Christine de France

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Christine de France
Christine, duchesse de Savoie.
Christine, duchesse de Savoie.
Titre
Régente du Duché de Savoie
7 octobre 163720 juin 1647
(&&&&&&&&&&&035439 ans, 8 mois et 13 jours)
Monarque Charles-Emmanuel II
Duchesse de Savoie
26 juillet 163027 décembre 1663
Monarque Victor-Amédée Ier
Prédécesseur Catherine-Michelle d'Espagne
Successeur Françoise Madeleine d'Orléans
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Chrestienne Marie de France Madame Royale
Date de naissance 10 février 1606
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès 27 décembre 1663 (à 57 ans)
Lieu de décès Turin (Savoie)
Père Henri IV de France
Mère Marie de Médicis
Conjoint Victor-Amédée Ier de Savoie
Enfants Louis Amédée de Savoie
Louise-Christine de Savoie
François-Hyacinthe de Savoie
Charles-Emmanuel II
Marguerite-Yolande de Savoie
Henriette Adélaïde de Savoie
Catherine Béatrice de Savoie

Signature

Chrestienne de France, parfois également prénommée Christine, née à Paris le 10 février 1606, morte à Turin le 27 décembre 1663, était fille d'Henri IV, roi de France[1] et de Marie de Médicis, régente du royaume de 1610 à 1614.

Elle avait pour frères et sœurs :

  • Louis XIII, roi de France (1601-1643)
  • Elisabeth, reine d'Espagne (1602-1644)
  • Nicolas, duc d'Orléans (1607-1611)
  • Gaston, duc d'Anjou puis duc d'Orléans (1608-1660)
  • Henriette, reine d'Angleterre (1609-1669)

sans compter les nombreux bâtards de son père, Henri IV.

D'ailleurs, elle ne connut guère son père qui mourut assassiné alors qu'elle n'avait que 4 ans. Sa mère fut alors nommée régente avant d'être disgraciée en 1617.

Elle épousa le 10 février 1619 Victor-Amédée Ier (1587 † 1637), duc de Savoie et prince de Piémont, et eut :

  1. Louis Amédée (1622 † 1628)
  2. Louise-Christine de Savoie (1629 † 1692) épouse en 1642 Maurice de Savoie (1593 † 1657)
  3. François-Hyacinthe de Savoie (1632 † 1638), duc de Savoie et prince de Piémont
  4. Charles-Emmanuel II de Savoie (1634 † 1675), duc de Savoie et prince de Piémont épouse en 1663 Madeleine d'Orléans (1648-1664) puis en 1665 Marie-Jeanne de Savoie-Nemours (1644-1724)
  5. Marguerite-Yolande de Savoie (1635 † 1663) épouse en 1660 Ranuce II, duc de Parme (1630 † 1694)
  6. Henriette Adélaïde de Savoie (1636 † 1676) épouse en 1652 Ferdinand-Marie, duc-électeur de Bavière (1636 † 1679)
  7. Catherine Béatrice de Savoie (1636 † 1637)

À la mort de son mari, elle fut régente au nom de son fils François-Hyacinthe, puis de Charles-Emmanuel II. Cette régence lui fut disputée par ses beaux-frères Thomas et Maurice de Savoie, soutenus par l'Espagne, mais elle put la conserver avec l'appui de la France. Elle se réconcilie avec ses beaux-frères en 1642, réconciliation scellée par le mariage de sa fille Louise avec son beau-frère Maurice, qui renonce à la pourpre pour épouser sa propre nièce, alors âgée de 13 ans.

Anecdote [modifier]

Peu de temps après sa naissance, la rue Christine dans le 6e arrondissement de Paris est ouverte et baptisée en son nom en 1607[2].

Notes et références [modifier]

  1. Le biographe Michaud termine ainsi l'article consacré à Christine de France, duchesse de Savoie : « Digne fille de Henri IV, elle fut une des princesses les plus accomplies de son siècle. » Disons-le d'abord, ce n'était guère le moyen d'être une personne accomplie que de ressembler à Henri IV, grand roi, il est vrai, mais paillard effronté, ladre et quelque peu larron. Puis, pour savoir à quoi s'en tenir sur les vertus publiques de cette femme qui, digne fille de son père, eut de nombreux amants, et que ses sujets révoltés chassèrent honteusement en 1639, à l'instigation de ses beaux-frères qui aspiraient au trône ducal, soutenus par l'Espagne alors en guerre contre la France et la Savoie il suffit de parcourir les mémoires contemporains et les historiens français et italiens. Voici comment osa en parler Richelieu (qui n'aimait pas la duchesse), en s'adressant au frère même de cette princesse, à Louis XIII : « La mauvaise conduite de Madame, votre sœur, dit-il dans sa Succincte narration, lui ayant fait perdre en peu de temps l'estime et la réputation, qui lui devaient estre plus chères que sa propre vie, du mépris, ses sujets passèrent à la haine, et de la haine à la révolte » (Collection Michaud-Poujoulat, deuxième série, tome IX, p.348). in
  2. Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments de Félix et Louis Lazare, éditions Maisonneuve & Larose, 1855, p.140

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