Max Eitingon

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Max Eitingon

Max Eitingon, né à Mohilev en Russie le 26 juin 1881 avec le prénom de Mark qu'il a changé plus tard, mort à Jérusalem le 3 juillet 1943, est un médecin et un psychanalyste.

Il a un homonyme, Leonid (né Nahum) Eitingon avec lequel il n'a pas de lien de parenté et qui, comme général au KGB a notamment œuvré dans le complot contre Léon Trotski. Leur identité est parfois faussement associée, le sujet est controversé[1],[2].

Des allégations concernant des présupposés liens avec le service de renseignement soviétique sont restées à l'état de rumeurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille russe aisée qui s'installe en Allemagne lorsqu'il a 12 ans. Il y fait un parcours scolaire compliqué par des problèmes de santé et mène ses études de médecine à Leipzig. Il occupe un poste d'interne à la Clinique psychiatrique du Burghölzli, dans le service du professeur Eugene Bleuler, qui l'envoie se former quelque temps auprès de Freud, à Vienne, en 1907. Son analyse sans doute réalisée dans une perspective didactique dure quelques semaines, et prend la forme de promenades avec Freud. À son retour à Zürich, il devient l'assistant de Carl Gustav Jung et soutient sa thèse de médecine sur l'épilepsie[3]. Il rencontre au Burghölzli Karl Abraham qui y exerce, Sabina Spielrein et Ludwig Binswanger. Il retourne à Berlin, au début des années 1920, et est le cofondateur avec Ernst Simmel et Karl Abraham de la Policlinique psychanalytique de Berlin qui est la première du genre. Il a épousé en 1913 une actrice d'origine russe, Mirra Birrens (Mirra Burovskaya). Après la guerre de 1914-11918, durant laquelle il s'est engagé dans l'armée autrichienne comme médecin, il revient à Berlin et contribue au développement de la psychanalyse, notamment sur le plan financier. Son épouse et lui fondent devinrent très populaires et reçurent d'éminents personnages de la politique, de la psychanalyse, de la littérature (Aleksey Remizov) et notamment le philosophe Léon Chestov. Après la mort de Karl Abraham il lui succède à la présidence de l'API. Il fuit le nazisme en 1933, et émigre en Palestine, où il fonde la Société psychanalytique de Palestine et un institut de formation psychanalytique[4]. Il meurt à Jérusalem en 1943.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Correspondance avec Freud[modifier | modifier le code]

  • Sigmund Freud - Max Eitingon : Correspondance 1906-1939, trad.: Olivier Mannoni, Ed.: Hachette, 2009, ISBN 2012357490
  • Sigmund Freud, Max Eitingon : "Briefwechsel 1906-1939", édition Diskord, 2004, (en allemand), ISBN 389295741X

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mikhail Reshetnikov : Deux Eitingon, Topique, Pensée, politique et engagement, n0 124, L'Esprit du Temps
  2. Mary-Kay Wilmers, Nous les Eitingon, Liana Levi, 2013, ISBN 2867466989
  3. Article de la revue Topique, p. 195.
  4. Mikhail Reshetnikov, Article de la revue Topique, p. 196.


Liens internes[modifier | modifier le code]