Pif Gadget

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Pif Gadget
Vaillant, le journal de Pif

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité hebdomadaire (février 1969 à février 1993)
mensuel (juillet 2004 à novembre 2008)
Genre bande dessinée
Fondateur Parti communiste français
Date de fondation février 1969
Ville d’édition Paris

Pif Gadget est un magazine français de bande dessinée pour la jeunesse, créé en février 1969, dont la fréquence de parution était à l'origine hebdomadaire. Il présente la particularité d'inclure un gadget à chaque édition mais aussi celle tout aussi novatrice du récit complet. Il a lancé des séries « cultes » de la bande dessinée. Il alternait à chaque parution les styles « comiques » et « réalistes » ainsi que la couleur et le noir et blanc. Il a été un véritable phénomène de presse dans les années 1970-80[1]. Après une interruption de 1993 à 2004, il paraît à nouveau sous forme de mensuel pour s'achever en novembre 2008.

Origines[modifier | modifier le code]

Fondé en 1969, il est le successeur de Vaillant, le journal de Pif. Pif le chien est né en 1950 dans le journal l'Humanité sous la plume de José Cabrero Arnal, surnommé affectueusement Monsieur Paparnal. Le magazine s'appelle à ses débuts Pif et son gadget surprise puis, quelques mois plus tard, Pif Gadget. C'est un hebdomadaire.

Il doit son nom à :

  • son héros principal, le chien Pif ;
  • au gadget offert avec chaque numéro, dont les célèbres Pifises (Artemia salina, un petit crustacé), et les Pifitos, les pois sauteurs vivants du Mexique.

Contenu[modifier | modifier le code]

Il se caractérise par sa parution en histoires complètes, attesté par la ligne d'accroche « Tout en récits complets » écrite sur la couverture juste sous le titre, contrairement à la plupart des autres revues de bandes dessinées qui offraient toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur (Pilote, Tintin, Spirou, le Journal de Mickey, etc.).

Il se caractérise aussi par l'augmentation de son volume. Alors que son prédécesseur paraissait sous quarante-huit pages, Pif Gadget offre quatre-vingts pages d'histoires comiques et d'aventure chaque semaine.

La variété des séries qu'il proposait était assez impressionnante. Le lecteur y trouvait de l'aventure animalière en couleur clairement enfantine comme Pif, Placid et Muzo, Pifou. Certaines séries flirtaient même avec un humour plus adulte comme Gai-Luron ou Corinne et Jeannot ou parodique comme Horace cheval de l'Ouest. Il y trouvait aussi de l'aventure historique ou exotique dans un style réaliste en noir et blanc comme Rahan le fils des âges farouches, Teddy Ted le cow-boy aux yeux clairs, Les Pionniers de l'Espérance, Loup Noir, Bob Mallard, Le Grêlé 7/13, Ragnar le Viking, Jacques Flash l'homme invisible, Robin des Bois, Nasdine Hodja l'insaisissable

Il se caractérise enfin par son Journal des jeux d'une quinzaine de pages comprenant entre autres des tests (pourriez-vous être…), des mots croisés, des questions, des énigmes. Il se termine par la page solutions pour respecter la formule de l'illustré « complet ». Du premier au numéro 46, un jeu concours primé à thèmes permet de récompenser le lecteur gagnant d'une somme d'argent et d'un cadeau.

Gadgétus le « Journal du Gadget » sera un troisième insert qui développera l'année suivante une thématique autour du gadget de chaque semaine.

A la « une »[modifier | modifier le code]

Les premières unes[modifier | modifier le code]

Prolongeant la tradition de son prédécesseur Vaillant, le journal de Pif, Pif Gadget constitue ses 10 premières unes en publiant le début de l'aventure hebdomadaire de son héros Pif.

La une numéro 11 voit la présentation sous forme de devinette du gadget par un personnage comique de l'illustré, en l'occurrence Arthur. Ces deux présentations alternent alors à l'exception du numéro 13 qui présente les nouveaux héros comiques Les Rigolus. La une du numéro 17 est réalisée par le gag d'un autre personnage comique, Gai-Luron. Le format du gag s'inspirant des planches publiées par les collections « Poche » des héros de l'illustré. Ce nouveau type de une, constitué d'une courte histoire de une à six vignettes maximum alternera désormais. L'exception viendra du numéro 25 qui voit le gadget présenté par deux personnages étrangers aux héros du magazine. La une numéro 33 publie la présentation du gadget en un dessin. La une suivante, numéro 34 voit la première représentation du gadget « La collection de timbres » par une photo. La une munéro 37 montre le premier dessin réaliste du gadget.

La une numéro 52 ne sera pas pour la rédaction l'occasion de publier une spéciale pour célébrer le premier anniversaire de la nouvelle formule du magazine.

À partir du numéro 53, la une est entièrement consacrée à l'annonce du gadget, véritable moteur de la distribution du magazine.

Les « unes » loupées[modifier | modifier le code]

La une numéro 64 présentée par le personnage réaliste Loup Noir signée par son dessinateur Kline (Roger Chevaillier) est publiée décadrée en hauteur sans le nom du gadget Le bracelet de Loup Noir.

La une numéro 114 présentée par les personnages comiques Pif et Hercule est publiée décadrée latéralement sans le nom du gadget De véritables castagnettes espagnoles.

Chronologie de première parution de personnages comiques[modifier | modifier le code]

Si les personnages comiques Pif le chien, Arthur, Pifou ou Gai-Luron existaient déjà lors du lancement de Pif Gadget et servirent d'ossature au nouveau magazine, ce dernier vit la naissance de nombreux autres personnages dont 10 nouveaux firent leur entrée successivement en trois années seulement.

Numéro Nom Personnage(s) Scénariste(s) Dessinateur Observations
1 (1239) Pif Chien D'après José Cabrero Arnal
1 (1239) Couik Oiseau Jacques Kamb Jacques Kamb Création
1 (1239) Le Concombre masqué Concombre Nikita Mandryka Nikita Mandryka Créé en 1965
1 (1239) Nestor Prisonnier Henri Crespi Henri Crespi Créé en 1964
1 (1239) Arthur Fantôme Jean Cézard Jean Cézard Créé en 1953
1 (1239) Pifou Chiot Roger Mas Roger Mas Créé en 1964
1 (1239) Gai-Luron Chien Gotlib Gotlib Créé en 1962
1 (1239) M Magicien Massimo Mattioli Massimo Mattioli Création
1 (1239) Bouboule enfant Jean Tabary Jean Tabary Copain de Totoche
1 (1239) Ailleurs Nikita Mandryka Nikita Mandryka
1 (1239) La Souris Souris Gotlib Gotlib Personnage de Gai-Luron
1 (1239) Placid et Muzo Ours et Renard Jacques Nicolaou Jacques Nicolaou Créé par J.C. Arnal en 1946
1 (1239) Corinne et Jeannot Fille et Garçon Jean Tabary Jean Tabary Créés en 1965
2 (1240) Totoche Garçon Jean Tabary Jean Tabary Avec ses 7 copains
6 (1244) Les As Club Greg Greg
6 (1244) Léo bête à part Léopard Jean Sanitas et Roger Mas Roger Mas Création
6 (1244) Tico Petit Indien Henri Dufranne Henri Dufranne Création
13 (1251) Les Rigolus et les Tristus Extraterrestres Jean Cézard Jean Cézard Création
32 (1270) Le Père Passe-Passe Magicien Jean Cézard Jean Cézard Création
32 (1270) Les Baladins Moyen Âge Bernard Duc Bernard Duc Création
34 (1272) La Jungle en folie Tigre Christian Godard Mic Delinx Création
71 (1309) Horace, cheval de l'Ouest Cheval Jean-Claude Poirier Jean-Claude Poirier Création
75 (1313) Puck Et Poil Trappeurs Création
76 (1314) Sem-Sem Cow-boy Jean Cézard Jean Cézard Création
162(1400) [Qui ?] Mordillo Mordillo Création
173(1411) La Ligne Homme Osvaldo Cavandoli Osvaldo Cavandoli
244(1482) La Famille Fohal Famille Saint Thomas Fohal Création
245(1483) Surplouf le petit corsaire Corsaire Jean Cézard Jean Cézard Création
266(1504) Sylvio Grillon Gilbert Lions Philippe Luguy Création
286(1524) Dicentim Petit Franc Jacques Kamb Jacques Kamb Création
289(1527) Milo Marat Détective Mario Gomboli Bonvi Création

Chronologie de première parution de personnages réalistes[modifier | modifier le code]

De même que pour les personnages comiques, les personnages réalistes Teddy Ted, Les Pionniers de l'Espérance ou Bob Mallard existaient déjà lors du lancement de Pif Gadget et servirent d'ossature au nouveau magazine. Ce dernier vit la naissance de nombreux autres personnages dont quatre Rahan, Loup Noir, Corto Maltese et Docteur Justice firent leur entrée successivement en un peu plus d'une année seulement et marquèrent la bande dessinée française.

Numéro Nom Genre Scénariste Dessinateur(s) Observations
1 (1239) Rahan Préhistoire Roger Lecureux André Chéret Création
1 (1239) Teddy Ted Cow-boy Roger Lecureux Gérald Forton Créé en 1963
2 (1240) Les Pionniers de l'Espérance Science-fiction Roger Lecureux Raymond Poïvet Créé en 1945
2 (1240) Loup Noir Amérindien Jean Ollivier Kline Création
3 (1241) Bob Mallard Aviation Jean Sanitas André Chéret Créé en 1946
3 (1241) Le Grêlé 7/13 Résistance Roger Lecureux Lucien Nortier et Christian Gaty Créé en 1966
4 (1242) Ragnar le Viking Nordique Jean Ollivier Martin Sièvre (E.T. Coelho) Créé en 1955
5 (1243) Jacques Flash Journalisme Pierre Castex René Deynis Créé en 1956
6 (1244) Robin des Bois Moyen Âge Jean Ollivier Christian Gaty et Lucien Nortier Créé en 1965
19 (1257) Nasdine Hodja Moyen-oriental Roger Lecureux Angelo Di Marco Créé en 1946
58 (1296) Corto Maltese Aventure Hugo Pratt Hugo Pratt Création
69 (1307) Docteur Justice Arts martiaux Jean Ollivier Raffaele Marcello Création
111 (1349) Mystérieuse : matin, midi et soir Science-fiction Jean-Claude Forest Jean-Claude Forest Création
121 (1359) Fanfan la Tulipe Renaissance Jean Sanitas Christian Gaty et Lucien Nortier Création
140 (1378) Jérémie Maritime Paul Gillon Paul Gillon Création
221 (1459) Davy Crockett Jean Ollivier Kline Créé en 1957

Liste du premier et de gadgets remarquables[modifier | modifier le code]

Chaque semaine devait être produit un objet, un jouet ou un jeu qui plaise autant aux garçons qu'aux filles, qui ne soit pas dangereux, facile à assembler si nécessaire et ne pas être volumineux afin de pouvoir être distribué avec le journal. Les gadgets s'ils étaient ingénieux n'étaient pas toujours des nouveautés tels le « Jeu de dames » ou le « Baromètre » (numéros 3 et 4). Il n'empêche que Pif Gadget réussit ce tour de force de créativité durant ses trente cinq années d'existence.

Le gadget reste une surprise jusqu'au numéro 60 pour laquelle « la Poudre de vie » est annoncée par le numéro précédent du périodique. C'est à cette occasion que la mention sur la couverture « et son gadget surprise n°… » se transforme en « et son gadget n°… ». Elle évolura encore au numéro 93 pour afficher enfin le titre Pif Gadget.

Certains gadgets seront repris lors de publications ultérieures de Pif Gadget. Le premier fut réédité lors de la parution du numéro 74. Le deuxième, le cellophane thermo-sensible fut repris lors de la parution du numéro 171. Le cinquième, le poster avec dessins à révéler, le fut lors du numéro 47 et le sixième lors du numéro 62. Les sachets de soda du vingtième gadget seront à nouveau célébrés au numéro 76. Des timbres différents du gadget numéro 34 se retrouveront aux cinq unes à partir du numéro 87. Les célèbres « Pifises » du numéro 60 honoreront à nouveau le numéro 447 ainsi que les « Pois sauteurs du Mexique » dans le 103 et le 345.

Différents jeux de cartes accompagneront Pif Gadget tout au long de ses publications ( gadgets numéros 8, 11, 16, 17, 27, 33, 52… ).

Pif Gadget numéro 15 annoncera pour la semaine suivante un « colossal gadget lilliputien » qui ne correspondra pas au « Sorcier », jeu de magie de quatre cartes, offert avec le seizième numéro du magazine. De même Pif Gadget numéro 287 annoncera pour la semaine suivante le gadget « Le ball-trap » qui sera remplacé par « Le souflobut » avec une page d'explications sous le titre « Dernière minute : Hercule a cassé le gadget ». Ce gadget « cassé » est alors annoncé pour le numéro 291… À l'intérieur de ce numéro un encart annonce que Hercule n'est pas arrivé à recoller les morceaux du gadget cassé et en propose un autre.

Le gadget numéro 52 ne sera pas pour la rédaction l'occasion de confectionner un gadget particulier pour célébrer le premier anniversaire de la nouvelle formule.

Pif Gadget numéro 84 contenant « La boîte à faire disparaître » est vendu sous blister du fait de sa confection en matière plastique rigide. Puis le numéro 87 à l'occasion du gadget « Une collection de timbres de Mongolie » présentée sur la couverture. Cet emballage se généralise ensuite à partir du numéro 99. En effet le volume et la fabrication des gadgets en matière plastique ne permettent plus de les insérer au cœur du journal comme lorsqu'ils étaient en carton. Afin de les préserver des risques de perte, 490 kilomètres de ruban plastiques sont alors nécessaires chaque semaine pour ensacher l'hebdomadaire[2].

Cycles « Science », « Super » et « Magie »[modifier | modifier le code]

En 1972, l'« Opération scientipif », à partir du Pif Gadget numéro 159, sans précédent dans la presse pour la jeunesse, a offert pendant huit semaines, à raison d'un par semaine, huit gadgets basés sur des principes physiques élémentaires. Le but étant que les jeunes lecteurs fassent preuve d'ingéniosité et proposent d'autres applications avec leurs propres réalisations.

La même année, des numéros 189 à 191, Pif Gadget à présenté trois « super-gadgets » dont deux étaient la matérialisation d'éléments issus d'aventures de héros réalistes.

L'année suivante, en 1973, Pif Gadget à partir du numéro 211, a offert pendant six semaines la série « Magigadget » composée chaque semaine d'un gadget et d'un chapitre du Grand Livre de la Magie qui permettait aux jeunes lecteurs de devenir magicien et de monter un spectacle de magie.

Gadgets de cycles « Science », « Super » et « Magie »
Numéro Nom Observations
1 (1239) Les lunettes sidérales
6 (1244) L'herbe magique
20 (1258) 1/4 litre de soda orange et 1/4 litre soda sitron
30 (1268) La visionneuse
34 (1272) Timbres de collection 25 pochettes différentes
37 (1275) Un globe lunaire + Numéro 38 (1276)
60 (1298) La poudre de vie L'artémia énommée « Les Pifises »
65 (1303) Un microscope
78 (1316) Un stéréoscope
84 (1322) La boîte à faire disparaitre
85 (1323) Le dessinoscope
100 (1338) Le gramophone avec un disque
101 (1339) Une gourmette
103 (1341) Le pois sauteur du Mexique Los Brincadores nommés « Les Pifitos »
132 (1370) Les jumelles pliantes
135 (1373) La flûte de Pan
137 (1375) Un harmonica
138 (1376) L'encyclopédie magique
159 (1397) Un vrai téléphone Opération Scientipif
160 (1398) Le sablier électrique Opération Scientipif
161 (1399) Le sous-marin à levure Opération Scientipif
162 (1400) L'avion équilibriste Opération Scientipif
163 (1401) La voiture magnétique Opération Scientipif
164 (1402) Tube vision magique Opération Scientipif
165 (1403) Le mobile à mouvement perpétuel Opération Scientipif
166 (1404) Un appareil-photo Opération Scientipif
189 (1427) La plante délice du Grand Nord Super-Gadgets
190 (1428) Le stylo microscope Super-Gadgets
191 (1429) Une visionneuse de poche Super-Gadgets
211 (1449) Le stylo à encre invisible Magigadget
212 (1450) Le couperet magique Magigadget
213 (1451) La machine à billets Magigadget
214 (1452) La soucoupe magique Magigadget

Récompenses[modifier | modifier le code]

Grand Prix et Prix « Phenix » de la Bande dessinée 1969[modifier | modifier le code]

La Société française de la Bande dessinée décerne en 1969 son « Grand Prix » aux Pionniers de l'Espérance. Son « Prix de la meilleure bande dessinée réaliste et d'aventure » va à Ragnar le Viking et son « Prix de la meilleure bande dessinée comique » à Gai-Luron, toutes trois publiées par Pif-Gadget.

Prix international du meilleur journal de bandes dessinées 1970[modifier | modifier le code]

Au congrès de Lucca en Italie dei Comics (de la Bande Dessinée) de 1970 Pif Gadget reçoit le « Yellow Kid » pour son effort de promotion de la bande dessinée[3].

Prix international de la meilleure bande dessinée 1970[modifier | modifier le code]

Au congrès de Lucca en Italie dei Comics (de la Bande Dessinée) de 1970 Corto Maltese reçoit le « Yellow Kid » de la meilleure bande dessinée[4].

Grands Prix et Prix « Phénix » de la Bande dessinée 1970[modifier | modifier le code]

La Société française de la Bande dessinée décerne en 1970 ses « Grand Prix » à Hugo Pratt pour Corto Maltese, et à Jean Tabary pour Corinne et Jeannot. Son prix de la recherche à Mattioli pour M. le Magicien et une mention spéciale à Mic Delinx pour La Jungle en folie. Quatre créateurs de Pif-Gadget[5].

Grand Prix du Dessin de presse 1971[modifier | modifier le code]

Le Syndicat National des Dessinateurs de presse attribue leur prix « meilleure bande dessinée » au créateurs de La Jungle en Folie[4].

Prix « Phénix » de la Bande dessinée 1972[modifier | modifier le code]

Prix de la meilleure Bande Dessinée française d'aventure à Jérémie. Prix du meilleur scénario d'humour à La Jungle en Folie, toutes deux publiées par Pif-Gadget.

Prix international du meilleur dessinateur étranger 1973[modifier | modifier le code]

Eduardo Coelho reçoit le Yellow Kid du meilleur dessinateur étranger pour Robin des Bois au 9e Salon International de la Bande Dessinée de Lucca (Italie).

Prix « Phénix » de la Bande Dessinée 1973[modifier | modifier le code]

Guillermo Mordillo reçoit le prix « Phénix » de l'humour, décerné par la Société Française de la Bande Dessinée.

Quelques autres séries célèbres publiées dans le périodique Pif Gadget[modifier | modifier le code]

Série Date Scénario Dessin Genre
Ayak 1979 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
Erik le Rouge 1976 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
La Geste d'Yvain, chevalier de la Table Ronde,
Le Furet 1975 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
Léonard Bob de Groot Turk humour
Les Énigmes de Tim Dirick Dirick policier
Les enquêtes de Ludo Moallic, Crespi Moallic
Manivelle et le Camélécamion Goux Goux humour
Smith & Wesson François Corteggiani Pierre Tranchand pseudo-western
Supermatou 1975 Jean-Claude Poirier Jean-Claude Poirier humour
Tarao 1982 Roger Lecureux Raffaele Carlo Marcello aventure préhistorique

Records de diffusion[modifier | modifier le code]

Le numéro 60 d'avril 1970, qui contenait les fameux Pifises, a été tiré à 1 000 000 d'exemplaires (650 000 exemplaires, puis retirage à 350 000 exemplaires).

Le numéro 137 de septembre 1971, qui proposait comme gadget les pois sauteurs du Mexique, a également été tiré à 1 000 000 d'exemplaires.

Il s'agit dans les deux cas du plus fort tirage en Europe pour un journal de bande dessinée.

En septembre 1977 le numéro 443 de Pif-Gadget avec à sa une ni bande dessinée, ni dessin, ni photo mais pour titre La mort de Rahan atteindra à nouveau le million d'exemplaires.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

L'une des dernières grandes œuvres du magazine fut l'édition à chaque numéro pendant plusieurs mois en 1989 d'un fascicule sur la Révolution française que revivaient Pif et Hercule. Le dernier numéro de Pif le journal paraît en novembre 1993 (no 1253). S'ensuivent trois numéros de Pif découverte en décembre, qui furent les derniers[6].

Renaissance et fin[modifier | modifier le code]

Le magazine connaît une seconde vie puisqu'un numéro double spécial été, numéroté 1, est publié le 1er juillet 2004. Le premier cadeau est un ensemble pour élever des « Pifises » (Artemia salina).

Il inaugure une nouvelle série qui est désormais mensuelle à partir de septembre 2004 dont le deuxième numéro offre de quoi créer des « œufs cubiques », là encore un gadget célèbre du magazine (d'autres fort populaires[réf. souhaitée] furent la catapulte et le briquet anti-fumeurs).

Patrick Apel-Muller est le directeur de la rédaction de Pif Gadget dont Pierre Dharreville est le rédacteur en chef et le scénariste François Corteggiani en est le rédacteur en chef BD. Une nouvelle génération d'auteurs a rejoint dessinateurs et scénaristes de l'ancien hebdomadaire.

On retrouve plusieurs des séries phare de l'âge d'or du magazine : Pif et Hercule, chaque mois. Mais aussi, ponctuellement, Docteur Justice, Placid et Muzo, Léo bête à part, ou encore Rahan. De nombreuses séries nouvelles viennent compléter le sommaire, dont Quentin le seul de Patrice Lesparre (scénario et dessin), Trelawney, les mémoires d'un gentilhomme corsaire Richard Marazano (scénario) et Alfonso Font (dessin), Les Apatrides de Patrice Lesparre (scénario) et Chris Malgrain (dessin), Le Cavalier Maure de Jean-Marc Lainé (scénario) et Patrick Dumas (dessin), Cos & Mos de Richard Marazano (scénario) et Abel (dessin) ou Banc d'essai de la Toto Brothers Company (scénario et dessin).

L'ultime numéro 53 de novembre 2008 — et sa machine à faire les œufs carrés — marque la fin de cette résurrection.

L'entreprise Pif Éditions, éditeur du magazine, est placée en liquidation judiciaire le 15 janvier 2009, suivant le placement en redressement judiciaire de mars 2007[7]. Les six salariés permanents et la trentaine de pigistes ont reçu en janvier leur lettre de licenciement[8].

En septembre 2014, Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité propriétaire de la marque Pif Gadget, annonce son intention de relancer le journal[9].

Quelques autres auteurs publiés dans le périodique Pif Gadget[modifier | modifier le code]

Marketing[modifier | modifier le code]

En 1978, un autocollant, « La main de Pif », avait été inclus dans le magazine, avec consigne de le coller à l'arrière de la voiture de ses parents. On pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau. C'était là surtout une excellente opération marketing pour le journal. Corollaire inattendu, pour toute une génération, le badge « Touche pas à mon pote » apparu quelques années plus tard, d'abord de couleur jaune, rappela la fameuse « Main de Pif ».

Pif d'ailleurs…[modifier | modifier le code]

Des magazines dérivés de Pif-Gadget ont été publiés sous divers titres en Europe et en Amérique. En Allemagne : YPS. En Espagne et en Roumanie : PIF. Au Canada : PIFORAMA.

Pif Gadget et l'Éducation Nationale[modifier | modifier le code]

Pour la rentrée scolaire 1973, les éditions Nathan publient un livre de classe pour les collégiens de sixièmes et cinquièmes sur la bande dessinée. Écrit par deux professeurs, l'un de dessin et l'autre de français, il a pour titre : Le Français et la bande dessinée. Chaque cours en aborde un aspect en présentant une page de bande entre autres de Rahan ou de Docteur Justice et en expliquant les leçons éducatives contenues dans le récit, le dessin, le découpage, etc[10].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « "Pif gadget" met la clé sous la porte », sur www.lemonde.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  2. Pif-Gadget no 89
  3. Pif-Gadget no 97 et 101.
  4. a et b Pif-Gadget no 151.
  5. Pif-Gadget no 101.
  6. Pif le journal et Pif découverte en 1993, sur le site BD oubliées
  7. (fr) « Pif Gadget placé en liquidation judiciaire », sur www.lefigaro.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  8. Les salariés licenciés de "Pif", lié au PCF, dénoncent une restructuration "à la hache", Le Monde, 12 février 2009
  9. « Patrick Le Hyarik (sic pour Hyaric) : " On va relancer Pif Gadget " », sur http://www.franceinfo.fr/,‎ 12 septembre 2014 (consulté le 13 septembre 2014)
  10. Pif-Gadget no 201.

Liens externes[modifier | modifier le code]