Max Eitingon

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Max Eitingon

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Max Eitingon

Biographie
Naissance
Mohilev (Russie)
Décès (à 62 ans)
Jérusalem
Thématique
Formation Médecin
Psychanalyste
Intérêts Psychanalyse
Œuvres principales Institut psychanalytique de Berlin
Auteurs associés
Influencé par Sigmund Freud

Max Eitingon, né à Mohilev (Russie) le avec le prénom de Mark qu'il a changé plus tard, et mort à Jérusalem le , est un médecin, un psychanalyste et un mécène du mouvement psychanalytique allemand des années 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'une famille russe juive orthodoxe qui s'installe en Allemagne alors qu'il a 12 ans. Son père fait du commerce de fourrure avec les États-Unis. Max réalise un parcours scolaire compliqué et n'obtient pas son baccalauréat, mais il parle une dizaine de langues. En 1902, il entreprend des études de médecine à l'université de Leipzig, puis se rend à Zurich, où il occupe un poste d'interne à la clinique psychiatrique du Burghölzli, dans le service d'Eugen Bleuler. En 1907, celui-ci l'envoie à Vienne, avec pour mission de se renseigner sur la psychanalyse, auprès de Freud. Sa présence à Vienne est attestée par les Minutes de la Société psychanalytique de Vienne, en janvier 1907. Son analyse, sans doute réalisée dans une perspective didactique, dure quelques semaines, et prend la forme de promenades vespérales avec Freud.

À son retour à Zurich, Max Eitingon devient l'assistant de Carl Gustav Jung et soutient sa thèse de médecine sur l'épilepsie[1]. Il fait la connaissance, au Burghölzli, de Karl Abraham, Sabina Spielrein et Ludwig Binswanger.

Il retourne à Berlin, au début des années 1920, et est le cofondateur avec Ernst Simmel et Karl Abraham de la Policlinique psychanalytique de Berlin qui est la première du genre. Il épouse en 1913 une actrice d'origine russe, Mirra Birrens (Mirra Burovskaya). Après la guerre de 1914-1918, durant laquelle il s'est engagé dans l'armée autrichienne comme médecin, il revient à Berlin et contribue au développement de la psychanalyse, notamment sur le plan financier. Selon

Son épouse et lui fondent devinrent très populaires et reçurent d'éminents personnages de la politique, de la psychanalyse, de la littérature (Aleksey Remizov) et notamment le philosophe Léon Chestov.

Après la mort de Karl Abraham en 1925, il lui succède à la présidence de l'Association psychanalytique internationale. Il est un mécène généreux du mouvement psychanalytique allemand, soutenant les publications et également, selon Mikhail Reshetnikov, la famille Freud durant les difficiles années de guerre[2]. Il fuit le nazisme en 1933, et émigre en Palestine, où il fonde la Société psychanalytique de Palestine et un institut de formation psychanalytique[3]. Il meurt à Jérusalem en 1943.

Homonymie[modifier | modifier le code]

Il a un homonyme, Nahum Eitingon, agent secret, avec lequel il n'a pas de liens de parenté. Celui-ci, qui adopte le prénom russe de Leonid à son entrée dans les services secrets et qui devient général du KGB, a notamment participé à l'assassinat de Léon Trotski. Leur parenté, hautement controversée est parfois faussement associée[4], tandis que des allégations concernant des liens de max Eitingon avec le service de renseignement soviétique sont restés à l'état de rumeurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Michelle Moreau Ricaud, « Eitingon, Max », p. 498-499, in Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L. Calmann-Lévy, 2002, (ISBN 2-7021-2530-1).
  • Mikhail Reshetnikov, « Deux Eitingon », Topique, Pensée, politique et engagement, no 124, p. 193-205.

Correspondance avec Freud[modifier | modifier le code]

  • Sigmund Freud - Max Eitingon : Correspondance 1906-1939, trad.: Olivier Mannoni, Ed.: Hachette, 2009, ISBN 2012357490
  • Sigmund Freud, Max Eitingon : "Briefwechsel 1906-1939", édition Diskord, 2004, (en allemand), ISBN 389295741X
  • (Recension) Michel Plon, «Sigmund Freud-Max Eitingon, Correspondance 1906-1939», Essaim, no 23, 2009/2, p. 127-131, article en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de la revue Topique, p. 195.
  2. Mikhail Reshetnikov, cf. bibliographie.
  3. Mikhail Reshetnikov
  4. cf. Mikhail Reshetnikov

Liens internes[modifier | modifier le code]