Mouvement Jeunes Communistes de France

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Mouvement Jeunes Communistes de France
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Présentation
Secrétaire général Nordine Idir
Fondation 1920
Siège 2 place du Colonel-Fabien
75019 Paris
Idéologie Communisme, marxisme, socialisme, anticapitalisme, écosocialisme, féminisme, internationaliste
Affiliation internationale Fédération mondiale de la jeunesse démocratique
Affiliation européenne European Network of Democratic Young Left
Couleurs rouge
Site web www.jeunes-communistes.org/
Manifestants des JC le 1er mai 2007.

Le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), communément appelé JC (initiales de Jeunesse communiste, son premier nom), est une organisation politique de jeunesse, proche du Parti communiste français. Au sein du MJCF, les étudiants sont organisés dans sa branche étudiante, l'Union des étudiants communistes, qui dispose de ses propres institutions pour répondre aux spécificités du militantisme dans l'enseignement supérieur.

Il s'organise indépendamment de ce dernier : il décide de ses statuts, de son organisation et de ses dirigeants ainsi que de son orientation, tout en entretenant un dialogue permanent avec le PCF sur les actions à mener et des orientations à prendre dans une visée transformatrice de la société.

La Jeunesse communiste a été fondée en 1920, à la veille du congrès de Tours, par une transformation des Jeunesses socialistes en Jeunesses socialistes-communistes et leur adhésion à la IIIe internationale. Par la suite les Jeunesses socialistes-communistes prendront le nom de Jeunesse communiste.

Son secrétaire général actuel est Nordine Idir, élu lors de l'assemblée nationale des animateurs (ANA) qui s'est déroulée du 16 au 18 novembre 2012. Selon la JC, le mouvement revendique 15 000 adhérents, sur toute la France[1].

Le MJCF édite un trimestriel du nom d'Avant-garde. Il fait partie du European Network of Democratic Young Left (ENDYL, soit Réseau européen de la jeune gauche démocratique) et de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique (FMJD).

Campagnes et orientation actuelle[modifier | modifier le code]

Le MJCF, en tant qu'organisation autonome, mène ses propres campagnes en plus d'aider celles du PCF. Voici une liste succincte de quelques campagnes des dernières années, organisées autour de trois axes :

  • Paix et solidarité
    • Contre la guerre, on ne dépose pas nos armes : lancée début 2003 lors du mouvement contre la guerre en Irak, cette campagne vise à lutter contre la guerre et l'occupation et à développer les idées pacifistes auprès de la jeunesse.
    • Libérez Marwan Barghouti : campagne pour la libération Marouane Barghouti, emprisonné en Israël depuis 2002. Le MJCF juge son procès inéquitable ainsi que ses conditions de détention.
    • Free Mumia ! : campagne pour la libération de Mumia Abu-Jamal, condamné à mort américain, qu'il estime également victime d'un procès truqué, du fait de sa couleur de peau. À travers ce combat, le MJCF entend mener une lutte plus large pour abolir la peine de mort partout dans le monde.
    • Libérez Salah Hamouri : campagne pour la libération de Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien, inculpé en 2005 sous la double accusation d'avoir projeté de tuer le rabbin Ovadia Yossef, et d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine. Les MJCF avaient alors également rédigé des lettres de soutien à Salah Hamouri, aujourd'hui libéré.
    • Campagne pour la reconnaissance de l'état palestinien, en commun avec la campagne de libération de Salah Hamouri. Les fédérations MJCF estiment que la Palestine aurait du déjà être reconnue comme le prévoyaient les accords de l'ONU.
  • Lutte contre les discriminations
    • Lutte contre ce qu'il considère comme le racisme, le fascisme et contre l'extrême droite : le MJCF édite régulièrement des tracts et des livrets d'analyse des programmes d'extrême droite, notamment ceux du Front national.
    • Lutte contre ce qu'il considère comme du sexisme.
    • Lutte contre l'homophobie
  • Emploi, formation et lutte contre la précarité

Dans l'actualité, le MJCF s'est particulièrement impliqué dans la campagne de la gauche pour le « non » au referendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. En 2006, La JC est également très impliquée dans la lutte contre le Contrat première embauche (CPE) et est membre actif du « collectif jeune » contre le CPE. Elle participe également au collectif Unis contre l'immigration jetable, où elle milite contre le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration de Nicolas Sarkozy.

Lors de son congrès du 14 au 17 décembre 2006 à Ivry-sur-Seine, le MJCF a décidé d'orienter ses luttes en fonction de quatre axes essentiels, dénommés « Quatre chantiers pour changer nos vies et la société » :

  • Précarités
  • Vivre ensemble
  • Monde
  • Savoirs/éducation

Le contenu de ces quatre chantiers ont conduit le MJCF, à l'occasion d'un Conseil national de janvier 2007, à choisir de mener campagne pour Marie-George Buffet, candidate pour une "gauche populaire et antilibérale" à l'élection présidentielle de 2007.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le MJCF est organisé au niveau local en groupes et en union de ville(s). Les groupes regroupent les jeunes d'un même quartier, d'un même établissement ou d'une même entreprise ; les unions de ville(s) regroupent les adhérents d'une même ville ou d'un même groupement de villes. Ces seconds sont les premiers lieux d'exercice de la souveraineté : ils se dotent également d'une coordination locale. Dans certains départements, les unions de ville(s) sont regroupées au sein d'une fédération.

Au niveau national, le lieu privilégié d'exercice de la souveraineté est le congrès, qui se réunit tous les trois ans. Il élit un conseil national, organe exécutif du mouvement, qui à son tour élit un secrétaire général. L'organe souverain entre deux congrès est l'Assemblée nationale des animateurs, composée de représentants de chaque département ou union de ville(s). Se réunissant une fois par an minimum (depuis le congrès national de décembre 2006 auparavant il y en avait au minimum deux par an), convoquée par le conseil national, elle fait le point sur l'activité et décide des campagnes et initiatives nationales, dans le cadre des orientations décidées par le congrès.

Les étudiants sont organisés, au sein du MJCF, dans l'Union des étudiants communistes dont l'organisation est différente, afin de mieux s'adapter aux réalités de l'enseignement supérieur.

Liste des secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Fédération des jeunesses communistes de France (1920 - 1945)
1920-1923 Maurice Laporte
1923-1926 Jacques Doriot
1926-1926 André Ferrat
1926-1928 Henri Barbé
1928-1930 François Billoux
1930-1932 Raymond Guyot
1932-1933 Georges Charrière (Raymond Guyot emprisonné)
1933-1945 Raymond Guyot
1941-1944 Léo Figuères (zone sud de la France) et André Leroy (zone nord de la France, de 1940 à 1942)
Certaines données sont encore manquantes ou incertaines.


Union des jeunes filles de France (1936 - 1956)
1936-1942 Danielle Casanova
Les données postérieures ne sont pas encore connues.
Union de la jeunesse républicaine de France (1945 - 1956)
1945-1946 Raymond Guyot (président)
1946-1948 André Leroy
1948-1953 Léo Figuères
1953-1955 Guy Ducoloné
1955-1956 Paul Laurent
Mouvement des jeunes communistes de France
1956-1962 Paul Laurent
1962-1965 Christian Echard
1965-1970 François Hilsum
1970-1973 Roland Favaro
1973-1979 Jean-Michel Catala
1979-1984 Pierre Zarka
1984-1993 Jacques Perreux
1993-1998 Sylvie Vassallo
1998-2002 Christophe Hodé
2002-2005 Jérôme Dulauroy
2005-2008 Cédric Clérin
2008-2012 Pierric Annoot
2012- Nordine Idir

Liste des congrès du MJCF[modifier | modifier le code]

Congrès du MJCF
31 octobre 1920 Congrès des Jeunesses socialistes (Paris 20e, salle de la Bellevilloise)
15 et 16 mai 1921 Ier Congrès (Paris 10e, salle de l'Égalitaire) (Fédération des Jeunesses communistes de France)[2]
mai 1922 IIe Congrès (Montluçon)
mai 1923 IIIe Congrès (Marseille)
décembre 1924 IVe Congrès (Paris)
août 1926 Ve Congrès (Saint-Denis)
6 - 11 octobre 1929 VIe Congrès (Paris 20e, salle de La Bellevilloise)[3]
11 - 15 juin 1932 VIIe Congrès (Montigny-en-Gohelle)
5 - 8 février 1934 Congrès extraordinaire (Ivry-sur-Seine)
18 - 20 mars 1936 VIIIe Congrès (Marseille)
12 et 13 juillet 1937 IXe Congrès (Paris)
8 - 10 avril 1939 Xe Congrès (Issy-les-Moulineaux)[4]
30 mars - 2 avril 1945 XIe Congrès (Paris 5, à la Mutualité) : création de l'Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF)
28 août - 3 septembre 1946 Ier Congrès de l'UJRF (Clichy)
6 - 9 mai 1948 IIe Congrès de l'UJRF (Lyon)
27 - 30 décembre 1950 IIIe Congrès de l'UJRF (Gennevilliers)
28 - 31 mai 1953 IVe Congrès de l'UJRF (Montreuil-sous-Bois) (Salle des Fêtes de la mairie)
8 - 11 avril 1955 Ve Congrès de l'UJRF (Montrouge)
13 - 16 décembre 1956 Ier Congrès du Mouvement de la jeunesse communiste de France[5] (Ivry-sur-Seine)
31 mars - 3 avril 1966 Saint-Denis
4 - 7 avril 1968 Ivry-sur-Seine
4 - 6 décembre 1970 Saint-Denis (Gymnase Auguste-Delaune)
15 - 20 mai 1973 Montreuil (Parc Montreau)
1er - 4 mai 1975 Nanterre (Palais des Sports)[6]
9 - 12 décembre 1976 Congrès extraordinaire (Saint-Denis)[7]
1977
31 janvier - 3 février 1980 Vitry-sur-Seine (Palais des Sports Maurice-Thorez)[8]
2 - 6 juin 1982 Ivry-sur-Seine[9]
8 - 11 mars 1984 Pantin
6 - 8 mai 1987 Ivry-sur-Seine
8 - 11 mars 1990 Gennevilliers
28 - 31 janvier 1993 Villejuif
29 février - 3 mars 1996 Villejuif[10]
27 novembre - 28 novembre 1998 Gennevilliers
22 - 24 mars 2002 Aubervilliers
20 - 22 février 2004 Aubervilliers
14 - 17 décembre 2006 Ivry-sur-Seine
16 - 18 avril 2010 Gennevilliers

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Castaing, « Aux origines des Jeunesses communistes de France », Le Mouvement social, no 74, janvier-mars 1971, p. 47-73.
  • Patrick Coulon, JC Générations luttes. Messidor/éditions sociales, Paris 1990.
  • Fabien Marion, Nous les garçons et les filles. Un révélateur des contradictions du Mouvement de la jeunesse communiste de France, M1, Provence, 2007, 62 pp.
  • Guillaume Quashie-Vauclin, Les Organisations de jeunesse communistes en France. 1945-1968, M1, Paris-I, 2007, 147 pp.
  • Guillaume Quashie-Vauclin, L'Union de la jeunesse républicaine de France. 1945-1956. Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d'avant-garde communiste, M2, Paris-I, 2008, vol.1 207 pp, vol.2 137 pp.
  • Guillaume Quashie-Vauclin, L'Union de la jeunesse républicaine de France. 1945-1956. Entre organisation de masse de jeunesse et mouvement d'avant-garde communiste, Paris, L'Harmattan, 2009, 268 pp.
  • Cécile Sanchez, « Pour conquérir les jeunes, faut-il faire moins de politique ? La Jeunesse communiste sous le Front populaire », Histoire@Politique. Politique, culture, société, no 4, 2008.
  • Jacques Varin, Jeunes comme JC. Sur la jeunesse communiste, t. I, De 1920 à 1939, Paris, Éditions sociales, 1975, 272 pp.
  • Mathieu Dubois, Génération politique : les « années 1968 » dans les jeunesses des partis politiques en France et en RFA, Paris, PUPS, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.jeunes-communistes.org/qui-sommes-nous-2112
  2. Le nom de "Fédération des Jeunesses communistes de France" est l'appellation du "Mouvement Jeunes communistes de France" de 1921 à 1945
  3. L'Humanité, sur le site de la BNF Gallica. Le 6e congrès était prévu avoir lieu à Ivry, mais la salle la réunion du Congrès y fut interdite.
  4. Le congrès est précédé d'un rassemblement des jeunes à (Paris 15e, au Vel-d'hiv'). Cf L'Humanité, avril 1939, site Gallica de la BNF.
  5. Reprenant le nom de "Jeunesse communiste", le Mouvement de la Jeunesse communiste de France (MJCF) est constitué de 4 organisations : l'Union de la Jeunesse communiste de France (UJCF), l'Union des Jeunes filles de France (UJFF), l'Union de la Jeunesse agricole et rurale de France (UJARF), Union des Étudiants communistes de France (UECF). Proposée lors d'un Conseil national, tenu à Paris le 11 avril 1974, la fusion des trois organisations UJCF, UJFF et UJARF, est réalisée en juin de la même année. Cf Avant-Garde, N° 47, mai 1974.
  6. L'Humanité, 5 mai 1975. Le mouvement compte 70 000 adhérents, selon les chiffres des dirigeants. 1 485 délégués (féminines : 34,3 %) participent au Congrès. Leur âge moyen est 19 ans (34 % des délégués ont moins de 18 ans). 33 % ont adhéré en 1974 et 1975, 20 % en 1973. Les salariés sont 28,5 % (14 % ouvriers, 14,5 % employés), les scolaires sont 60 % (29 % étudiants, 25 % lycéens, 6 % collégiens). Les 11,5 % "autres" sont chômeurs, soldats, jeunes ruraux.
  7. L'Humanité, 13 décembre 1976. Jean-Michel Catala annonce 94 000 adhérents, dont 1 600 sont délégués au Congrès. Ces délégués sont pour 10 % des chômeurs, 29 % des ouvriers, 17 % des employés, 4 % des apprentis, 7 % des collégiens, 18 % des lycéens, 21 % des étudiants. Georges Marchais y prononce le discours du "Parti". Les chants finaux sont L'Internationale, La Marseillaise et La Jeune Garde. On prépare aussi le prochain festival mondial de la Jeunesse, de La Havane (Coordinateur Alain Gresh), sur un air de samba (dixit les journalistes) : "Oh Fidel ! Oh Castro ! Tous au festival ! Tous à La Havane !".
  8. L'Humanité, 4 février 1980. Le Congrès réunit 1 302 délégués, d'une moyenne d'âge de 21 ans. Les "jeunes filles" sont 37 % des délégués, dont 25 % sont des adhérents de fraiche date (1978-1980), 29 % ayant rejoint la "JC" en 1977-1978, 38 % l'ayant fait entre 1972-1976, et 8 % avant 1972.
  9. L'Humanité, 7 juin 1982. Le congrès est couplé avec la fête d'Avant-garde. Celle-ci s'achève le dimanche 6 juin, par une "marche pour l'emploi, la vie, la Paix", dans les rue d'Ivry, entre la cité Monmousseau et la Mairie. Georges Marchais, Pierre Zarka, Jacques Laloe, maire de la ville, Paul Mercieca, député-maire de Vitry, Hélène Luc, sénatrice du Val-de-Marne (et ancienne responsable nationale de l'UJFF), Guy Hermier, du Bureau politique du PCF, Michel Germa, Président du Conseil général du Val-de-Marne sont notés en tête du cortège.
  10. Décision du Congrès : le changement de logo JC pour un nouveau, "plus en couleur, plus à l'image de la joie de vivre de la jeunesse". Cf Les cahiers du communisme, no 1-2/1997, compte-rendu du 29e Congrès du Parti communiste français, table ronde "Être jeune communiste aujourd'hui", p. 235, réponse de Sylvie Vassalo à un questionnement de Gilles Smadja, journaliste, animateur de cette table ronde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]