Emmaüs (Bible)

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Le souper à Emmaüs entre le Christ et deux disciples désespérés qui le croient mort, par le peintre Le Caravage en 1601

Emmaüs[1] est un lieu-dit, proche de Jérusalem, cité dans un épisode de l'Évangile de Luc, dit des pèlerins d'Emmaüs (Evangile de Luc, chapitre 24, versets 13 à 35).

Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Le souper à Emmaüs. École du Caravage, Kunsthistorisches Museum

Emmaüs est cité dans un épisode du dernier chapitre de l'Évangile selon Luc[2], où le Christ qui vient de ressusciter le matin de Pâques après sa crucifixion et sa mise au tombeau apparaît sur la route d'Emmaüs à deux disciples désespérés de sa mort qui fuient Jérusalem. Les deux disciples lui offrent l'hospitalité sans le reconnaître : « Il prit le pain, prononça la bénédiction et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et le reconnurent... c'est le Seigneur[3]. » Les deux disciples retrouvent la joie de vivre, l'espoir, et la foi en Dieu. C'est l'image du renouvellement de la foi : une foi ranimée par l'expérience de cette rencontre, la rencontre du Christ ressuscité.

L'un des deux disciples auxquels Jésus le Nazarénien[4] apparaît s'appelle Cléophas (le deuxième n'est pas nommé)[5]. Il s'agit probablement du père de celui qui devint le chef de l'Église de Jérusalem[6] après la défaite juive dans la première guerre judéo-romaine qui est nommé Simon de Clopas (ou Siméon de Cléopas ou Simon de Cléophas[7]) et dont les premiers auteurs chrétiens disent qu'il a été choisi par « les disciples et les parents du Seigneur » car « il était le cousin du Seigneur »[8]. La tradition chrétienne a retenu que ce Simon était un cousin de Jésus.

Localisation d'Emmaüs[modifier | modifier le code]

Amauante (Ammaous - Nicopolis) sur la Table de Peutinger (entouré de rouge)

Si le nom du village des manuscrits de référence est Emmaüs, aucun des emplacements proposés pour sa situation géographique ne semble l'emporter de manière évidente. Selon l'indication donnée dans l'Évangile de Luc ce village se trouvait à 60 ou 160 (selon quelques manuscrits) stades[9] de Jérusalem.

La lecture offerte par le codex Bezae tant dans son texte latin que grec également mérite examen. En effet, selon ce manuscrit, le nom du village n'est pas Emmaüs mais Oulammaus, le nom de Béthel[16] en Gn 28,19 selon le codex Alexandrinus.

Emmaüs Nicopolis (Amwâs)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Emmaüs Nicopolis.
Ruines de la basilique d'Emmaüs Nicopolis dans le Parc Canada (Israël)
Monastère bénédictin d'Abou Gosh

L'indication donnée par certains manuscrits de l'Évangile de Luc (dont Codex Sinaiticus) qu'Emmaüs se trouve à 160 stades (30 km) de Jérusalem, permet d'identifier Emmaüs Nicopolis (`Amwâs) comme Emmaüs de l'Évangile. C'est une thèse souvent reprise et soutenue par The Catholic Encyclopedia[17].

Emmaüs de la vallée d'Ayalon est cité pour la première fois vers 165 av. J.-C. dans le 1er livre des Maccabées[18]. Un peu plus tard la localité est fortifiée par un général syrien[19]. Elle grandit rapidement et fut mise au rang de toparchie[20] (centre régional) par Hyrcan II et Antipater. En 4 av. J.-C., durant la révolte contre les Romains, les habitants quittèrent la localité qui fut quand même incendiée par Varus[21]. Vespasien lors de ses campagnes contre les Juifs y stationna la Ve Légion. Les romains renommèrent la localité Nicopolis[22] et lui attribuèrent le statut de la ville. La ville a gardé ce nom jusqu'à sa conquête par les Arabes, quand elle redevient Emmaüs (`Imwâs). Cette conquête a été marquée par une épidémie de peste qui a tué son conquérant Abû `Ubayda ibn al-Jarrâh (639).

À la fin du IIIe siècle - début IVe siècle, Eusèbe de Césarée mentionne Nicopolis comme l'Emmaüs de la Bible dans son Onomasticon. Jérôme témoigne au début du Ve siècle qu'il y avait là une église sur le site de la maison de Cléophas qui avait abrité le Christ. Le site a été considéré comme Emmaüs de l'Évangile depuis au moins le IVe siècle. On y a retrouvé les restes d'une basilique chrétienne du Ve siècle et ceux d'une église du XIIe siècle construite pendant les croisades. Au moment des Croisades Emmaüs était, pour les pèlerins, la dernière étape avant Jérusalem. Le village arabe d'`Imwâs a été complètement rasé après la guerre de 1967.

Cet endroit se trouve aujourd'hui dans le "Parc Canada", au nord de Latrun.

Mozah[modifier | modifier le code]

Mozah, certains y virent l'Emmaüs recherchée. Mais ayant été colonisé entre temps par d'anciens légionnaires après la première révolte juive et appelé Colonia (Qaloniya)[23], et sa localisation ne se laissant plus identifier, les pèlerins médiévaux jetèrent leur dévolu sur les deux sites suivants qui étaient à la distance voulue (60 stades) de Jérusalem.

Qiryat-Yéarim[modifier | modifier le code]

Qiryat-Yéarim (Abu-Ghosh, Qiryat el-`Enab) est situé à l'emplacement de la localité de l'ancien testament Qiryat Ye'arim. Abu Ghosh est à mi-chemin entre Jérusalem et `Imwâs. C'est une famille d'origine circassienne au XIXe siècle qui lui a donné leur nom : Abû Ghosh. Le nom biblique de Qiryat Ye'arim signifie « village de la forêt » alors que le nom moderne de Qiryat el-`Enab signifie « village des vignes ». Il y a un monastère[24] de Bénédictins avec une église de style roman. Des fouilles effectuées en 1944 ont permis de retrouver les traces d'une église datant des croisades. Ce site qui avait abrité un temps l'arche d'alliance fut choisi par les Croisés comme lieu de pèlerinage pour commémorer le repas d'Emmaüs. Si sa situation à 11 km de Jérusalem était un argument, rien cependant au niveau historique ne venait étayer ce choix. Lorsque la situation les y contraignit les Croisés déplacèrent leur pèlerinage sur un second site.

Article détaillé : Qiryat Yéarim.

Al-Qubaybah[modifier | modifier le code]

L'église franciscaine à Al-Qubaybah en 1936

Al-Qubaybah (Castellum Emmaüs, Chubebe) est un autre site possible à 65 stades au nord-ouest de Jérusalem à l'emplacement du village moderne d'Al-Qubaybah. Le nom arabe de ce village signifie « Les coupoles ». À cet emplacement il y avait une forteresse romaine appelée au XVe siècle « Castellum Emmaüs », découverte en 1099 par les croisés qui l'appelèrent la « petite mahomerie[25] » pour le distinguer de la ville de Ramallah appelée la « grande mahomerie ». Ce nom laisse entendre que c'était un lieu de prières, il est nommé Qubaybah pour la première fois à la même époque. Il est désigné comme l'Emmaüs biblique pour la première fois en 1280. Plus tard on y transféra la commémoration des « sept frères Maccabées[26] ».

Les franciscains s'y sont installés au XVe siècle. En 1861 ils achetèrent une église en ruine qu'ils reconstruisent en 1902. Selon leurs découvertes la ruine correspond à une basilique du temps des croisades. Les restes d'un bâtiment plus ancien ont été trouvés : église d'époque byzantine ou maison d'époque romaine. En 1943 des fouilles ont prouvé que le site était occupé depuis l'époque hellénistique.

Ce site est aujourd'hui difficile d'accès car il se trouve dans les territoires palestiniens et les routes d'accès traditionnelles ont été fermées par le mur de séparation israélien, ce qui oblige à des détours longs et compliqués.

Urtas[modifier | modifier le code]

Urtas (Artas), au sud de Bethléem, peu d'éléments viennent étayer cette hypothèse en dehors de la distance à Jérusalem. Par exemple il est assez curieux que Bethléem ne soit pas citée dans les textes.

Oulammaus / Béthel[modifier | modifier le code]

En Lc 24,13 le nom du village est Ούλαμμαοΰς dans le texte grec du codex Bezae et Oulammaous dans le vis-à-vis latin. Or ce nom Ούλαμμαοΰς est la transcription, par le traducteur grec, de l'ancien nom de Béthel en Gn 28,19 dans le codex Alexandrinus : « Il appela cet endroit Maison de Dieu (hébreu Béthel). Le lieu s'appelait auparavant Oulammaus. » Ούλαμμαοΰς est la transcription de l'hébreu "ūlam louz", signifiant "cependant Louz”. Le site de BéthelJacob eut un songe a été localisé à l'emplacement de l'actuelle Beitin à 18 km au nord de Jérusalem. Bien que cette distance soit supérieure à celle annoncée par l'évangéliste, sa façon de nommer le site était en intelligence avec un autre élément du récit : l'un des deux compagnons était Cléopas ; mais l'autre qui n'était pas nommé était selon une tradition chrétienne un certain Jacob ou Jacques le Juste[27]. Celui auquel saint Paul ferait référence sous le nom de Jacques dans sa première lettre aux Corinthiens 1Co 15,7. Toutefois d'autres traditions chrétiennes existent à ce sujet, ainsi pour Épiphane de Salamine, ce deuxième disciple était Nathanaël[28],[29].

Il est donc possible que le rapprochement que le codex Bezae fait entre le récit d'Emmaüs et le récit de Gn 28, 10-22 (le songe de Jacob à Béthel) soit issu d'un "midrash" : les anges du songe montent et descendent, les pèlerins font un aller-retour.

Article détaillé : Béthel.

Mouvement de lutte contre l'exclusion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement Emmaüs.

Emmaüs est le nom donné par l'abbé Pierre à son mouvement d'aide aux plus démunis.

La première communauté Emmaüs est créée en 1949. L'abbé Pierre, député MRP de Meurthe-et-Moselle, vit dans une maison délabrée qu’il restaure à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis en banlieue parisienne. Dans cette maison, il accueille des personnes en difficulté. Ce lieu devient une auberge de jeunesse internationale qu'il baptise Emmaüs.

Le mouvement Emmaüs naît, en novembre 1949, de cette initiative et de la rencontre avec un désespéré suicidaire, Georges Legay. L'abbé lui permet d'échapper au suicide en lui tenant ces mots : "Je ne peux pas t'aider, mais toi, tu peux m'aider à aider les autres". Le but de cette initiative est «d’agir pour que chaque homme, chaque société, chaque nation puisse vivre, s’affirmer et s’accomplir dans l’échange et le partage, ainsi que dans une égale dignité» (extrait du Manifeste universel). Dès les débuts, l'abbé Pierre trouvera en la personne de celle qui deviendra sa secrétaire particulière, Lucie Coutaz, une aide sans faille, dont la fidélité à son œuvre ne manquera jamais.

C'est en 1953 que l'association Emmaüs est créée dans le but d'organiser ce mouvement. Bien qu'inspirée par un prêtre chrétien, l'association s'est voulue totalement neutre au plan politique, spirituel et religieux, et est ouverte à toutes les nationalités, les origines ethniques, sans juger les convictions de ceux à qui elle porte assistance sans distinction.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Pierre Bruegel l'Ancien[modifier | modifier le code]

  • Une gravure des frères Joannes et Lucas Van Doetecum d'un dessin ca 1555 de Pierre Bruegel l'Ancien EUNTES IN EMAVS, voyage à Emmaüs, illustre ce pèlerinage. (Musée Van Beunigen, de Rotterdam).

Rembrandt et Caravage[modifier | modifier le code]

Celui qui a été de bonne heure initié à la douceur du texte de Saint Luc en trouve ou croit trouver la meilleure illustration dans la peinture de Rembrandt qui est au Louvre, les Pèlerins d'Emmaüs (1648). Cette ferveur dans la pénombre luminescente du lieu … “reste avec nous car il se fait tard …”; cette ombre qui ne s'illumine que des rayons diffus du Christ... comment exprimer mieux la consolation de la foi ? “Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, tandis qu'il nous expliquait les Écritures ?” Jésus est montré au centre et de face, entre les deux disciples, il y a là comme une réplique de la Cène. En vérité ce sont les spectateurs, nous qui avons connu la Cène de Léonard, qui reconnaissons au geste du personnage central quelque chose de sa nature et de son identité. La position frontale et centrale était déjà celle qu'avait adoptée Caravage, près de cinquante ans avant Rembrandt. À la même époque ou un peu plus tard, Bernardo Strozzi, Louis le Nain, Hendrick Sorgh, en Italie en France en Hollande, et le caravagiste français Nicolas Tournier mettent Jésus de profil. Et Rembrandt lui-même, dans l'Emmaüs de 1629 (Musée Jacquemart-André) que certains auteurs mettent en pendant à celui de “Jupiter se révélant à Philémon et Baucis” (1658, Washington). On dirait que le Christ est pris d'un spasme au moment de se révéler. L'un des disciples a basculé sa chaise et s'est précipité aux pieds de Jésus. Il n'est plus qu'un tas de noir confondu à la base de Jésus, bloc de ténèbres dont le torse émerge en silhouette devant la lumière d'une bougie cachée. L'autre disciple, que nous voyons de face, ébahi, sa vieille face ridée, taillée à la hache, ne peut exprimer de sentiments ordinaires. Il bascule de côté, une main sur la nappe. Dans le noir épais qui envahit la moitié gauche du tableau, misérable effort de lumière humaine, une femme à genoux, minuscule, anime des braises dans l'âtre …

Revenons à l'image du Louvre. Nous pouvons donc reconnaître Jésus à sa position centrale, à ses yeux levés au ciel pendant qu'il rompt le pain, aux rayons qui auréolent sa tête. À quoi reconnaissons-nous que les deux disciples le reconnaissent ? On ne nous donne à voir qu'une certaine surprise qui penche un buste vers la gauche, comme pour prendre un peu de recul. Ce geste prend surtout valeur de l'attitude de l'hôte : celui-ci en effet continue à servir comme si de rien n'était, puisqu'il ne “voit” pas – dans la toile de Copenhague, au puissant clair-obscur, l'hôte s'arrête et considère avec étonnement l'homme étonné ("mais qu'est-ce qu'il a donc vu ?"). Jésus n'est visible et reconnaissable, qu'à ceux qui croient en lui.

Le clair-obscur de Caravage, quand on revient de visiter Rembrandt, évoque beaucoup moins le mystère, ou du moins ce que nous avons coutume d'appeler le mystérieux, et qui est généralement codé par les ténèbres et le maigre trou de lumière qu'y perce le dévoilement de l'énigme – ou l'énigme elle-même, c'est-à-dire l'objet insolite. Du coup, le premier réflexe est de trouver le Caravage moins religieux que le Rembrandt. L'absence d'arrière-plan y est encore plus sévère que chez Rembrandt. Sur le mur tout proche gesticulent les ombres floues de l'hôte et de Jésus. La lumière, venant comme presque toujours du haut à gauche, est entrecoupée, découpée, par les bras, les plis des vêtements; mais elle inonde généreusement la table, si belle nature morte, si présente, si vivante. Jésus fait un geste qui est sans doute plus clair au fidèle moderne que la simple fraction du pain qui définissait l'Eucharistie dans la première Église : sa main droite levée bénit, tandis que la gauche, toute translucide dans l'ombre où elle se tient (par hasard), flotte légèrement au-dessus du pain, dans le geste d'imposer la main. Il a les yeux baissés, car ce qu'il accomplit ne demande pas le secours des yeux de la chair. Le brave vieux à droite, qui porte la coquille des pèlerins de Compostelle, le fixe sans ouvrir la bouche, d'une attention lourde, ouvrant tout grand les bras. Et ces deux bras pour nos yeux créent la profondeur, nous y font entrer. Jamais on n'a vu nappe si blanche porter d'aussi beaux pain et poulet, fruits et vin; jamais pèlerins vêtus d'un si beau vert, robe et manteaux d'un rouge si vif. Au centre de cette explosion de gestes et de couleurs, la main légère, les doigts gris bordés de rose comme un nuage au couchant... Tout ce qu'il faut pour faire une scène de genre. On peut dire que Nicolas Tournier en a fait une, avec ce disciple futile qui tourne le dos au dieu pour se verser un verre de rouge à la tire, et Sorgh avec l'auberge entière, cruches et petit chat. Non point Caravage.

Le Jésus de Caravage, que l'aubergiste regarde, ayant arrêté toute autre activité, d'un regard lourd, concentré, d'une face que rien n'illumine, ce Jésus n'est pas noir ni lumineux. Il est seulement ambigu. La mollesse des traits le situe hors de la distinction masculin-féminin qui nous est si chère, plutôt dans l'idée de l'androgénie divine. L'absence de la barbe traditionnelle, jointe à des bajoues, le met hors de la distinction entre vieillesse et jeunesse, sans lui donner le caractère que nous attribuons généralement au jeune homme, l'énergie vitale. Ambigu et, pour les chrétiens dressés à un certaine image du Sauveur, à de certains signes d'identification, non reconnaissable.

Ce n'est pas un miracle qu'il perpètre à Emmaüs, et qui emporterait l'enthousiasme et la conviction. Il ne transforme nul pain en quoi que ce soit, sinon en une réalité inaccessible aux sens. Les deux pèlerins sont déjà disciples de Jésus, adeptes, convaincus. Ils le tiennent pour mort, puisqu'on l'a tué et qu'ils ne peuvent prendre au sérieux les apparitions que prétendent avoir vues les saintes femmes. Dans ce repas d'auberge, le soir, modeste malgré une riche nappe, poulet rôti fruits pain et vin, ces deux hommes, qui ont voulu passer un moment de plus avec un compagnon de rencontre, sont pris de stupeur et de joie, lorsque l'inconnu fait le geste de l'Eucharistie. Le cabaretier, lui, fixe Jésus et ne voit rien d'autre qu'un hôte de passage. Caravage a donné le plus de naturel possible aux personnages et de solidité aux choses. L'évangile dit que, sitôt Jésus reconnu par les deux compagnons, il disparut à leurs yeux. Il n'avait donc le choix que de montrer trois hommes, ou de faire disparaître celui du milieu !

La signification de cet épisode pour les chrétiens, signification que personne ne peut éluder, c'est que, après sa mort, “Christ sera présent chaque fois que deux ou trois feront ces choses en son nom, en mémoire de lui”. Il n'y aura rien à voir. Seuls verront les yeux de la foi.[citation nécessaire]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. arabe : ʿimwās, عمواس, `Imwâs ; grec ancien : Νικόπολις, Nicopolis ou Ἐμμαούς, Emmaüs ; latin : Emmaus ; hébreu : אַמַּאוּס ou עַמַּאוּס Amaus, חַמַּת Hammat
  2. Récit complet en Lc 24,13-35, simple allusion dans Mc 16,12-13
  3. Lc 24,30
  4. Évangile attribué à Luc, Bible de Jérusalem, 24, 19.
  5. Évangile attribué à Luc, Bible de Jérusalem, 24, 18.
  6. « Liste officielle des patriarches de Jérusalem (27-478) - Partie I : Antiquité » (consulté le 28 mars 2010)
  7. Selon la traduction la plus courante et notamment la Bible de Jérusalem, Évangile selon Luc, 24, 13-35.
  8. Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, III, 11, 4-32 et IV, 22, 4-15
  9. 60 stades soit environ 11 km Lc 24,13 (un stade représente une distance inférieure à 200 m)
  10. `Imwâs : 31° 50′ 31.14″ N 34° 59′ 33.57″ E / 31.8419833, 34.9926583 (), à environ 31 km de Jérusalem.
  11. Qiryat-Yéarim : 31° 47′ 48″ N 35° 04′ 55″ E / 31.79667, 35.08194 () à environ 12 km de Jérusalem.
  12. Al-Qubaybah : 31° 51′ 02″ N 35° 06′ 39″ E / 31.85056, 35.11083 () à environ 11,5 km de Jérusalem.
  13. Actuellement Mozah fait partie de l'agglomération de Jérusalem : 31° 47′ 34″ N 35° 09′ 52″ E / 31.79278, 35.16444 () à environ 6 km du centre de la Jérusalem antique.
  14. Urtas : 31° 41′ 48″ N 35° 10′ 45″ E / 31.69667, 35.17917 () à environ 11 km de Jérusalem.
  15. http://www.emmaus-nicopolis.org
  16. Béthel/Beitin : 31° 55′ 34″ N 35° 14′ 19″ E / 31.926032, 35.238712 () au nord de Ramallah à 18 km (90 stades) de Jérusalem.
  17. (en) « The Catholic Encyclopedia »
  18. 1 Machabées 4,3
  19. Flavius Josèphe, « Antiquités Judaïques, XIII, i, 3 » et 1 Machabées 9,50
  20. Flavius Josèphe, « Guerre des Juifs, III, iii, 5 » et Pline l'ancien, « Histoire Naturelle, V, xiv »
  21. Flavius Josèphe, « Antiquités Judaïques XVII, x, 7-9 », Flavius Josèphe, « Guerre des Juifs, II, iv, 3 »
  22. grec ancien : Nicopolis, Νικόπολις, La ville de la victoire
  23. Flavius Josèphe, « Guerre des Juifs, VII, vii, 1 »
  24. Refondé par l'abbaye du Bec-Hellouin en 1976. Cf. article de la Wikikto sur le monastère d'Abu Gosh.
  25. Mahomerie ou mahométie sont des noms donnés autrefois aux mosquées en français (Napoléon Landais, Dictionnaire des dictionnaires français, Éd. Didier, Paris 1845)
  26. 2 Machabées 15,36
  27. Voir l'article « Identification du lieu dit "Emmaüs" »
  28. Épiphane de Salamine, Panarion, Notification sur Luc 24:18 en marge du codex V du IXe siècle.
  29. « Identification du lieu dit "Emmaüs" »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]