Jelgava

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Jelgava
Blason de Jelgava
Héraldique
Drapeau de Jelgava
Drapeau
Vue aérienne de la ville
Vue aérienne de la ville
Administration
Rajons Jelgava (Lielpilseta)
Code postal LV-3001
Démographie
Population 57 773 hab. (2013)
Densité 963 hab./km2
Géographie
Coordonnées 56° 39′ 00″ N 23° 43′ 00″ E / 56.65, 23.71666756° 39′ 00″ Nord 23° 43′ 00″ Est / 56.65, 23.716667  
Superficie 6 000 ha = 60 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lettonie

Voir sur la carte Lettonie administrative
City locator 14.svg
Jelgava

Jelgava (anciennement connue sous le nom à consonance allemande de Mitau[1]) est une ville de Lettonie, située dans le district de Jelgava dont elle est le chef-lieu. Sa population s'élevait à 57 773 habitants en 2013[2]. Jelgava est la deuxième ville étudiante du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais de Jelgava (ex-Mitau) où résida le futur Louis XVIII

La fondation de la ville, longtemps connue sous le nom allemand de Mitau, se situe au XIe siècle; elle est un point de défense des Chevaliers Porte-Glaives, puis (1237) Chevaliers teutoniques, acteurs des croisades baltes contre les populations sémigaliennes et lithuaniennes, alors païennes. En 1264, Konrad Von Mander ordonne la construction de la forteresse de Mitau sur une île à la confluence entre la Lielupe et la Driska. La ville prospère en tant que point de défense contre les incursions en provenance du sud jusqu'au pillage par les Lithuaniens que commande Algirdas (Aļģirda) en 1345. Des immigrants allemands s'y installent et la font prospérer.

À la suite de la sécularisation (en 1525) des chevaliers teutoniques et de l'insuccès de l'ordre livonien à en assurer le relais (cf guerre de Livonie), Mitau devient en 1561[1] une ville d'un duché de Courlande vassal de la Pologne. Cependant, passée à la Réforme, la ville germanophone est à majorité Protestantisme|protestante]]. Elle reçoit les droits de ville et son blason en 1573 et devient en 1578 la capitale du « duché de Courlande et Sémigalie ». À la mort de Gotthard Kettler, ses fils se partagent le duché et Mitau devient la capitale de la partie occidentale du duché. S'ensuivent les guerres nordiques, opposant les Polonais (dont Frédéric Ier Kettler est vassal) aux Suédois. En 1617, la ville devient à nouveau capitale du duché réunifié. Mais le royaume de Suède est victorieux et la ville, après une alternance d'occupation, devient suédoise en 1621. Les Polonais tenteront, en vain, de récupérer la ville qui, malgré les guerres, continue de prospérer.

Peu à peu, la ville teutonne tombe sous l'influence russe et la duchesse, de 1711 à 1730, n'est autre qu'Anna Ivanovna qui deviendra Anne Ière de Russie. Elle laisse le duché à Ernst Johann von Biron. À la mort de l'impératrice en 1740, il s'empare de la régence mais est bientôt renversé et envoyé en Sibérie. La tsarine Élisabeth le rappelle l'année suivante, et Catherine II lui rend son duché de Courlande en 1763, qu'il laisse à son fils en 1769.

Sous le gouvernement du duc de Biron, la ville connaît un essor culturel sans précédent. C'est lui qui ordonne la construction du palais dont il confie les plans à Rastrelli, en parallèle à celui de Rundale. Il fonde également l'académie et encourage les représentations théâtrales à sa cour.

Empire russe[modifier | modifier le code]

La ville est annexée en 1795 à l'Empire russe et devient la capitale du gouvernement de Courlande.

Le comte de Provence, futur roi Louis XVIII alors en exil, séjourne de 1798 à 1801 et de 1804 à 1807 au palais de Mitau. La ville sert de base à la Prusse durant les guerres napoléoniennes et, par la suite, perd de son rayonnement.

En 1868, avec l'arrivée du rail, Mitau — Mitawa en polonais — connaît une nouvelle phase d'expansion, due en particulier à l'arrivée de ruraux non teutons d'origine lettone, lituanienne, biélorusse ou russe venant s'installer comme marchands, artisans ou enseignants. En 1914, la ville compte 45 000 habitants. Elle est occupée par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale, et la population de la ville en grande partie germanophone accueille favorablement les troupes allemandes. À la fin de la guerre, la ville devient un terrain d'affrontement entre milices allemandes, soviétiques et indépendantistes lettons.

XXe siècle avant 1991[modifier | modifier le code]

En 1919, quand la Lettonie obtient son indépendance, la ville devient un point important du nouvel État. Avec la « rentrée dans le rang » des Germano-Baltes (dont une grande partie est expropriée et expulsée en Allemagne), elle est renommée Jelgava.

À la suite du pacte germano-soviétique de 1939, Jelgava, comme toute la Lettonie, est occupée puis annexée par l'Union soviétique. Cependant, Hitler ne tiendra pas ses promesses et la ville est à nouveau occupée en 1941 par les Allemands qui s'en servent de base aérienne de 1941 à 1944 avant que l'Armée rouge ne reprenne la ville, qui est détruite à plus de 90 pour cent à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La reconstruction est commencée sous la République socialiste soviétique de Lettonie dont le style architectural est fortement présent.

Depuis l'indépendance[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance de 1991, la ville connaît une forte crise économique qui ne se terminera vraiment qu'en 2000, avec de nouveau des manifestations au début de 2009.

Population[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville avec la cathédrale orthodoxe Saint-Siméon-et-Sainte-Anne à gauche et la cathédrale catholique ND de l'Assomption à droite

En 2004 :

  • fort taux de féminité : 54/46
  • population active : 61 %
    • plus jeune : 16 %
    • plus vieux : 23 %
  • Répartition ethnique:

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales industries sont le sucre (dont la fabrique a récemment été fermée puis rouverte) et la céramique. En 2004, la ville compte 1096 entreprises dont 41 % dans la branche commerciale et 70 % dans le tertiaire et le taux de chômage avoisinait les 5,4 % fin 2005.

Transport[modifier | modifier le code]

Jelgava est le centre du réseau ferroviaire pour le Zemgale et il est donc facile de se rendre dans n'importe quel point de cette région ainsi qu'à Rīga (toutes les demi-heures) par train.

Il est possible de rejoindre n'importe quelle ville du pays par autocar ainsi que Rīga. Une liaison vers l'Estonie et vers la Lituanie est également assurée.

En microbus, il est possible d'aller vers Rīga tous les quarts d'heure.

Le centre ville est composé principalement d'avenues qui rendent la circulation aisée même à des heures de pointes.

À voir[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le palais de Mitau
  • L'église protestante de la Trinité (1574-1625)
  • Academia Petrina (XVIIIe)
  • L'église protestante Ste Anne (1567)
  • La cathédrale catholique St Georges et Ste Marie (1630-1635)
  • La cathédrale orthodoxe St Siméon et Ste Anne
  • L'église St Jean
  • L'église baptiste (1870)
  • L'allée des amoureux (XIXe siècle)
  • Villa Medem (1818)
  • Le château de Valdeka (XVIIe siècle)
  • La vieille ville
  • La gare (1870)

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée d'art et d'histoire G. Eliass
  • Le musée du palais où sont enterrés les ducs de Courlande
  • Le musée Kārlis Ulmanis
  • La filiale du musée des chemins de fer lettons
  • Le musée du réseau électrique du sud du pays
  • L'hôpital républicain pour névrotiques
  • La prise d'eau
  • Le musée des pompiers

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b icône Commons Louis Moréri, « Mittaw », Le grand dictionnaire historique, vol. 7e, chez les libraires associés,‎ 1759 (lire en ligne), p. 578.
  2. Population au 1er janvier 2013.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]