Wim Delvoye
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Wim Delvoye est un artiste plasticien belge né à Wervik (Flandre Occidentale) en 1965.
Il s'est fait connaître pour son installation Cloaca (2000), dite machine à caca : avec l'apparent sérieux d'un laboratoire scientifique, la machine de Delvoye reproduit le processus de la digestion; On entre des aliments et, en bout de chaîne, sortent des excréments. Cloaca fonctionne véritablement.
En près de 8 ans, Wim Delvoye a proposé au public des œuvres sans lien formel avec Cloaca mais ouvrant la porte à toutes sortes de réflexions par la juxtaposition d'univers et le contre-emploi[réf. nécessaire]. Il fait partie d'une génération d'artistes flamands – Jan Fabre, Alain Platel, Jan Lauwers, Luc Tuymans, Panamarenko ou Anne Teresa De Keersmaeker – qui ont révolutionné l'art contemporain[1].
Sommaire |
[modifier] Parmi ses œuvres
- Shovels (1989) : une pelle de maçon peinte aux armes de quelque prince, télescopant deux univers sans grand liens tels que la maçonnerie et l'ancien régime
- Mosaïques (1990) : des carreaux de céramique, représentant la propreté, sont décorés avec des motifs à base d'étrons. Propres et sales à la fois donc...
- La série bétonneuses (1990) : des engins de chantier reproduits à l'échelle 1/1 en bois orné, à la manière du mobilier ecclésiastique
- Eddy et Christophe etc. (~1995 et suivantes) : de nombreux cochons (vivants !) tatoués.
- nichoirs (1998) : une série de nids artificiels pour oiseaux décorés avec des accessoires sado-maso.
- Trophy (1999) : des animaux taxidermisés sont mis en scène de manière à gagner une certaine forme d'humanité, comme par exemple un cerf et une biche copulant dans la position dite du missionnaire[réf. nécessaire].
- Map Série de cartes d'Atlas réalisé à l'acrylique selon sa propre interprétation. Les formes des pays et les noms y sont tous inventés.
- Finale (1999) : des vitraux médiévaux qui racontent des matchs de football...
- La série de photos Marble floor (1999) : de loin ce sont des sols en marbre, mais à y regarder de près, les éléments de motif sont en fait des morceaux de jambons.
- 9 muses (2001) : série de vitraux réalisés avec des plaques d'imagerie médicale aux rayons X eux-mêmes « X » puisqu'il s'agit de scènes pornographiques (fellation, coït)
- Early Works (1968-1971) : série de dessins d'enfants signés Wim Delvoye. Exposé au Mamco en 2005.
- Tim Steiner, l'homme tatoué (2008) : Tim (31 ans en 2008) est tatoué dans le dos. Le tatouage de Tim a été vendu en septembre 2008, 150.000 euros. L'acheteur a notamment acquis le droit d'exposer l'oeuvre 3 à 4 semaines par an et de récupérer le tatouage à la mort de Tim.
Les mélanges constants osés par Delvoye l'inscrivent dans la tradition d'un Brueghel qui lui aussi confrontait le trivial (excréments, alimentation, sexualité) avec le religieux ou le politique[réf. nécessaire].
Ce flamand de Belgique se veut d'abord un artiste régionaliste[réf. nécessaire], un artiste ethnique explorant les présupposés de sa propre culture[réf. nécessaire], un artiste qui s'imagine d'embellir la vie quotidienne par un plaisant décor dans un pays ou le modernisme ne serait jamais implanté[réf. nécessaire]. Il vit et travaille à Gand[1] Il s'est prononcé pour une Belgique unie[1].
En octobre 2008, il participera à une exposition « Mieux vaut être un virus que tomber malade » proposée par Isabelle Le Normand à Mains d'Oeuvres.
[modifier] Bibliographie
- Le Devenir-cochon de Wim Delvoye du critique d'art Pierre Sterckx, éd. la Lettre Volée, Bruxelles, 2007 (ISBN 2-873172-985)
- Les Cahiers du musée national d’Art moderne, n°100, été 2007
- Fabian Stech, J'ai parlé avec Lavier, Annette Messager, Sylvie Fleury, Hirschhorn, Pierre Huyghe, Delvoye, D.G.-F. Hou Hanru, Sophie Calle, Ming, Sans et Bourriaud. Interviews. Dijon, Les presses du réel, 2007.
[modifier] Références
- ↑ a b c "Belgique : les Flamands osent", Le Monde, 7 décembre 2007.

