Hypnose

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hypnose (homonymie).
Photographic Studies in Hypnosis, Abnormal Psychology (1938)

L'état d'hypnose chez un individu désigne un état modifié de conscience, distinct du sommeil. Selon les écoles, l'hypnose serait un état mental modifié ou un état imaginatif[1],[2]. L'état d'hypnose arrive généralement après une induction puis un approfondissement. L'hypnotiseur est la personne qui permet à l'hypnotisé de parvenir à cet état de conscience. Elle peut également être induite par la personne elle-même : on parle alors d'auto-hypnose.

Ce terme associe les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état. Cependant, contrairement à une idée répandue selon laquelle l'hypnose est une forme d'inconscience ressemblant au sommeil, des recherches récentes suggèrent que les sujets hypnotisés sont pleinement éveillés, en hyper-vigilance, assimilant ce mode de fonctionnement à la méditation japonaise zen.

Définition de l'hypnose[modifier | modifier le code]

L'hypnose est un état psychologique particulier qui revêt certains attributs physiologiques, similaires superficiellement à un sommeil et marqué par le fonctionnement de l'individu à un niveau d'attention autre que l'état de conscience ordinaire[3].

Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l'apparition chez le sujet de réponses et d'idées qui ne lui sont pas familières dans son état d'esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l'anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vasomotrices, peuvent être, dans l'état hypnotique, produits et supprimés.

Il s'agit d'un état modifié de la conscience qui s'apparente beaucoup à celui du sommeil. Ainsi que l'ont compris les médecins du sommeil[réf. nécessaire], c'est la notion de tension ou de relâchement de l'esprit qui permet d'expliquer ces deux processus semblables par le principe[réf. nécessaire]. La tension de l'esprit se retrouve dans la tension du regard, dans la « sensation des yeux »[réf. nécessaire]. Ainsi, lorsque les paupières se ferment, la tension psychique (tension qui épuise petit à petit le système nerveux et qui permet de faire face à la vie de tous les jours) diminue et ce jusqu'à perdre le sens du réel[réf. nécessaire]. L'esprit visualise alors des images qui deviendront de plus en plus réalistes jusqu'au point où l'on peut considérer que l'individu rêve véritablement.

En fait les images du rêve sont un support pour l'esprit dans le sens qu'il se repose dessus[réf. nécessaire] (ces images ne sont en effet pas créées volontairement) et qu'elles donnent à la conscience cette sensation. Fondamentalement, l'hypnose est un état sensitif du psychisme, dans lequel l'esprit n'a plus rien à rechercher. Or c'est quand l'esprit ne recherche plus rien qu'il se détend. On voit ainsi en quoi les images du rêve présentent un caractère hypnotique, et ceci permet de comprendre sur quoi repose le mécanisme de l'hypnose[réf. nécessaire].

Dans ce sens l'hypnose consiste à fixer son attention sur un objet ou plus généralement une réalité d'ordre visuel, voire sonore, cela afin que le psychisme « s'endorme », à savoir se mettre dans une position de relâchement maximale, position très proche du sommeil pour l'esprit. Ainsi, au propre comme au figuré, on peut considérer que l'état d'hypnose est en fait une façon de regarder[réf. nécessaire].

On peut également aboutir à cet effet hypnotique par soi-même et sans recourir à une visualisation forcée -- simplement, les yeux fermés, en tentant « d'intérioriser » son regard, d'avoir la sensation d'une certaine manière d'enfouir, de perdre son regard en soi. Cela ressemble beaucoup au relâchement des yeux lorsque ces derniers ne font plus d'efforts d'accommodation, mais ici poussé à l'extrême[réf. nécessaire]. On ne parle plus alors d'hypnose mais d’auto-hypnose).

L'hypnose moderne[modifier | modifier le code]

Séance d'hypnose, par Richard Bergh, 1887

Terme hypnose[modifier | modifier le code]

Hypnose spectacle[modifier | modifier le code]

Il a joué sur scène un rôle important dans sa diffusion. C'est après avoir assisté à une démonstration du magnétiseur public Charles Lafontaine en 1841 que James Braid a commencé à s'intéresser aux phénomènes hypnotiques. Joseph Delboeuf, quant à lui, qui a fait des expériences avec le magnétiseur public Alfred D'Hont, dit Donato, se fait l'avocat des magnétiseurs de spectacle et demande « que chacun puisse faire de l'hypnotisme public ou privé, sous sa propre responsabilité »[4].

Hypnose et reconnaissance scientifique[modifier | modifier le code]

Les hypnothérapeutes ont voulu se démarquer des hypnotiseurs de spectacle en se faisant appeler hypnotistes ou hypnologues ou en changeant le terme d'hypnose mais à la suite d'une étude randomisée du psychologue Nicholas Spanos montrant que l'état de transe hypnotique (thérapeutique de transe moyenne) est augmenté chez les sujets sachant qu'ils vont être hypnotisés[5], le terme d'hypnose ayant une reconnaissance scientifique est maintenu[6]. Le médecin écossais James Braid l'utilise en 1843. En référence au célèbre médecin allemand Mesmer ayant exercé à Paris, on utilise parfois le terme mesmériser pour signifier hypnotiser, bien que ce verbe soit un anglicisme encore inconnu des dictionnaires, calqué sur l'anglais to mesmerize.

L'histoire de l'hypnose dépasse de beaucoup celle de la psychothérapie. Cette vieille pratique a toujours négocié avec les frontières : sciences, occultisme, spectacle, thérapie, etc. Son utilisation dans un cadre thérapeutique a ainsi toujours été source de controverses, sans doute parce que la thérapeutique elle-même est prise dans ce même jeu des frontières : entre thérapeutiques officielles « scientifiques », thérapeutiques traditionnelles, thérapeutiques spirituelles, etc.

Une des controverses passionnantes qui ont traversé les pratiques hypnotiques est rapportée par Bertrand Méheust dans son travail sur le courant du magnétisme animal (Mesmer, Puységur…).

Expériences « comportementales » d'hypnose à la clinique de Budapest du ministère de la santé mentale et de pathologie. (a) Suggestion hypnotique de prière. (b) Suggestion hypnotique de suicide. (c) Suggestion hypnotique de serment. (d) L'hypnose produite par un diapason. (1899).

Pour résumer, ont émergé deux grands courants de pensée chez les praticiens de la transe : les partisans du magnétisme animal, pour qui la transe est une amplification du champ de conscience du Moi ; les partisans du courant hypnotique pour qui l'hypnose est une restriction du champ de conscience et l'accès aux automatismes inconscients. Il semble en tous cas que les sujets en transe ont su répondre avec habileté aux expériences des uns et des autres en donnant raison... aux deux ! se montrant tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, en fonction des attentes des expérimentateurs et des croyances culturelles de l'époque. L'histoire a surtout retenu la seconde version et les partisans du magnétisme animal (qui comptaient des personnes illustres comme Bergson) sont tombés dans l'oubli. Cependant, ces deux courants de pensée (l'hypnose comme amplificateur de conscience et hypnose comme réduction de la conscience) continuent de traverser les débats entre praticiens et théoriciens.

L'hypnose dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman-enquête Retour à Whitechapel de Michel Moatti[7] (2013), un protocole d'hypnothérapie est utilisé à Londres pour aider une patiente à remonter dans ses souvenirs et tenter d'identifier Jack l'Éventreur[8].
  • L'Hypnotiseur, de Lars Kepler (2012), met en scène un praticien obligé de recourir à cette technique dans une enquête policière, malgré ses réticences.
  • L’hypnose et la télépathie sont largement utilisées par le célèbre Docteur Mabuse, personnage créé par l’auteur luxembourgeois Norbert Jacques en 1921. Le thème sera largement repris au cinéma par Fritz Lang, qui fera définitivement de Mabuse l’archétype de l’hypnotiseur passé maître dans l’art de l’autosuggestion.
  • Le roman Ursule Mirouët, d’Honoré de Balzac, publié en 1842, fait largement mention de l’hypnose et du mesmérisme.

En psychothérapie[modifier | modifier le code]

De nombreuses techniques de psychothérapie modernes découlent de l'hypnose, le terme psychothérapie a été créé en 1891 par Hippolyte Bernheim pour désigner sa pratique de l'hypnose médicale. En 1923, Pierre Janet déclarait : « la décadence de l'hypnotisme [...] n'est qu'un accident momentané dans l'histoire de la psychothérapie »[10]. L'hypnose n'est pas sous-tendue par une théorie unique. Elle est d'abord et avant tout une pratique, un outil mis ici au service de la thérapie. Ainsi, elle peut s'intégrer facilement à toute approche psychothérapique : approche humaniste, psychanalyse, thérapies cognitives et comportementales, thérapies brèves, transpersonnelles, systémiques, etc. L’hypnose est considérée par ses praticiens à la fois comme un amplificateur et un accélérateur de thérapie. Ce serait un moyen d'accéder aux ressources inconscientes, de contourner les blocages et de permettre l'émergence de nouveaux comportements plus créatifs pour la vie du sujet.

L'hypnose a fécondé de nombreuses approches thérapeutiques, directement ou non. Elle a été utilisée par Sigmund Freud à ses débuts, auprès de patientes hystériques dans la tentative de « retrouver » l'évènement traumatique (la scène de séduction) supposé à l'origine des troubles. Freud abandonnera rapidement (1895) la pratique de l'hypnose qu'il qualifie de manipulation du sujet et dont il constate dans la pratique que la « vérité » issue de l'hypnose ne peut être entendue (« utile » au sujet) sans résistance, et du fait qu'il lui faut (au patient) la « découvrir » (sa vérité) par lui-même, par le biais de sa parole. Ce sera le début de la talking cure les débuts de la cure analytique à proprement parler.

L'hypnose est aujourd'hui un des outils du psychothérapeute. Les indications sont très larges et concernent en fait une très large gamme des problématiques humaines, psychologiques et somatiques : angoisses, troubles névrotiques, arrêt du tabac, perte de poids, stress, énurésie, insomnie, phobies, allergies, traumatismes, deuils, tocs (troubles obsessionnels compulsifs), timidité, etc. mais aussi, anesthésie hypnotique, préparation mentale (chirurgie, sport, examen), résolution de conflit, apprentissages, développement personnel, etc. Les contre-indications dépendent surtout de l'expérience du thérapeute. Classiquement, elle est contre-indiquée en cas de troubles psychotiques et de paranoïa. Mais ici encore, tout dépend à la fois de l'expérience du thérapeute, de la qualité de la relation avec le patient.L'hypnose est aussi à l'origine de la sophrologie, méthode plus récente (1961), ainsi que d'autres techniques de relaxation.

Hypnose ericksonienne[modifier | modifier le code]

Milton Erickson soutenait l'idée qu'on ne soigne pas un symptôme ou une maladie, mais une personne. L'hypnose en psychothérapie, envisagée à la manière d'Erickson, est une relation vivante entre deux individus :

« L’hypnose, c’est une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne. »

— Milton Erickson

Hypnose lancasterienne[modifier | modifier le code]

Erich Lancaster créateur en 1973 de l'Hypnologie (dictionnaire Larousse,1978) modifie la pratique de l'hypnose fruste, à l'inverse d'Erickson il s'applique à l'étude des effets à moyens et longs termes. Il prouve que les thérapies brèves donnent des résultats identiques à ceux obtenus par Freud sur les hystériques (réapparition des symptômes après une certaine durée dans le temps). L'hypnologie remédie à ce processus.

« La relation à L’hypnose, doit être personnalisée. Ce n'est pas le patient qui doit s'adapter à l'hypnose, mais l'hypnose qui doit se mouler au patient. »

— Erich Lancaster

L'hypnose comme état de conscience[modifier | modifier le code]

L'hypnose est un état modifié de conscience différent de celui produit par la relaxation ou la méditation. Cet état peut être léger (rêverie, transe hypnotique légère, hypnagogique), hypnopompique ou plus profond.

« L'hypnose offre tant au patient qu'au thérapeute un accès aisé à l'esprit inconscient du patient. Elle permet de s'occuper directement de ces forces inconscientes qui sont sous-jacentes aux perturbations de la personnalité, et elle autorise l'identification de ces éléments de l'expérience de vie d'un individu qui ont de l'importance pour la personnalité et auxquels on doit accorder toute l'attention requise si l'on souhaite obtenir des résultats thérapeutiques. Seule l'hypnose peut donner un accès aisé, rapide et large à l'inconscient, inconscient que l'histoire de la psychothérapie a montré être d'une telle importance dans le traitement des désordres aigus de la personnalité. »

— Milton Erickson

Léon Chertok considère l'hypnose comme un « quatrième état de l'organisme actuellement non objectivable » dont les racines profondes vont jusqu'à l'hypnose animale. Cet état renverrait aux « relations pré-langagières d'attachement de l'enfant ». Il se manifesterait électivement dans toutes les situations de perturbation entre le sujet et son environnement[11].

« L'altération consciente n'existe que de cause à effet, une suggestion verbale en remplace une autre, mais si l'on puise dans les items préexistants à l'individu pour les reformuler sans les déformer ou les remplacer, les conduites futures restent en accord avec le conscient, l'hypnose dans ce cas dépasse l'état modifié de conscience, qui n'est plus le terme approprié pour définir l'état d'hypnose. »

— Martine Le Coz, Erich Lancaster, L'hypnose et la graphologie, Éditions Du Rocher, 1991.

Mécanismes de l'hypnose[modifier | modifier le code]

Bien que la science se soit depuis longtemps intéressée à l’hypnose, l’avènement des techniques d’imagerie cérébrale a permis une amélioration des connaissances sur le fonctionnement du cerveau dans ces conditions particulières. Certaines aires cérébrales sont ainsi spécifiquement activées lors de l'hypnose[12].

Un mode de fonctionnement[modifier | modifier le code]

L'hypnose est un mode de fonctionnement, pas un état[13]. Thierry Melchior nomme nos concepts des "réalités" car notre réalité est une articulation de ces constructions [14]. Michel Weber a quant à lui proposé une lecture inspirée de Whitehead des phénomènes hypnotiques [15]. Dire de l'hypnose qu'elle est un état modifié de conscience ne dit rien de particulier. Notre perspective de la conscience en "états" pourrait, elle-même, être une construction critiquable. L'état de conscience fluctue toute la journée et on passe par de nombreux états modifiés de conscience. Ainsi, il n'existerait pas d'état de base de référence.

Hypnose et anesthésiologie[modifier | modifier le code]

L’hypnose est reconnue pour ses effets analgésiques[16] car elle permet de modifier radicalement la perception sensorielle et la perception de la douleur[17]. L’utilisation des techniques d’hypnose en anesthésie datent du XIXe siècle[18]. C'est dans le monde anglo-saxon que l'on trouve les précurseurs de l'utilisation de l'hypnose (alors appelé "sommeil magnétique" que l'on pensait produire par l'utilisation du magnétisme animal, par mesmérisme) en anesthésie[14]. En France, les médecins Eugène Azam et Paul Broca rendent compte devant l'Académie des sciences d'une intervention pratiquée sous anesthésie hypnotique en 1859. En 1860, le chirurgien Alfred Velpeau présente les travaux de Braid à l'Académie des sciences. En Belgique, l'hypnosédation est couramment utilisée au centre hospitalier universitaire de Liège pour l'anesthésie-réanimation lors d'interventions chirurgicales bénignes.

L'hypnose peut servir en médecine pour compléter, voire se substituer à l'anesthésie par sédatifs[15]. On parle alors d'"hypnosédation". L’hypnosédation est une technique d’anesthésie qui consiste à combiner une anesthésie locale avec une hypnose et une sédation consciente à base d’anti-douleur. Plusieurs bénéfices sont reconnus à cette technique : l’amélioration du confort du patient lors de l’opération, une diminution de l’anxiété et de la douleur, une diminution des médicaments administrés, une optimalisation des conditions chirurgicales, ainsi que récupération plus rapide du patient après l’opération [19],[20].

Il existe plusieurs indications de chirurgies mineures ou majeures pour l’hypnosédation[16] : opération de la thyroïde, mise en place de prothèse mammaire, lifting, septorhinoplastie, reconstruction maxillo-faciale, retrait de matériel d’osthéosynthèse, opération des varices, opération des dents de sagesse, soins des grands brûlés, etc. Depuis 1992, le Centre Hospitalier Universitaire de Liège a permis à plus de 8500 patients de bénéficier de l’hypnosédation, plutôt que d’une anesthésie générale.

Pratiquement, l’hypnosédation n’est possible que sous réserve de certaines conditions: possibilité de réaliser une anesthésie locale du site opératoire, motivation et habileté technique du chirurgien, motivation du patient de rester conscient et confortable au cours de la chirurgie, présence d’un anesthésiste formé à la technique d’hypnose. Quant au patient, juste avant l’intervention, il est invité à choisir un ou plusieurs évènements agréables qu’il souhaiterait revivre en cours de la chirurgie (souvenir de voyage, moment particulièrement agréable, une activité qu’il aime pratiquer).

Hypnose et douleur[modifier | modifier le code]

Le cortex cingulaire antérieur

C’est Pierre Rainville, professeur au département de stomatologie à l’université de Montréal, qui a le premier étudié les relations entre l’hypnose et la douleur grâce à des techniques d’imagerie cérébrale. Il a montré qu’un stimulus de même intensité physique, jugé douloureux par les sujets dans un état de veille normale et non douloureux lorsque ces mêmes sujets étaient sous hypnose, évoque des modifications d’activité dans le cortex cingulaire antérieur, une région médiale du cortex préfrontal[21]. Cette région est connue pour son appartenance, entre autres, à la matrice de la douleur, un ensemble de régions du cerveau dont l’activité augmente lors d’une expérience douloureuse.

Stuart Derbyshire et son équipe[22] ont, quant à eux, utilisé une suggestion hypnotique d’hyperalgésie afin de contraster les activités cérébrales évoquées par une douleur imaginée et celles d’une douleur induite sous hypnose. Ils concluent également que la sensation subjective de douleur et le sentiment désagréable qui lui est associé se reflète dans l’activité du cortex cingulaire antérieur.

Cette étude apporte néanmoins un argument clair en faveur de la véracité d’induire une douleur sans aucun stimulus physique sans que celle-ci soit imaginée ou imaginaire. Cette conclusion doit sensibiliser certains médecins ou praticiens à réviser leur avis sur des douleurs qu’ils qualifiaient jusqu’alors de factices. Cette étude a été enrichie, entre autres, par une étude finlandaise menée par Tuukka Raij et publiée en 2005[23].

Hofbauer a réalisé une expérience en TEP publiée en 2001, avec une suggestion portant sur la sensation douloureuse et non sur le caractère désagréable de cette sensation comme c’était le cas dans l’étude de Rainville. Il a mis en évidence une modulation de l’activité dans les cortex somato-sensoriels et non dans le cortex cingulaire antérieur mettant ainsi en évidence l'importance de la suggestion.

Des travaux menés par le Pr. Faymonville au CHU de Liège en Belgique ont également permis de démontrer que l’hypnose diminue l’activité, d’une part, des régions somatosensorielles, d’autre part, du cortex cingulaire antérieur, qui participe aux aspects émotionnels et affectifs de la douleur [24]. Grâce à l’étude de la connectivité cérébrale, nous savons que cette diminution de la perception de la douleur observée en hypnose est liée à une augmentation de la modulation fonctionnelle entre le cortex cingulaire antérieur et un large réseau neuronal de structures corticales et sous-corticales connues pour être impliquées dans les différentes douleurs et leurs diverses composantes (sensitives, affectives, cognitives et comportementales) [25],[26]. Ce réseau comprend le cortex préfrontal, l’aire motrice pré-supplémentaire, les thalami et le tronc cérébral. Ces variations de la connectivité induites par l’hypnose, entre le cortex cingulaire antérieur et les régions préfrontales, peuvent traduire une modification des processus associatifs du jugement, de l’attention ou de la mémoire des stimuli nociceptifs perçus. De plus, l’hypnose réduit l’activité des régions cérébrales gérant les réactions défensives et émotionnelles face à une stimulation [27]. Cela expliquerait la diminution importante, voire la disparition, de toute réaction motrice quand un stimulus douloureux est appliqué aux patients sous hypnose. Enfin différentes études ont mis en évidence une modification de l’activité cérébrale observée lorsque les sujets sont en hypnose, sans tâche spécifique à réaliser, particulièrement au niveau des réseaux de la conscience interne (conscience de soi) et de la conscience externe (conscience de l’environnement) (pour une revue, voir [28]).

Hypnose et attention[modifier | modifier le code]

Les deux études ayant précisément abordé cette question sont celles de Raz et celle de Egner parues toutes les deux en 2005.

La première étude a montré une baisse de l’activité du Cortex cingulaire antérieur, qui est impliqué dans la détection des conflits[29] alors que la seconde a montré une augmentation de l’activité de cette région en situation de conflit[30]. Ces résultats à première vue contradictoires illustrent l’importance de la suggestion puisque, dans le premier cas, une suggestion était réalisée sur la tâche (« le texte qui apparaissait était d’une langue inconnue ») tandis que la seconde ne faisait aucune suggestion directe sur la tâche. Ces deux études confirment qu'il n'existe pas une base cérébrale de l'hypnose mais que les activités cérébrales sont dépendantes de la suggestion hypnotique utilisée.

Les techniques[modifier | modifier le code]

l'abréaction[modifier | modifier le code]

Une abréaction consiste en une réaction anormale, souvent paniquée, de la personne hypnotisée. Elle se traite en rassurant la personne et en la faisant revenir à la pleine réalité, consciente.

Une abréaction doit normalement être évitée par la mise en place de « fusibles » lors du pré-talk : avant l'induction hypnotique, l'hypnotiseur précise à la personne qui va être hypnotisée qu'elle ne doit ressentir seulement des effets agréables, et que si ce n'était pas le cas, elle devrait se réveiller aussitôt. Les abréactions se produisent le plus souvent à la suite d'une suggestion comprenant une régression ou faisant appel à des souvenirs.

Anthropologie[modifier | modifier le code]

L'hypnose existe depuis bien longtemps, en tant que médecine traditionnelle, des chamanes et des guérisseurs d'il y a 15000 ans _ dont le point de départ fût la Sibérie, avec des pratiques ensuite essaimées en Russie, en Laponie, en Afrique, Chine, Corée, Japon; enfin, par le Détroit de Behring encore glacé, jusqu'en Amérique du sud et du nord avec les premiers Amérindien; on en trouva également des traces de représentations sur des papyrus d'Egypte antique[31]. Il s'agit aujourd'hui aussi de différencier les pratiques chamaniques du passé d'avec les utilisations thérapeutiques contemporaines, en santé. Car il faut éviter l'incompréhension inhérente au point de vue de la civilisation moderne _ qui ne peut par intrinsèquement comprendre les médecines traditionnelles du chamanisme, notamment à cause de ses projections de la peur du sacré, ce qu'a souligné l'anthropologue Georges Bateson de l'école de Palo Alto[32]. Il s'agit aussi de bien faire la différence entre pratiques de spectacle et hypnose traditionnelle, comme de faire celle entre hypnose traditionnelle et pratiques de la nouvelle hypnose, dont le point de départ fût donné par Milton E. Erickson. L'hypnose n'est plus considérée comme une simple croyance, elle repose aujourd'hui sur des explications scientifiques rationnelles, des sciences et plus particulièrement des neurosciences, et de l'imagerie cérébrale. Si l'étude des enregistrements de l'électroencéphalographie n'ont pas permis de détecter des rythmes particuliers (40 Hz) en cours d'hypnose[33] [34] et si les potentiels évoqués visuels, auditifs ou somesthésiques ne montrent pas de caractéristique spécifique du processus hypnotique et ne constituent donc pas une signature objective de ce processus[35], par-contre, le développement de la neuro-imagerie fonctionnelle, dès les années 1980, a permis d'explorer davantage le fonctionnement du cerveau[36]. Un mode de fonctionnement du cerveau, de désactivation, qui dépense encore plus d'énergie 20% que lorsque celui-ci est occupé à réaliser une tâche, 5%, dont la seule façon connue à ce jour d'y accéder sur le plan médical est grâce à l'outil de l'hypnose thérapeutique.

L'ensemble des professionnels de la santé trouve aujourd'hui un engouement particulier dans l'apprentissage de la nouvelle hypnose thérapeutique, afin d'améliorer les conditions de soin, et celle de la relation entre soignants et soignés. De la médecine libérale à celle pratiquée en milieu hospitalier, généralistes, chirurgiens-dentiste, kinésithérapeutes, urgentistes, anesthésistes, infirmiers, sages-femmes (etc.) se forment à l'hypnose dans sa déclinaison thérapeutique, c'est à dire axée autour du bien-être du patient, selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé, 1946[37]. Peut-être que depuis, certains écueils dans la façon de soigner de notre système de santé occidentale, trop dépendant de l'industrie pharmaceutique, ont favorisé ce regain d'intérêt. De façon contemporaine, un ensemble des professionnels de la santé se forment à ces techniques, qui permettent notamment d'améliorer les conditions de soin et d'éviter un recours systématique aux médicaments (comme les anesthésiants et les analgésiques[38]). Le challenge pour les soignants est de dispenser le soin au patient de façon complémentaire aux techniques médicales cartésiennes apprises en faculté de médecine (et exercées jusqu'alors). L'anthropologue et philosophe Judith Nicogossian[39], formée à l'hypnose thérapeutique, étudie les enjeux de l'hypnose thérapeutique en santé, comment les praticiens améliorent leurs pratiques. Il s'agit d'une véritable culture thérapeutique vivante, car elle est propre à chacun. L'interaction qui la consiste entre plusieurs personnes, implique un acte de communication entre verbal et non-verbal, donnant lieu à une véritable anthropologie de l'hypnose http://corpshybride.net/therapeutic-hypnosis-2/

Formations en France[modifier | modifier le code]

L'hypnose thérapeutique est de plus en plus utilisée par des médecins, qui en saisissent l'intérêt de par son aspect complémentaire, lié à l’intérêt des malades: ainsi par exemple, la clinique de la mutualité de Grenoble possède son Unité de Surveillance Continue Hypnose, du service anesthésiologie et de réanimation médicale http://etablissements.hopital.fr/annuaire_service.php?id=35575. Cette clinique n'est pas la seule, de plus en plus des services d'hypnose thérapeutiques ouvrent et des soignants se font formés, souvent par le biais des diplômes universitaires (DU), comme celui de la faculté de médecine de la Tronche propose depuis janvier 2015, dirigé par les professeurs J.-P. Boyer (psychiatre) et J.-P. Alibeu (anesthésiste et directeur du centre de la douleur du CHU de Grenoble) http://www.chu-grenoble.fr/public/public_unite.aspx?UNITE=1656.

Des formations universitaires sont proposées aux soignants:

Le particulier qui s’intéresse également à cette pratique, particulièrement à l'auto-hypnose, l'hypnose et l'enfant et la douleur, qui permet de développer des ressources et des techniques de soi peuvent également se former à l'hypnose dans de nombreux centres de formations privées:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Hypnosis and the altered state debate: something more or nothing more ? », Lynn S, Fassler O, Knox J, et « Theories of hypnosis: current models and perspectives », Steven J. Lynn
  2. (en)« Hypnosis as role enactment: Focus on a role specific skill », Coe W, Buckner L, Howard M, Kobayashi K
  3. (en)Encyclopaedia Britannica, 2004.
  4. Magnétiseurs et Médecins, 1890
  5. (en) N. Spanos et coll, « Moderating effects of contextual variables on the relationship between hypnotic susceptibility and suggested analgesia », Journal of Abnormal Psychology, vol. 93, no 3,‎ 1984, p. 285-294
  6. Professeur Marcel Chatel, « L’hypnose et ses applications », émission Avec ou sans rendez-vous sur France Culture par Olivier Lyon-Caen, 13 mars 2012
  7. Retour à Whitechapel : la vérité sur Jack l’Éventreur ? http://www.lecrime.fr/presentation/retour-a-whitechapel-la-verite-sur-jack-leventreur%7Csérie=LeCrime.fr
  8. Julie Malaure, « Londres : sur la piste de Jack l'Éventreur », Le Point (consulté le 22 novembre 2013)
  9. http://fr.wikisource.org/wiki/La_Vérité_sur_le_cas_de_M._Valdemar
  10. Pierre Janet, La médecine psychologique, 1923
  11. Leon Chertok. L'hypnose, Payot, petite bibliothèque payot, , 1989. Paris. p. 313
  12. (en) Cojan Y, Waber L, Schwartz S, Rossier L, Forster A, Vuilleumier P., « The brain under self-control: modulation of inhibitory and monitoring cortical networks during hypnotic paralysis », Neuron, no 62,‎ 2009, p. 862-875 (PMID 19555654, résumé)
  13. Jean Godin, La nouvelle hypnose, Albin Michel,‎ 1992
  14. Cf. Thierry Melchior, Créer le réel. Hypnose et thérapie, Paris, Seuil, 1998
  15. « Hypnosis: Panpsychism in Action », in Michel Weber and William Desmond, Jr. (eds.), Handbook of Whiteheadian Process Thought, Frankfurt / Lancaster, ontos verlag, Process Thought X1 & X2, 2008, I, pp. 15-38, 395-414 ; cf. « Syntonie ou agencement ethnopsychiatrique ? », Michel Weber et Vincent Berne (sous la direction de), Chromatikon IX. Annales de la philosophie en procès — Yearbook of Philosophy in Process, Les Editions Chromatika, 2013, pp. 55-68.
  16. a et b Vanhaudenhuyse A, Laureys S. et Faymonville M-E., « Neurophysiologie de l’hypnose [Neurophysiology of hypnosis] », Neurophysiol Clin, vol. ., no .,‎ 2013 (DOI 10.1016/j.neucli.2013.09.006, lire en ligne)
  17. (en) Vanhaudenhuyse A, Boly M, Balteau E, Schnakers C, Moonen G, Luxen A, Lamy M, Degueldre C, Brichant JF, Maquet P, Laureys S, Faymonville ME, « Pain and non-pain processing during hypnosis: a thulium-YAG event-related fMRI study », Neuroimage, vol. 47, no 3,‎ 2009, p. 1047-54 (PMID 19460446, DOI 10.1016/j.neuroimage.2009.05.031) modifier
  18. Kirsch M., « À propos d’hypnosédation », Doul et Analg, vol. 21, no 1,‎ 2008, p. 27-30 (DOI 10.1007/s11724-008-0075-6, résumé)
  19. Defechereux, T., et al., Hypnosedation, a new method of anesthesia for cervical endocrine surgery. Prospective randomized study. Ann Chir, 2000. 125(6):p. 539-46.
  20. Faymonville, M.E., M. Boly, and S. Laureys, Functional neuroanatomy of the hypnotic state. J Physiol Paris, 2006. 99(4-6): p. 463-9.
  21. (en) Rainville P, Duncan GH, Price DD, Carrier B, Bushnell MC., « Pain affect encoded in human anterior cingulate but not somatosensory cortex », Science, vol. 277, no 5328,‎ 1997, p. 968-71. (PMID 9252330)
  22. (en) Derbyshire S W, Whalley M G, Stenger V A, and Oakley D A., « Cerebral activation during hypnotically induced and imagined pain », Neuroimage, vol. 23, no 1,‎ 2004, p. 392-401 (PMID 15325387)
  23. (en) Raij TT, Numminen J, Närvänen S, Hiltunen J, Hari R., « Brain correlates of subjective reality of physically and psychologically induced pain », Proc Natl Acad Sci U S A., vol. 102, no 6,‎ 2005, p. 2147-51. (PMID 15684052)
  24. Références Faymonville, M.E., et al., Neural Mechanisms of Antinociceptive Effects of Hypnosis. Anesthesiology, 2000. 92(5): p. 1257-1267.
  25. Faymonville, M.E., M. Boly, and S. Laureys, Functional neuroanatomy of the hypnotic state. J Physiol Paris, 2006. 99(4-6): p. 463-9.
  26. Faymonville, M.E., et al., Increased cerebral functional connectivity underlying the antinociceptive effects of hypnosis. Brain Res Cogn Brain Res, 2003. 17(2): p. 255-62.
  27. Faymonville, M.E., et al., Psychological approaches during conscious sedation. Hypnosis versus stress reducing strategies: a prospective randomized study. Pain, 1997. 73(3): p. 361-7.
  28. Vanhaudenhuyse, A., S. Laureys, and M. Faymonville, Neurophysiology of hypnosis. Clinical Neurophysiology, in press.
  29. (en) Raz A, Fan J, Posner MI. « Hypnotic suggestion reduces conflict in the human brain » Proc Natl Acad Sci U S A. 2005 Jul 12;102(28):9978-83. PMID 15994228
  30. (en) Egner T, Jamieson G, Gruzelier J. « Hypnosis decouples cognitive control from conflict monitoring processes of the frontal lobe ». Neuroimage. 2005 Oct 1;27(4):969-78. PMID 15964211
  31. Claudine Brelet, Les médecines du monde _ histoire et pratiques des médecines traditionnelles, Paris, Robert laffon,‎ 2002 (ISBN ISBN : 2-221-08913-8[à vérifier : ISBN invalide])
  32. (en) Georges and Mary-Christine Bateson, Angels Fear: Towards an Epistemology of the Sacred', Chicago, Chicago Press (ISBN ISBN 978-0-553-34581-0[à vérifier : ISBN invalide])
  33. (en) Perlini AH, Spanos NP, « EEG alpha methodologies and hypnotizability: a critical review. Psychophysiology », Psychophysiology, no 28,‎ 1991, p. 511-530
  34. (en) Williams JD, Gruzelier JH., « Differentiation of hypnosis and relaxation by analysis of narrow band theta and alpha frequencies. », Int J Clin Exp Hypn, no 49,‎ 2001, p. 585-206
  35. Barabasz A, Barabasz M, Jensen S, et al. Cortical event-related potentials show the structure of hypnotic suggestions is crucial., « Cortical event-related potentials show the structure of hypnotic suggestions is crucial. », Int J Clin Exp Hypn, no 147,‎ 1999, p. 5-22
  36. (en) Meyer HK, Diehl BJ, Ulrich PT, et al. Changes in regional cortical blood flow in hypnosis. Z Psychosom Med Psychoanal 1989 ; 35 : 48-58., « Changes in regional cortical blood flow in hypnosis. », Z Psychosom Med Psychoanal, no 35,‎ 1989, p. 48-58
  37. Préambule adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé
  38. M.-E. Faymonville, J. Joris, M. Lamy, P. Maquet, S. Laureys, « Hypnose : des bases neurophysiologiques à la pratique clinique », Département d'anesthésie-réanimation, Centre hospitalier universitaire, Université de Liège, 4000 Liège, Belgique,‎ 2005 (lire en ligne)
  39. « Therapeutic hypnosis », sur corps hybride

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La bibliographie sur le Magnétisme animal se trouve dans l'article du même nom.

  • Martine Le Coz, Erich Lancaster, Hypnose et Graphologie,1886 (éd. du Rocher, 1991, (ISBN 2268014932))
  • Joseph Durand de Gros, Cours théorique et pratique du Braidisme, ou hypnotisme nerveux, 1860
  • Jean Martin Charcot, Sur les divers états nerveux déterminés par l'hypnotisation chez les hystériques, 1882
  • Ambroise-Auguste Liébeault, Étude du zoomagnétisme, 1883
  • Hippolyte Bernheim, De la Suggestion dans l'État Hypnotique et dans l'État de Veille, Paris, 1884, (réed. L'Harmattan, 2004, (ISBN 2747556239))
  • Ambroise-Auguste Liébeault, Confessions d'un médecin hypnotiseur, 1886
  • Hippolyte Bernheim, De la Suggestion et de son Application à la Thérapeutique, Paris, 1886 (réed. L'Harmattan, 2005, (ISBN 274758691X))
  • Henri Beaunis, Le Somnambulisme provoqué , 1886 (réed. L'Harmattan, 2007, (ISBN 9782296030084))
  • Alfred Binet, La psychologie du raisonnement : recherches expérimentales par l'hypnotisme, 1886
  • Georges Gilles de La Tourette, L'hypnotisme et les états analogues au point de vue médico-légal, Paris, 1887
  • Georges Gilles de La Tourette et Paul Richer, « Hypnotisme », Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1887
  • Jules Liégeois, La question des suggestions criminelles, ses origines, son état actuel, 1897
  • Jules Liégeois, La suggestion et le somnambulisme dans leurs rapports avec la jurisprudence et la médecine légale, 1899
  • Ambroise-Auguste Liébeault, Thérapeutique suggestive, 1891
  • Hippolyte Bernheim, Hypnotisme, suggestion, psychothérapie, 1891 (réed. Fayard, 1995, (ISBN 2213595291))
  • Wilhelm Wundt, Hypnotisme et suggestion, 1892
  • Hippolyte Bernheim, Le docteur Liébeault et la doctrine de la suggestion, 1907
  • Joseph Delbœuf, Le sommeil et les rêves ;: Le magnétisme animal ; Quelques considérations sur la psychologie de l'hypnotisme, Fayard, 1994, (ISBN 2213031002)
  • Émile Coué, La Maîtrise de soi-même par l'autosuggestion consciente, 1922, sur wikisource
  • Léon Chertok, (dir.), Résurgence de l'hypnose : une bataille de deux cent ans, 1984
  • Léon Chertok et Mikkel Borch-Jacobsen, Hypnose et psychanalyse, 1987
  • Léon Chertok et Isabelle Stengers, Le cœur et la raison. L'hypnose en question de Lavoisier à Lacan, Payot, Paris, 1989
  • Octave Pelletier, L'hypnotiseur pratique, D. Chesnot, 1899, 38 p. (OCLC 690296302)
  • A. Cuvelier, Hypnose et suggestion, de Liébeault à Coué,  éd. Puf Nancy, 1987 (ISBN 2864802902)
  • Constant Winnerman, Maigrir par l'hypnose, éditions de l'École française d'hypnose, 2012.
  • François Duyckaerts, Joseph Delbœuf, philosophe et hypnotiseur, 1993, Empêcheurs de Penser en Rond, (ISBN 290860227X)
  • François Roustang, Qu'est-ce que l'hypnose?, 1994, Ed.: Minuit, (ISBN 2-7073-1492-7)
  • Isabelle Stengers, L'hypnose entre magie et science, Les Empêcheurs de penser en rond, 2002
  • François Roustang, Il suffit d'un geste, 2003,  éd. Odile Jacob, (ISBN 2-7381-1272-2)
  • Cerveaux sous hypnose, article paru dans La Recherche de décembre 2005
  • Léon Chertok, L'hypnose, 2006,  éd. Payot poche,  éd. remaniée et augmentée, (ISBN 2228881147)
  • A. Bioy et D. Michaux (dir.), Traité d’hypnothérapie, Dunod, Paris, 2007, (ISBN 2100501798)
  • Michel Larroque, Hypnose, suggestion et autosuggestion, L'Harmattan, 1993.
  • Michel Sage, Le sommeil naturel et l'hypnose : leur nature, leurs phases, ce qu'ils nous disent en faveur de l'immortalité de l'âme, Paris, F. Alcan,‎ 1904, 367 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]