Plouguernével

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Plouguernével
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Rostrenen
Intercommunalité Communauté de communes du Kreiz-Breizh
Maire
Mandat
Alain Guéguen
2014-2020
Code postal 22110
Code commune 22220
Démographie
Gentilé Plouguiste
Population
municipale
1 742 hab. (2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 27″ Nord 3° 15′ 17″ Ouest / 48.240833333, -3.254722222
Altitude 218 m (min. : 132 m) (max. : 235 m)
Superficie 41,60 km2
Localisation

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Plouguernével

Plouguernével [plugɛʁnevɛl] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Plouguernével vient du mot breton ploe qui veut dire paroisse, de kêr qui veut dire village et de nevez qui veut dire nouveau, ou plus douteusement de plou, de ker et newel (noyal) utilisé pour indiquer une terre nouvellement défrichée[1], ou de plou, de ker et d'une corruption linguistique ou plutôt d'une forme archaïque du prénom Neñvel (Numel<>Nemel<>Nevel) qui signifie céleste ou plus vraisemblablement de ploue et de l'anthroponyme Kernével ou encore de ploue et Kernev-uhel qui veut dire paroisse de Haute-Cornouaille.

Précédemment, la paroisse était nommée Ploekerneguell, 1246 ; Ploe Kernevel, 1267, 1268 ; par. de Ploekernevel, 1279 ; Ploeguernevel, 1285 ; Ploekerneguel, vers 1330 ; Ploekaergnevell, 1368 ; Plouguernevel, 1370 ; Ploguernevel, 1387 ; Ploekervenel, 1395, 1448, 1535-1536 ; Pluguernevel, 1536 ; Plouguernevez, 1679 ; en breton : Pludjerneu[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est citée pour avoir participé à la Révolte des Bonnets Rouges survenue en 1675 en Bretagne.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maquis de Berzoc'h[modifier | modifier le code]

Le maquis de Berzoc'h, un lieu-dit de Plouguernével, formé en partie de maquisards FTP, dit "groupe René Rolland"[3] s'étendait aussi sur les communes voisines de Sainte-Tréphine ( notamment à Notheret) et Plounévez-Quintin (son état-major était caché au moulin de Quérou). Son chef, Albert Torquéau, fut arrêté par les Allemands le et exécuté à Garzonval en Plougonver, ainsi que plusieurs membres de ce maquis[4] et François-Marie Le Berre[5]; trois membres de ce maquis (Henri Rivoal, Marcel Le Floc'h [de Rostrenen] et Marcel Le Floc'h [un homonyme, de Plouguernével] furent tués à Saint-Nicolas-du-Pélem[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1827   Guillaume Lemoign    
1842   Joseph Marie Bocher    
1844   Mathurin Le Pennec    
1865   Yves-Louis Feillet    
1882   Maudez Le Cozannet    
1894   Alain Le Men    
1900   Louis Le Floc'h    
mars 2001 2008 Pierre Le Gouez DVD  
mars 2008 en cours Alain Guéguen PS Cadre de santé
Conseiller départemental
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Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 742 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 800 2 473 2 438 2 484 3 043 3 442 3 454 3 752 3 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 403 3 485 3 534 3 180 3 448 3 476 3 494 3 277 2 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 564 2 732 2 557 2 575 2 094 1 970 2 340 2 624 2 710
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
2 653 3 133 3 342 3 585 3 255 2 222 1 860 1 817 1 759
2013 - - - - - - - -
1 742 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plouguernével se traduit en breton par « la nouvelle paroisse ». La présence d'un ancien séminaire est-elle pour quelque chose dans ce nom. Le bourg de Plouguernével est aujourd'hui très calme. La principale cause est la déviation de la RN 164 qui traverse le centre de l'agglomération. Jusque dans les années 1970, Plouguernével était un bourg très animé. Deux forges accueillaient les chevaux de trait et de labour et réparaient les chars à banc, des charrettes auxquelles on avait adapté des planches sur lesquelles s'asseyaient les passagers. Trois épiceries, une dizaine de cafés, un cinéma, une salle des fêtes, des crêperies.

  • L'église (au centre du bourg), et son cimetière qui lui était accolé jusque dans les années 1960. Depuis la place a été transformée en parking. Les manèges de la fête du 15 août ont disparu, ainsi que les courses cyclistes qui animaient le bourg de Plouguernével.
  • Le menhir de Ker Alain, sur la route de Rostrenen, l'un des plus grands et des plus élégants du centre Bretagne. Une croix et une plaque commémorative ont été fixés vers 1950 sur le sommet du menhir par les étudiants de l'ancien séminaire de Plouguernével. Jusqu'à la fin des années 1950, une procession religieuse se terminait au menhir de Ker-Alain. La forme de phallus de cette pierre lui donne des pouvoirs surnaturels liés à la fécondation. Des femmes viendraient s'y frotter pour faciliter leur fécondation. Des groupes d'initiés se donnent la main et entourent la base du menhir afin de s'imprégner de son pouvoir. Ce menhir fait partie d'un groupe de pierres levées disséminées dans la campagne. Certains menhirs ont été détruits, ils gênaient les cultures, d'autres ont été remplacés par des habitations. Jean Lody, un archéologue local les a tous photographiés et répertoriés. Il ne leur attribuait pas de rôle magique, ni funéraire. À son avis, ils servaient de panneaux indicateurs pour les exploitants de minerai.
  • L'hôpital (au centre du bourg) est l'ancien séminaire de Plouguernével, transformé. Pendant de nombreuses années, cette grande maison constituait le principal bassin d'emploi de la région. Les changements récents de la taille des établissements médicaux ont fait éclater l'hôpital en plusieurs services qui se sont implantés dans des communes voisines, comme Rostrenen. Une unité pour malades difficiles d'une capacité de 40 lits a été ouverte, début 2008, près du stade à l'est du bourg.
  • Le Pont-Croix, sur la rivière du Doré, est un pont en granite sur arches. Des encoches visibles sur les arches témoignent de la présence d'anciennes vannes en bois à l'époque où le pont servait de barrage à un étang, dont on voit encore la forme entre le pont et la RN 164. Ces vannes régulaient le cours de la rivière le Doré qui alimentait les deux moulins à céréales placés plus loin sur la rivière. Ces deux moulins ont été transformés en résidence secondaire. Les roues à aubes ont disparu. Une photo ancienne parue dans le livre Souvenirs d'un séminariste de Plouguernével montre une chapelle près du Pont-Croix. Aucune trace de cette construction n'existe aujourd'hui. Pendant longtemps, les religieuses de l'école privée de Plouguernével se rendaient près du Pont-Croix pour un pèlerinage.
  • Le Doré, rivière dont le nom provient de la présence de paillettes d'or dans son cours. Chaque été, des chercheurs d'or se donnent rendez-vous autour des rivières de la région. Ils tamisent le sable espérant trouver le métal jaune. Les amateurs de randonnée à pied et à vélo apprécient la promenade le long du Doré avec des cascades, d'anciens moulins à eau et des voûtes d'arbres centenaires. À quelques centaines de mètres, le "Pont gaulois" constitué de grandes pierres est unique dans la région.
  • La chaire de Saint-Avit[9], en réalité une pierre ayant la forme grossière d'un fauteuil et devenue dans l'imaginaire local la chaise de saint Avit. Elle se trouve sur la colline située à l'ouest du Doré, à quelques centaines de mètres du Pont-Croix.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 346.
  2. Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor, Chasse-Marée, (lire en ligne).
  3. René Rolland, né le à Rostrenen, ouvrier agricole, responsable d'un groupe de résistants FTP, tué par les Allemands le dans le hameau de Mézouet en Glomel
  4. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=55646 et http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Belle-Isle-en-Terre/Plougonver%20Garzonval/1.html
  5. François-Marie Le Berre, né le à Plouguernével, arrêté le au cours d'une rafle effectuée par les Allemands à Saint-Nicolas-du-Pélem, voir http://cerp22.free.fr/Armand%20Tilly/1940-1945/Pages/Photos%20de%20Victimes/plougonver.html
  6. Françoise Morvan, "Miliciens contre maquisards : enquête sur un épisode de la Résistance en Centre-Bretagne", éditions Ouest-France, 2013, [ISBN 978-2-7373-5063-4]
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  9. http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=27921

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]