Andromaque

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Andromaque regardant du haut des murailles de Troie Achille traînant derrière son char le corps d'Hector, fragment d'un sarcophage romain, fin IIe siècle, Musée national de la Grande-Grèce

Dans la mythologie grecque, Andromaque (en grec ancien Ἀνδρομάχη / Andromákhê, de ἀνδρός / andrós, « homme », et μάχη / máchê, « combat », « celle qui combat les hommes »[1]), fille d'Éétion, roi de Cilicie de Troade, était la femme d'Hector et lui donna un fils unique Astyanax, qui fut précipité par Néoptolème, des remparts, lors du sac de la ville de Troie. Privée de son père et de ses frères, tués par Achille, elle voit bientôt réduite en cendres la ville de Troie, dont Hector était le principal appui. Elle est donnée au fils d'Achille, Néoptolème (surnommé Pyrrhus), qui l'emmène en Épire et l'épouse.

Elle a pour troisième époux Hélénos, frère de son premier mari, et devenu roi d'Épire. Bien que montée avec lui sur le trône, elle reste emplie de tristesse, ne pouvant oublier Hector auquel elle fait construire un magnifique monument.

De son premier époux, elle eut Astyanax ; elle eut Molossos, Piélos et Pergamos du second, et Cestrinos du dernier.

On cite Andromaque comme le modèle des épouses et des mères (« Je présentais toujours à mon époux un visage serein et une bouche silencieuse, et je savais à propos quand il fallait lui céder la victoire ou l'emporter sur lui. Le renom de ma conduite, répandue dans l'armée grecque, a causé ma perte : car, dès que je fus captive, le fils d'Achille voulut m'avoir comme épouse, et je serai esclave dans la maison des meurtriers de mon époux », Euripide, Les Troyennes[Où ?]). Son caractère et ses malheurs ont inspiré de nombreux poètes, en premier lieu Homère puis, par exemple, Euripide, Virgile, Racine.

Tout au long de son existence, elle voit des hommes mourir auprès d'elle[2]. Son nom est un nom d'Amazone.

Place dans la littérature[modifier | modifier le code]

- Andromaque, pièce du tragédien classique français Jean Racine.

Sources[modifier | modifier le code]

Statue en marbre de 1853 représentant Andromaque par le sculpteur José Vilches. Paseo de Recoletos, Madrid.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Wathelet, Les Troyens de l'Iliade. Mythe et Histoire, Paris : les Belles lettres, 1989, p. 137
  2. Paul Wathelet, Les Troyens de l'Iliade. Mythe et Histoire, Paris : les Belles lettres, 1989

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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