Adrien Gouffier de Boisy

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Adrien Gouffier de Boisy
Biographie
Naissance vers 1479
Décès 24 juillet 1523
Villedieu-sur-Indre
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
14 décembre 1515 par le
pape Léon X
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de Saints-Marcellin-et-Pierre
Cardinal-prêtre de Sainte-Balbine
Consécration épiscopale 1510

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Blason Arthus Gouffier (+1519).svg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Adrien Gouffier de Boisy, né vers 1479 et décédé en 1523, est un cardinal-légat et grand aumônier de France, évêque de Coutances puis d’Albi, grand aumônier de France, a été légat a latere du pape en 1519-1520.

Biographie[modifier | modifier le code]

Adrien Gouffier de Boisy est l’un des enfants du second mariage, en 1472, de Guillaume Gouffier, seigneur de Boisy, et de Philippine de Montmorency. Ils ont eu sept autres enfants : Artus, Louis, Pierre, Guillaume, Charlotte, Anne et Aymar.

Il devient évêque de Coutances en 1510, c’est avec l’avènement de François Ier que sa carrière prend sa pleine dimension, du fait de l’immense faveur dont jouissent auprès du jeune roi ses deux frères Artus et Guillaume. Ainsi, dès l’avènement, il devient grand aumônier de France. À la fin de la même année, à l’occasion de sa rencontre avec François Ier, Léon X le fait cardinal. C’est en 1519 que sa carrière atteint son apogée, avec sa nomination pour un an par le même Léon X comme légat a latere dans le royaume de France.
En 1519 est transféré à l’évêché d'Albi. Réuni à Gaillac, à cause de la peste qui étendait ses ravages à Albi, le chapitre de Sainte-Cécile reconnut Adrien Gouffier de Boisy pour son véritable évêque. Ce prélat ne prit son siège que le 16 novembre 1522[1]. Dès son arrivée il alla visiter les reliques de Saint Salvy, évêque d'Albi, et se dirigea vers le palais épiscopal accompagné de l’évêque d'Angoulême Antoine d'Estaing, des abbés de Bonne-Combe et de Gaillac, des consuls Salvi de Salgues, Pierre de Plieux, Simon Saunalh, Antoine Steve, Jean Jean, Roger Contié ainsi que de Philippe de Rabastens, vicomte de Paulin, du baron de Lescure, des officiers du roi et de plusieurs autres notables du pays.

Il mourut quelques années plus tard, le 24 juillet 1523, dans le château de Villandry en Touraine, et fut inhumé dans l’abbaye de Bourgueil.

Adrien ne fut pas le seul ecclésiastique de la famille : ses frères Louis, Pierre et Aymar ont également fait carrière dans l’Église. Si Louis est décédé encore très jeune, dès 1503, Pierre et Aymar ont, comme Adrien, cumulé certains des plus importants bénéfices ecclésiastiques. Pierre fut abbé de Saint-Denis jusqu’à son décès en 1517. Non content de lui succéder à Saint-Denis, Aymar devient en 1518 abbé de Cluny, cumulant ainsi sur son seul nom deux des plus riches établissements monastiques de France. En 1523, il succède à son autre frère Adrien en tant qu’évêque d’Albi.

De tous ses frères ayant fait carrière dans l’Église, Adrien est cependant le seul à avoir joué un rôle politique, aux côtés, quoiqu'un peu en retrait, d’Artus, grand maître de Boisy, et Guillaume, amiral de Bonnivet : en 1518, François Ier pouvait ainsi écrire qu’Artus, Guillaume et Adrien Gouffier sont « prouchains de nous et ayant la principalle charge et conduite de nos faits et affaires. » [2]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Carouge, « Artus (1474-1519) et Guillaume (1482-1525) Gouffier à l’émergence de nouvelles modalités de gouvernement », Les conseillers de François Ier, dir. Cédric Michon, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, p. 229-253.
  • Arlette Jouanna, Philippe Hamon, Dominique Biloghi, Guy Le Thiec, La France de la Renaissance. Histoire et dictionnaire, Paris, Robert Laffont, 2001, article « Gouffier, famille », p. 851-854.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clément Compayré, Études historiques et documents inédits sur l'Albigeois, le Castrais, et l'ancien diocèse de Lavaur.
  2. Jules Thomas, Le concordat de 1516, ses origines, son histoire au XVIe siècle, 1910, III, p. 186.