Gorizia

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Gorizia
Vue d'ensemble de la ville
Vue d'ensemble de la ville
Noms
Nom français Goritz ou Gorice
Nom allemand Görz
Nom frioulan Gurize
Nom slovène Gorica
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Bandiere dal Friûl.svg Frioul-Vénétie julienne 
Province Gorizia 
Code postal 34170
Code ISTAT 031007
Code cadastral E098
Préfixe tel. 0481
Démographie
Gentilé goriziani
Population 35 798 hab. (31-12-2010[1])
Densité 873 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 59″ N 13° 36′ 58″ E / 45.933, 13.616 ()45° 55′ 59″ Nord 13° 36′ 58″ Est / 45.933, 13.616 ()  
Altitude 84 m
Superficie 4 100 ha = 41 km2
Divers
Saint patron Santi Ilario et Taziano
Fête patronale 16 mars
Localisation

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Gorizia
Liens
Site web http://www.comune.gorizia.it/

Gorizia (Gurize en frioulan, Goritz ou Gorice en français) est une ville de la province du même nom en Frioul-Vénétie Julienne (Italie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Gorizia se trouve à l'extrême est de la plaine du Pô, à la frontière italo-slovène.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville dérive du slovène et signifie « petit mont ». La partie slovène de la ville se nomme actuellement Nova Gorica. Elle est plus moderne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans un document de l'empereur Othon III, où elle s'écrivait « Goritia », qui donnait au comte de Frioul la ville ainsi que le château de Salcano.

À la mort du dernier conte de Gorizia, Leonardo di Gorizia (1500), la ville passe aux mains de Maximilien Ier de Habsbourg. La ville fera partie des domaines habsbourgeois jusqu'en 1918 avec deux brèves interruptions : l'occupation vénitienne de 1508-1509 et l'inclusion dans les provinces illyriennes napoléoniennes.

Plus précisément, la ville (aux noms bilingues de GÖRZ - GORIZIA fait partie de la monarchie autrichienne (empire d'Autriche), puis Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867), chef-lieu du district de même nom, l'un des 11 Bezirkshauptmannschaften dans la province du Littoral autrichien[2].

Le roi Charles X est mort à Goritz en 1836 et est inhumé dans la partie slovène de Nova Gorica.

Gorizia est occupée par les Italiens en 1918 et revient à l'Italie au traité de Saint-Germain-en-Laye (10 septembre 1919). Après la chute de Mussolini, elle est occupée par les Allemands pendant une brève période durant la Seconde Guerre mondiale et revient à l'Italie en 1947.

Culture[modifier | modifier le code]

Ville ayant appartenu à différents pays, un mélange des populations s'est produit. Ainsi la ville a des traits de culture allemande, italienne et slovène dans différents domaines comme la musique, la littérature ou l'architecture.

Une communauté juive très active autrefois a donné à la ville de Gorizia (surnommée la peite Jérusalem sur l'Isonzo) de nombreuses personnalités célèbres : le philosophe Carlo Michelstaedter (1887-1910), le sénateur et linguiste Graziadio Isaia Ascoli (1829-1907) et d'autres. La communauté a été essentiellement liée à la composante italienne de la ville, beaucoup de Juifs étaient d'ardents patriotes italiens (par exemple la polémiste et journaliste Carolina Luzzatto et Graziadio Isaia Ascoli). La communauté juive de Gorizia été décimée entre 1943 et 1944 par des rafles, des déportations de masse et exterminations de la Shoah. Le plus jeune des déporté, Bruno Farber, était âgé seulement de trois mois et l'on a donné son nom au jardin attenant à la synagogue de Gorizia en sa mémoire.

La ville dispose aussi d'une université qui occupe les locaux de l'ancien petit-séminaire.

Personnalités liées à Gorizia[modifier | modifier le code]

  • Leonardo di Gorizia (1440-1500), dernier comte de Gorizia et Stadtholder de Lienz
  • Virgilio di Graben, gouverneur de Gorizia
  • Carlo Michelstaedter, écrivain
  • Graziadio Isaia Ascoli (1829-1907), sénateur et linguiste
  • Carolina Luzzatto, journaliste et polémiste
  • Abramo Vita Reggio (+1842), rabbin
  • Isacco Samuele Reggio (1784-1855), rabbin
  • Samuele Vita Lolli (1788-1843), grammairien et hébraïste
  • Salomone Gentilli, médecin
  • Enrico Rocca, journaliste
  • Vittorio Bolaffio, peintre
  • Simon Benetton, sculpteur
  • Franco Basaglia, médecin et ancien directeur de l'hôpital psychiatrique de Gorizia

Chanson[modifier | modifier le code]

Une chanson italienne a pour titre 'O Gorizia', qui est une chanson de protestation contre la Première Guerre mondiale.

Administration[modifier | modifier le code]

Actuellement, la frontière, large de moins d'un kilomètre, traverse Gorizia. La ville est composée de 10 quartiers du côté italien.

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  29 mai 2007 Vittorio Brancati PPI  
29 mai 2007 en cours Ettore Romoli FI  
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Castello, Lucinico, Oslavje, Pevma, Šmaver, Štandrež, Straccis, Vallone dell'Acqua, Gradiscutta, Podgora.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Brda (Collio) (SLO), Farra d'Isonzo, Mossa, Nova Gorica (SLO), San Floriano del Collio, Savogna d'Isonzo

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

le château de Gorizia
  • château médiéval de Gorizia
  • Cathédrale de Gorizia
  • église San'Ignazio (baroque)
  • église San Rocco (1497)
  • église Santo Spirito
  • Synagogue de Gorizia et musée hébraïque
  • théâtre Verdi (1782)
  • palais Attems Santa Croce
  • palais Attems Petzenstein
  • palais Coronini Cronberg
  • palais Lantieri
  • villa Ritter
  • villa Frommer (ruines et parc)
  • mémorial d'Oslavia
  • Piazza della Transalpina

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Die postalischen Abstempelungen auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Wilhelm KLEIN, 1967