Château d'Oiron

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château d'Oiron
Image illustrative de l'article Château d'Oiron
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Guillaume Gouffier
Propriétaire actuel État
Protection Logo monument historique Classé MH (1923)
 Inscrit MH (1943)
Site web www.oiron.fr
Coordonnées 46° 57′ 06″ N 0° 04′ 39″ O / 46.951667, -0.0775 ()46° 57′ 06″ Nord 0° 04′ 39″ Ouest / 46.951667, -0.0775 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région française Poitou
Subdivision administrative Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Commune Oiron

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

(Voir situation sur carte : Deux-Sèvres)
château d'Oiron

Le château d'Oiron est situé à Oiron dans le département des Deux-Sèvres en France.

Le château, avec sa cour, ses grilles, le petit parc et les terrains immédiatement attenants, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 octobre 1923. Cette protection est ensuite complétée : l'ensemble des parcelles dans le champ de visibilité du château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1943[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château d'Oiron est l’œuvre de la famille Gouffier : Guillaume (mort en 1495) reçoit de Charles VII la terre d’Oiron en 1449. Par son second mariage avec Philippe de Montmorency, auraient pu arriver à Oiron certains portraits de cette famille.

Son fils Artus Gouffier de Boissy, gouverneur de François Ier, est nommé grand-maître de France en 1515 et duc de Roannez et pair de France; accompagnant Charles VIII et Louis XII en Italie où il reçut la terre de Caravaz – titre devenu marquisat de Carabas dans Le Chat Botté de Charles Perrault – il s'intéressa à l'art de ce pays et a pu véritablement commencer l'importante collection d'art familiale.

Son frère Adrien, cardinal et légat, aurait reçu de Raphaël La Petite Sainte Famille (musée du Louvre) et son épouse, Hélène de Hangest, aurait constitué une grande collection de dessins, certains peut-être de sa main.

Son troisième frère, Guillaume, amiral de France, fut le constructeur du château poitevin de Bonnivet (département de la Vienne - détruit), une des plus belles demeures de la Renaissance française.

Avec leur fils Claude Gouffier, la famille atteint son apogée : il est grand écuyer de France en 1546.

Le château d'Oiron a appartenu à la vicomtesse d'Oiron ; elle y a logé les descendants du vicomte de Cerizay au XXe siècle.

« Monsieur le Grand », un collectionneur et mécène[modifier | modifier le code]

Claude acquit en Italie des œuvres de Raphaël, une Pietà du Pérugin (entre 1493 et 1500, National Gallery, Dublin), ou attribués au Primatice ou à Giovanni Bellini ; le portrait du roi Jean Le Bon, (huile sur bois, musée du Louvre, Paris) est présenté comme la pièce la plus remarquable de sa collection.

Aucune bibliothèque n'est mentionnée dans les inventaires mais en 1683 il est fait état de 353 volumes reliés en parchemin et de 218 « autres reliés en veau de plusieurs couleurs qui sont historiens et romans fort anciens », certains reliés pour Claude car Gaignières dit en détenir plusieurs et reproduira une de ces reliures, probablement acquises en 1700 avec des tableaux.

Sur 14 reliures de Claude Gouffier signalées, en 1994 10 étaient encore connues, dont 3 en mains privées ; elles ont appartenu aux plus célèbres bibliophiles du XIXe siècle  : Guillaume Libri, le baron Jérôme Pichon (1869 et 1897), qui a possédé des objets d'art de Gouffier, comte de Lignerolles (1894), duc d'Aumale (cf. au château de Chantilly), Louis de Mongermont, Edouard Rahir (1936), etc.

Entre autres raretés, on cite un recueil de dessins de mors de chevaux revêtu initialement d'une reliure d'orfèvrerie (no 393 de la vente Pichon du 19/04/1869) offerte à Claude par Galiotte, comtesse de Ringrof, la fille de son prédécesseur Galiot de Genouillac et, entre autres livres de piété, un livre d'heures manuscrit sur parchemin et enluminé (Pierpont Morgan Library, New-York) et un psautier français sur papier (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris ?).

En 1568-1569 le château fut pillé par des troupes huguenotes.

En juin 1570, Claude demanda dans son testament que les tapisseries garnissant le château soient conservées en place par son héritier ; à sa mort, le mobilier de l'hôtel de Boisy à Paris est vendu, dont un grand nombre de portraits et une série de « 60 tableaux painctz en huille...garnis de leurs moulures dorée », 8 furent acquis par le président d'Orsay, la duchesse de Lorraine achetant quant à elle des tableaux sur cuir par Noel Guérin. Les collections conservées à la capitainerie d'Amboise, une de ses charges, furent également vendues. Un autre inventaire est établi en 1571.

Un inventaire de 1631 mentionne encore plus de 600 tableaux dans la chapelle, presque autant en 1654 dans le château même, et plus de 400 en 1683 réparties entre Paris, Versailles et Oiron, certains attribués à Hans Holbein et Albrecht Dürer, sans compter les œuvres dispersées par les ventes, partages et pillages.

Entre 1642 et 1662, Artus Gouffier de Roannez (ami de Blaise Pascal) vendit La Petite Sainte Famille de Giulio Romano, alors attribuée à Raphaël, qui fit partie de la collection de Louis Loménie de Brienne, lequel la cèdera ou la donnera au roi en 1663 ; en 1683, François III d'Aubusson, comte puis duc de la Feuillade, époux de Charlotte Gouffier, dernière du nom, offrit au roi le Saint Jean Baptiste de Raphaël (Paris, musée du Louvre).

La dispersion du reste de la collection Gouffier en 1700 est due à Mme de Montespan, nouvelle propriétaire – avec l'aide financière de Louis XIV dit-on – car Dom Charles Conrade, bénédictin de Saint-Jouin-de-Marnes, la visita et lui échangea des tableaux contre des livres, ou en acheta en plusieurs fois au profit du collectionneur Roger de Gaignières ; quelques portraits royaux, dernières épaves de la collection des ducs de Roannez, sont mentionnées dans son inventaire après décès (juillet 1707).

Subsistent aujourd'hui au château et dans l'église collégiale Renaissance voisine, entre autres, un Saint Jérôme (Florence, vers 1550-1570 ?), une Résurrection (éc. anversoise, XVIe siècle), une copie française d'une Vierge à l'Enfant de Rubens (original perdu), des Baubrun et une série d'œuvres de Jacques Blanchard, citée en 1683.

Effigies de Claude Gouffier[modifier | modifier le code]

  • un portrait présumé par François Clouet (vers 1555 ? collection Cambridge Fogg Art Museum, Massachusetts, reproduit dans Jardin des Arts no 51, janvier 1959, p. 185);
  • un autre portrait, "crayon d'après Clouet" fait partie des 362 dessins attribués à cet artiste acquis d'un lord anglais par le duc d'Aumale (Musée Condé à Chantilly - fig.5 du catalogue de l'exposition « Les trésors du Grand Ecuyer » musée national de la Renaissance, château d'Ecouen, 16 novembre 1994 - 27 février 1995, p. 14);
  • un autre portrait, peinture sur bois (château de Versailles, fig. 9 du cat. cité, p. 17) ;
  • Un dessin du Musée Condé porte la mention "Le grand maître de Boisy" probablement Artus (+ 1519).

Le XVIIe siècle voit le déclin des Gouffier ; Louis est exilé dans son château par Louis XIII, son fils meurt prématurément et son petit-fils Artus de Roannez, ami intime de Blaise Pascal, n'aura pas d'enfants.

Leur unique héritière Charlotte épouse le duc de La Feuillade qui s’intéresse quelques années à Oiron puis cède le domaine en 1698 à un certain Pierre Sauvage, qui le revend rapidement à Madame de Montespan en 1700 pour son fils le duc d’Antin ; les deux grands pavillons carrés symétriques sur le parc, à toits en terrasse et grands trophées sculptés aux angles, semblent inspirés de l'exemple versaillais.

Des propriétaires moins illustres et pas assez fortunés[modifier | modifier le code]

En 1772, le domaine est acquis par Pierre Jacques Fournier de Boisairault ; ses descendants l'habiteront et l'entretiendront mais n'auront pas le niveau de revenu correspondant à l'immense édifice ; en 1799 ils récupèreront un domaine amoindri avec des décors intérieurs malmenés par l'épisode révolutionnaire, où plus aucun élément notable ne sera désormais ajouté. Afin de rendre plus habitable la demeure, ses grandes pièces seront cloisonnées et entresolées, et des parties entières, comme le second étage des deux pavillons, abandonnées.

Le préfet Dupin, en poste de 1800 à 1813, répondant à une enquête ministérielle dit que « que les peintures de la galerie s'abîment, que l'on entrepose du blé dans les grands appartements et (que) le propriétaire s'est retranché au rez-de-chaussée » ("Notice sur les anciens châteaux des Deux-Sèvres", brochure manuscrite de 56 pages. - archives Direction de l'Architecture).

En 1820 et 1873, deux campagnes de restauration du château seront conduites par l'architecte Daviau, qui vers 1870 déposera les sculptures jugées les plus originales du château, une série de dix termes en terre cuite (d'origine italienne ?) qui occupaient les niches des contreforts de la galerie Renaissance ; Jules-César Robuchon (1840-1922) en photographia ensuite quatre encore sur leur socle, adossés au mur ouest de cette longue pièce.

Détail d'une photo de Jules Robuchon montrant les termes déposés

Un album relié contenant des estampes et des clichés de ce photographe montre l'état de la demeure et quelques-uns de ses éléments décoratifs, dont un portrait en marbre de Louis XIV (coll. privée).

En 1879, la veuve de l'historien vendéen Benjamin Fillon offrit au Musée national de la Céramique de Sèvres un terme barbu provenant de la galerie probablement acquis par son époux, qui fut transféré en 1935 au musée du Louvre et est le seul visible en France ; quatre autres termes, restaurés – voire complétés – et repatinés, provenant de la collection Morgan, auraient été acquis en 1944 par le marchand d'art Wildenstein (collection de ses héritiers à New-York en 1994) ; les cinq autres termes ne semblent pas « localisés » à ce jour.

Un possible sauveur ?[modifier | modifier le code]

Vers 1875, Alfred Sommier, le richissime industriel du sucre acquéreur et restaurateur de 1875 à 1908 du domaine de Vaux-de-Vicomte (77), « se serait intéressé au château d'Oiron, délabré également et dont les terres avaient été dispersées, mais cette région l'aurait tenu trop éloigné de ses affaires et Vaux lui procurait une belle œuvre de résurrection à entreprendre. Cet intérêt s'est peut-être manifesté alors qu'il songeait à un établissement pour Alexandre, son second fils, mort en 1889. »[2].

Grandeur et décadence[modifier | modifier le code]

Après des difficultés successorales au cours du XIXe siècle et la mort prématurée d'un héritier, le parc fut définitivement démembré en 1906, et le château connaîtra le sort de maintes demeures seigneuriales tombées en déshérence : l'architecte en chef des M.H. Pierre Bonnard évoquera plus tard « le mobilier évanoui sous l'œil complice de quelque domestique indélicat » (op. cit.), et la revue du Touring Club de France, dans son numéro consacré au Poitou, décrit vers 1910 un château inhabité où l'on montre encore quelques tableaux anciens…

Une série de cartes postales du photographe loudunais Dando-Berry montre, dans d'anciens salons vides aux décors délabrés, de bourgeoises cheminées de marbre insérées dans les grandes cheminées du XVIIe siècle.

Après l'avoir classé Monument historique, l’État l’acquiert finalement dans un état proche de la ruine de la vicomtesse d'Oiron, qui vivait seule dans l'immense demeure, et procédera pendant un demi-siècle à d’importants travaux de restauration.

Ouvert au public par le Centre des monuments nationaux[3], le château a accueilli plus de 30 000 visiteurs en 2004.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château actuel date pour l’essentiel du XVIIe siècle.

Le corps de bâtiment principal, commencé du côté Sud (pavillon de droite) par Louis Gouffier vers 1620, fut terminé dans le même style par La Feuillade vers 1670.

L’aile droite (un portique couvert en terrasse et un pavillon) est l’œuvre de La Feuillade (1670-1680) et de Madame de Montespan (1700-1707).

Seule l’aile gauche, occupée par des galeries, et le remarquable grand escalier Renaissance à noyau central évidé, "englobé" au XVIIe siècle et conservé intact dans le corps de logis principal, datent du XVIe siècle.

Là se trouve, dans la grande galerie, le cycle de la guerre de Troie et de l'Énéide, peint par Noël Jallier.

L'arrière du château

La collection Curios & Mirabilia[modifier | modifier le code]

En 1990 le Ministère de la Culture décide de lancer un projet original pour le château : créer une collection d'art contemporain, dont les fondements seront inspirés par les collections historiques du monument, dispersées au cours des siècles.

En 1993 est inauguré le premier volet de la collection Curios & Mirabilia. Elle concrétise la plus importante expérience menée en France d’inscription d’une création contemporaine dans un patrimoine ancien. En 1996, la collection Curios & Mirabilia s’est enrichie de nouvelles œuvres et peut, pour la première fois, être présentée dans sa totalité ; elle cherche à renouer avec l’esprit de curiosité de la Renaissance en s’appuyant sur l’idée des anciennes collections qu’étaient les Cabinets de curiosité.

Cette référence historique, traitée librement par les artistes, permet le lien avec le monument et redonne ainsi le sentiment d’un lieu habité aujourd’hui, tout en réactivant le souvenir des prestigieuses collections de Claude Gouffier (XVIe siècle).

Curios & Mirabilia prend appui sur l’idée d’un autre rapport au monde, celui qui à la Renaissance privilégiait une approche sensible de la connaissance. Aussi, l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue et bientôt le goût, sont sollicités pour transformer la visite d’un monument historique en expérience sensorielle. Les senteurs du mur de cire de Wolfgang Laib, les sonorités de la musique de Gavin Bryars, les fauteuils de John Armleder pour le délassement du visiteur, les jeux visuels comme celui du couloir des illusions (Felice Varini) et toutes les créations réalisées pour ce château concourent à créer un parcours plein de surprises et d’émerveillements.

Une des originalités de Curios & Mirabilia réside dans la volonté d’envisager le château avec un rôle social en l’inscrivant dans son environnement humain. Ainsi, grâce à une galerie de portraits des enfants de l’école d’Oiron (Christian Boltanski) ou au dîner annuel imaginé par Raoul Marek pour 150 Oironnais, représentés sur un service de table, la population de la commune est conviée comme sujet et témoin de la création.

Le dialogue avec l’histoire s’instaure de manière forte dans les salles qui ont le mieux conservé le souvenir de leur fonction historique. Daniel Spoerri :

  • dans la Salle du Roi où s’affirment puissance et pouvoir, répond ironiquement aux princes du XVIIe siècle par ses corps en morceaux qui réintroduisent quotidien et banalité comme nouvelle source du merveilleux.
  • dans la Chambre du Roi (les appartements d’apparat de Louis Gouffier, XVIIe siècle), lieu de la présence symbolique du pouvoir royal, restituée au silence de l’histoire par la monochromie des peintures de Claude Rutault;
  • dans la « Galerie des Chevaux » Georg Ettl réveille l’iconographie ancienne et l’Histoire.

Aujourd’hui, cette collection permet au château d’Oiron de s’ouvrir au public dans une logique d’authenticité que d’autres lieux historiques ont abandonné. Au XVIe siècle, Claude Gouffier en avait fait le réceptacle de ses collections : sa personnalité et la nature privée du château donnaient le sens de leur présence. Depuis, ouvertes à la visite du public, les salles du château n’ont pas été seulement utilisées à des fins de présentation d’œuvres, mais s’offrent remeublées, réhabitées, réactualisées pour un regard qui ne peut être que d’aujourd’hui. De plus, la logique de collection qui unit ces œuvres augmente le sentiment de leur appartenance au lieu.

Le sujet à Oiron est bien celui de la création dans sa relation au cadre que constituent l’histoire, l’architecture et le décor ancien.

Parc[modifier | modifier le code]

En juillet 2005, une nouvelle phase de développement artistique est lancée : le ministère de la Culture concrétise le projet de création d'un parc contemporain, dont la mise en œuvre, accompagnée de nouvelles commandes publiques, se fera sous la responsabilité artistique de Paul-Hervé Parsy, administrateur du château, et du paysagiste Pascal Cribier, suivant un programme mené de l'hiver 2005-2006 jusqu'en 2008.

La ferme du château, acquise en 1998, est aménagée en salles d'expositions et en salles pédagogiques.

Peintures à l'étage[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00101294 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Patrice de Vogüé, Mémoire d'un chef-d'œuvre, Vaux-le-Vicomte, 1875-2008, Imprimerie nationale, 2008, p. 22
  3. [1]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • E. Rostain/D. Canard/A. Labrousse, Le château de Oiron. La guerre de Troie retrouvée, Paris, Hachette, 1974.
  • Jean Guillaume, « Oiron, le Fontainebleau poitevin », dans Monuments Historiques, 1979, numéro sur Le Baroque en France, avec notes de chantier de Pierre Bonnard, architecte en chef des M.H. ; et Actes du colloque international sur l'art de Fontainebleau, Paris, 1975, pp. 154-159.
  • Les trésors du Grand Écuyer, catalogue de l'exposition du Musée national de la Renaissance d'Écouen (16/11/1994 au 27/02/1995), R.M.N., octobre 1994.
  • Élie Goldschmidt, Jacques Hoepffner, Laurent Joubert, Jean-Hubert Martin, Michel Pastoureau, Hic Terminus Haeret, éditions Yellow Now, 1995.
  • Jean Guillaume, La Galerie du Grand Écuyer. L'histoire de Troie au château d'Oiron, Éditions Patrimoine & Médias, 1996. (ISBN 2-910137-16-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]