raison de la bravoure que le chevalier serbe avait montrée. Ils avaient, lui et ses chevaliers, tous été libérés et était rentrés en Serbie, alors que les Turcs avaient été tous massacrés par les troupes de Tamerlan. Đurađ pensait que le moment était venu pour lui de gouverner la Serbie, mais il fut bien déçu lorsqu'il apprit son oncle venait de quitter Constantinople à la tête de son armée.

À partir de ce moment, Đurađ décida de s'allier avec les Turcs pour obtenir le pouvoir sur la Serbie, alors que son oncle devint plus magyarrophile. Il prit la tête d'une armée turque complétée de quelques éléments serbes. Il fit face à l'armée de son oncle au Kosovo, le 11 novembre 1402 du calendrier julien; Lazarevic sortit victorieux de cette bataille, et son neveu partit se cacher dans la Zeta.
Đurađ décida alors de s'allier avec le frère de Stefan, Vuk Lazarević qui réclamait le sud de la Serbie avec le soutien du sultan turc Soliman. Mais la guerre d'Interrègne ottoman débuta et Mousa, l'un des frères qui réclamait le trône ottoman, s'allia aux serbes de Stefan et aux byzantins.

Đurađ vécut par la suite à Zeta où il fit quelques guerres avec Dubrovnik, jusqu'en 1426, où à Srebrenica où, au cours d'une assemblée serbe, il fut décidé qu'il serait le successeur de Stefan. Đurađ obtient l'accord de la Hongrie, à condition que s'il acceptait, il cède la Mačva, Belgrade ainsi que la ville de Golubac.

Đurađ souverain de Serbie et Seigneur de Hongrie[modifier | modifier le code]

À la mort de Stefan Lazarević le 19 juillet 1427, Đurađ monta sur le trône de Serbie, à la suite de l'accord passé avec la Hongrie, il perdit Belgrade malgré les protestations des habitants de la ville, puis sa capitale Kruševac en 1427[2]. Il fit construire alors une ville nouvelle sur le Danube, Smederevo qui fut comparable par la richesse de ses églises à Constantinople, d'où son surnom de « Đurađ Smederevac » en serbe latin, en français Đurađ de Smederevo. Le despote serbe reçu de Sigismond Ier refondateur de l'Ordre du Dragon des terres en Hongrie :

Comme l'avait déjà fait son prédécesseur Stefan Lazarević, toutes ses villes et terres, ont été peuplés par des Serbes de Macédoine ou du Kosovo qui fuyaient l'avancée turque. Donc, avant même la chute de la Serbie, les migrations serbes du sud vers le nord avaient débuté. L'empereur germanique, quant à lui avait ainsi installé au sud de son empire, le long de la frontière avec les turcs, des troupes motivées et expérimentées dans le combat contre les turcs.

Le règne[modifier | modifier le code]

La nouvelle capitale[modifier | modifier le code]

L'invasion turque de 1427 fit perdre à la Serbie sa capitale Lazarienne de Kruševac. Đurađ lança alors le projet de Smederevo, la construction d'une nouvelle capitale au nord de la Serbie au bord du Danube et de la rivière Jazava. La femme du despote Jerina cantacuzène ainsi que son frère Georges Cantacuzène furent les principaux maitres d'œuvre de la cité de Smederevo. On restaura l'obligation de la gradozidanija pour avoir une main d'œuvre importante et le despote ouvrit ses coffres. En seulement deux ans la cité de Smederovo fut édifiée. La nouvelle Constantinople avait demandé tellement d'efforts au peuple serbe qu'il affubla la femme du souverain du titre de « la maudite » .

La cité possédait dans ses murs au cœur de la cathédrale de la Très-sainte-Mère-de-Dieu les reliques de Saint-luc, l'apôtre et évangéliste. Par la suite cette église fut transformée en mosquée lors de l'occupation turque, puis rasée.

La grandeur de la ville aux églises attira rapidement les bourgeois de Belgrade, ainsi que les nobles de Serbie, les habitants de la ville obtinrent le droit d'organiser une municipalité autonome. À partir de 1449, une grande partie des riches marchands de Dubrovnik ainsi que immigrés plus modestes vinrent en grand nombre grossir le nombre des habitants de la ville de Konstantin.

La 1ère chute du despotat[modifier | modifier le code]

Refuge à Zeta[modifier | modifier le code]

Croisade contre les Turcs[modifier | modifier le code]

Restauration du Despotat[modifier | modifier le code]

La fin de l'Empire romain d'orient[modifier | modifier le code]

La chute de Novo Brdo[modifier | modifier le code]

Résistance[modifier | modifier le code]

Đurađ le plus riche souverain d'Europe[modifier | modifier le code]

Branković a été considéré par ses contemporains comme le plus riche souverain d'Europe, le français Bertrand chevalier de la Broquierre constata que le despote serbe avait un revenu annuel d'or et de mines d'argent de Novo Brdo (près de Gnjilane au Kosovo) d'environ 200 000 ducats vénitiens. Cela explique son alliance avec les Turcs, il était dans son intérêt de protéger ses mines d'or et d'argent qui étaient en territoire turc. De plus, le Despote avait un revenu de 50 000 ducats, pour ses possessions dans le royaume de Hongrie, pour lesquels les dépenses ont été couvertes par la couronne hongroise. Il n'avait donc aucune charge sur ses revenus, rien que des bénéfices.

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Dans le but d'éviter la formation d'une nouvelle ligue anti-turque, le sultan a proposé la paix à Đurađ, 1456, en lui rendant la ville de Krusevac. La même année les Turcs voulurent attaquer les Hongrois, en traversant la Serbie. Đurađ se réfugia à Bečkerek (aujourd'hui Zrenjanin). Pendant que son armée combattit et vainquit les turcs à Smederevo. Ce même hiver de 1456, sonna la fin du plus riche souverain d'Europe, il fut enterré à Kriva Reka sous une mine de métal précieux.

Union et postérité[modifier | modifier le code]

Đurađ et son épouse Eirene Kantakouzene ont six enfants :


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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À l'époque, "despote" était un titre byzantin et serbe, et non une description de sa façon de gouverner de Serbie
  2. histoire du peuple serbe, Dušan T. Bataković, page 79