Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin

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Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin
Duc d'Antin

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Portrait v.1710. Atelier de Hyacinthe Rigaud.
Château de Versailles.

Naissance 5 septembre 1665
Paris
Décès 2 novembre 1736 (à 71 ans)
Paris
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Profession
Directeur des Bâtiments du Roi (1708-1736)
Ascendants
Conjoint
Julie Françoise de Crussol d'Uzès
Descendants
Famille

Louis-Antoine de Pardaillan de Gondrin, marquis d'Antin, de Gondrin et de Montespan (1701), puis 1er duc d'Antin (1711), est un aristocrate français né à Paris le 5 septembre 1665 et mort dans la même ville le 2 novembre 1736.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils légitime de Louis-Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, et de Madame de Montespan, il fut élevé au château de Bonnefont en Gascogne par son père et vint à la Cour en 1683. Il entama alors une carrière militaire avec une place de lieutenant réformé qu'il obtint grâce à son père.

Il épouse le 21 août 1686 Julie-Françoise de Crussol d'Uzès, fille d'Emmanuel II, duc d'Uzès et de Marie-Julie de Sainte-Maure, et petite-fille du duc de Montausier. Ils eurent pour fils :

Grâce à son mariage, Louis Antoine de Pardaillan était entré dans le cercle du Grand Dauphin. Il s'était également lié avec ses demi-frères, le duc du Maine et le comte de Toulouse, bâtards légitimés de la marquise de Montespan et de Louis XIV. Mais, en dépit de grands efforts, il ne parvenait pas à se concilier la faveur du Roi. À la suite d'une erreur de manœuvre à la bataille de Ramillies (1706), il fut même rayé des cadres de l'armée (1707).

Pourtant, en cette même année, la mort de Madame de Montespan attira sur son fils la faveur royale. La cour persévérante de Louis Antoine de Pardaillan fut enfin récompensée par le gouvernement d'Orléans en 1707 et, en 1708, par la direction des Bâtiments du Roi, charge qui présentait l'intérêt de donner les entrées auprès du monarque. En 1711, Louis XIV érigea le marquisat d'Antin en duché-pairie, et en 1724 d'Antin devint chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit.

C'était un excellent organisateur, avec une aptitude naturelle à commander, sachant plaire et sachant aplanir les difficultés. Il s'était enrichi puissamment dans le système de Law.

Comme directeur des Bâtiments, le duc d'Antin supervisa les travaux de Versailles. Confident des projets de Louis XIV, il parvint à les faire exécuter par Louis XV, à l'instar du Salon d'Hercule. Il fit ouvrir dans le sud de la France de nouvelles carrières de marbre, telle celle de Beyrède, qui fournit un marbre appelé « brèche d'Antin », qui fut le préféré de Louis XIV et fut utilisé pour de nombreuses cheminées à Versailles, par exemple la cheminée monumentale du Salon d'Hercule.

Sous la Régence, le duc d'Antin accéda aux responsabilités politiques. Avec la Polysynodie, il fut président du Conseil du dedans. Après la suspension des conseils, il resta au Conseil de Régence, dans une position purement honorifique. Il le quitta en même temps que les autres ducs et maréchaux le 22 février 1722. À partir de là, il se retira peu à peu, renonçant en 1722 à son titre de duc au profit de son petit-fils. Il mourut en 1736.

En 1692, le duc d'Antin avait acheté le château de Bellegarde à Bellegarde (Loiret), qu'il fit réaménager au début du XVIIIe siècle. Il reçut en héritage de sa mère le château d'Oiron et le château de Petit-Bourg à Évry-sur-Seine. Il fit refaire les jardins de ce dernier avant 1715, puis commanda vers 1720 un nouveau château à Pierre Cailleteau dit « Lassurance ». La construction fut achevée après la mort du duc par Jacques V Gabriel.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires, publiés par Just de Noailles, duc de Mouchy, Paris, Société des bibliophiles français, [1821
  • Discours de ma vie et de mes pensées, 1822
  • Le duc d'Antin et Louis XIV : rapports sur l'administration des bâtiments, annotés par le Roi, publiés avec une préface par Jules Guiffrey, Paris, Académie des bibliophiles, 1869

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bluche, Dictionnaire du Grand Siècle, Paris, 1990, p. 91
  • Sophie Jugie, Le Duc d'Antin, directeur des Bâtiments du roi, Thèse de l'école des chartes, dactylographiée, 1986
  • Sophie Jugie, « Grandeur et décadence d'une famille ducale au XVIIIe siècle : la fortune du duc d'Antin », Revue d’histoire moderne et contemporaine, XXXVII, 1990, p. 452-477
  • Sophie Jugie, « Le Duc d'Antin ou le Parfait Courtisan : réexamen d'une réputation », Bibliothèque de l'école des chartes, tome 149, 1991, p. 349-404
  • Victor Montmillion, Le Duc d'Antin, étude historique, Paris, 1935
  • Raymon Veisseyre, Les Pardaillan-Gondrin, ducs d’Antin ou la Descendance du marquis de Montespan, préface de Pierre Mollier, Guénégaud, 2006, 317 pages, 24 cm (ISBN 2-85023-124-X)

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