Corridor de Vasari

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Corridor de Vasari
Le corridor, depuis la Galerie des Offices, lorsqu'il traverse l'Arno sur le Ponte Vecchio
Le corridor, depuis la Galerie des Offices,
lorsqu'il traverse l'Arno sur le Ponte Vecchio
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Toscane
Ville Florence
Monument part du Palazzo Vecchio, traverse la Galerie des Offices surplombe le Ponte Vecchio, arrive au Palais Pitti
Coordonnées 43° 46′ 06″ N 11° 15′ 15″ E / 43.768203, 11.25404743° 46′ 06″ Nord 11° 15′ 15″ Est / 43.768203, 11.254047  
Informations générales
Nom local Corridoio Vasariano
Type municipal
Date d’inauguration XIXe siècle
Collections Alessandro Allori, Domenico Beccafumi, Rembrandt, Pierre de Cortone, Rubens, Charles Le Brun, Diego Velasquez, Jean-Baptiste Camille Corot, Ingres, Maurice Denis, Arnold Böcklin, Marc Chagall...
Provenance des collections Collectionnisme de Léopold de Médicis
Genre des collections peinture
Époque des collections Renaissance
Nombre d’œuvres 200 autoportraits
Informations visiteurs
Site web Page de polomuseale.firenze.it

Le corridor de Vasari (en italien : Corridoio Vasariano) est le passage protégé et couvert qu'empruntaient les Médicis entre le palazzo Vecchio et le palais Pitti et qui traverse l'Arno, au-dessus du Ponte Vecchio, à Florence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les trois baies panoramiques aménagées dans le Corridor en 1939
Passage au-dessus du Ponte Vecchio, vu d'une fenêtre
Vue sur la loge de Santa Felicita, depuis le corridor

La Renaissance[modifier | modifier le code]

En cinq mois, entre le printemps et l'automne 1565, Vasari construisit le Corridoio, reliant le Palazzo Vecchio au Palais Pitti, permettant aux Médicis, depuis Cosme Ier, son commanditaire, de se prémunir de tentatives d'attentats en évitant de descendre dans la rue et ainsi pouvoir traverser sans escorte l'Arno par le Ponte Vecchio, et suivre, à l'intérieur sur une longueur de 1 000 m, une galerie d'art qui comptait plus de 200 autoportraits, commencée par le collectionniste Léopold de Médicis[1]. L'inauguration eut lieu à l'occasion du mariage de François, fils de Cosme et de Jeanne d'Autriche. De ses nombreuses fenêtres, ils pouvaient admirer ses monuments, ses rues et les collines avoisinantes.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pour la visite d'Adolf Hitler, en 1939, à l'occasion d'un voyage des dirigeants allemands venus voir Benito Mussolini pour conclure l'alliance des nazis et des fascistes en 1939, trois fenêtres panoramiques furent ouvertes au centre du Corridor de Vasari. Contrairement à tous les autres ponts de Florence, le Ponte Vecchio échappa à la destruction en août 1944, lors de la retraite des troupes allemandes : sa largeur limitée ne pouvait en effet livrer passage aux chars alliés[2].

Ses abords furent néanmoins endommagés, comme la zone de la via Por Santa Maria, la via Guicciardini et du Borgo San Jacopo, qui ont été reconstruits dans les années 1950.

Le Corridor de Vasari, dans la période de la Libération, fut emprunté pour le passage entre les deux rives nord et sud de la ville, comme en témoigne l'épisode dédié à Florence dans le film Paisà de Roberto Rossellini, où le protagoniste passe incognito, venant d'une Galerie des Offices vandalisée, pleine de statues antiques emballées.

Les étapes à travers la ville et la traversée de l'Arno[modifier | modifier le code]

Partant de la chambre verte de l'appartement d'Eléanore, près de la Salle des Cartes géographiques (Guardaroba), du Palazzo Vecchio, il parcourt la Galerie des Offices (Uffizi), rejoint le quai longeant l'Arno et le traverse en surmontant une des rangées des maisons construites sur le pont. Puis il contourne par un encorbellement la maison-tour toscane des Mannelli, qui s'opposèrent à la traversée de leur maison et passe, Piazza Santa Felicita, au-dessus du portique de l'église, permettant à Cosme d'assister à la messe sans être vu. Il rejoint enfin les jardins de Boboli au Palais Pitti.

Les trois grandes arches du Corridor, indispensables pour son passage sur le Ponte Vecchio, lui donnent son aspect particulier, reconnaissable entre tous.

Le parcours[modifier | modifier le code]

Depuis le Palazzo Vecchio et les Offices.
Vers le Ponte Vecchio.
Dans l'Oltrano.

La galerie des autoportraits[modifier | modifier le code]

Ceux, entre autres, de Alessandro Allori, Domenico Beccafumi, Rembrandt, Pierre de Cortone, Rubens, Charles Le Brun, Diego Velasquez, Jean-Baptiste Camille Corot, Ingres, Maurice Denis, Arnold Böcklin, Marc Chagall...

Galeries similaires dans l'Histoire[modifier | modifier le code]

Autres galeries reliant deux bâtiments destinés à des gouvernants dans l'Histoire :

  • Le Passetto di Borgo est un passage surélevé qui relie la cité du Vatican avec le Château Saint-Ange, à Rome. Il a été érigé en 1277 par le pape Nicolas III.
  • Un passage secret de Troie, l'antique cité, entre le palais de Priam et celui d'Hector, mais celui de Vasari, dont il s'inspire, est aérien.
  • Au palais des Tuileries de Paris, au début du XVIIe siècle, Henri IV décida de le relier au Louvre par une longue galerie[3] longeant la Seine, galerie dont l'amorce existait depuis quelques années. C'est ce que l'on appela le Grand Dessein. Cette Grande-Galerie ou Galerie du bord de l'eau (qui existe toujours) fut édifiée de 1607 à 1610 par Jacques-Androuet du Cerceau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. et alimentée jusqu'à aujourd'hui, comme en témoigne un autoportrait de Marc Chagall
  2. [vidéo] « le Ponte Vecchio au moment de la Libération », sur ina.fr
  3. Notice des Tuileries

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]