Bernardo Strozzi

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Portrait de Claudio Monteverdi à Venise (1640)

Bernardo Strozzi, dit, il Capucini Genovese ou, il Prete Genovese, (Gênes, 1581 - , Venise) est un peintre baroque italien de l'école génoise. il est connu pour avoir peint des sujets mythologiques, des compositions religieuses, des sujets allégoriques, des scènes de genre, de nus, des portraits, des natures mortes. Il a été aussi Dessinateur[1]. Il a été un élève de Pietro Sorri.

Il n'est pas apparenté à la famille de marchands de Florence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernardo Strozzi est élève de Pietro Sorri, à l'âge de 15 ans, il est alors influencé par le maniérisme et le luminisme des œuvres de Luca Cambiaso.

À l'âge de 17 ans, il rejoint un monastère capucin, une branche de la réforme de l'ordre des franciscains. Quand son père meurt vers 1608, il obtient de sortir du couvent, pour s'occuper de sa mère et de sa sœur. Il commence à exercer le métier de peintre. On retrouve l'influence de l'enseignement des Franciscains, comme, par exemple, dans son Adoration des bergers. De 1615 à 1621, période durant laquelle il s'occupe de sa famille, il est ingénieur du port de Gênes. Lors de sa formation à Gênes, il y voit des œuvres de Rubens.

En 1625, il est accusé de pratiquer illégalement la peinture. À la mort de sa mère vers 1630, il est invité à réintégrer l'ordre des Capucins, qui l'attaquent en justice. Il refuse, et est condamné à la suite de ce refus à trois années de prison. Il est brièvement emprisonné à Gênes, puis, pour échapper au monastère, en 1631, il s'enfuit à Venise où il est surnommé, pour le restant de sa vie, il prete genovese (le prêtre génois).

Il est sensible à des influences diverses ; d'ailleurs les historiens qui en traitent le voient sous des angles très divers: soit comme un maniériste médiocre ; soit comme un peintre, fruste mais expressif, ayant tiré exemple de Rubens et même de Rembrandt, et dans ce cas sont cités à l'appui les très énergiques figures de La Cuisinière et du joueur de fifre, toutes deux au Palazzo Rosso de Gênes.

Il entretient ensuite de bons rapports avec l'église, puisqu'il est fait Monseigneur, en 1635[2].

Après une commande de portrait de Claudio Monteverdi, sa renommée grandit et il peint de nombreux portraits de Vénitiens. On notera parmi ses élèves et les peintres qu'il a fortement influencés : Giovanni Andrea de Ferrari, Giovanni Bernardo Carbone, Valerio Castello, Domenico Fetti et Giovanni Benedetto Castiglione.

Il peint également de grandes compositions. On cite de lui notamment, à Gênes, une importante fresque, Le Paradis à l'église S. Domenico ; au Palais Durazzo, Portrait d'un évêque ; au Palais Balbi, Joseph en prison, Saint Jean-Baptiste. Venise, à l'église S. Benedetto, Saint Sébastien. On mentionne aussi de ses ouvrages à Novi et à Voltri[3].

Style[modifier | modifier le code]

Il a été sensible à des influences diverses, et il est souvent catégorisé comme un peintre maniériste, influencé par Luca Cambiaso, Rubens et même par Rembrandt, notamment dans La cuisinière et dans Du joueur de fifre. On décèle aussi parfois chez lui une influence modérée au caravagisme. À travers sa période vénitienne, il aurait influencé Giambattista Tiepolo. Son arrivée à Venise aurait apporté dans ses peinture davantage de lumière, de soleil, de couleurs, accentuant l'influence rubénienne dans son œuvre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Lieux accueillant ces œuvres[modifier | modifier le code]

Élie et la pauvre veuve de Serepta, (c 1640-44)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 13, Paris, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3023-5), p. 315
  2. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 13, Paris, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 4e éd., 13440 p. (ISBN 978-2-7000-3023-5), p. 316
  3. Le Caravage et la peinture italienne du XVIIe siècle, Louvre, éditions Ministère D'état-Affaires Culturelles. Paris,‎ 1965, 260 p.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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