Pélops

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Pélops et Hippodamie pendant la course de chars, sur un bas-relief conservé au Metropolitan Museum of Art à New York.

Dans la mythologie grecque, Pélops (en grec ancien Πέλοψ / Pélops, étymologie obscure), fils de Tantale et Dioné (ou d'Euryanassa selon les auteurs), fut l'ancêtre des Atrides à Mycènes et donna son nom au Péloponnèse. Il fut aussi l'éromène de Poséidon[1].

Mythe[modifier | modifier le code]

Selon Ovide, Pélops fut tué dans son enfance par son père Tantale, qui le servit aux dieux lors d'un banquet pour tester leur omniscience. Les dieux comprirent la supercherie et ramenèrent Pélops à la vie et lui donnèrent une épaule en ivoire pour remplacer celle que Déméter, la seule divinité qui n'avait pas reconnu sa nourriture, avait mangée[2]. Certaines traditions affirment que les descendants de Pélops en avaient tous gardé une marque blanche sur l'épaule.

Ce fut à la suite de cette résurrection que Poséidon tomba amoureux du jeune homme et l'enleva afin d'en faire son amant et son échanson, comme plus tard Zeus le fit avec le jeune Ganymède. Cependant Pélops repartit sur terre sur ordre de Zeus, parce qu'il donnait de l'ambroisie (nourriture des Dieux) et du nectar (boisson des Dieux) à son père qui en offrait ensuite à certains mortels. C'est ainsi que Pélops se rendit en Grèce où il fit la rencontre d'Hippodamie, sa future épouse.

En effet, Pélops obtint la main d'Hippodamie dans une célèbre course de char contre le père de celle-ci, Œnomaos, roi de Pise en Élide. D’après Pindare, ce roi avait l'habitude de tuer les prétendants qui perdaient contre lui. Pélops gagna la compétition non seulement en conduisant les chevaux ailés que lui avait offerts Poséidon, mais en soudoyant Myrtilos, l'écuyer d'Œnomaos, pour qu'il retire un boulon du char de son maître. Le roi mourut traîné par ses chevaux. Pélops noya par la suite Myrtilos pour éviter de payer le prix de sa traitrise, soit la moitié du royaume de son maître et une nuit avec Hippodamie qu'il convoitait depuis longtemps. En mourant, Myrtilos maudit Pélops et ses descendants. On attribua à cette malédiction les malheurs de la maison d'Atrée, le fils de Pélops. Hippodamie lui donna de nombreux enfants, dont Thyeste, Atrée, Alcyone, Trézène, Sicyon, Sciron, Coprée, Dias, Alcathoos, Nicippé, Cléoné, Eurydice, Eurymède et Pitthée. Avec la nymphe Danaïs, il eut un autre fils, Chrysippe.

Le Pélops platonicien[3][modifier | modifier le code]

Platon donne le nom de Pélops comme dérivant de πέλας qui signifie « près » en grec ancien, et de ὄψ qui signifie « vue, œil » en grec ancien, parce qu’il n’a pas anticipé, n’a pas pu percevoir que la mort de Myrtilos porterait malheur à sa descendance.

Sources[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Classical Mythology sur GLBTQ
  2. Le scholiaste de Lycophron (152) précise que la déesse était sans doute distraite par le chagrin dû à la disparition de sa fille Coré. D'après le scholiaste de Pindare, la déesse concernée aurait plutôt été Thémis ou Thétis selon les variantes de manuscrits.
  3. Cratyle (394d)

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