Fargo (film)

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Fargo

Réalisation Joel Coen
Ethan Coen (non crédité)
Scénario Joel et Ethan Coen
Acteurs principaux
Sociétés de production PolyGram Filmed Entertainment
Working Title Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Policier
Sortie 1996
Durée 98 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fargo est un film policier américano-britannique réalisé par Joel Coen, sorti en 1996. C'est le sixième film des frères Coen.

Intrigue[modifier | modifier le code]

Pendant l'hiver 1987, Jerry Lundegaard, directeur commercial dans une concession automobile de Minneapolis, est en difficulté financière. Son beau-père, le richissime Wade Gustafson, est le propriétaire de cette concession. Grâce à l'entremise de Shep Proudfoot, un ex-détenu qui est mécanicien dans l'atelier de la concession, Jerry est mis en relation avec le malfrat Gaear Grimsrud et son associé pour l'occasion, Carl Showalter. Dans les premières images du film, sur les routes du Minnesota enneigé, au volant de sa voiture qui tracte une grande remorque avec une autre voiture dessus — une Oldsmobile Cutlass Ciera (en) flambant neuve, sortie de la concession — Jerry se rend à Fargo, dans l'état voisin du Dakota du Nord, pour confirmer l'engagement de ses deux hommes de main, Carl et Gaear. Il va à leur rencontre et la transaction consiste à d'abord livrer la voiture neuve en échange de l'enlèvement de sa femme Jean. Après l'enlèvement et l'extorsion d'une rançon de 80 000 $ auprès de son riche beau-père Wade, le tout naturellement sans faire intervenir la police, l'accord est que Jerry en donne la moitié (40 000 $) aux malfrats et qu'il garde le reste pour lui afin de restaurer l'état de ses finances personnelles. Cependant, le coup monté par Jerry consiste en fait à rester le seul interlocuteur des truands et à faire croire à son beau-père que les truands réclament en réalité 1 000 000 $ contre la libération de Jean : il pourra ainsi garder la différence pour lui, soit 960 000 $, son beau-père et les malfrats n'ayant jamais été en contact direct.

Comme, dans le bureau de sa concession, Jerry passe une partie de son temps à fournir des numéros de série illisibles, probablement dans le but de pouvoir déclarer quelques fausses immatriculations, la société de prêt du constructeur de voitures — GMAC — menace de demander le remboursement des prêts qu'elle a déjà consentis pour les ventes des voitures concernées, prêts in fine normalement destinés à des clients réels de la concession. En effet, elle soupçonne de possibles détournements de fonds, qui pourraient alors avoir été réalisés par Jerry.

Parallèlement, en vue de monter sa propre affaire d'exploitation de parking, Jerry a proposé à Wade l'étude d'un dossier de financement : il souhaite que son beau-père lui prête la mise de fonds initiale — 750 000 $ — afin de pouvoir démarrer son affaire. À son retour de Fargo, au cours du dîner où Wade s'est invité chez sa fille — et son beau-fils — Jerry lui reparle de ce dossier : Wade semble enfin lui prêter attention et lui conseille de montrer le dossier à son directeur financier Stan Grossmann, car il estime que le dossier lui paraît bon.

Avant de quitter sa maison le matin, Jerry est appelé par son beau-père qui le convoque pour 14h30 dans son bureau d'une tour de Minneapolis. Entre-temps, Jerry se rend à son travail à la concession comme d'habitude. Il se met à penser que ses finances personnelles pourront aller mieux et se dit qu'il n'a plus besoin de faire enlever sa femme. Il tente alors d'annuler le rapt, mais ne parvient pas à joindre ses hommes de main déjà en route pour Minneapolis, au volant de leur Ciera neuve.

Dans la matinée, alors que Jean tricote paisiblement devant sa télévision, Carl et Gaear s'introduisent violemment dans sa maison et la kidnappent.

Jerry, qui ne sait pas encore ce qui s'est passé chez lui, va à son rendez-vous chez Wade, comme prévu. Il est humilié par Wade et Stan qui se moquent de lui : comment Jerry a-t-il pu penser que Wade pourrait lui prêter une somme aussi importante sans garantie ? L'affaire les intéresse, mais pour qu'ils l'exploitent eux-mêmes, et Jerry devra alors se contenter d'une commission d'apporteur d'affaires, largement insuffisante pour rembourser ses dettes… « Nous ne sommes pas des banquiers », lui disent-ils d'un air complice. En outre, si Jerry n'est pas intéressé par leur « deal », ils sont prêts à lancer l'affaire pour leur propre compte, « en toute indépendance », donc probablement sans verser à Jerry la moindre commission ! Jerry ressort de l'entretien terriblement déçu et dépité, conscient d'être en passe de se retrouver berné.

Jerry rentre chez lui dans l'après-midi après avoir fait quelques courses et, voyant l'effraction commise dans la maison, comprend que l'enlèvement s'est déjà produit. Il recontacte alors son beau-père pour lui expliquer les choses et lui annoncer la demande de rançon qui s'ensuit. Ils se rencontrent dans un café avec Stan également présent. Jerry parvient à rallier Stan à son opinion : il ne faut pas prévenir la police et se soumettre aux exigences des ravisseurs. Wade est furieux, tente de voir si on ne peut pas ramener la rançon à 500 000 $, mais part et sera probablement convaincu par Stan.

Carl et Gaear ont quitté Minneapolis, ils roulent de nuit sur la route enneigée pour rejoindre leur « planque » de Moose Lake, non loin de Brainerd, également dans le Minnesota. Carl est au volant. Jean se trouve allongée en travers de la banquette arrière, ficelée et totalement invisible, enveloppée dans une couverture. Mais, comme Carl et Gaear n'ont pas pris la précaution de poser des plaques d'immatriculation sur leur voiture neuve, un policier du Minnesota en patrouille les prend en chasse et les interpelle en rase campagne aux abords de Brainerd. Carl montre ses papiers en ouvrant son portefeuille et, au moyen d'un billet de banque qu'il fait légèrement dépasser, tente de soudoyer le policier pour écourter l'interpellation mais le policier est soupçonneux et lui demande de sortir du véhicule. Au même instant, Jean sous sa couverture pousse de petits gémissements qui parviennent à l'oreille du policier, mais Gaear, inquiet du danger alors encouru, extrait aussitôt un pistolet de sa boîte à gants, agrippe la chevelure du policier et l'exécute instantanément d'une balle dans le crâne. Carl déplace péniblement le corps tombé sur la route, mais un couple arrive en face en voiture, ralentit, se rend compte du drame qui vient d'avoir lieu et, effrayé, accélère pour s'enfuir. Gaear se décale pour se mettre précipitamment dans le siège du conducteur, prend le volant, fait un tête-à-queue et les poursuit à distance, l'arme à la main. La voiture du couple fait une embardée et se retourne sur le bas-côté, elle est immobilisée sur le toit. Gaear les rejoint et oriente ses phares vers le véhicule accidenté. L'homme réussit à s'extraire de la voiture et tente de s'échapper en courant dans la neige, Gaear l'abat à distance, il exécute ensuite la passagère restée prisonnière du véhicule.

La police locale de Brainerd, sous la direction de Marge Gunderson enceinte de sept mois, est chargée d'enquêter sur les décès. Le premier indice probant est récupéré dans le véhicule de patrouille du policier du Minnesota : en effet, avant l'interpellation, ce dernier avait pris soin de noter dans son carnet de bord qu'il venait d'arrêter une Ciera de couleur ocre, qui ne portait pas de plaques d'immatriculation. Après avis de recherche, cela permet à Marge de savoir rapidement que, la veille des meurtres, les tueurs avaient fréquenté le motel "Babe, The Blue Ox" dans lequel ils avaient utilisé les services de deux prostituées et passé quelques coups de fil, notamment à un dénommé Shep Proudfoot de Minneapolis. En outre, les deux « filles » interrogées par Marge lui confirment que les deux occupants de la Ciera étaient en route pour — la conurbation de — Minneapolis–Saint Paul. Marge décide alors de se rendre dans la capitale du Minnesota pour poursuivre l'enquête et retrouver Shep.

Carl rappelle Jerry à son bureau pour organiser le versement de leur part de rançon ; aussi, le retour sur la région de Brainerd « s'étant mal passé », il exige le doublement de leur part, soit désormais 80 000 $, invoquant les « cas de force majeure, les catastrophes naturelles, … » ! Carl laisse donc Jean et son geôlier Gaear dans leur baraque forestière des bords de Moose Lake pour repartir à Minneapolis en vue de récupérer l'argent.

Jerry, à son domicile, rencontre à nouveau Wade qui est toujours accompagné de Stan, son directeur financier. Wade a rassemblé le million de dollars de la rançon et rumine toujours l'idée de rencontrer lui-même les ravisseurs. Jerry cherche toujours à l'en dissuader en prétextant l'intransigeance de ces ravisseurs et leur possible violence, mais il n'a plus l’appui de Stan qui écoute désormais son patron. Jerry indique qu'il attend un appel des ravisseurs qui vont lui fixer le lieu de remise de la rançon.

Carl est arrivé à Minneapolis et se rend sur le parking « longue durée » de l’aéroport de Saint-Paul pour y dérober des plaques d’immatriculation.

Marge est aussi arrivée à Minneapolis et a obtenu des renseignements sur Shep ; elle le retrouve dans la concession de Wade. Shep est très mal à l'aise car Marge est près de faire le lien entre les tueurs de Brainerd et lui-même : il risque de retourner en prison car il est en liberté conditionnelle après avoir été condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants. Marge interroge ensuite Jerry, brièvement, lui demandant s'il manque par hasard un véhicule dans sa concession. Elle repart sans résultat concret.

En attendant de rencontrer Jerry, Carl, de son côté, « tue le temps » en fréquentant un grand hôtel où se produit un chanteur — Jose Feliciano — ; il est attablé en compagnie d'une prostituée. Carl finit la soirée avec elle dans un motel où, en pleine nuit, Shep le retrouve et le passe à tabac, furieux de risquer d'être impliqué dans une affaire de multiples meurtres.

Carl, très en colère d'avoir dû subir les coups de Shep, appelle Jerry chez lui pour lui donner le lieu de rendez-vous et exige avec véhémence qu'on respecte ses conditions. Wade, qui attend aussi l'appel dans la maison de Jean et Jerry, écoute la conversation sur un autre combiné et se précipite avec sa mallette pleine de billets pour devancer Jerry au point de rencontre, l'étage supérieur d'un parking au sommet de l'hôtel Radisson. Jerry est dépité de voir son beau-père partir seul. Il le suit à plusieurs minutes d'intervalle.

Dans la voiture, Wade prend la précaution de préparer un revolver. Arrivé à destination, il aperçoit une voiture seule sur le parking enneigé. Carl sort de sa voiture en même temps que Wade et se rend compte que ce n'est pas Jerry qui est au rendez-vous : il s'emporte et vocifère contre Wade. De son côté, Wade, la mallette de billets à la main, hurle et exige de Carl qu'on lui rende sa fille, sinon il ne donnera pas l'argent. Carl, excédé, ne supportant plus une telle arrogance, tire à bout-portant sur Wade qui s'écroule. Mais, à terre, Wade sort son arme et atteint Carl d'une balle dans la mâchoire, alors que ce dernier s’abaisse pour s’emparer de la mallette. Carl, furieux, achève Wade de plusieurs coups de pistolet. Il remonte dans sa Ciera avec la mallette et dévale à toute vitesse les étages du parking ; il croise Jerry qui monte au lieu de rendez-vous et manque de le percuter. Carl, le visage ensanglanté, passe devant la guérite du gardien du parking, tout effaré du spectacle. Il l'abat et enfonce la barrière de sortie. Jerry arrive au sommet du parking et y récupère le corps de son beau-père qu'il hisse dans son coffre de voiture. Il rentre à son domicile et dit à son fils, qui le prévient que Stan a appelé deux fois, qu'il va aller se coucher.

L'agent Olson de Brainerd vient interroger Monsieur Mohra, en train de balayer la neige devant chez lui, qui a souhaité faire une déposition ; ce dernier lui dit que, dans son bar près de Brainerd, il a rencontré un client bizarre qui espérait « des arrangements » pour rencontrer des prostituées. Il affirmait en effet beaucoup s'ennuyer au bord de son lac. La discussion s'était un peu envenimée et le client s'était plus ou moins vanté de faire définitivement taire ses interlocuteurs trop arrogants. Olson demande à M. Mohra s'il a une idée du lac au bord duquel l'individu réside : M. Mohra lui répond que c'est probablement Moose Lake, ceci en fonction de la situation de son bar.

Carl est sur la route de Moose Lake et s'arrête en chemin pour se soigner le visage. Il profite de cette pause pour examiner le contenu de la mallette qu'il a prise à Wade et constate qu'elle contient bien plus que les 80 000 $ exigés. Il décide alors de prélever la somme convenue qu'il doit partager avec Gaear et parcourt quelques dizaines de mètres sur le bas-côté enneigé de la route pour dissimuler la mallette avec le reste des fonds le long d'une immense clôture : au moyen d'une petite pelle de voiture, il creuse un trou de quelques dizaines de centimètres dans l'épaisseur de la neige et y place la mallette qu'il recouvre de cette même neige. Il plante sa petite pelle dont il laisse dépasser le manche coloré pour espérer retrouver son butin ultérieurement.

Marge va quitter Brainerd sans avoir fait aboutir son enquête ; elle s'apprête à prendre la route, fait d'abord une « pause hamburger », mais alors, lui vient une idée. Elle retourne voir Jerry à la concession et lui demande s'il est bien certain qu'il ne lui manque aucune voiture : « en est-il sûr ? », a-t-il fait un inventaire pour cela ? Jerry, maladroitement, oppose une fin de non-recevoir à Marge : elle demande alors à voir « Monsieur Gustavson », Wade, le patron et beau-père de Jerry. Jerry est donc très ennuyé, simule une colère et annonce qu'il va se plier de suite à l'exercice de l'inventaire des voitures. Il s'habille chaudement pour cela et sort de son bureau où Marge reste l'attendre. Quelques minutes après, en jetant un regard par la fenêtre du bureau de Jerry, elle s'aperçoit qu’il est en fait au volant de sa voiture en train de quitter rapidement la concession : il « fuit l'interrogatoire ». Elle alerte alors la police de l'État.

Carl pénètre dans la baraque de Gaear tout en se tenant la mâchoire ensanglantée, comme le sont aussi ses vêtements. Gaear y est en train de déjeuner, les yeux rivés sur sa télévision : il semble profondément absorbé par un feuilleton télévisé « à l'eau de rose ». Carl constate que Jean gît sur le sol à côté de la table de la cuisine et des traces de sang sont visibles sur la paroi de la cuisinière qui sert de chauffage d'appoint : Gaear lui dit qu'elle le dérangeait par ses cris et il a dû lui imposer le silence. Carl lui remet sa part de rançon (40 000 $) et annonce qu'il repart avec la Ciera : Gaear n'est pas d'accord et demande que Carl lui laisse en complément la moitié du prix de la voiture. Carl prétexte de sa blessure, reçue pour être allé chercher la rançon, et rappelle en outre qu'il est « debout depuis trente-six heures », pour justifier qu'il mérite de garder la voiture. Il prend congé de Gaear qui n’a pas donné son approbation à ce marché. Alors que Carl se dirige vers la Ciera, Gaear sort de la baraque en remettant précipitamment sa chapka, court quelques mètres derrière Carl pour le rattraper et lui asséner un grand coup de hache au cou.

Sur le chemin du retour, déjà près de Brainerd, alors qu'elle discute avec son collègue Lou par la radio de service, Marge fait un petit détour par Moose Lake, probablement suite à l’information recueillie auprès de M. Mohra : elle aperçoit alors la Ciera ocre recherchée depuis les premiers meurtres de Brainerd. Elle arrête son véhicule, sort son arme, s'approche avec précaution par l’arrière de la baraque de Gaear et le voit de l’autre côté à l’extérieur, tout occupé à enfoncer dans un broyeur de végétaux ce qu’il reste de Carl, une jambe ; toute la neige environnante est colorée de rouge. Elle met en joue Gaear et l’interpelle, il tente de fuir, mais Marge interrompt sa course d'une balle qui se loge à l’arrière de sa cuisse. En transportant Gaear menotté à l'arrière de sa voiture de police, Marge réfléchit amèrement à ce qui s'est passé en avouant qu'elle n'arrive pas à comprendre tant de violence et de morts pour « quelques liasses de billets ».

Par ailleurs, Jerry est arrêté à son tour un peu plus tard dans un motel aux environs de Bismarck, dans le Dakota du Nord.

Dans la dernière scène, Marge et son mari Norm sont ensemble dans leur lit devant la télévision et discutent d'une des peintures de Norm, un canard colvert, qui a été choisie pour figurer sur un timbre-poste à trois cents. Norm dit qu’il est plutôt déçu qu’on ne l’ait pas prise pour le timbre à vingt-cinq cents, la valeur la plus couramment utilisée. Mais avec tact et astuce, Marge le rassure amoureusement…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Casting[modifier | modifier le code]

Joel Coen et Frances McDormand sont, dans la vie, mari et femme depuis 1984. Elle était déjà apparue dans plusieurs films précédents des frères Coen : Sang pour sang, Arizona Junior, Miller's Crossing et Barton Fink. Les frères Coen retrouvent également Steve Buscemi, présent dans Miller's Crossing, Barton Fink et Le Grand Saut[3].

William H. Macy voulait à tout prix le rôle de Jerry Lundegaard. Mais les frères Coen n'en étaient pas convaincus. L'acteur se rend alors à New York pour les voir et leur dit : « Je suis très, très inquiet, car vous allez gâcher ce film en donnant le rôle à quelqu'un d'autre. C'est mon rôle, et je tuerai vos chiens si vous ne me le donnez pas ! » Séduits par l'humour et la détermination de William H. Macy, ils décident de l'engager[3].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film débuta dans le Minnesota, État natal des frères Coen, le 23 janvier 1995, mais dut se déplacer vers des régions plus froides et enneigées (le Dakota du Nord, puis le Canada) à mesure que le printemps avançait[3].

Bande originale[modifier | modifier le code]

Fargo/Barton Fink:
Music by Carter Burwell

Bande originale par Carter Burwell
Sortie 28 mai 1996
Durée 43:05[4]
Compositeur Carter Burwell
Label TVT
Critique

Bandes originales par les frères Coen

La bande originale est composée par Carter Burwell, qui a travaillé sur tous les films précédents des frères Coen. L'album sorti en 1996 reprend également des morceaux composés pour Barton Fink.

Liste des titres de l'album
  1. "Fargo, North Dakota" – 2:47
  2. "Moose Lake" – 0:41
  3. "A Lot of Woe" – 0:49
  4. "Forced Entry" – 1:23
  5. "The Ozone" – 0:57
  6. "The Trooper's End" – 1:06
  7. "Chewing on it" – 0:51
  8. "Rubbernecking" – 2:04
  9. "Dance of the Sierra" – 1:23
  10. "The Mallard" – 0:58
  11. "Delivery" – 4:46
  12. "Bismarck, North Dakota" – 1:02
  13. "Paul Bunyan" – 0:35
  14. "The Eager Beaver" – 3:10
  15. "Brainerd Minnesota" – 2:40
  16. "Safe Keeping" – 1:41

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Après une sortie limitée dans trente-six salles le 8 mars 1996, le film est sorti aux États-Unis le 5 avril 1996 dans 716 salles et a rapporté 2 536 491 $ pour son premier week-end d'exploitation[2]. Il a rapporté dans le monde entier 60 611 975 $, dont 24 611 975 $ aux États-Unis[2]. En Europe, il a réalisé 637 200 entrées en France, 143 022 entrées en Suisse et 85 000 entrées en Belgique. Il a dépassé les cent mille entrées en Espagne (508 197), au Royaume-Uni (437 403), en Allemagne (283 722) et en Italie (189 291)[5].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film a reçu un accueil critique très positif, recueillant 94 % de critiques favorables, avec un score moyen de 8,4/10 et sur la base de 67 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[6]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 85/100, sur la base de 24 critiques collectées[7].

Il a été classé dans le Top 100 de l'American Film Institute de 1998, avant d'en être retiré en 2007. Il est inscrit au National Film Registry depuis 2006.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par le film. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[8].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Adaptation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fargo (série télévisée).

En mars 2013, la chaîne FX annonce la commande de dix épisodes d'une série télévisée adaptée de Fargo. Créée par Noah Hawley, la série est produite notamment par Joel et Ethan Coen[9] et diffusée depuis le 15 avril 2014.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le générique d'entrée précise que le film est inspiré d'une histoire vraie, alors que le générique de fin indique que c'est finalement une fiction[3].
  • Lorsque Fargo fut nommé à l'Oscar du Meilleur montage, Joel et Ethan Coen durent avouer que le nom de Roderick Jaynes n'était que le nom d'emprunt sous lequel ils se cachaient. Ils avaient ainsi monté certains de leurs précédents films : Sang pour sang (1984) et Barton Fink (1991)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ethan Coen ne sera crédité comme réalisateur qu'à partir de Ladykillers en 2004. Il est cependant coréalisateur de tous les films des frères Coen.
  2. a, b et c (en) « Fargo », sur Box Office Mojo (consulté le 22 octobre 2012).
  3. a, b, c, d, e et f « Secrets de tournage », sur AlloCiné.fr (consulté le 24 novembre 2013)
  4. a et b (en) Carter Burwell - Fargo/Barton Fink - Allmusic.com.
  5. « Fargo », sur base de données Lumière (consulté le 22 octobre 2012).
  6. (en) « Fargo », sur Rotten Tomatoes (consulté le 22 octobre 2012).
  7. (en) « Fargo », sur Metacritic (consulté le 22 octobre 2012).
  8. (en) « Awards for Fargo », Internet Movie Database (consulté le 22 octobre 2012).
  9. Feu vert pour la série de Guillermo Del Toro... et pour une 5e saison de Justified ! - AlloCiné, 29 mars 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]