Auteuil (Yvelines)

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Auteuil
La mairie.
La mairie.
Blason de Auteuil
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Montfort-l'Amaury
Intercommunalité Aucune
Maire
Mandat
Marie-Christine Chavillon
2014-2020
Code postal 78770
Code commune 78034
Démographie
Gentilé Auteuillois
Population
municipale
869 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 30″ N 1° 49′ 07″ E / 48.8417, 1.8186 ()48° 50′ 30″ Nord 1° 49′ 07″ Est / 48.8417, 1.8186 ()  
Altitude Min. 82 m – Max. 171 m
Superficie 4,40 km2
Localisation

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Auteuil

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Auteuil
Liens
Site web www.mairie-auteuil-le-roi.fr

Auteuil, parfois appelée Auteuil-le-Roi est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position d'Auteuil-le-Roi dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune d'Auteuil se trouve au pied du contrefort nord de la plaine de Montfort, sous le plateau du Mantois, non loin de Thoiry. Le territoire communal, est en légère pente vers le sud.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par des ruisseaux, dont le ru de la Cerisaie, qui se jettent dans le Lieutel, ruisseau affluent de la Mauldre. Elle est traversée d'Ouest en Est par l'aqueduc de l'Avre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Autouillet Marcq Saulx-Marchais Rose des vents
Autouillet N Saulx-Marchais
O    Auteuil    E
S
Boissy-sans-Avoir Vicq Vicq

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la D11 qui longe le territoire communal dans sa limite nord, et par la D76 qui est orientée nord-sud en direction de Montfort-l'Amaury, située à sept kilomètres.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares ferroviaires les plus proches de la commune sont celles de Montfort-l'Amaury - Méré à 5 km et Beynes à 5,5 km.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 05 et 10 de la société de transport Transdev Houdan et par la ligne 78 qui est exploitée par les sociétés de transports Transdev Houdan et Hourtoule.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Auteuil, parfois appelée Auteuil-le-Roi.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Auteuil

Les armes d'Auteuil se blasonnent ainsi :

parti, au premier d'azur à trois fleurs de lys d'or, au deuxième de gueules à un pied de vigne de sable fruité de trois pièces d'argent et feuillé à l'identique.

Historique[modifier | modifier le code]

L'église.
L'église.

On a trouvé dans le village[1], comme dans les communes voisines, des vestiges d’outils de l'âge de la pierre taillée. Mais curieusement la matière de ces outils était étrangère à la région, ce qui tendrait à dire que le village était un centre de taille, une petite industrie en quelque sorte.

En 1984 une importante nécropole a été mise à jour à Vicq. Elle datait de la période Mérovingienne. Le terrain de Vicq se prêtait sûrement mieux aux sépultures que celui d'Auteuil. Devant la porte de la propriété située devant l’école il existe deux bornes en grès sur lesquelles on peut apercevoir, gravées dans la pierre, des armoiries. Ces bornes servaient à délimiter les limites de la Châtellenie.

C'est en 1790, que l'Assemblée Nationale créa les départements français et supprima les paroisses. Auteui-le-Roi faisait partie du département de Seine-et-Oise.

Avant la Révolution, les paroisses étaient gérées par des Conseils de Fabriques. À la Révolution, les paroisses furent réparties dans un canton.

Auteuil-Le-Roi appartenait au canton de Garancières avec Autouillet, Orgerus, Béhoust, Flexanville, Boissy-sans-Avoir, Thoiry, Villiers-le-Mahieu, Goupillières et Millemont. Chaque village était représenté par un échevin. Pour Auteuil-le-Roi, il s'agissait de M. Arthus. Les délibérations ne sont pas à Auteuil. En 1812, Napoléon Ier rétablit les communes, avec un maire et des conseillers municipaux nommés par le Préfet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1981 2008 Jean-Michel Fortier UMP  
2008 en cours Philippe Heurtevent[2] [SE]  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 869 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
458 531 507 465 460 484 503 495 452
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
444 433 423 409 379 370 373 404 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
383 340 346 319 315 297 277 339 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
324 297 422 536 692 864 914 913 869
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 25,6 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 49,2 % de femmes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 24,3 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Auteuil en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
3,7 
75 à 89 ans
4,9 
11,6 
60 à 74 ans
11,8 
25,6 
45 à 59 ans
24,3 
20,5 
30 à 44 ans
24,1 
18,1 
15 à 29 ans
15,4 
20,5 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • En 1898, une tuilerie à main employait quelques ouvriers[7].
  • Agriculture (grande culture céréalière).

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[8] une école élémentaire publique (Sully).

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Santin.
La chapelle Saint-Santin.
  • Église Sainte-Éparche.
  • Chapelle Saint-Santin (XVIe siècle).
  • Salle des fêtes intercommunal d'Auteuil-Autouillet.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Le vignoble d'Auteuil.
Le vignoble d'Auteuil.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le 22 janvier, jour de la Saint Vincent (patron des vignerons),la messe était célébré à dix heures. On y faisait le don du cep, puis avait lieu la bénédiction des couronnes de brioches partagées ensuite entre les vignerons durant le banquet préparé, en général, chez un marchand de vin. Chaque année, selon une vieille coutume, un vigneron différent devait << rendre le pain bénit >>, il emportait à son domicile une grande part de la brioche, souvent farcie de raisins secs, la conservait jusqu'à l'année suivante et il avait la charge de fournir les brioches nouvelles à ses colléques[9].

Le vignoble[modifier | modifier le code]

  • Auteuil-le-Roi fournissait du vin rouge et surtout un vin blanc réputé. En 1890, il y avait 50 hectares de vignes, il en restait plus que 35 hectares en 1940[10].
  • Les messiers (gardiens des moissons)[11] surveillaient particulièrement le << chemin aux bœufs >> emprunté par les normands se rendant avec leurs troupeaux au marché aux bestiaux de Poissy[12], plus tard à La Villette[13], les toucheurs de boeufs s'égaillant souvent dans les vignes[14].
  • En 1930, à Auteuil-le-Roi, existaient encore deux pressoirs fixes datant de l'Ancien Régime[15].
  • La commune possède, toujours, un petit vignoble de superficie et de rendement anecdotique, en limite de la forêt de Thoiry au nord.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mathieu R., Notice sur les vignobles d'Auteuil-le-Roi, 1923.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire de la commune sur son site officiel.
  2. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Auteuil en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011).
  6. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 avril 2011).
  7. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 74
  8. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  9. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 57
  10. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 59
  11. Messier est un terme relatif au monde rural d'autrefois. Dérivé du latin messis, signifiant moisson. Messier est un terme relatif au monde rural d'autrefois. Dérivé du latin messis, signifiant moisson.
  12. En 1822, le conseil municipal de Poissy fait de grands aménagements pour le marché aux bestiaux. Il dote à celui-ci un pavillon d'octroi où sont perçues les taxes des animaux vendus, une halle aux veaux, un bâtiment pour la caisse, deux parcs (pour les moutons et les bœufs), et un abattoir.
  13. En 1867, le marché aux bestiaux de Poissy, qui soutenait depuis plusieurs siècles l'activité économique de la ville, est supprimé et transféré au nouveau marché de la Villette inauguré à Paris le 1er octobre 1867.
  14. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 61
  15. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 64