Place des Victoires
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Place des Victoires
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 1er, 2e | ||
| Quartier(s) | Halles, Mail, Palais-Royal, Vivienne | ||
| Voies desservies | Rue d'Aboukir Rue Catinat Rue Croix-des-Petits-Champs Rue Étienne-Marcel Rue La Feuillade Rue Vide-Gousset |
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| Morphologie | |||
| Diamètre | ~ 80 m | ||
| Forme | Circulaire | ||
| Historique | |||
| Création | 1685 | ||
| Dénomination | 1685 | ||
| Ancien(s) nom(s) | Place des Victoires-Nationales (1792) | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 9749 | ||
| DGI | 9741 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La place des Victoires est une place de Paris, en France.
Sommaire |
Description [modifier]
La place des Victoires est située à cheval sur les 1er et 2e arrondissements de Paris. Il s'agit d'une place circulaire, d'environ 80 m de diamètre.
En partant du nord, et dans le sens des aiguilles d'une montre, la place donne accès aux voies suivantes :
- Nord : rue Vide-Gousset, la seule rue qui ne parte pas de la place dans l'axe de son diamètre ;
- Nord-Est : rue d'Aboukir ;
- Est-Sud-Est : rue Étienne-Marcel ;
- Sud-Sud-Ouest : rue Croix-des-Petits-Champs ;
- Sud-Ouest : rue Catinat ;
- Ouest-Nord-Ouest : rue La Feuillade.
Historique [modifier]
La création de la place est traditionnellement attribuée à l'initiative du maréchal de La Feuillade et de la ville de Paris, mais a sans doute été instiguée par les Bâtiments du roi[1] . Ses caractéristiques sont consignées dans un arrêt du Conseil du Roi de 1685. Elle est inaugurée le 26 mars 1686. Elle est alors consacrée aux victoires de Louis XIV. Son urbanisme est confié à Jules Hardouin-Mansart et les riverains y ont l'obligation d'y construire des immeubles symétriques.
La place est temporairement renommée « place des Victoires-Nationales » le 12 août 1792[2].
Monuments [modifier]
Monument central [modifier]
De sa création à nos jours, le centre de la place accueille quatre monuments successifs, dont trois statues :
- 1686 - 1792 : statue en pied de Louis XIV ;
- Révolution française : pyramide en bois ;
- 1810 : statue du général Desaix ;
- Depuis 1828 : statue équestre de Louis XIV.
La statue originelle est une réalisation du sculpteur Martin Desjardins et représente Louis XIV en pied. Son socle comporte quatre personnages en bronze, représentant chacun une nation vaincue par Louis XIV et un sentiment différent (la résignation, l'abattement, la colère et l'espérance), des bas-reliefs et des inscriptions dithyrambiques sur la gloire militaire du règne (ces éléments de décoration sont conservés au Musée du Louvre). L'inauguration a lieu le 28 mars 1686.
Quatre fanaux, situés aux quatre coins de la place, y brûlent en permanence. Ce sont des constructions formées de trois colonnes de marbre jaspé soutenant un gros fanal de marine posé sur un socle de marbre rouge. Entre les colonnes, six médaillons en bronze d'un diamètre de 77 cm sont suspendus. L'architecture est l'œuvre de Jérôme Derbais, Dezaige et Jesseaume, sur un dessin de Jean Berain et les 24 médaillons du sculpteur Jean Arnould. En 1699, les fanaux sont éteints et en 1718 l'ensemble est démonté. On retrouve quatre des colonnes au maître-autel de la cathédrale de Sens. Les médaillons sont dispersés, seuls quelques uns sont conservés[3] au musée du Louvre[4].
En 1792, la statue de Louis XIV est abattue par les révolutionnaires. Elle est fondue pour produire des canons et remplacée par une pyramide en bois portant les noms des citoyens morts lors de la journée du 10 août 1792. Selon la légende, Napoléon Ier donne le bois de la pyramide à un corps de garde, lequel l'aurait utilisé pour se chauffer[5].
En 1810, une statue du général Desaix par Claude Dejoux est érigée au centre de la place. Le général étant représenté entièrement nu, la statue est rapidement enlevée ; son bronze est refondu par la suite pour fabriquer la statue équestre d'Henri IV située sur le pont Neuf.
En 1828, la statue actuelle est érigée au centre de la place ; œuvre de François Joseph Bosio, elle représente Louis XIV à cheval. En 2005, la restauration de cette sculpture est confiée à l'artiste peintre, restaurateur d'art Alain Plesse.
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Statue en pied de Louis XIV de Martin Desjardins, inaugurée en 1686.
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Éléments récupérés du socle original de la place des Victoires, Louvre.
Hôtels particuliers [modifier]
Plusieurs immeubles de la place sont d'anciens hôtels particuliers :
- Côté impair :
- no 1 : hôtel Charlemagne[6] ;
- no 1bis : Hôtel de Montplanque[7] ;
- no 3 : Hôtel de Soyecourt[8] ;
- no 5 : Hôtel Bauyn de Péreuse[9] ;
- no 9 : hôtel de l'Hospital[10] ;
- Coté pair :
- no 2 : hôtel Bergeret de Grancourt[11] ;
- no 4 : Hôtel Bergeret de Talmont[12] ;
- no 4bis : hôtel de Metz de Rosnay[13] ;
- no 6 : hôtel de Prévenchères[14] ;
- no 8 : hôtel Pellé de Montaleau[15] ;
- no 10 : hôtel Gigault de La Salle[16] ;
- no 12 : hôtel Cornette[17].
Protection [modifier]
Le sol de la place est classé au titre des monuments historiques en 1962[18]. La statue de Louis XIV l'est en 1992[19]. Les hôtels particuliers qui donnent sur la place sont également tous classés ou inscrits.
Bibliographie et cinéma [modifier]
Philippe Meyer s'attache particulièrement à l'histoire et l'évolution de la place des Victoires au XXe siècle comme emblème des changements parisiens dans son livre Paris la Grande publié en 1997[20].
La place des Victoires offre le décor du film de Nobuhiro Suwa, qui fait partie du projet Paris, je t'aime (2005) et apparait également dans le film L'Arnacoeur, tourné par Pascal Chaumeil en 2010.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des voies du 1er arrondissement de Paris
- Liste des voies du 2e arrondissement de Paris
- Liste des places de Paris
- Liste des monuments historiques du 1er arrondissement de Paris
- Liste des monuments historiques du 2e arrondissement de Paris
Références [modifier]
- Alexandre Gady (dir.), Jules Hardouin-Mansart 1646-1708, 2010, 489-490 p. (ISBN 978-2735111879)
- Félix Lazare, Dictionnaire historique des rues et monuments de Paris, 1855, 755 p. (ISBN 978-2868771841)
- Sept médaillons répertoriés sur la base Joconde
- Source : Musée du Louvre, nouvelles acquisitions du département des sculptures 1980-1983. Cet éclairage somptueux pour l'époque suscita un épigramme « Cap de Dios d'Aubusson, je crois que tu me bernes de mettre ce soleil entre quatre lanternes ».
- Le Guide du promeneur de Paris, Parigramme, 2007, 288 p. (ISBN 978-2-84096-472-8), p. 11
- Ancien hôtel Charlemagne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel de Montplanque, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel de Soyecourt, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Bauyn de Péreuse, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel de l'Hospital, ou hôtel de Pomponne, ou hôtel de Massiac, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Bergeret de Grancourt, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Bergeret de Talmont, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel de Metz de Rosnay, ou hôtel de Forceville, ou hôtel Vigier, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel de Prévenchères, ou hôtel Lenoir, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Pellé de Montaleau, ou hôtel de Bosredon, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Gigault de La Salle, ou hôtel André-d'Arbelles, ou hôtel Biliotti, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ancien hôtel Cornette ou ancien hôtel Le Duc-Desnoues, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Place des Victoires : le sol, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Statue de Louis XIV, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Philippe Meyer, Paris la Grande, Gallimard, 1997, 259-278 p. (ISBN 978-2070407408)
Lien externe [modifier]
- Charlotte Langrand, « La mode a trouvé sa place », sur lejdd.fr, Le Journal du dimanche, 27 novembre 2010. Consulté le 16 juillet 2012