Parti communiste internationaliste

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Le Parti communiste internationaliste (PCI) est une organisation trotskiste, section française de la IVe Internationale, créée en mars 1944 et dissoute le 12 juin 1968.

Création[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste internationaliste est créé en mars 1944 par la fusion de plusieurs groupes trotskistes :

Les négociations ont été préparées par le Grec Michel Raptis, alias « Pablo ».

L'UCI (Union communiste internationaliste, ou groupe Barta) refuse de fusionner avec les autres trotskystes, et donnera naissance à Lutte ouvrière.

Les scissions[modifier | modifier le code]

Le PCI connaît très rapidement des sujets de tension autour du rôle du nouveau parti après la Libération et sur la nature de l'URSS. Il subit plusieurs scissions au cours de son histoire :

Activités[modifier | modifier le code]

Dès 1945, le PCI noyaute les Jeunesses socialistes, tandis que jeunes du PCI et des JS font des stages et des camps communs en 1945-47[1]. Ensemble, ils prennent le contrôle des Auberges de jeunesse (40 000 adhérents à l'époque)[1]. Yvan Craipeau, cadre du PCI qui a envoyé André Essel, futur PDG de la Fnac, aux JS, fait alors des « réunions de fraction » avec l'intégralité de la direction des JS et 3 des 12 membres de la direction du SFIO (dont le secrétaire national adjoint Yves Dechézelles)[1]. Outre Dechézelles, Adrien Tixier, chef de cabinet du ministre de l'Intérieur, Robert Pontillon (futur proche de Mitterrand), Roger Fajardie (futur dirigeant de FO et du Grand Orient de France), Max Théret (ami de Mitterrand et cofondateur de la Fnac) et Jean Rous font partie des socialistes proches du PCI[1].

Étant sorti de la clandestinité fin 1945, le PCI présente des candidats dans 11 départements lors des législatives de 1946, faisant entre 2 et 5 % ; Yvan Craipeau manque d'être élu par quelques centaines de voix à Taverny (Val-d'Oise)[1].

Après 1952, le PCI compte environ 200 militants, essentiellement des intellectuels (Castoriadis et Claude Lefort, qui l'ont quitté en 1947; Maurice Nadeau, le mathématicien Laurent Schwartz, Félix Guattarietc.[1]). Il est cependant rejoint à partir de 1956 par des militants du PCF (militants de la Voie communiste, Félix Guattari…) à la suite de la publication du rapport Krouchtchev, la révolution hongroise, et l'aggravation de la guerre en Algérie.

Le PCI s'investit essentiellement dans les luttes anticoloniales en soutenant l'indépendance de l'Algérie (soutien au FLN), la révolution cubaine ou le mouvement de libération du Viêt Nam, ainsi que par son soutien critique à Tito lors de la rupture de la Yougoslavie avec l'URSS.

Il s'organise également au sein de l'UEC, puis crée la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) en 1966, autour d'Alain Krivine (membre du PCI depuis 1960).

Actif auprès du mouvement étudiant en Mai 68, le PCI est dissous le 12 juin 1968 en même temps que la JCR.

Après le PCI[modifier | modifier le code]

En 1969, le PCI fusionne avec la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) pour devenir la Ligue communiste. Celle-ci sera ensuite dissoute en 1973 par le ministre de l'Intérieur Raymond Marcellin à la suite de l'attaque d'un meeting d'Ordre nouveau, avant de se reformer sous le nom de Ligue communiste révolutionnaire (LCR) en 1974.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 337 sq.

Articles connexes[modifier | modifier le code]