Lycurgue (Thrace)

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Lycurgue s'apprête à frapper Ambrosie, qui se transforme en pied de vigne[1], mosaïque grecque de Délos, fin du IIe siècle av. J.-C.

Dans la mythologie grecque, Lycurgue (en grec ancien Λυκοῦργος / Lukoũrgos) est un roi des Édoniens de Thrace, fils de Dryas.

Mythe[modifier | modifier le code]

Il est le héros d'une légende racontée, dans l’Iliade[2], par Diomède. Quand Dionysos encore enfant traverse ses terres, il l'assaille sur le mont Nysa et met en fuite les hyades qui escortent le dieu. Il coupe les vignes sacrées, traces du passage du dieu. Dionysos, pour lui échapper, doit plonger dans les flots où il est recueilli par Thétis. Zeus punit Lycurgue de sa démesure en l'aveuglant. Lycurgue meurt peu après.

Les auteurs postérieurs revisitent l'anecdote. Selon Sophocle[3], Lycurgue n'est qu'enfermé par son peuple. Dans sa prison, il revient peu à peu sur la folie de son acte. Selon le pseudo-Apollodore, Lycurgue est plutôt frappé de folie par Zeus. Il tue son fils, également nommé Dryas, le prenant pour un cep de vigne. Il ne recouvre la raison qu'une fois son fils démembré. De plus, la Thrace devient stérile après l'acte impie de Lycurgue. Un oracle révèle à la population que leur roi est à l'origine de la malédiction. Ils le garottent et l'abandonnent sur le mont Pangée, où il est mis en pièces par des chevaux sauvages. Selon Hygin, Lycurgue est puni quand il se blesse lui-même en voulant arracher les vignes sacrées.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir aussi Nonnos de Panopolis, Dionysiaques [détail des éditions] [lire en ligne], XXI, 1-68. Pour une étude détaillée de cette mosaïque, voir Claude Vatin et Philippe Bruneau, « Lycurgue et Ambrosia sur une nouvelle mosaïque de Délos », dans Bulletin de correspondance hellénique, 1966, vol. 90, no 90-2, p. 391-427 [lire en ligne].
  2. Homère, Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] (VI, 130-140).
  3. Sophocle, Antigone [détail des éditions] [lire en ligne] (955-965).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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