Saint-Laurent-Médoc
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| Saint-Laurent-Médoc | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Aquitaine | |
| Département | Gironde | |
| Arrondissement | Arrondissement de Lesparre-Médoc | |
| Canton | Canton de Saint-Laurent-Médoc | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Centre Médoc | |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Feron 2008-2014 |
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| Code postal | 33112 | |
| Code commune | 33424 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Laurentais, Saint-Laurentaises | |
| Population municipale |
4 221 hab. (2010) | |
| Densité | 31 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 4 m — Max. 41 m | |
| Superficie | 136,55 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Laurent-Médoc est une commune du sud-ouest de la France, dans le département de la Gironde (région Aquitaine).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Saint-Laurent-Médoc est une commune située dans le Médoc, à mi-chemin entre Bordeaux et la Pointe de Grave, parmi les célèbres crus médocains. Elle fait partie des communes contournées par la route départementale 1215 (ex-RN 215, ex D.1).
Communes limitrophes [modifier]
Hydrographie [modifier]
Le réseau s'articule principalement autour de deux ensembles de petits cours d'eau.
- Les ruisseaux de Villeneuve, Magnon, Canterane-Peybaron drainent la partie nord, nord-ouest de la commune. Leur réunion à l'ouest du bourg forme la Jalle de l'Horte, puis la Jalle du nord, qui s'écoule jusqu'à la Gironde. Elle est rejointe dans le bourg par le ruisseau de la Devise. Ces ruisseaux sont alimentés par un réseau de fossés, généralement à sec en été, dans une zone où le mauvais écoulement des eaux se traduit par l'appellation de "Landes".
- Les ruisseaux de la Berle-Bernos, Gargouilh, Labory, Courbiac et Creychac, drainent la partie sud-ouest de la commune. Leurs jonctions échelonnées, vers le nord, forment la Jalle du sud et le chenal du centre. Les ruisseaux sont eux aussi alimentés par de très nombreux fossés non pérennes car les débits sont faibles, voire nuls en été.
Géologie et relief [modifier]
De l'ouest vers l'est :
- Une plaine sablo-argileuse constituée par les apports de la nappe alluviale (graves, argiles bariolés, sables argileux, sables des Landes).
- Une formation calcaire d'âge oligocène : le calcaire à astéries.
- Une zone de graves issue de l'un des anciens cours de la Garonne : buttes sur lesquelles s'est développée la viticulture. Entre les buttes, le fleuve a déposé des limons argileux ou tourbeux formant actuellement les marais.
Altitude faible (de 3 à 43 mètres).
- Point le plus haut : 43 mètres (limite de commune avec Listrac, VC 56).
- Point le plus bas : 3 mètres (zone de marais entre Le Vivey et le château de La Tour Carnet).
Végétation [modifier]
La commune a une superficie de 13 655 hectares.
- 7 800 ha de forêts, dont 1 800 ha de forêt communale et 688 ha de forêt domaniale.
- 2 200 ha de cultures céréalières, essentiellement de maïs.
- 500 ha de vignes.
Environnement [modifier]
Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (Z.N.I.E.F.F.)
- Les landes de Picard à l'ouest
- Les marais du haut Médoc à l'est
- La zone humide de Larousse, à erica méditerranea. Dernier site recensé en France où l'on peut encore trouver la bruyère méditerranéenne (erica méditerranea erica erigena).
Histoire [modifier]
C'est au bord d'une voie romaine construite sous Jules César, 56 ans avant J.-C. que se construisent les premières habitations. Laurentus, martyr sous l'empereur romain Valérien, va donner son nom à ce village, aujourd'hui dénommé Saint Laurent Médoc.
En France, les envahisseurs divers se succèdent, refoulés par Clovis au Ve siècle, repoussés vers l'Espagne par Charles Martel au VIIIe. Bien avant la prise de Jérusalem, l'ordre de Saint-Jean, célèbre pour sa participation aux diverses croisades, construit à Benon, un hôpital et sa chapelle (actuelle sacristie de l'église de Benon) où l'on découvre encore l'empreinte des Templiers et des Chevaliers de l'Ordre de Malte. À la même époque, des moines trinitaires occupaient le centre de Saint Laurent Médoc (actuelle Place du 8 mai et vestige de la porte des Trinitaires)
Au XIIe siècle, l'Aquitaine devient Anglaise. Les églises de Saint Laurent Médoc et de Benon gardent gravées dans leurs pierres, les signes de cette présence qui durera 300 ans.
En 1653, Bordeaux fut investi par les troupes royales. Le Prince de Condé et ses hommes, menacés par la famine au cours du siège de Bordeaux, pillent le 8 juin toute la contrée et notamment Saint Laurent. Ses habitants réussissent à survivre grâce à la solidarité de leurs voisins Lesparrains et peut être aussi grâce à son grand vin, déjà fort apprécié.
En 1800, Benon fut rattaché à Saint-Laurent, et en 1986 Saint-Laurent-et-Benon devient Saint-Laurent-du-Médoc.
Administration et politique [modifier]
Saint-Laurent-Médoc est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général PS Henri Laurent, ancien maire. La commune est rattachée à la 5e circonscription de la Gironde représentée par la députée Pascale Got (PS).
Maires [modifier]
Tendances et résultats politiques [modifier]
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
- élection présidentielle de 2007[1] : 49,06 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 50,94 % pour Ségolène Royal (PS), 85,90 % de participation.
- élection présidentielle de 2002[2] : 74,41 % pour Jacques Chirac (RPR), 24,59 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 84,24 % de participation.
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :
- élections législatives de 2007[3] : 50,54 % pour Pascale Got (PS), 49,46 % pour Jean-François Régère (UMP), 60,77 % de participation.
- élections législatives de 2002[4] : 51,07 % pour Jean-François Régère (UMP), 48,93 % pour Pierre Brana (PS), 63,99 % de participation.
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
- élections européennes de 2004[5] : 26,59 % pour Kader Arif (PS), 13,76 % pour Alain Lamassoure (UMP), 42,89 % de participation.
Élections régionales, résultats des deuxièmes tours :
- élections régionales de 2004[6] : 52,61 % pour Alain Rousset (PS), 29,08 % pour Xavier Darcos (UMP), 18,32 % pour Jacques Colombier (FN), 71,97 % de participation.
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :
- élections cantonales de 2004[7] : 63,14 % pour Henri Laurent (PS), 36,86 % pour Henri Sabarot (CPNT), 72,70 % de participation.
- élections cantonales de 2011 : 65.2 % pour Christophe Birot (PS), 34,8 % pour Jean-Marie Feron (UMP), 53,80 % de participation.
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :
- élections municipales de 2008[8] : 41,38 % pour Jean-Marie Feron (DVD), 39,74 % pour Henri Laurent (DVG), 18,88 % pour Daniel Marchandin (DVD), 72,34 % de participation.
Élections référendaires :
- référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe[9] : 67,40 % pour le Non, 32,60 % pour le Oui, 74,19 % de participation.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 221 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
- Population - Habitat
Au recensement de 1999 : 3 476 habitants, dont environ la moitié de la population dans le bourg.
- 32 hameaux comprennent plus de 3 maisons groupées.
- 27 lieux-dits avec moins de 3 ou 3 maisons isolées.
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine [modifier]
Église du Bourg : Monument historique Cet édifice dédié à Saint Laurentus (d'où le nom de la ville) est mentionné pour la première fois dans le vocable en 1099 par l'Archevêque de Bordeaux. Il a une particularité qui attire les curieux. En effet, son abside est romane et son clocher est gothique. Ceci est le résultat des diverses campagnes de constructions au cours des siècles. À l'extérieur, au-dessus de la porte, on peut aussi observer des figurines représentant les sept pêchés capitaux. Sa tour carrée du XIVe (semblable à celle de Sémignan) lui servant de clocher, ainsi que l'autel Saint Jean ont été rénovés récemment.
Notre Dame de Benon : Monument Historique Cette charmante église de style roman est le vestige de la première commanderie hospitalière implantée en Médoc. Sa fondation remonte à l’époque de la deuxième croisade(1147-1149). Située sur le chemin de Compostelle, les Hospitaliers y édifièrent la commanderie avec un hôpital pour y accueillir les pèlerins. Elle fait l’objet de travaux de rénovation, grâce à l’association les Amis de Notre Dame de Benon.
Fontaine de Bernos : Seule sa configuration nous permet d'affirmer que sa datation remonte à l'époque celte. Elle est entourée de deux légendes qui expliquent son succès auprès des visiteurs ainsi que des médocains. En effet, on raconte qu'une fée viendrait s'y désaltérer, en souvenir de son existence terrestre. L'autre version raconte qu'une princesse s' y serait noyée et que ses cheveux roux coloreraient encore aujourd'hui son eau.
Four à chaux de Villeneuve : Jusqu'au début du XXe siècle, il fabriquait du mortier pour la construction, de la chaux pour les vignes et les ostréiculteurs. Il est aujourd'hui la propriété de la commune qui souhaite préserver par cette action son patrimoine en le restaurant.
Château de Sémignan : Cette maison forte a été édifiée au début du XIVe siècle par les Seigneurs Albret de Vertheuil. Son architecture est toute aussi passionnante qu'intrigante, du fait que nous manquons d'éléments sur le début de son histoire. Elle se compose entre autres d'une tour carrée, de douves, d'un pont… Une association œuvre à sa rénovation lors de chantiers d'été et tente de percer son mystère : La Croisade Sémignanaise.
Châteaux viticoles [modifier]
Le territoire de Saint-Laurent-Médoc se situe en majeure partie sur l'aire de production de l'appellation haut-médoc. L'activité viti-vinicole représente une grande richesse tant sur le plan économique que sur le plan culturel. Ce savoir-faire se transmet de génération en génération de vignerons.
La commune de Saint-Laurent-Médoc compte 500 hectares de vigne, 42 étiquettes commercialisées et 21 exploitations.
Balac : Route de Lesparre 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois AOC haut-médoc. Réalisation des frères GABRIEL, Classé aux monuments historiques.
Barateau : Route de Saint Julien 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois AOC haut-médoc
Belgrave : 33112 Saint-Laurent-Médoc Grand cru classé en 1855 AOC haut-médoc
Bouscat (Le) : 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru artisan AOC haut-médoc
Cach (De) : Cach 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC haut-médoc
Camensac : Route de Saint-Julien 33112 St Laurent Médoc Grand cru classé en 1855 AOC haut-médoc
Caronne Sainte Gemme : 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois supérieur AOC haut-médoc
Corconnac : 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC haut-médoc
Devise d'Ardilley : 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois AOC haut-médoc
Domaine de Cartujac : Cartujac 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru paysan AOC haut-médoc
Fava (Le) : 24 route du Moulin Villeneuve 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC haut-médoc
Galan (Du) : 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru artisan AOC haut-médoc
Lamongeau : Lamongeau 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru artisan AOC haut-médoc
Larose Perganson : 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois AOC haut-médoc
Larose Trintaudon : Route de Pauillac 33112 Saint-Laurent-Médoc Cru bourgeois supérieur AOC haut-médoc
Mascard : 1 A Mascard 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC haut-médoc
Peyrat Fourthon : 1 allée Fourthon 33112 Saint-Laurent-Médoc
Tour Carnet (La) : 33112 Saint-Laurent-Médoc Grand Cru Classé en 1855 AOC haut-médoc
Tour Marcillanet : Marcillanet 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC haut-médoc
Tour Sieujan : 11 route de Pauillac 33112 Saint-Laurent-Médoc AOC pauillac (AOC)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Pierre Mourisset, originaire de la commune, gendarme, résistant, en poste à la gendarmerie de Quimperlé à partir de 1936. Il est arrêté à Bubry le 27 juin 1944 par des feldgendarmes, en compagnie de Mathieu Donnart, du lieutenant de gendarmerie Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, et de deux opérateurs radios. Ils sont détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Pierre Mourisset est fusillé le 18 juillet 1944 à Bieuzy ; Mathieu Donnart et Jean Jamet sont fusillés le 29 juillet 1944 à Pluméliau.
- Aymar Achille-Fould (1925-1986), ministre français et maire de Saint-Laurent de 1965 à 1986.
- Alphonse Massé (1883-1953), joueur de rugby décédé à Saint-Laurent-Médoc.
Notes et références [modifier]
- Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur
- Résultats élection cantonale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 17/03/2008.
- Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site des Echos. Consulté le 19/04/2009.
- Résultats du référendum 2005 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
