Roger Langeron

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Roger Langeron en 1934.

Roger Marie Félix Langeron, né à Brest le 27 mai 1882 et mort à Garches le 18 janvier 1966, est un haut fonctionnaire et historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'historien, il mène d'abord une carrière politique. Il est préfet des Côtes-d'Armor de 1922 à 1924, préfet de la Marne de 1924 à 1929 et préfet du Nord de 1929 à 1934. Nommé préfet de police de Paris en mars 1934, il est arrêté et incarcéré (il s'était opposé à la destitution de quatre commissaires de police, ce qui était d'ailleurs en violation des accords d'armistice) par les services de sécurité allemands (23 juin 1940)[1] puis libéré sur intervention de Léon Noël (alors membre de la délégation française à la convention d'armistice). Il est destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. Il est traité de collaborateur par les uns, notamment à cause de ses actes de répression contre les premiers résistants de la Préfecture de Police, appartenant au groupe du « Coq Gaulois », livrés par lui aux Allemands en janvier 1941, et contre le Parti communiste. Il est qualifié de résistant « républicain » par les autres, son rôle pendant les premiers mois de l'Occupation faisant encore l'objet de controverses[2]. Selon Henri Amouroux[3], il a involontairement sauvé la réputation du parti communiste et son futur revirement de juin 1941, en arrêtant ses dirigeants qui tentaient de reprendre leurs activités décrétées illégales en 1939 à cause du pacte germano-soviétique (les communistes, alliés aux Allemands à l'est, voulaient profiter de l'occupation allemande pour sortir de la clandestinité et faire reparaître l'Humanité, notamment).

Devenu par la suite historien de la Restauration, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1960.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Politique d'abord : Souvenirs et anticipations (1943)
  • Paris, juin 40. Journal du préfet de police à Paris du 10 juin 1940 au 20 janvier 1941 (1946)
  • Un conseiller secret de Louis XVIII : Royer-Collard (1956)
  • Autour de trois rois, 1814-1848 (1957)
  • Madame Royale, la fille de Marie-Antoinette (1958)
  • Decazes, ministre du roi (1960)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Amouroux, Paris sous l'Occupation
  2. André Mahé, « La Police parisienne sous l'occupation allemande » in Le Veilleur, no 83 et 84 de juillet et septembre 1995 : texte en ligne. Voir aussi : Annie Lacroix-Riz, « Le PCF entre assaut et mea culpa : juin 1940 et la résistance communiste » : texte en ligne
  3. Paris sous l'Occupation

Lien externe[modifier | modifier le code]