Guerres de Macédoine

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Les guerres macédoniennes sont une série de conflits opposant Rome au Royaume de Macédoine, pendant et après la deuxième Guerre punique, en Méditerranée orientale, Adriatique et mer Égée. Avec les guerres puniques, elles ont comme conséquence le contrôle ou l’influence de la République romaine sur tout le bassin méditerranéen.

Première Guerre macédonienne (215 à 205 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Première Guerre macédonienne.

Philippe V de Macédoine est un monarque énergique, qui participe tout d'abord à une guerre entre les Étoliens et les Achéens (« la guerre des Alliés »), qui se termine en 217 av. J.-C.

Pendant la deuxième Guerre punique, Philippe V de Macédoine s’allie à Hannibal Barca. Craignant que les Macédoniens renforcent Hannibal, Rome expédie des forces de l’autre côté de l’Adriatique. Les légions romaines (aidées par des alliés de la Ligue étolienne et de Pergame après 211 av. J.-C.) font à peine plus que quelques escarmouches contre les forces macédoniennes. L’intérêt de Rome n’est pas la conquête, mais de garder la Macédoine, les cités états grecques, et les ligues politiques soigneusement divisées et non menaçantes. La guerre finit indécisivement en 205 av. J.-C. par le traité de Phoenicé, et se solde par le partage entre Rome et la Macédoine d'un territoire mineur le long du littoral de l’Adriatique pour « combattre la piraterie », l’Illyrie. Ce conflit mineur ouvre le chemin de l’intervention romaine en Grèce.

Deuxième Guerre macédonienne (200 à 196 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Deuxième Guerre macédonienne.

En 201 av. J.-C., les ambassadeurs des villes alliées de Pergame et de Rhodes mettent en évidence auprès du Sénat romain que Philippe V de Macédoine et Antiochos III de l’Empire séleucide ont signé un pacte de non-agression. Bien que quelques historiens voient ce « traité secret » comme une invention de Pergame et de Rhodes, il en résulte que Rome déclenche la deuxième guerre macédonienne, avec l’aide de quasiment tout le monde grec. C’est un conflit indécis jusqu’à la victoire romaine à la bataille de Cynocéphale en 197 av. J.-C. Après que Rome a imposé le traité de Tempé, par lequel Philippe V de Macédoine renonce à la Grèce et à la Thessalie, on lui interdit d’interférer dans la politique hors de ses frontières, une condition à laquelle il adhère le restant de sa vie. En 194 av. J.-C., Rome déclare la Grèce « libre » et se retire complètement des Balkans. Il semble que Rome n’a aucun autre intérêt dans cette région.

Guerre séleucide ou Guerre contre Antiochos (192 à 188 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre antiochique.

Après la deuxième Guerre macédonienne, la Ligue étolienne est peu satisfaite des territoires que Rome leur a cédés en tant que « récompense » pour leur aide. Ils « invitent » Antiochos III de l’Empire séleucide de les aider à libérer la Grèce de l’ « oppression romaine ». En tant que conseiller militaire, Hannibal Barca conseille à Antiochos de ne pas envoyer si peu de troupes en Grèce, toutefois, le roi envoie une petite force en 192 av. J.-C., ce à quoi Rome répond en envoyant de nouveau ses légions en Grèce, chassant les Séleucides.
Probablement car il a donné refuge à Hannibal Barca, Rome envoie une force de 30 000 hommes en Asie Mineure pour intercepter Antiochos III. Confronté à un choix difficile, Antiochos choisit de combattre les Romains dans un lieu propice à une armée en sous nombre plutôt que de fuir en Asie. Cela a pour conséquences les victoires romaines aux Thermopyles en 191 av. J.-C. et à la bataille de Magnésie en 190 av. J.-C. Ces victoires en Asie Mineure obligent Antiochos à signer le traité d’Apamée en 188 av. J.-C., cédant des territoires à Pergame et à Rome, ainsi qu’une imposante indemnité de guerre de 15 000 talents d’argent.

Troisième Guerre macédonienne (172 à 168 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Troisième Guerre macédonienne.

Après la mort de Philippe V de Macédoine en 179 av. J.-C., son fils, Persée, essaie de restaurer l’influence de la Macédoine et menace ses voisins. Quand Persée est impliqué dans un attentat contre un allié de Rome, le Sénat déclare la troisième Guerre macédonienne. Initialement, les forces romaines ont des difficultés contre les forces macédoniennes, mais en 168 av. J.-C., les légions romaines cassent la phalange macédonienne à la bataille de Pydna. Persée est capturé quelque temps après, et la Macédoine est divisée en quatre républiques dirigées par des marionnettes que Rome commande.

Quatrième Guerre macédonienne (150 à 148 av. J.-C.)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quatrième Guerre macédonienne.

Pendant plusieurs années, la Grèce est paisible jusqu’au soulèvement populaire en Macédoine sous Andriscus, qui se proclame fils de Persée. Rome expédie de nouveau ses légions en Grèce, et écrase complètement la rébellion macédonienne. Cette fois, Rome ne se retire pas de la région, formant la province romaine de Macédoine, établissant un pouvoir romain permanent sur la péninsule grecque.
En 142 av. J.-C. un autre aventurier qui se faisait appeler Philippe, voulut renouveler la tentative d'Andriscus, et suscite une révolte analogue, mais avec très peu de succès. Vaincu, il est capturé et mis à mort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]