Pierre Frank

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Pierre Frank

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Naissance 24 octobre 1905
Paris (France)
Décès 18 avril 1984
Paris (France)
Nationalité Française
Profession
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Pierre Frank (aussi écrit Franck [1]), né le 24 octobre 1905 à Paris et mort le 18 avril 1984 à Paris, est un dirigeant trotskiste français. Il a servi le secrétariat de la Quatrième Internationale de 1948 à 1979.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Franck est né à Paris où venaient de s'installer ses parents, originaires de Vilna en Lituanie.

L'entre-deux-guerres et Londres[modifier | modifier le code]

Ingénieur-chimiste, Pierre Frank est un des premiers trotskistes français, dans le sillage de Raymond Molinier; il commença à travailler avec le surréaliste Pierre Naville et le syndicaliste Alfred Rosmer. En 1930, il rejoint Trotsky sur l'ile de Prinkipo (au large d'Istanbul) pour être un des membres du secrétariat qui préparera l'une des premières conférences de « l'Opposition de Gauche Internationale ». À son retour en France, il est un des leaders de la Ligue communiste, l'organisation trotskiste française dans les années 1930.

Après la montée du Front populaire en 1934, Frank constitue avec son ami Raymond Molinier une minorité qui décide de rester à l'intérieur de la SFIO, malgré l'expulsion des trotskystes lors du Congrès de Mulhouse (1935) de la SFIO et la décision de la majorité de son groupe de partir en accord avec les conseils de Trotsky. En conséquence Frank sera exclu du Mouvement pour la Quatrième Internationale. Il est par la suite un des membres fondateurs de « La Commune », groupe constitué par Molinier.

Exclus du courant trotskyste officiel en décembre 1935 par Naville, ils créent alors, en mars 1936, le Parti communiste internationaliste (PCI). Début 1939, ils publient également Correspondance internationale[2].

Au printemps 1939, Molinier et Franck sont en Belgique, bientôt rejoint par Rodolphe Prager (futur historien de la LCR) qui a déserté[2]. Molinier et Franck sont les seuls à échapper à l'offensive allemande, partant pour le Royaume-Uni, leurs amis belges étant presque tous arrêtés, de même que Prager, à son retour à Paris[2]. Ils tentent alors de nouer des contacts avec les trotskistes britanniques, restant isolés des trotskistes français pendant toute la guerre[2].

Frank réussit à publier un journal intitulé International Correspondence (Inprecor) mais il est arrêté pour désertion par la police[2]. Il est placé dans un camp de prisonniers britannique et restera enfermé toute la guerre[2], n'étant libéré que grâce à l'aide de la trotskiste Betty Hamilton.

Après guerre[modifier | modifier le code]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il retourne en France où il prend part à la campagne de réunification des trotskistes français. Il rejoint la direction du Parti communiste internationaliste (PCI). Au Congrès mondial de 1948 il rejoint la direction de la Quatrième Internationale, qui inclut entre autres Ernest Mandel et Michel Pablo.

Il joue un rôle important dans le maintien du PCI dans les années 1950 et 1960. Il est aussi élu au Secrétariat unifié de la Quatrième Internationale en 1963 et devient un des éditeurs de la « Presse Intercontinentale ». Quand le PCI se transforme en Ligue communiste en 1968, puis en Ligue communiste révolutionnaire en 1973, il reste un de ses dirigeants et ce jusqu'à sa mort.

Il est l'auteur d'une histoire du trotskisme nommée La Longue Marche des Trotskistes[3] et du livre Histoire de l'Internationale communiste (1919-1943)[4].

Ses cendres sont au Cimetière du Père-Lachaise.

Le site marxists.org [http://www.marxists.org/history/etol/writers/frank] presente une section sur Pierre Frank.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002
  2. a, b, c, d, e et f Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 296sq
  3. marxists.org
  4. Histoire de l'Internationale communiste (1919-1943), Ed. La Brèche, 1979