Pif Gadget

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Pif Gadget
Vaillant, le journal de Pif
Image illustrative de l'article Pif Gadget

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité hebdomadaire (février 1969 à février 1993)
mensuel (juillet 2004 à novembre 2008)
Genre bande dessinée
Date de fondation février 1969
Éditeur Éditions Vaillant
Ville d’édition Paris

Pif Gadget est un magazine français de bande dessinée pour la jeunesse, créé en février 1969, dont la fréquence de parution était à l'origine hebdomadaire. Il présente la particularité d'inclure un gadget à chaque édition mais aussi celle tout aussi novatrice du récit complet. Il a lancé des séries « cultes » de la bande dessinée. Il alternait à chaque parution les styles « comiques » et « réalistes » ainsi que la couleur et le noir et blanc. Il a été un véritable phénomène de presse dans les années 1970-80[1]. Après une interruption de 1993 à 2004, il paraît à nouveau sous forme de mensuel pour s'achever en novembre 2008.

Historique[modifier | modifier le code]

Les journaux communistes avant Pif (1901-1969)[modifier | modifier le code]

Les pionniers[modifier | modifier le code]

Le premier journal illustré pour enfants de la mouvance socialiste s'intitule Jean-Pierre. Il est créé le 1er décembre 1901 par une coopérative autogérée « L'Émancipatrice », qui souhaite donner aux enfants autre chose que les traditionnels périodiques jeunesses qui sont le plus souvent catholiques[2]. Il comporte des contes, jeux et ce qui sera appelé plus tard des bandes dessinées[3]. Si le fond est comique, il essaye de provoquer une réflexion chez ses lecteurs sur des thèmes comme le racisme et l'antimilitarisme. Le travail manuel est mis à l'honneur et de temps en temps est publié un reportage sur une entreprise ou une école au fonctionnement socialiste. Par contre, l'idée de révolution socialiste est peu abordée. Faute d'abonné, le mensuel s'arrête en août 1904[4].

Il faut attendre le 1er janvier 1911, pour qu'un successeur apparaisse avec le journal Les Petits Bonshommes. Il est créé par la Ligue ouvrière de protection de l'enfance, très proche du syndicalisme révolutionnaire de la Confédération générale du travail et est l'équivalent jeunesse de La Vie ouvrière. Le contenu est relativement similaire à Jean-Pierre et le ton est donné dans le premier numéro « Préparer une génération d'êtres humains au cerveau libre et au cœur droit[...]qui n'auront pas de peine à débarrasser le monde des vilains bonshommes qui depuis plusieurs siècles ont tenu leurs pères en esclavage. ». Les sciences sont mises à l'honneur, surtout pour combattre les idées de l'Église catholique[5]. Il contient beaucoup de dessins humoristiques sur les inégalités sociales, mais les bandes dessinées ont peu de contenues idéologiques. La diffusion ne dépasse jamais la poignée de milliers de lecteurs et s'arrête en 1914[6].

Les Petits Bonshommes réapparait huit ans plus tard. Il est proche du Parti communiste français et dans son comité de patronage se trouve Anatole France ou Ferdinand Buisson. Grâce au soutien du Syndicat national des instituteurs, il connait une diffusion dix fois plus importante que son prédécesseur[7]. L'écrit est mis en avant pour se démarquer des autres périodiques qualifié de « vulgaire ». L'influence des enseignants se ressent, avec une part belle faite à l'acquisition des connaissances, ainsi qu'à des valeurs morales et civiques comme l'honnêteté, la solidarité, le courage ou encore le goût de l'effort. Il combat aussi le racisme et suit une ligne pacifiste. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne prend pas parti au combat politique et ne s'en prend pas à l'Église. Les illustrations sont de bonnes qualités, mais les bandes dessinées sont limitées à une page par numéro. Le périodique disparait en 1926, après 159 numéros[8].

Le Jeune Camarade est créé en 1921, édité par la Fédération nationale des Jeunesses communistes[8]. Sa ligne éditoriale est très politique, avec des descriptions très crue de la misère ouvrière, le capitalisme et le colonialisme et les instituteurs sont montrés comme des gens brutaux. Beaucoup d'articles de propagandes sur l'Union soviétique sont écrits[9], mais peu de bandes dessinées sont publiées. Il disparait en 1929[10].

Mon camarade[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mon camarade.

En juin 1933, la Fédération d'enfants ouvriers et paysans, émanant du Parti communiste français, créée le journal Mon camarade. Il est créé dans un contexte social explosif, où la crise touche la France et fait grimper le chômage. Des mouvements sociaux d'ouvriers et paysans éclatent dans le pays. Le PCF fait sienne la ligne antisocialiste des Bolcheviks, mais ses effectifs sont en fortes baisses et ses résultats électoraux sont les plus mauvais depuis sa fondation. Avec ce contexte, les premiers numéros de Mon camarade sont très politisés. La diffusion du périodique est entre 20 000 et 50 000 exemplaires, avec un contenu qui au début compte peu de bande dessinée. La ligne éditoriale est la suivante, dire la vérité aux enfants contrairement aux journaux « bourgeois »[11], ainsi les instituteurs sont dénoncés comme des gens cruels, les programmes scolaires seraient remplis de mensonge et que l'école est une institution qui est contre les enfants de prolétaires[12]. De plus, y sont publiés des articles de propagandes qui vantent les réalisations des municipalités de la banlieue rouge et de l'URSS, ainsi que des articles très anticléricaux axés sur l'histoire et les sciences[13].

En 1934, le PCF change de ligne et réclame un front populaire antifasciste. La ligne éditoriale de Mon camarade change et devient moins militante[14]. Plus ouvert, le journal publie de plus en plus de bandes dessinées et si le ton est toujours antibourgeois, les scénarios sont plus travaillés, avec notamment la série Les Aventures de Pat'Soum qui est de loin la série la plus réussie de l'illustré. Une nouvelle formule est lancé en novembre 1935[15] avec l'introduction de pages de bande dessinée en plus, mais aussi avec plus de récit de fiction, ou aux jeux[16]. Le journal recrute de bons auteurs de bande dessinée avec notamment Bob Dansler qui créé Jim Mystère, la série la plus populaire du périodique. Il s'agit d'un western qui renverse les clichés du genre, puisque le cowboy défend les amérindiens et défend le gouvernement socialiste du Mexique[17]. Jean Trubert rejoint le journal en 1937 et adapte des grands récits d'aventures comme Gargantua ou Don Quichotte[18]. La science-fiction arrive au même moment dans le journal[19].

Malgré l'actualité brulante de la fin des années 1930, le journal évite de trop en parler et préfère divertir ses lecteurs[20]. Le 26 septembre 1939, considérant que le PCF est du côté de l'ennemi hitlérien en soutenant le pacte germano-soviétique, le gouvernement dissout le parti et la presse qui lui est lié dont Mon camarade. La plus part des exemplaires de Mon camarade sont détruits pendant la guerre pour éviter des ennuis avec l'occupant[21].

Vaillant[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vaillant (périodique).

Avec l'attaque de l'URSS par l'Allemagne nazi, le Parti communiste français appelle à une résistance armée contre l'occupant. En janvier 1942, est publié un tract baptisé Le Jeune Patriote, rédigé par des jeunes communistes, il appelle à lutter contre les régimes fascistes[22]. En septembre 1944, le Gouvernement provisoire de la République française autorise les journaux issus des mouvements de résistances à paraitre. Le 13 octobre 1944, Le Jeune Patriote sort son premier numéro légal. Il est composé de nouvelles, jeux, dessins politiques et à partir du numéro trois de bandes dessinées. A cause de la pénurie de papier, le tirage est limité à quelques dizaines de milliers d'exemplaires[23]. L'équipe dirigeante transforme alors le journal, pour cibler les 8-12 ans, une maquette est mise au point et des dessinateurs contactés (dont certains anciens de Mon camarade). Le nom Vaillant est choisi pour introduire le doute avec le journal catholique Cœurs Vaillants, alors interdit pour ses activités durant la guerre[24].

Le premier numéro de Vaillant sort le 1er juin 1945, avec un contenu proche de celui de Mon camarade[25]. Le succès est au rendez-vous, puisque les 100 000 exemplaires vendus sont atteints à la fin de l'année. Dans le no 45 du 14 décembre 1945, Raymond Poïvet et Roger Lécureux lancent la série de science-fiction Les Pionniers de l'Espérance. Dans le no 56 du 16 mai 1946, parait le premier Placid et Muzo de José Cabrero Arnal[26]. Vaillant rejette les super-héros américains et préfère publier des bandes dessinées avec des héros qui font le bien et refusent l'injustice, comme Yves le Loup de Jean Ollivier et René Bastard (no 113 du 10 juillet 1947) ou Ragnar le Viking de Jean Ollivier et Eduardo Coelho (no 515 du 27 mars 1955). Des jeunes dessinateurs comme Paul Gillon ou Jean-Claude Forest débutent dans le journal. Dans le no 397 du 21 décembre 1952, le journal offre à ses lecteurs pour Noël une histoire de Pif le chien, une série créée quelques années auparavant par José Cabrero Arnal dans le quotidien L'Humanité[27]. Par la suite, les problèmes de santé d'Arnal l'obligent à confier son chien à d'autres dessinateurs comme Roger Mas[28]. Des auteurs qui connaîtront un grand succès plus tard travaillent alors pour Vaillant, comme Jean Tabary, René Goscinny, Nikita Mandryka, Marcel Gotlib ou Christian Godard.

Face à la concurrence des petits récits complets qui séduisent de plus en plus les jeunes, Vaillant lance dans la précipitation une nouvelle formule en mai 1962, avec un format plus petit et un plus grand nombre de pages. Il lance aussi des hors-série comme Pif Poche, qui se vendent très bien et permettent de compenser financièrement les pertes du journal. De 1957 à 1964, le journal perd 10 000 lecteurs par an et tombe à 83 000 exemplaires vendus. De plus, les quelques albums publiées ont été un échec commercial. Jean Ollivier et Roger Lécureux quittent la tête du journal. Pour redresser la situation, la direction du PCF impose Pierre Bellefroid au poste de directeur et celui-ci prend des mesures radicales, parmi lesquelles la fermeture de la Librairie Vaillant, qui s'occupait de la politique éditoriale des albums. Il remanie l'équipe dirigeante en licenciant les militants du Parti et nomme Georges Rieu comme rédacteur en chef, avec pour mission de mettre au point une nouvelle formule. Le premier numéro de cette formule sort en avril 1965. Le chien Pif est mis en avant jusque dans le titre, qui devient : Vaillant, le journal de Pif, alors que le rédactionnel laisse sa place à des histoires complètes. Les ventes remontent grâce à une stratégie qui met l'accent sur les porte-clés offerts pendant plusieurs mois avec le journal et en persuadant les vendeurs volontaires de L'Humanité de vendre aussi Vaillant. Les ventes ont remonté, mais après l'opération porte-clés elles baissent de nouveau et la situation de mai 68 n'arrange pas les choses.

La période rouge (1969-1973)[modifier | modifier le code]

Fondé en 1969, il est le successeur de Vaillant, le journal de Pif. Pif le chien est né en 1950 dans le journal l'Humanité sous la plume de José Cabrero Arnal, surnommé affectueusement Monsieur Paparnal. Le magazine s'appelle à ses débuts Pif et son gadget surprise puis, quelques mois plus tard, Pif Gadget. C'est un hebdomadaire.

Il doit son nom à :

  • son héros principal, le chien Pif ;
  • au gadget offert avec chaque numéro, dont les célèbres Pifises (Artemia salina, un petit crustacé), et les Pifitos, les pois sauteurs vivants du Mexique.

Prolongeant la tradition de son prédécesseur Vaillant, le journal de Pif, Pif Gadget constitue ses 10 premières unes en publiant le début de l'aventure hebdomadaire de son héros Pif.

La une numéro 11 voit la présentation sous forme de devinette du gadget par un personnage comique de l'illustré, en l'occurrence Arthur. Ces deux présentations alternent alors à l'exception du numéro 13 qui présente les nouveaux héros comiques Les Rigolus. La une du numéro 17 est réalisée par le gag d'un autre personnage comique, Gai-Luron. Le format du gag s'inspirant des planches publiées par les collections « Poche » des héros de l'illustré. Ce nouveau type de une, constitué d'une courte histoire de une à six vignettes maximum alternera désormais. L'exception viendra du numéro 25 qui voit le gadget présenté par deux personnages étrangers aux héros du magazine. La une numéro 33 publie la présentation du gadget en un dessin. La une suivante, numéro 34 voit la première représentation du gadget « La collection de timbres » par une photo. La une munéro 37 montre le premier dessin réaliste du gadget.

La une numéro 52 ne sera pas[Quoi ?] pour la rédaction l'occasion de publier une spéciale pour célébrer le premier anniversaire de la nouvelle formule du magazine.

À partir du numéro 53, la une est entièrement consacrée à l'annonce du gadget, véritable moteur de la distribution du magazine.

La une numéro 64 présentée par le personnage réaliste Loup Noir signée par son dessinateur Kline (Roger Chevaillier) est publiée décadrée en hauteur sans le nom du gadget Le bracelet de Loup Noir.

La une numéro 114 présentée par les personnages comiques Pif et Hercule est publiée décadrée latéralement sans le nom du gadget De véritables castagnettes espagnoles.

La période blanche (1973-1994)[modifier | modifier le code]

L'une des dernières grandes œuvres du magazine fut l'édition à chaque numéro pendant plusieurs mois en 1989 d'un fascicule sur la Révolution française que revivaient Pif et Hercule. Le dernier numéro de Pif le journal paraît en novembre 1993 (no 1253). S'ensuivent trois numéros de Pif découverte en décembre, qui furent les derniers[29].

Renaissance (2004-2008)[modifier | modifier le code]

Le magazine connaît une seconde vie puisqu'un numéro double spécial été, numéroté 1, est publié le 1er juillet 2004. Le premier cadeau est un ensemble pour élever des « Pifises » (Artemia salina).

Il inaugure une nouvelle série qui est désormais mensuelle à partir de septembre 2004 dont le deuxième numéro offre de quoi créer des « œufs cubiques », là encore un gadget célèbre du magazine (d'autres fort populaires[réf. souhaitée] furent la catapulte et le briquet anti-fumeurs).

Patrick Apel-Muller est le directeur de la rédaction de Pif Gadget dont Pierre Dharreville est le rédacteur en chef et le scénariste François Corteggiani en est le rédacteur en chef BD. Une nouvelle génération d'auteurs a rejoint dessinateurs et scénaristes de l'ancien hebdomadaire.

On retrouve plusieurs des séries phare de l'âge d'or du magazine : Pif et Hercule, chaque mois. Mais aussi, ponctuellement, Docteur Justice, Placid et Muzo, Léo bête à part, ou encore Rahan. De nombreuses séries nouvelles viennent compléter le sommaire, dont Quentin le seul de Patrice Lesparre (scénario et dessin), Trelawney, les mémoires d'un gentilhomme corsaire Richard Marazano (scénario) et Alfonso Font (dessin), Les Apatrides de Patrice Lesparre (scénario) et Chris Malgrain (dessin), Le Cavalier Maure de Jean-Marc Lainé (scénario) et Patrick Dumas (dessin), Cos & Mos de Richard Marazano (scénario) et Abel (dessin) ou Banc d'essai de la Toto Brothers Company (scénario et dessin).

L'ultime numéro 53 de novembre 2008 — et sa machine à faire les œufs carrés — marque la fin de cette résurrection.

L'entreprise Pif Éditions, éditeur du magazine, est placée en liquidation judiciaire le 15 janvier 2009, suivant le placement en redressement judiciaire de mars 2007[30]. Les six salariés permanents et la trentaine de pigistes ont reçu en janvier leur lettre de licenciement[31].

En septembre 2014, Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité qui est resté propriétaire de la marque Pif Gadget, annonce son intention de relancer le journal[32].

Contenus[modifier | modifier le code]

Il se caractérise par sa parution en histoires complètes, attesté par la ligne d'accroche « Tout en récits complets » écrite sur la couverture juste sous le titre, contrairement à la plupart des autres revues de bandes dessinées qui offraient toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur (Pilote, Tintin, Spirou, le Journal de Mickey, etc.).

Il se caractérise aussi par l'augmentation de son volume. Alors que son prédécesseur paraissait sous quarante-huit pages, Pif Gadget offre quatre-vingts pages d'histoires comiques et d'aventure chaque semaine.

La variété des séries qu'il proposait était assez impressionnante. Le lecteur y trouvait de l'aventure animalière en couleur clairement enfantine comme Pif, Placid et Muzo, Pifou. Certaines séries flirtaient même avec un humour plus adulte comme Gai-Luron ou Corinne et Jeannot ou parodique comme Horace cheval de l'Ouest. Il y trouvait aussi de l'aventure historique ou exotique dans un style réaliste en noir et blanc comme Rahan le fils des âges farouches, Teddy Ted le cow-boy aux yeux clairs, Les Pionniers de l'Espérance, Loup Noir, Bob Mallard, Le Grêlé 7/13, Ragnar le Viking, Jacques Flash l'homme invisible, Robin des Bois, Nasdine Hodja l'insaisissable

Il se caractérise enfin par son Journal des jeux d'une quinzaine de pages comprenant entre autres des tests (pourriez-vous être…), des mots croisés, des questions, des énigmes. Il se termine par la page solutions pour respecter la formule de l'illustré « complet ». Du premier au numéro 46, un jeu concours primé à thèmes permet de récompenser le lecteur gagnant d'une somme d'argent et d'un cadeau.

Gadgétus le « Journal du Gadget » sera un troisième insert qui développera l'année suivante une thématique autour du gadget de chaque semaine.

Séries[modifier | modifier le code]

Quelques autres séries célèbres publiées dans le périodique Pif Gadget[modifier | modifier le code]

Série Date Scénario Dessin Genre
Ayak 1979 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
Erik le Rouge 1976 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
La Geste d'Yvain, chevalier de la Table Ronde,
Le Furet 1975 Jean Ollivier Eduardo Coelho aventure
Léonard Bob de Groot Turk humour
Les Énigmes de Tim Dirick Dirick policier
Les enquêtes de Ludo Moallic, Crespi Moallic
Manivelle et le Camélécamion Goux Goux humour
Smith & Wesson François Corteggiani Pierre Tranchand pseudo-western
Supermatou 1975 Jean-Claude Poirier Jean-Claude Poirier humour
Tarao 1982 Roger Lecureux Raffaele Carlo Marcello aventure préhistorique

Chronologie de première parution de personnages comiques[modifier | modifier le code]

Si les personnages comiques Pif le chien, Arthur, Pifou ou Gai-Luron existaient déjà lors du lancement de Pif Gadget et servirent d'ossature au nouveau magazine, ce dernier vit la naissance de nombreux autres personnages dont 10 nouveaux firent leur entrée successivement en trois années seulement.

Numéro Nom Personnage(s) Scénariste(s) Dessinateur Observations
1 (1239) Pif Chien D'après José Cabrero Arnal
1 (1239) Couik Oiseau Jacques Kamb Jacques Kamb Création
1 (1239) Le Concombre masqué Concombre Nikita Mandryka Nikita Mandryka Créé en 1965
1 (1239) Nestor Prisonnier Henri Crespi Henri Crespi Créé en 1964
1 (1239) Arthur Fantôme Jean Cézard Jean Cézard Créé en 1953
1 (1239) Pifou Chiot Roger Mas Roger Mas Créé en 1964
1 (1239) Gai-Luron Chien Gotlib Gotlib Créé en 1962
1 (1239) M Magicien Massimo Mattioli Massimo Mattioli Création
1 (1239) Bouboule enfant Jean Tabary Jean Tabary Copain de Totoche
1 (1239) Ailleurs Nikita Mandryka Nikita Mandryka
1 (1239) La Souris Souris Gotlib Gotlib Personnage de Gai-Luron
1 (1239) Placid et Muzo Ours et Renard Jacques Nicolaou Jacques Nicolaou Créé par J.C. Arnal en 1946
1 (1239) Corinne et Jeannot Fille et Garçon Jean Tabary Jean Tabary Créés en 1965
2 (1240) Totoche Garçon Jean Tabary Jean Tabary Avec ses 7 copains
6 (1244) Les As Club Greg Greg
6 (1244) Léo bête à part Léopard Jean Sanitas et Roger Mas Roger Mas Création
6 (1244) Tico Petit Indien Henri Dufranne Henri Dufranne Création
13 (1251) Les Rigolus et les Tristus Extraterrestres Jean Cézard Jean Cézard Création
32 (1270) Le Père Passe-Passe Magicien Jean Cézard Jean Cézard Création
32 (1270) Les Baladins Moyen Âge Bernard Duc Bernard Duc Création
34 (1272) La Jungle en folie Tigre Christian Godard Mic Delinx Création
71 (1309) Horace, cheval de l'Ouest Cheval Jean-Claude Poirier Jean-Claude Poirier Création
75 (1313) Puck Et Poil Trappeurs Création
76 (1314) Sem-Sem Cow-boy Jean Cézard Jean Cézard Création
162(1400) [Qui ?] Mordillo Mordillo Création
173(1411) La Ligne Homme Osvaldo Cavandoli Osvaldo Cavandoli
244(1482) La Famille Fohal Famille Saint Thomas Fohal Création
245(1483) Surplouf le petit corsaire Corsaire Jean Cézard Jean Cézard Création
266(1504) Sylvio Grillon Gilbert Lions Philippe Luguy Création
286(1524) Dicentim Petit Franc Jacques Kamb Jacques Kamb Création
289(1527) Milo Marat Détective Mario Gomboli Bonvi Création

Chronologie de première parution de personnages réalistes[modifier | modifier le code]

De même que pour les personnages comiques, les personnages réalistes Teddy Ted, Les Pionniers de l'Espérance ou Bob Mallard existaient déjà lors du lancement de Pif Gadget et servirent d'ossature au nouveau magazine. Ce dernier vit la naissance de nombreux autres personnages dont quatre Rahan, Loup Noir, Corto Maltese et Docteur Justice firent leur entrée successivement en un peu plus d'une année seulement et marquèrent la bande dessinée française.

Numéro Nom Genre Scénariste Dessinateur(s) Observations
1 (1239) Rahan Préhistoire Roger Lecureux André Chéret Création
1 (1239) Teddy Ted Cow-boy Roger Lecureux Gérald Forton Créé en 1963
2 (1240) Les Pionniers de l'Espérance Science-fiction Roger Lecureux Raymond Poïvet Créé en 1945
2 (1240) Loup Noir Amérindien Jean Ollivier Kline Création
3 (1241) Bob Mallard Aviation Jean Sanitas André Chéret Créé en 1946
3 (1241) Le Grêlé 7/13 Résistance Roger Lecureux Lucien Nortier et Christian Gaty Créé en 1966
4 (1242) Ragnar le Viking Nordique Jean Ollivier Martin Sièvre (E.T. Coelho) Créé en 1955
5 (1243) Jacques Flash Journalisme Pierre Castex René Deynis Créé en 1956
6 (1244) Robin des Bois Moyen Âge Jean Ollivier Christian Gaty et Lucien Nortier Créé en 1965
19 (1257) Nasdine Hodja Moyen-oriental Roger Lecureux Angelo Di Marco Créé en 1946
58 (1296) Corto Maltese Aventure Hugo Pratt Hugo Pratt Création
69 (1307) Docteur Justice Arts martiaux Jean Ollivier Raffaele Marcello Création
111 (1349) Mystérieuse : matin, midi et soir Science-fiction Jean-Claude Forest Jean-Claude Forest Création
121 (1359) Fanfan la Tulipe Renaissance Jean Sanitas Christian Gaty et Lucien Nortier Création
140 (1378) Jérémie Maritime Paul Gillon Paul Gillon Création
221 (1459) Davy Crockett Jean Ollivier Kline Créé en 1957

Gadgets[modifier | modifier le code]

Chaque semaine devait être produit un objet, un jouet ou un jeu qui plaise autant aux garçons qu'aux filles, qui ne soit pas dangereux, facile à assembler si nécessaire et ne pas être volumineux afin de pouvoir être distribué avec le journal. Les gadgets s'ils étaient ingénieux n'étaient pas toujours des nouveautés tels le « Jeu de dames » ou le « Baromètre » (numéros 3 et 4). Il n'empêche que Pif Gadget réussit ce tour de force de créativité durant ses trente cinq années d'existence.

Le gadget reste une surprise jusqu'au numéro 60 pour laquelle « la Poudre de vie » est annoncée par le numéro précédent du périodique. C'est à cette occasion que la mention sur la couverture « et son gadget surprise n°… » se transforme en « et son gadget n°… ». Elle évolura encore au numéro 93 pour afficher enfin le titre Pif Gadget.

Certains gadgets seront repris lors de publications ultérieures de Pif Gadget. Le premier fut réédité lors de la parution du numéro 74. Le deuxième, le cellophane thermo-sensible fut repris lors de la parution du numéro 171. Le cinquième, le poster avec dessins à révéler, le fut lors du numéro 47 et le sixième lors du numéro 62. Les sachets de soda du vingtième gadget seront à nouveau célébrés au numéro 76. Des timbres différents du gadget numéro 34 se retrouveront aux cinq unes à partir du numéro 87. Les célèbres « Pifises » du numéro 60 honoreront à nouveau le numéro 447 ainsi que les « Pois sauteurs du Mexique » dans le 103 et le 345.

Différents jeux de cartes accompagneront Pif Gadget tout au long de ses publications ( gadgets numéros 8, 11, 16, 17, 27, 33, 52… ).

Pif Gadget numéro 15 annoncera pour la semaine suivante un « colossal gadget lilliputien » qui ne correspondra pas au « Sorcier », jeu de magie de quatre cartes, offert avec le seizième numéro du magazine. De même Pif Gadget numéro 287 annoncera pour la semaine suivante le gadget « Le ball-trap » qui sera remplacé par « Le souflobut » avec une page d'explications sous le titre « Dernière minute : Hercule a cassé le gadget ». Ce gadget « cassé » est alors annoncé pour le numéro 291… À l'intérieur de ce numéro un encart annonce que Hercule n'est pas arrivé à recoller les morceaux du gadget cassé et en propose un autre.

Le gadget numéro 52 ne sera pas pour la rédaction l'occasion de confectionner un gadget particulier pour célébrer le premier anniversaire de la nouvelle formule.

Pif Gadget numéro 84 contenant « La boîte à faire disparaître » est vendu sous blister du fait de sa confection en matière plastique rigide. Puis le numéro 87 à l'occasion du gadget « Une collection de timbres de Mongolie » présentée sur la couverture. Cet emballage se généralise ensuite à partir du numéro 99. En effet le volume et la fabrication des gadgets en matière plastique ne permettent plus de les insérer au cœur du journal comme lorsqu'ils étaient en carton. Afin de les préserver des risques de perte, 490 kilomètres de ruban plastiques sont alors nécessaires chaque semaine pour ensacher l'hebdomadaire[33].

En 1972, l'« Opération scientipif », à partir du Pif Gadget numéro 159, sans précédent dans la presse pour la jeunesse, a offert pendant huit semaines, à raison d'un par semaine, huit gadgets basés sur des principes physiques élémentaires. Le but étant que les jeunes lecteurs fassent preuve d'ingéniosité et proposent d'autres applications avec leurs propres réalisations.

La même année, des numéros 189 à 191, Pif Gadget à présenté trois « super-gadgets » dont deux étaient la matérialisation d'éléments issus d'aventures de héros réalistes.

L'année suivante, en 1973, Pif Gadget à partir du numéro 211, a offert pendant six semaines la série « Magigadget » composée chaque semaine d'un gadget et d'un chapitre du Grand Livre de la Magie qui permettait aux jeunes lecteurs de devenir magiciens et de monter un spectacle de magie.

Gadgets de cycles « Science », « Super » et « Magie »
Numéro Nom Observations
1 (1239) Les lunettes sidérales
6 (1244) L'herbe magique
20 (1258) 1/4 litre de soda orange et 1/4 litre soda sitron
30 (1268) La visionneuse
34 (1272) Timbres de collection 25 pochettes différentes
37 (1275) Un globe lunaire + Numéro 38 (1276)
60 (1298) La poudre de vie L'artémia énommée « Les Pifises »
65 (1303) Un microscope
78 (1316) Un stéréoscope
84 (1322) La boîte à faire disparaitre
85 (1323) Le dessinoscope
100 (1338) Le gramophone avec un disque
101 (1339) Une gourmette
103 (1341) Le pois sauteur du Mexique Los Brincadores nommés « Les Pifitos »
132 (1370) Les jumelles pliantes
135 (1373) La flûte de Pan
137 (1375) Un harmonica
138 (1376) L'encyclopédie magique
159 (1397) Un vrai téléphone Opération Scientipif
160 (1398) Le sablier électrique Opération Scientipif
161 (1399) Le sous-marin à levure Opération Scientipif
162 (1400) L'avion équilibriste Opération Scientipif
163 (1401) La voiture magnétique Opération Scientipif
164 (1402) Tube vision magique Opération Scientipif
165 (1403) Le mobile à mouvement perpétuel Opération Scientipif
166 (1404) Un appareil-photo Opération Scientipif
189 (1427) La plante délice du Grand Nord Super-Gadgets
190 (1428) Le stylo microscope Super-Gadgets
191 (1429) Une visionneuse de poche Super-Gadgets
211 (1449) Le stylo à encre invisible Magigadget
212 (1450) Le couperet magique Magigadget
213 (1451) La machine à billets Magigadget
214 (1452) La soucoupe magique Magigadget

Auteurs[modifier | modifier le code]


Récompenses[modifier | modifier le code]

Grand Prix et Prix « Phenix » de la Bande dessinée 1969[modifier | modifier le code]

La Société française de la Bande dessinée décerne en 1969 son « Grand Prix » aux Pionniers de l'Espérance. Son « Prix de la meilleure bande dessinée réaliste et d'aventure » va à Ragnar le Viking et son « Prix de la meilleure bande dessinée comique » à Gai-Luron, toutes trois publiées par Pif-Gadget.

Prix international du meilleur journal de bandes dessinées 1970[modifier | modifier le code]

Au congrès de Lucca en Italie dei Comics (de la Bande Dessinée) de 1970 Pif Gadget reçoit le « Yellow Kid » pour son effort de promotion de la bande dessinée[34].

Prix international de la meilleure bande dessinée 1970[modifier | modifier le code]

Au congrès de Lucca en Italie dei Comics (de la Bande Dessinée) de 1970 Corto Maltese reçoit le « Yellow Kid » de la meilleure bande dessinée[35].

Grands Prix et Prix « Phénix » de la Bande dessinée 1970[modifier | modifier le code]

La Société française de la Bande dessinée décerne en 1970 ses « Grand Prix » à Hugo Pratt pour Corto Maltese, et à Jean Tabary pour Corinne et Jeannot. Son prix de la recherche à Mattioli pour M. le Magicien et une mention spéciale à Mic Delinx pour La Jungle en folie. Quatre créateurs de Pif-Gadget[36].

Grand Prix du Dessin de presse 1971[modifier | modifier le code]

Le Syndicat National des Dessinateurs de presse attribue leur prix « meilleure bande dessinée » au créateurs de La Jungle en Folie[35].

Prix « Phénix » de la Bande dessinée 1972[modifier | modifier le code]

Prix de la meilleure Bande Dessinée française d'aventure à Jérémie. Prix du meilleur scénario d'humour à La Jungle en Folie, toutes deux publiées par Pif-Gadget.

Prix international du meilleur dessinateur étranger 1973[modifier | modifier le code]

Eduardo Coelho reçoit le Yellow Kid du meilleur dessinateur étranger pour Robin des Bois au 9e Salon International de la Bande Dessinée de Lucca (Italie).

Prix « Phénix » de la Bande Dessinée 1973[modifier | modifier le code]

Guillermo Mordillo reçoit le prix « Phénix » de l'humour, décerné par la Société Française de la Bande Dessinée.

Records de diffusion[modifier | modifier le code]

Le numéro 60 d'avril 1970, qui contenait les fameux Pifises, a été tiré à 1 000 000 d'exemplaires (650 000 exemplaires, puis retirage à 350 000 exemplaires).

Le numéro 137 de septembre 1971, qui proposait comme gadget les pois sauteurs du Mexique, a également été tiré à 1 000 000 d'exemplaires.

Il s'agit dans les deux cas du plus fort tirage en Europe pour un journal de bande dessinée.

En septembre 1977 le numéro 443 de Pif-Gadget avec à sa une ni bande dessinée, ni dessin, ni photo mais pour titre La mort de Rahan atteindra à nouveau le million d'exemplaires.

Marketing[modifier | modifier le code]

En 1978, un autocollant, « La main de Pif », avait été inclus dans le magazine, avec consigne de le coller à l'arrière de la voiture de ses parents. On pouvait ainsi être tiré au sort dans la rue par une équipe du journal et gagner un cadeau. C'était là surtout une excellente opération marketing pour le journal. Corollaire inattendu, pour toute une génération, le badge « Touche pas à mon pote » apparu quelques années plus tard, d'abord de couleur jaune, rappela la fameuse « Main de Pif ».

Pif d'ailleurs…[modifier | modifier le code]

Des magazines dérivés de Pif-Gadget ont été publiés sous divers titres en Europe et en Amérique. En Allemagne : YPS. En Espagne et en Roumanie : PIF. Au Canada : PIFORAMA.

Pif Gadget et l'Éducation nationale[modifier | modifier le code]

Pour la rentrée scolaire 1973, les éditions Nathan publient un livre de classe pour les collégiens de sixièmes et cinquièmes sur la bande dessinée. Écrit par deux professeurs, l'un de dessin et l'autre de français, il a pour titre : Le Français et la bande dessinée. Chaque cours aborde un aspect de ce thème, en présentant par exemple une page de Rahan ou de Docteur Justice et en expliquant les leçons éducatives contenues dans le récit, le dessin, le découpage, etc[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « "Pif gadget" met la clé sous la porte », sur www.lemonde.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  2. L'Histoire complète 1901-1994, p. 17.
  3. L'Histoire complète 1901-1994, p. 18.
  4. L'Histoire complète 1901-1994, p. 19.
  5. L'Histoire complète 1901-1994, p. 20.
  6. L'Histoire complète 1901-1994, p. 22.
  7. L'Histoire complète 1901-1994, p. 23.
  8. a et b L'Histoire complète 1901-1994, p. 25.
  9. L'Histoire complète 1901-1994, p. 26.
  10. L'Histoire complète 1901-1994, p. 27.
  11. L'Histoire complète 1901-1994, p. 29.
  12. L'Histoire complète 1901-1994, p. 32.
  13. L'Histoire complète 1901-1994, p. 34.
  14. L'Histoire complète 1901-1994, p. 37.
  15. L'Histoire complète 1901-1994, p. 41.
  16. L'Histoire complète 1901-1994, p. 42.
  17. L'Histoire complète 1901-1994, p. 46.
  18. L'Histoire complète 1901-1994, p. 48.
  19. L'Histoire complète 1901-1994, p. 52.
  20. L'Histoire complète 1901-1994, p. 57.
  21. L'Histoire complète 1901-1994, p. 58.
  22. Vaillant, p. 13.
  23. Vaillant, p. 16.
  24. Vaillant, p. 17.
  25. Vaillant, p. 18.
  26. Vaillant, p. 273.
  27. Vaillant, p. 151.
  28. Vaillant, p. 155.
  29. Pif le journal et Pif découverte en 1993, sur le site BD oubliées
  30. (fr) « Pif Gadget placé en liquidation judiciaire », sur www.lefigaro.fr (consulté le 1er juillet 2010)
  31. Les salariés licenciés de "Pif", lié au PCF, dénoncent une restructuration "à la hache", Le Monde, 12 février 2009
  32. « Patrick Le Hyarik (sic pour Hyaric) : " On va relancer Pif Gadget " », sur http://www.franceinfo.fr/,‎ 12 septembre 2014 (consulté le 13 septembre 2014)
  33. Pif-Gadget no 89
  34. Pif-Gadget no 97 et 101.
  35. a et b Pif-Gadget no 151.
  36. Pif-Gadget no 101.
  37. Pif-Gadget no 201.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Cultru, Vaillant : 1942-1969, la véritable histoire d'un journal mythique, Paris, Vaillant,‎ 2006, 285 p. (ISBN 2-9519925-1-3)
  • Richard Medioni, L'Histoire complète 1901-1994 : Les journaux pour enfants de la mouvance communiste et leurs BD exceptionnelles, Trieste, Vaillant Collector,‎ 2012, 558 p. (ISBN 978-2-9519925-5-9)
  • Pascal Pontremoli et Pascal Pernet, Les cent premiers gadgets de Pif, dans Le Vieux Papier, Paris, fasc. 355 (janvier 2000) et 356 (avril 2000).
  • Pascal Pontremoli, Héros et gadgets de Pif, dans [Michel Béra, Michel Denni, Philippe Mellot], Trésors de la bande dessinée, BDM 2003-2004, Paris, Éditions de l'Amateur, 2002.
  • Pascal Pontremoli, Boumroule, eskimo-freeze et clé programme, dans Le Collectionneur de Bandes Dessinées, Paris, 102, 103, 104.
  • Pascal Pontremoli, Pif et la réclame, dans Le Vieux Papier, Paris, fasc. 367 (janvier 2003).
  • Sami Biasoni, Dis papa, tu m’expliques Pif Gadget ?, RING, 2004. http://www.surlering.com/article.php/id/4429/rc/pif+gadget
  • (fr) Richard Medioni, Pif Gadget, La véritable histoire des origines à 1973, Paris, Vaillant Collector,‎ août 2003, broché, 200 p. (ISBN 2-9519925-0-5, présentation en ligne)
    Histoire de l’hebdomadaire Pif Gadget de sa création depuis le magazine Vaillant, le journal de Pif jusqu’en septembre 1973, date marquant la fin de la « période rouge ».
  • Période Rouge, 3 albums reliés, dos toilé, tout en couleurs, 178 pages chacun, 21 X 30 cm, mai 2008-mai 2010. En tout, 220 articles, 1300 documents. Pour tout savoir sur Vaillant et Pif Gadget, de 1942 à 1973, sur le plan historique, de la BD, sociologique. Éditions Vaillant Collector : vaillantcollector@orange.fr. Pour voir de quoi il s'agit : http://perioderouge.wordpress.com/

Liens externes[modifier | modifier le code]