Sainte-Hélène (Gironde)

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Sainte-Hélène
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Lesparre-Médoc[1]
Canton Castelnau-de-Médoc
Intercommunalité Communauté de communes Médullienne
Maire
Mandat
Allain Camedescasse
2014-2020
Code postal 33480
Code commune 33417
Démographie
Gentilé Sainte-Hélènois
Population
municipale
2 646 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 59″ N 0° 52′ 59″ O / 44.9663888889, -0.883055555556 ()44° 57′ 59″ Nord 0° 52′ 59″ Ouest / 44.9663888889, -0.883055555556 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 47 m
Superficie 127,87 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-sainte-helene.fr

Sainte-Hélène est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine.

Les habitants en sont les Sainte-Hélènois[2]

Géographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Géographie de la Gironde et Médoc.

Saint-Hélène est une ville située au cœur du Médoc et plus précisément de la Lande médoquine.

C'est une vaste commune centrée sur le bourg que la route départementale D6 contourne désormais par le nord. Par cette route, Bordeaux est à 30 km à l'est-sud-est et Lacanau à 16 km à l'ouest.

De nombreux hameaux et lotissements, disséminés parmi les pins et les crastes, complètent la partie bâtie.

Lors de la construction de la voie de dégagement, ou « rocade » comme disent les habitants, fut creusée une carrière, qui devint avec le temps, un étang, nommé : Étang de la Levade, pour lequel une association de pêche fut créée en 1990, qui, entre autres, est chargée de l'alevinage de l'étang.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le Grand Ludée, Petit Ludée, Constantenins, Cordes, Villeneuve, le Devès, Sadouillan, Gémeillan, la Providence, Bédillon, les Tronquats, Planquepeyre.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communications[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par plusieurs routes départementales[3] :

  • la D6 dans le sens Bordeaux/Lacanau ;
  • la D5 dans le sens Le Porge/Castelnau-de-Médoc ;
  • la D104 vers Carcans.

Vous trouverez également une piste cyclable agréable reliant Bordeaux à Lacanau, traversant les villes d'Eysines, Le Haillan, Saint Médard-en-Jalles, Salaunes, Sainte Hélène et Saumos. Une fois arrivé à Lacanau, le réseau cyclable se connecte à tout le réseau de la Côte d'Argent.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Une ligne de bus dessert la commune : ligne 702 Bordeaux/Lacanau[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Hélène
Brach Listrac-Médoc Moulis-en-Médoc
Lacanau Sainte-Hélène Castelnau-de-Médoc
Saumos Le Temple Salaunes

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte-Hélène a connu 1 993 heures d'ensoleillement en 2013, contre une moyenne nationale des villes de 1 819 heures de soleil. Sainte-Hélène a bénéficié de l'équivalent de 83 jours de soleil en 2013. La commune se situe à la position no 3349 du classement des villes les plus ensoleillées[5].

La commune de Sainte-Hélène a reçu 1 050 millimètres de pluie en 2013, contre une moyenne nationale des villes de 895 millimètres de précipitations. Sainte-Hélène se situe à la position no 7491 du classement des villes les plus pluvieuses.

Thèmes Hiver Printemps Été Automne
Soleil
Heures ensoleillement 349 h 518 h 785 h 341 h
Moyenne nationale 276 h 522 h 758 h 290 h
Équivalent jours de soleil 15 j 22 j 33 j 14 j
Moyenne nationale 11 j 22 j 32 j 12 j
Pluie
Hauteur de pluie 286 mm 277 mm 215 mm 273 mm
Moyenne nationale 222 mm 246 mm 154 mm 273 mm
Vent
Vitesse de vent maximale 90 km/h 79 km/h 83 km/h 76 km/h
Moyenne nationale 166 km/h 166 km/h 137 km/h 158 km/h

Estimations d'après les données de Météo-France

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune se nommait jadis Saint-Hélène la Lande pour la distinguer de divers lieux-dits voisins.[réf. nécessaire] Cette commune a plus de 500 ans. Elle commença à se développer en son bourg grâce à une ligne de chemin de fer qui fut construite au XIXe siècle allant de Bordeaux à Lacanau. Celle-ci fut remplacée au tracé près, par une piste cyclable dans les années 1980. Nous pouvons noter la présence d'un édifice religieux antérieur à celui que l'on peut voir de nos jours : un édifice roman, dont on peut admirer un reste de chapiteau dans l'actuelle église. Ce lieu est donc habité depuis plus de 500 années. En effet, il y a bien un village depuis l'époque d'évangélisation de la région Médoc.

Cette ville est notamment connue pour sa grande foire, nommée Foire de Sainte-Croix[6], qui a lieu, depuis 1770, tous les ans au mois de septembre. Depuis les années 1980, cette foire est dédiée à l'ail et à l'oignon.

Elle avait lieu le jour de la fête de la Sainte-Croix, le 14 septembre, et durait trois jours. Elle fut créée vers 1770, et on peut considérer qu'elle a eu 230 ans en l'an 2000.

On y vendait des bœufs, des chevaux, des vêtements, ainsi que des denrées pour l'hiver. C'était la dernière foire avant l'hiver. Les chevaux et les bœufs étaient le moyen de locomotion pour labourer. Mais Modèle:À préciser, et c'était l'affaire de spécialistes. On venait donc à la foire avec des charrettes couvertes, afin de s'y abriter les trois jours, en tirant derrière la charrette les animaux non dressés pour labourer. On échangea et on acheta jusqu'au jour où les bœufs ont cessé d'être utilisés, à cause des chevaux... vapeur.

Après la Seconde Guerre mondiale, les vaches envahirent le foirail, et, certaines années, plus de deux cents vaches occupaient le terrain. Avec les cris des maquignons, le spectacle était extraordinaire. On y vendait aussi des petits cochons que l'on engraissait l'hiver et que l'on tuait en février, ce qui donnait lieu à de sympathiques réjouissances.

Les manèges et les marchands de sucreries venaient donner l'ambiance de la fête avec les chevaux de bois. Depuis sa création, la foire était prétexte à la rencontre. On y retrouvait les cousins du village voisin, et les familles recevaient. Il y avait table ouverte, pas besoin d'invitation, on savait que les cousins viendraient manger à la maison. D'ailleurs on faisait pareil chez eux. Pendant trois jours, le village était une véritable ruche. Le clergé voisin venait ce jour-là dire une messe solennelle, et l'église était remplie pour la messe des vêpres. Vers les années 1960, la foire se faisait toujours le 14 septembre, donc souvent en semaine. Les conditions de vie avaient changé, et beaucoup travaillaient. La foire se vidait donc petit à petit.

L'idée s'imposa de changer cette date. Cette décision concernait toute la population. A cette époque, un syndicat d'initiative avait été créé pour relancer les foires du Médoc. Celle de Sainte-Hélène était précédée par celle Saint-Estèphe, elle même précédée par celle Bernos, village de Saint-Laurent-de-Médoc, elles aussi héritières d'un passé très lointain. Des jeux inter-foires, calqués sur Intervilles donnèrent lieu à des empoignades féroces mais amicales. Dans chaque village et chaque année, un vainqueur triomphait. Là aussi, les candidats aux jeux travaillaient en semaine. Pour prendre la décision de changer la date, une seule possibilité, le référendum. On donna à chaque habitant un questionnaire. La réponse fut oui pour le changement à 98%. C'est ainsi qu'une date fut fixée. Désormais la foire aurait lieu les troisièmes samedi et dimanche de septembre. Donc, en 1969, la foire eut lieu les samedi 20 et dimanche 21 septembre sous le mandat de Louis Fourthon.

Depuis longtemps, on trouve sur cette foire, des marchands de toutes sortes : chaussures, vêtements, linge de maison, coutellerie, produits du terroir, dégustation de pineau, voitures, manèges, restaurants, buvettes, etc. Depuis septembre 2000, une orientation a vu le jour, horticulteurs et rosiéristes participent hautement en couleur à cette manifestation. Depuis une quinzaine d'années les vaches ont disparu, laissant petit à petit la vedette à l'ail et à l'oignon. A chaque « mode » il faut trouver un nom, et cette foire, d'abord aux bœufs et aux chevaux, puis aux vaches, devint la foire à l'ail et à l'oignon.

En 1992, une confrérie fût créée pour vanter les mérites de l'ail, et surtout ceux de la frottée à l'ail, et d'ajouter le folklore à la foire qui entre dans le troisième millénaire, ayant été créée a été créée sous le règne de Louis XV.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 mai 2011[7] Yves Lecaudey Centriste puis PS Instituteur, ancien conseiller général (1998-2011),
ancien président de la Cdc Médullienne (2003-2013)
mai 2011 en cours Allain Camedescasse DVG Ancien directeur d'école primaire, instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 646 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
764 870 785 771 825 785 791 820 897
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
944 957 1 011 990 1 003 954 998 1 087 1 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 180 1 168 1 186 1 118 1 040 954 862 876 973
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 042 1 052 1 107 1 436 1 608 1 776 2 334 2 494 2 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Société[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Sur la commune même, on y trouve une école primaire de 383 élèves en 2014 (adresse 16 Route de l'Océan 33480)[10]. Les élèves vont ensuite au collège de Lacanau (transport prévu à cet effet), puis au lycée de Pauillac pour les filières générales[11].

Services municipaux[modifier | modifier le code]

Sainte-Hélène fait partie de l'union Médullienne constituée des villes de Avensan, Castelnau-de-Médoc, Saumos, Brach, Listrac-Médoc, Moulis-en-Médoc, Salaunes, et Le Porge. Celle-ci est chargée du traitement des ordures, des assainissements non collectifs (SPANC), du développement économique, et des gens du voyage. La ville dispose d'une caserne de Sapeurs-Pompiers (C.I.S) située en bordure de la déviation de la ville sur la D6. Cette caserne dispose d'une unité de lutte contre les feux de forêt, d'un fourgon de lutte contre les incendies urbains, d'un VSAV, d'un Camion Dévidoir CD1, et d'un VTU.

Associations[modifier | modifier le code]

Associations diverses[12] :

  • Chasse et pêche
    • La Levade (pêche, chasse),
    • ACCA (chasse, protection de préservation de la faune sauvage)
  • Sports
    • Club Athlétique,
    • CASH (pétanque, badminton, danse, gymnastique, handball, judo, team roller, tennis, tennis de table, Urban Boxe),
    • Raid Évasion : course pédestre, VTT, raid, canoë, etc,
    • Team aventure passion 33, sports nature
  • Loisirs, culture
    • Arpège, école de musique, de chant et de théâtre,
    • Bibliothèque municipale,
    • Office de la Culture, des Sports et des Loisirs,
    • Modélisme électrique club girondin,
    • Peinture sur soie et tous supports,
    • Confrérie de la Frottée à l'ail : faire connaître et apprécier cette croûte de pain parfumée à l'ail,
    • Les Bruyères Fleuries, club loisirs 3e âge.
  • Social
    • Tous Azimuts, entraide,
    • AMAP de l'Esquirot : Manger sainement et encourager les productions locales, développement économique et local,
    • Amicale des pompiers,
    • A.C.P.G. - U.N.C.A.F.N. Souvenir Français,
    • Comité d'entraide

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Hélène[modifier | modifier le code]

Église de Sainte-Hélène

L'édifice est dédié à sainte Hélène dont la vie ressemble à un prodigieux roman. Née très vraisemblablement dans un milieu modeste, elle a accédé au faîte des honneurs, en tant qu'impératrice, mère de l'empereur romain Constantin Ier. Elle a parcouru le vaste monde, de l'Asie Mineure où elle est née, jusqu'en Gaule, à la suite de son époux, un officier romain, puis de l'Occident à l'Orient, et de nouveau de l'Orient à l'Occident, à la suite de son fils, et finalement, s'est rendue, seule, en terre de Palestine.

Elle doit surtout sa célébrité à « l'Invention », c'est-à-dire, au sens étymologique, à la « Découverte de la Vraie Croix » sur laquelle a été crucifié Jésus-Christ. Son pèlerinage seul est un exploit quand on sait qu'elle l'entreprit à l'âge de 80 ans environ.

Le rôle qu'elle a joué avec son fils Constantin Ier pour la reconnaissance officielle de l'Église chrétienne est capital[13].

Cet édifice important est une église paroissiale, reconstruite en 1927 de style néo-gothique. Cette église remplace un bâtiment bien antérieur qui aurait brûlé et qui datait de l'époque romane, du Moyen Âge. On note la présente d’un Christ en croix (Piéta). Le conseil de Fabrique de la commune de Sainte-Hélène (communauté paroissiale), qui faisait construire l’église, acheta cette Piéta. Provenant du « Cantabria », dragueur espagnol échoué sur les plages de l'Alexandre (commune de Lacanau), fuyant la guerre civile de son pays en septembre 1937, en faisant route vers l’Amérique du Sud, avec à son bord, la Piéta. Il y avait un bâtiment de douanes.

Une pierre gallo-romaine y est conservée. Peut-être les restes d’un temple romain bâti ici-même, mais un historien prétend que cette pierre provient de la démolition des remparts de Bordeaux, fabriqués, eux-mêmes, avec des pierres des ruines d’un temple. Bernard Duporge précise qu’aucun des noms qui figurent sur la stèle n’est connu sur Bordeaux (à l’époque bien sûr).

Il y est gravé : « Di manibus et memorix Polychronit defuncti annorum quadraginta Thorybius posuit », ce qui signifie : « Aux Dieux mannes, et à la mémoire de Polychronit, décédé à l’âge de quarante ans, Thorybius a consacré [ce monument] ».

Château Bordier[modifier | modifier le code]

Le chateau Bordier, place du 8 mai 1945

Cette belle demeure toute en brique a été construite entre 1892 et 1900 pour Mme Marie Orence Peyceran Bordier (1860-1951). Toujours habitée, elle possède un grand jardin. Cependant, il n'est pas possible d'en faire la visite[14].

Hôtel Constantin[modifier | modifier le code]

Villa « Quand même et mépris »[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raphaël Camacho, footballeur professionnel
  • Michel Béziade, peintre
  • Lionel Montillaud, musicien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]