Saint-Laurent-Médoc

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Saint-Laurent-Médoc
Image illustrative de l'article Saint-Laurent-Médoc
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement de Lesparre-Médoc
Canton Canton de Saint-Laurent-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes du Centre Médoc
Maire
Mandat
Jean-Marie Féron
2014-2020
Code postal 33112
Code commune 33424
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais, Saint-Laurentaises
Population
municipale
4 278 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 09′ 04″ N 0° 49′ 15″ O / 45.1511111111, -0.820833333333 ()45° 09′ 04″ Nord 0° 49′ 15″ Ouest / 45.1511111111, -0.820833333333 ()  
Altitude Min. 4 m – Max. 41 m
Superficie 136,55 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-laurent-medoc.fr
Saint-Laurent-Médoc en Gironde
La place

Saint-Laurent-Médoc est une commune du sud-ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Géographie de la Gironde et Médoc.

Saint-Laurent-Médoc est une commune située dans le Médoc, à mi-chemin entre Bordeaux et la Pointe de Grave, parmi les célèbres crus médocains. Elle fait partie des communes contournées par la route départementale 1215 (ex-RN 215, ex D.1).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Laurent-Médoc
Saint Germain d'Esteuil Cissac-Médoc Saint-Sauveur,
Pauillac
Hourtin Saint-Laurent-Médoc Saint-Julien-Beychevelle
Carcans Listrac-Médoc Cussac-Fort-Médoc

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau s'articule principalement autour de deux ensembles de petits cours d'eau.

  • Les ruisseaux de Villeneuve, Magnon, Canterane-Peybaron drainent la partie nord, nord-ouest de la commune. Leur réunion à l'ouest du bourg forme la Jalle de l'Horte, puis la Jalle du nord, qui s'écoule jusqu'à la Gironde. Elle est rejointe dans le bourg par le ruisseau de la Devise. Ces ruisseaux sont alimentés par un réseau de fossés, généralement à sec en été, dans une zone où le mauvais écoulement des eaux se traduit par l'appellation de "Landes".
  • Les ruisseaux de la Berle-Bernos, Gargouilh, Labory, Courbiac et Creychac, drainent la partie sud-ouest de la commune. Leurs jonctions échelonnées, vers le nord, forment la Jalle du sud et le chenal du centre. Les ruisseaux sont eux aussi alimentés par de très nombreux fossés non pérennes car les débits sont faibles, voire nuls en été.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

De l'ouest vers l'est :

  • Une plaine sablo-argileuse constituée par les apports de la nappe alluviale (graves, argiles bariolés, sables argileux, sables des Landes).
  • Une formation calcaire d'âge oligocène : le calcaire à astéries.
  • Une zone de graves issue de l'un des anciens cours de la Garonne : buttes sur lesquelles s'est développée la viticulture. Entre les buttes, le fleuve a déposé des limons argileux ou tourbeux formant actuellement les marais.

Altitude faible (de 3 à 43 mètres).

  • Point le plus haut : 43 mètres (limite de commune avec Listrac, VC 56).
  • Point le plus bas : 3 mètres (zone de marais entre Le Vivey et le château de La Tour Carnet).

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune a une superficie de 13 655 hectares.

  • 7 800 ha de forêts, dont 1 800 ha de forêt communale et 688 ha de forêt domaniale.
  • 2 200 ha de cultures céréalières, essentiellement de maïs.
  • 500 ha de vignes.

Environnement[modifier | modifier le code]

Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F.)

  • Les landes de Picard à l'ouest
  • Les marais du haut Médoc à l'est
  • La zone humide de Larousse, à erica méditerranea. Dernier site recensé en France où l'on peut encore trouver la bruyère méditerranéenne (erica méditerranea erica erigena).

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est au bord d'une voie romaine construite sous Jules César, 56 ans avant J.-C. que se construisent les premières habitations. Laurentus, martyr sous l'empereur romain Valérien, va donner son nom à ce village, aujourd'hui dénommé Saint Laurent Médoc.

En France, les envahisseurs divers se succèdent, refoulés par Clovis au Ve siècle, repoussés vers l'Espagne par Charles Martel au VIIIe. Bien avant la prise de Jérusalem, l'ordre de Saint-Jean, célèbre pour sa participation aux diverses croisades, construit à Benon, un hôpital et sa chapelle (actuelle sacristie de l'église de Benon) où l'on découvre encore l'empreinte des Templiers et des Chevaliers de l'Ordre de Malte. À la même époque, des moines trinitaires occupaient le centre de Saint Laurent Médoc (actuelle Place du 8 mai et vestige de la porte des Trinitaires)

Au XIIe siècle, l'Aquitaine devient Anglaise. Les églises de Saint Laurent Médoc et de Benon gardent gravées dans leurs pierres, les signes de cette présence qui durera 300 ans.

En 1653, Bordeaux fut investi par les troupes royales. Le Prince de Condé et ses hommes, menacés par la famine au cours du siège de Bordeaux, pillent le 8 juin toute la contrée et notamment Saint Laurent. Ses habitants réussissent à survivre grâce à la solidarité de leurs voisins Lesparrains et peut être aussi grâce à son grand vin, déjà fort apprécié.

En 1800, Benon fut rattaché à Saint-Laurent, et en 1986 Saint-Laurent-et-Benon devient Saint-Laurent-du-Médoc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-Médoc est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général PS Christophe Birot . La commune est rattachée à la 5e circonscription de la Gironde représentée par la députée Pascale Got (PS).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Jean-Marie Feron SE-UMP-CPNT-DVD  
2001 2008 Henri Laurent PS conseiller général
1989 2001 Michel Faure RPR conseiller général
1986 1989 Lucien Mioche    
1965 1986 Aymar Achille-Fould UDF député de 1962 à 1973 et en 1986
1944 1965 Henri Destouesse PRRRS conseiller général
1941 1944 Eugène Couteau    
1932 1941 Henri Destouesse PRRRS  
1902 1932 Pierre-Adrien Mothes    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deuxièmes tours :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

  • élections cantonales de 2004[7] : 63,14 % pour Henri Laurent (PS), 36,86 % pour Henri Sabarot (CPNT), 72,70 % de participation.
  • élections cantonales de 2011 : 65.2 % pour Christophe Birot (PS), 34,8 % pour Jean-Marie Feron (UMP), 53,80 % de participation.

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Élections référendaires :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 278 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 534 2 202 2 656 2 624 2 826 2 748 2 692 2 775 3 003
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 979 3 159 3 235 3 146 3 019 2 937 3 056 3 038 3 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 008 2 966 2 788 2 304 2 333 2 246 2 071 1 970 1 943
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 920 2 034 2 063 2 896 3 338 3 366 3 585 3 626 4 054
2011 - - - - - - - -
4 278 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Population - Habitat

Au recensement de 1999 : 3 476 habitants, dont environ la moitié de la population dans le bourg.

  • 32 hameaux comprennent plus de 3 maisons groupées.
  • 27 lieux-dits avec moins de 3 ou 3 maisons isolées.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Église du Bourg : Monument historique Cet édifice dédié à Saint Laurentus (d'où le nom de la ville) est mentionné pour la première fois dans le vocable en 1099 par l'Archevêque de Bordeaux. Il a une particularité qui attire les curieux. En effet, son abside est romane et son clocher est gothique. Ceci est le résultat des diverses campagnes de constructions au cours des siècles. À l'extérieur, au-dessus de la porte, on peut aussi observer des figurines représentant les sept pêchés capitaux. Sa tour carrée du XIVe (semblable à celle de Sémignan) lui servant de clocher, ainsi que l'autel Saint Jean ont été rénovés récemment.

Notre Dame de Benon : Monument Historique Cette charmante église de style roman est le vestige de la première commanderie hospitalière implantée en Médoc. Sa fondation remonte à l’époque de la deuxième croisade(1147-1149). Située sur le chemin de Compostelle, les Hospitaliers y édifièrent la commanderie avec un hôpital pour y accueillir les pèlerins. Elle fait l’objet de travaux de rénovation, grâce à l’association les Amis de Notre Dame de Benon.

La fontaine de Bernos

Fontaine de Bernos : Seule sa configuration nous permet d'affirmer que sa datation remonte à l'époque celte. Elle est entourée de deux légendes qui expliquent son succès auprès des visiteurs ainsi que des médocains. En effet, on raconte qu'une fée viendrait s'y désaltérer, en souvenir de son existence terrestre. L'autre version raconte qu'une princesse s' y serait noyée et que ses cheveux roux coloreraient encore aujourd'hui son eau.

Four à chaux de Villeneuve : Jusqu'au début du XXe siècle, il fabriquait du mortier pour la construction, de la chaux pour les vignes et les ostréiculteurs. Il est aujourd'hui la propriété de la commune qui souhaite préserver par cette action son patrimoine en le restaurant.

Château de Sémignan : Cette maison forte a été édifiée au début du XIVe siècle par les Seigneurs Albret de Vertheuil. Son architecture est toute aussi passionnante qu'intrigante, du fait que nous manquons d'éléments sur le début de son histoire. Elle se compose entre autres d'une tour carrée, de douves, d'un pont… Une association œuvre à sa rénovation lors de chantiers d'été et tente de percer son mystère : La Croisade Sémignanaise.

Châteaux viticoles[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Laurent-Médoc se situe en majeure partie sur l'aire de production de l'appellation haut-médoc. L'activité viti-vinicole représente une grande richesse tant sur le plan économique que sur le plan culturel. Ce savoir-faire se transmet de génération en génération de vignerons.

La commune de Saint-Laurent-Médoc compte 500 hectares de vigne, 42 étiquettes commercialisées et 21 exploitations.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Mourisset, originaire de la commune, gendarme, résistant, en poste à la gendarmerie de Quimperlé à partir de 1936. Il est arrêté à Bubry le 27 juin 1944 par des feldgendarmes, en compagnie de Mathieu Donnart, du lieutenant de gendarmerie Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, et de deux opérateurs radios. Ils sont détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Pierre Mourisset est fusillé le 18 juillet 1944 à Bieuzy ; Mathieu Donnart et Jean Jamet sont fusillés le 29 juillet 1944 à Pluméliau.
  • Aymar Achille-Fould (1925-1986), ministre français et maire de Saint-Laurent de 1965 à 1986.
  • Alphonse Massé (1883-1953), joueur de rugby décédé à Saint-Laurent-Médoc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  2. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  3. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  4. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  5. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  6. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  7. Résultats élection cantonale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 17/03/2008.
  8. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site des Echos. Consulté le 19/04/2009.
  9. Résultats du référendum 2005 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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