Compatible PC

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Un compatible PC est un ordinateur compatible avec l'IBM PC apparu en 1981. En 2012, presque tous les ordinateurs personnels sont des compatibles PC. Ils sont basés sur les microprocesseurs de la famille x86 inventée par Intel. Les systèmes d'exploitation MS-DOS, Windows, OS/2 et GNU/Linux ont notamment été créés pour les compatibles PC. Mac OS X a été également porté sur cette architecture depuis le passage d'Apple à des processeurs Intel en 2006.

Origines[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, un PC était une machine se comportant comme un IBM PC (PC pour Personal Computer, littéralement « ordinateur individuel ») produit par IBM en 1981. On utilise alors le sigle PC par opposition aux autres ordinateurs personnels qui ne sont pas compatibles avec ce premier PC  : Apple Macintosh, Atari ST, Amiga, Commodore 64, Thomson, Amstrad, Sinclair, Tandy, etc. Ainsi, la catégorie des ordinateurs personnels nommés PC n’est qu’un sous-ensemble des ordinateurs personnels.

Les PC sont construits sur les microprocesseurs d'architecture x86 d'Intel. Ils ont été principalement utilisés avec le système d'exploitation DOS, puis Microsoft Windows. On parle aussi depuis la fin des années 1990 de la plate-forme WinTel pour faire référence à Windows et Intel, les deux acteurs les plus importants du marché des PC depuis cette époque. Toutefois, de nombreux systèmes d'exploitation sont ou ont été disponibles pour les PC : CP/M, Xenix, SCO Unix, OS/2, BSD, GNU/Linux, Solaris, Mac OS X, etc.

L'appellation PC est utilisée même en France, pays où pourtant le PC d’IBM avait été lancé sous le nom d'Ordinateur personnel et non pas de Personal Computer (presque deux ans après sa sortie mondiale de 1981, en raison du volume de traduction à effectuer, puis des corrections nombreuses à y apporter).

Historique[modifier | modifier le code]

À l’origine, PC était le nom donné par IBM aux premiers micro-ordinateurs qu’elle commercialisa dès 1981 :

  • en 1981 : l’IBM PC/G animé par le processeur Intel 8088 (variante meilleur marché du 8086) fréquence d'horloge 4,7 MHz. L'équipement de démarrage et de stockage était composé de 1 à 2 lecteur(s) 360 Ko sur disque souple 5" 1/4 ;
  • en 1983 : l’IBM PC/XT qui se voyait adjoindre en équipement de série un disque dur de 10 Mo et une carte de communication RS232. L'équipement d'archivage était composé de 1 à 2 lecteur(s) 360 Ko sur disque souple 5" 1/4 ;
  • en 1984 : l’IBM PC/AT avec le processeur Intel 80286. L'équipement d'archivage était composé de 1 à 2 lecteur(s) 360 Ko ou 1,2 Mo sur disque souple 5" 1/4.

Pour des raisons de vitesse de développement, mais aussi de demande du marché pour des secondes sources, IBM avait préféré créer son PC en assemblant des composants standards de constructeurs différents, plutôt que créer les siens comme le faisaient ses concurrents et, comme il le faisait pour ses autres ordinateurs.

Le listing du BIOS étant publié, il devenait très facile de cloner l’IBM PC : il suffisait en effet d’acheter les composants aux mêmes fabricants puis de recopier (avec quelque différence) la mémoire morte (ROM) du BIOS pour obtenir un micro-ordinateur dit « compatible PC ». À terme, IBM ayant perdu tout pouvoir d’influence sur les compatibles PC, on les a plus simplement appelés PC, et c’est un document publié chaque année par Intel et Microsoft qui définit quelle machine, selon les critères de cette année-là, est ou n’est déjà plus un PC[réf. nécessaire] (si ce que vous croyez être un de vos PC n’a pas de prises USB, par exemple, ce n’est stricto sensu plus un PC au sens d’Intel et Microsoft). Bref, le standard a simplement changé de propriétaire[réf. nécessaire].

À l’origine, le système d'exploitation livré avec ces premières machines était soit :

  • PC-DOS (Microsoft commercialisant, lui, le MS-DOS qui désignait juste deux fichiers vitaux sous un nom différent : IBM.SYS devenait MSDOS.SYS et IBMIO.SYS devenait IO.SYS) ;
  • CP/M 86 de Digital Research ;
  • le PC/IX, clone lent et sans protections mémoire hardware d’UNIX, vite abandonné.

En 1987, IBM tenta de changer cette architecture en créant les modèles IBM PS/2 munis d’un nouveau bus plus rapide, appelé MCA pour Micro Channel Architecture (ouverts, mais cette fois-ci contre paiement d’une licence), et fonctionnant soit sous DOS, soit avec son système d’exploitation OS/2. Le matériel restant toutefois très proche des PC, les PS/2 pouvaient fonctionner avec d’autres systèmes d’exploitation.

Mais l’architecture PC avait déjà créé un standard de fait, car elle avait été copiée par un grand nombre de constructeurs, et même améliorée sur quelques points (carte graphiques Hercules et Ericsson). Seuls furent donc conservés du PS/2 par les autres constructeurs :

  • les résolutions d’écran VGA et XGA (bien qu’elles fussent très lentes sur un bus AT, rebaptisé en l’occurrence ISA) ;
  • les disquettes 3,5 pouces 1,44 Mo, bien que Compaq n’y soit pas favorable et l’ait fait savoir ;
  • le standard de connexion du clavier et de la souris (mini-Din 9 broches, connu sous le nom de port PS/2) par opposition aux souris sur port série et aux claviers avec port « AT » (prise DIN standard).

Le bus devait toutefois être changé pour gérer de façon acceptable les nouvelles résolutions d’écran. On essaya tour a tour le VESA Local Bus, l’EISA, le PCI, qui fut un succès, l’AGP, et enfin le PCI Express. Quant à la mémoire vive (RAM), elle résida non plus sur des cartes enfichées à même le bus, mais sur la carte-mère qui y accédait par un circuit dédié sans passer par le bus, idée déjà utilisée par Compaq avec l'architecture FLEX de son Deskpro386.
La compatibilité peut aussi être testée afin de déterminer le bon fonctionnement d’une application avec d’autres logiciels ou systèmes d’exploitation.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

La grande force de l’architecture PC est que la concurrence joue à tous les niveaux : on peut choisir la marque du microprocesseur, de la carte mère, de la carte vidéo, la compatibilité entre les composants étant souvent assurée, pour des composants d'une même époque.

À l’inverse, les premiers ordinateurs Macintosh vendus par la société Apple, ne l'étaient pas. Cette firme autorisa ensuite la fabrication contre paiement de droits de quelques séries de clones, mais résilia en 1997 les licences de son système d’exploitation concédées aux autres constructeurs.

On parle parfois de « la plate-forme Wintel », pour un ordinateur fonctionnant avec un microprocesseur de la famille x86/Pentium d’Intel et utilisant un système d’exploitation Windows de chez Microsoft. Le terme PC désigne bien le matériel, mais la confusion entre PC et Windows est restée très courante. Les versions modernes des distributions GNU/Linux telles que Ubuntu ou Mandriva ainsi que le passage d'Apple à l'architecture x86 pourraient changer la donne.

Intel n’est pas le seul à fournir des microprocesseurs pour PC : AMD, Via et Transmeta produisent des microprocesseurs compatibles fonctionnellement (mais pas en brochage) avec ceux de la famille x86/Pentium.

Au milieu des années 1990, le fondeur (fabricant de puces électroniques) Cyrix proposait également des processeurs pour PC, mais ne s’est pas intéressé à l’implémentation d'un coprocesseur de calcul en virgule flottante (avec raison, techniquement, car même des produits graphiques comme CorelDraw n’en faisaient aucun usage). Sur le plan commercial, toutefois, cette lacune torpilla ses produits face au 80486 qui en était équipé en standard.

Le PC reste, depuis le milieu des années 1980, la machine grand public par excellence, les autres architectures demeurant grandement l'apanage d'applications particulières, notamment grâce à ou à cause de la domination du système d'exploitation Windows qui n'est, fait remarquable, adapté qu'à ce type de machine, et rarement mis en concurrence par l'acheteur. La principale alternative aux PC fut pendant longtemps l’ordinateur Macintosh (ou Mac) de la société Apple. Mais depuis 2006, Apple vend ses ordinateurs munis de processeurs Intel, permettant l'installation de Windows en plus du système d'exploitation Mac OS X. Dû à ce fait, les Macintosh partagent la même architecture que tout autre ordinateur personnel, la différence restant le système d'exploitation.

Les principaux systèmes d'exploitation adaptés à cette architecture sont Windows, Mac OS X (depuis 2006) et GNU/Linux (on peut aussi citer FreeBSD et Solaris). Dans le cas de Mac OS X, bien qu'il soit conçu pour l'architecture PC, sa licence d'utilisation limite son usage aux PC de marque Apple.

Logiciel[modifier | modifier le code]

Du point de vue de l’utilisateur, l’architecture de l'ordinateur ou même le système d’exploitation ne se manifestent pas : ce sont les applications qui sont vues par les utilisateurs. Ainsi, une lutte commerciale est en cours pour le contrôle du marché du logiciel. C’est pourquoi la politique commerciale de telle ou telle société informatique, et des concepts juridiques tels que ceux liés à la propriété intellectuelle, peuvent influer sur les applications spécifiques disponibles sous telle ou telle configuration plus que de prétendues impossibilités techniques.

Toutefois, d’un point de vue technique, pour faire fonctionner les logiciels utilisateurs, tel que les logiciels de bureautique ou d’accès à Internet, des logiciels systèmes sont nécessaires. Sur un PC, les logiciels système disponibles sont le BIOS et le système d’exploitation.

De manière simplifiée, on peut considérer que le logiciel est dépendant de sa compatibilité avec le système d’exploitation, et que le système d'exploitation est dépendant de sa compatibilité avec le matériel. Par exemple, le logiciel Microsoft Word ne fonctionne pas nativement sur un PC équipé de GNU/Linux, mais fonctionne sur un PC équipé de Windows. GNU/Linux peut fonctionner sur un PC ou une station Sun. Windows peut fonctionner sur un PC, mais pas sur une station Sun.
Word 2007 fonctionne sous Windows Vista, mais pas sous Windows 98. Windows Vista fonctionne sur un PC récent, mais pas sur un PC ancien (et l'inverse : Windows 95 ne fonctionne pas sur une machine récente (dû à du matériel non supporté) - à nuancer cependant[évasif]).

BIOS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Basic Input Output System.

Le BIOS permet principalement de régler certains paramètres système et de charger le système d’exploitation. Il est intégré au PC, et invisible de l’utilisateur.

Systèmes d’exploitation[modifier | modifier le code]

Les systèmes d’exploitation font l'interface entre le PC (matériel) et les autres logiciels. Sur PC, peuvent tourner de très nombreux systèmes, directement ou par l'intermédiaire d'émulateur, notamment les suivants qui tournent directement :

Architecture[modifier | modifier le code]

Vue éclatée d'un ordinateur personnel

Composants[modifier | modifier le code]

L'architecture d'un PC est basée sur celle de Von Neumann, centrée sur le traitement des données, avec :

Liens entre les composants[modifier | modifier le code]

Les composants sont liés entre eux par :

  • des bus (communications internes au boîtier de l'ordinateur) ;
  • des ports (communications externes au boîtier de l'ordinateur).

Les informations à transmettre sont de plusieurs types (son, vidéo, données, etc.) et proviennent de modules distincts de l'ordinateur. Afin d'éviter des erreurs de connexion (court-circuits, perte de données), les câbles ont à leurs extrémités des connecteurs différents qui jouent le rôle de détrompeur. De nos jours, il existe 4 ports informatique de base :

  • l'USB (communications de données) ;
  • le port vidéo (données vidéo analogiques, pour les écrans CRT) ;
  • le port vidéo numérique (données vidéos numériques, pour les écrans LCD) ;
  • le jack 3,5 (son analogique, pour les enceintes) ;
  • l'optique (son numérique, pour les enceintes numériques).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]