Saint-Hilaire-les-Andrésis

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Saint-Hilaire-les-Andrésis
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Hilaire-les-Andrésis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Courtenay
Maire
Mandat
Lionel de Rafelis
2014-2020
Code postal 45320
Code commune 45281
Démographie
Gentilé Andrésiens[1]
Population
municipale
935 hab. (2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 15″ Nord 3° 00′ 49″ Est / 48.0541666667, 3.01361111111
Altitude Min. 123 m – Max. 177 m
Superficie 25,71 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-hilaire-les-andresis.fr

Saint-Hilaire-les-Andrésis est une commune française du Gâtinais, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis et des communes limitrophes

La commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 84,0 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 20,7 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 3,7 km de Courtenay, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Courtenay[5].

Les communes les plus proches sont : Courtenay (3,7 km), Chantecoq (4,1 km), Foucherolles (4,5 km), Ervauville (4,7 km), Courtemaux (5,7 km), Savigny-sur-Clairis (6,4 km, dans l'Yonne), Mérinville (6,4 km), Chuelles (6,5 km), Saint-Loup-de-Gonois (6,9 km) et Domats (7,9 km)[6].

Rose des vents Ervauville Foucherolles Domats (Yonne)
Savigny-sur-Clairis (Yonne)
Rose des vents
Chantecoq N Courtenay
O    Saint-Hilaire-les-Andrésis    E
S
Chantecoq Chuelles Courtenay

Paysages[modifier | modifier le code]

Le vieux bourg est sur la rive droite, plus ou moins à mi-pente du coteau nord de la Cléry, affluent du Loing et qui traverse la commune d'est en ouest. La vallée est encaissée à cet endroit : 50 m de dénivelé sur 122 m linéaires pour le coteau nord au niveau du lavoir (en aval du bourg), et une pente à peine moins raide pour le coteau sud.

Un lotissement, Les Hauts de Saint-Hilaire, étend le bourg vers le nord-ouest à côté de la route RD 32. Cette route suit d'assez près la rivière de Courtenay jusqu'à Ferrières-en-Gâtinais, et passe sur la Cléry en traversant le village dans lequel elle devient la Grande Rue.

Au 1,3 km à l'ouest du bourg, le lotissement du domaine de Montalan réunit environ 35 maisons sur la partie supérieure du versant en rive gauche du ruisseau de Pense-Folie.

Le plus grand lotissement, les Hauts-Bois dans le nord boisé de la commune, compte un peu plus de 200 maisons. Il est lui-même divisé en six sections : la Giraudiere, les Bouleaux, les Charmes, les Chênes, les Coudriers, les Pins, les Roches et les Petites Vallées.

Saint-Hilaire a acquis 180 hab. en 9 ans, de 1999 à 2007, soit presque un quart de sa population au début de cette période.

La D 32 descend le coteau vers le bourg.

Routes et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis (avec indication du trafic routier 2014).

Le sud de la commune est traversé sur plus de 2,9 km par l'autoroute A19 (route européenne E60) qui va de la A5 (région parisienne (Francilienne) - Langres) à Sens (Yonne), à la A10 (« l’Aquitaine », Paris-Bordeaux) à Artenay en bordure ouest du Loiret. L'entrée-sortie no 4 de la A19 est sur la commune.

L'A6 (« l'autoroute du soleil », Paris-Lyon), qui rencontre la A19 à Courtenay, fait un rapide passage sur le nord de la commune (un peu plus de 1,2 km). L'échangeur entre la A6 et la A19 est à 8 km à l'est du bourg (après Courtenay).

Outre la RD32 le long de la Cléry, l'autre axe de communication locale notable de la commune est la RD34 vers Égreville (Seine-et-Marne), qui quitte la RD32 à l'ouest du bourg et dessert Ervauville, Rozoy-le-Vieil et Le Bignon-Mirabeau vers le nord-ouest. Les autres routes locales forment un réseau dense qui dessert les nombreux hameaux d'un habitat très dispersé, avec une tendance à l'organisation autour des deux rivières de la commune.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

B

C

D

F

  • La Fauchetterie*, Rte de Chuelles
  • Les Fauchets, Rue des Jubeaux
  • Les Fétus*, Rte de Chuelles À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[7].
  • Le Foulon*, Rte de Chuelles

G

H*/

J

  • Les Jubeaux, Rue des Jubeaux

L

  • Les Laurents, Rte de Chuelles (D37)
  • Les Légères*, Rue des Jubeaux
  • Les Lucas, D32 vers Courtenay
  • Les Petits Lucas*, Rte d'Ervauville (D34)

M

  • La Maison Blanche*, Chmin de rive droite amont du bourg
  • La Maison de Pierre, Rte Courtenay-Foucherolles par les Hauts-Bois
  • La Maltournée, Rte de Chuelles (D37)
  • La Mardelle Verrier*, Rte d'Ervauville (D34)
  • Montalan* (Chteau de), Rte de Chantecoq (D32)
  • Montalan (Domaine de), Rte de Chantecoq (D32)
  • Le Moulin des Bois, Chmin de rive droite amont du bourg
  • Le Moulin du Liard, Chmin de rive droite amont du bourg

N

  • Les Naudins, Chmin des Naudins
  • Les Normands*, Rte de Foucherolles par les Hauts-Bois

P

  • Les Pays* (en partie), Rte de Chuelles
  • Pennery (Chteau), Rte de Pennery (N-E du bourg)
  • La Péradonnerie, Rte Courtenay-Foucherolles par les Hauts-Bois
  • Les Pigeards, Chmin des Pigeards
  • Les Prêles*, Chmin des Naudins
  • Les Petits Prés, Rte Courtenay-Foucherolles par les Hauts-Bois
  • La Poyetterie*, Rte de Chuelles
  • Préau*, Rue des Jubeaux
  • Préfontaine*, Rte de Pennery

R

  • Le Ratelet, Chmin de rive droite amont du bourg
  • Les Rigonneaux*, Rte de Foucherolles par les Hauts-Bois

S

  • Le Petit Saint-Phal, Rue des Jubeaux

V

  • Le Villepoux*, Chmin des Naudins[note 1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom à saint Hilaire, évêque de Poitiers, dont les relations d'amitié avec saint Urcisin, évêque de Sens, à qui il rendit de nombreuses visites, expliquent la renommée locale.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Saint-Hilaire-les-Andrésis

Les armes de Saint-Hilaire-les-Andrésis se blasonnent ainsi : D'azur au lion d'or, à la bordure du même chargée de neuf tourteaux de gueules[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire-les-Andrésis fait partie de la communauté de communes du Betz et de la Cléry créée le 22 décembre 2011 et entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Parmi les diverses compétences attribuées à cette intercommunalité figure l'élaboration et le suivi du Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) portant sur l'ensemble du territoire de la communauté de communes[9]. Le document est approuvé par le conseil communautaire le 21 mai 2013. Pour répondre à l'obligation de mettre en conformité le PLUi avec la loi du 12 juillet 2010 dite « Grenelle II » et la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové du 24 mars 2014, dite loi « Alur » mais aussi avec le schéma de cohérence territoriale du Montargois en Gâtinais et pour tenir compte de l'évolution du périmètre (Intégration de la commune de Saint-Loup-d'Ordon au 1er janvier 2015), l'assemblée prescrit la révision du PLUi par délibération du 10 février 2016[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Deux commerces de la Grande Rue
  • Base Intermarché (190 salariés[11])
  • Exploitations agricoles
  • Tourisme : gîtes ruraux, camping, terrain de sports (tennis, etc.), stages de mosaïque
  • Restaurant, boulangerie
  • Électricité générale, maçonnerie, peinture, plomberie, rénovation de matériel en fonte
  • Mécanique de précision (Boyer, 35 salariés[11])
  • Pension pour chiens et chats, dressage de chiens
  • Huile de vison et dérivés
  • Création de sites Internet
  • Centre de Recherche (R&D) Techlody S.A.S. (Intelligence artificielle musicale)

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hébergement touristique

Il y a un camping sur la commune : À l'Orée du Bois au domaine de Montalan, avec 80 places et 5 mobile-homes, est au bord du ruisseau de Pense-Folie[12].

On y trouve aussi trois gîtes ruraux[13], et la Fauchetterie propose un petit nombre de tipis[14].

Activités touristiques

Le sentier de grande randonnée GR 132 traverse le territoire de la commune. Il suit le cours de la Cléry, en rive gauche à l'ouest de la commune et en rive droite dans l'est - le sentier traverse la Cléry à Saint-Hilaire.

La petite randonnée des moulins de la Cléry, de 7 km avec deux aires de repos (Ratelet, moulin des Bois), commence au centre du bourg et fait découvrir une belle portion de la vallée de la Cléry, ses quatre moulins anciens et le château du Ratelet[15].

Pêche
La pêche se pratique dans la Cléry, rivière de première catégorie.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
  • L'église originelle de Saint-Hilaire était liée à l'existence du prieuré d'Andrésy, construit au IXe siècle à l'emplacement de l'actuel Ratelet et qui dépendait de l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif à Sens. Elle existait déjà en 1029, année d'un document par lequel Robert le Pieux et l’archevêque de Sens Léotheric ou Liéry reconnaissent son existence avec celle du monastère d'Andrésy. Ce prieuré a compté jusqu'à une douzaine de moines.
L'église a été incendiée vers 1214 (les seigneurs de Courtenay ont aidé à sa reconstruction), et cinq autres fois entre 1358 et 1428 pendant la guerre de Cent Ans, par les Anglais et les Bourguignons alternativement. Elle a été reconstruite fin XVe siècle et durant le XVIe siècle, telle qu'elle se présente de nos jours, sous l'impulsion du prieur Louis de la Hure, proche de l’archevêque de Sens et mécène Tristan de Salazar[16]. L'autel, le retable, le tabernacle et les lambris de revêtement sont protégés au titre de monuments historiques[17].
  • Le château du Ratelet, de la première moitié du XVIe siècle, a été construit comme résidence d’été par le bailli et gouverneur de Courtenay Claude Cordelle, sur l'emplacement de l'ancien prieuré d'Andrésy détruit lors de la guerre de Cent Ans. Le vivier des moines, agrandi, est devenu la pièce d'eau du château. Robert le Pieux a fait effectuer au début du XIe siècle des travaux de rénovation dans la cave à double voûte du château ; il en reste des piliers médians. Des sarcophages de personnalités carolingiennes ont été découverts, révélant l'emplacement de l'ancien cimetière rattaché au prieuré[16]. Il est listé à l'inventaire général du patrimoine culturel[18].
  • Le château de Montalan, un édifice Renaissance achevé par Philippe de Vieilchastel en 1550, se trouve au sommet du versant nord de la Cléry, à 1,5 km à l'est du bourg. Il domine également par un dénivelé de de 40 m à l'ouest la vallée du ruisseau de Pense-Folie, affluent de la Cléry qui conflue à 400 m au sud-ouest du château. Montalan a remplacé une place-forte plus ancienne appelée Mal talent, reflétant les mauvaises actions des seigneurs des années 1200[16],[note 2].
  • Le château de Pennery[16].
  • Le polissoir du Bois des Roches est un polissoir fixe situé au lieu-dit le Bois des Roches et découvert en octobre 2004 par un agriculteur. Il se compose d’une rainure, d’une cuvette-rainure et d’une cuvette qui présente de nombreuses terrasses (petits creux non atteints par le polissage). Le réservoir, dont l’ouverture est de forme ovale, mesure 35 cm de long, 20 cm de large et 70 cm de profondeur ; il peut recevoir environ 50 litres d’eau. Une intéressante cupule de 6 cm de diamètre et de 2,5 cm de profondeur se trouve au bout de la rainure : naturelle ou aménagée par le polisseur, elle devait servir à stocker le silex broyé (abrasif). Il est situé dans un bois d’une superficie de 39 ares 60 centiares (93 perches en mesure ancienne). D’énormes blocs de grès affleurent dans ce bois de chênes, de charmes et de frênes. Cette exploitation de grès et de sable nous renvoie naturellement vers le lieu-dit la Chaire Salée (situé à 3,5 km sur la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis), où se trouvait le polissoir de la Roche aux Anglais[19] qui fut détruit au XIXe siècle lors de l’exploitation d’une sablière. Dans le Bois des Roches, il a pu exister un polissoir plus important détruit lors de l’exploitation. On remarque sur plusieurs roches du bois, quatre boîtes ou urnes de débitage, ainsi que deux demi-boîtes sur la pierre support du polissoir.
Caractéristiques géologiques : nature: grès ; ère: tertiaire; période: éocène ; étage: yprésien
Dimensions : la pierre support fait partie d’un immense bloc gréseux (affleurement au-dessus d’un sol sableux) dont il est difficile de connaître les dimensions exactes : longueur : 2 m, largeur : 1,60 m et hauteur : 0,30 m ; le polissoir : rainure : longueur : 48 cm, largeur : 2,5 cm, profondeur : 1,5 cm ; cuvette-rainure : Long : 30 cm. Larg: 9 cm. Prof : 1 cm ; Cuvette : longueur : 25 cm, largeur : 10 cm, profondeur : 1 cm.
  • Les sites archéologiques des Joigneaux[20] et des Dufours[21], de part et d'autre de l'autoroute A19 au niveau de la sortie n° 4[22].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Saint-Hilaire est à la limite sud de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 2 des « Étangs, prairies et forêts du Gâtinais nord-oriental »[23], soit 5 060,23 hectares sur dix-sept communes[note 3]. La ZNIEFF vise en priorité les habitats d'eaux douces stagnantes. On y trouve prairies humides, mégaphorbiaies, tourbières et marais, entrecoupés de bocages et de boisements. Les activités humaines présentes dans cette superficie sont majoritairement l'agriculture et la sylviculture, avec de l'élevage. La pêche et la chasse y sont pratiquées, et d'autres activités de tourisme et loisirs. L'habitat, composé surtout de fermes isolées, est très dispersé.

Sur Saint-Hilaire la ZNIEFF couvre environ 405 hectares dans la pointe nord-est de la commune, correspondant à peu près au massif boisé qui en occupe cette partie. Elle inclut entièrement l'un des deux étangs près de Préfontaine ainsi que la moitié du deuxième étang le plus au sud ; les étangs des Motteux, des Plains et du Baillé ; et tout le lotissement des Hauts-Bois avec, l'encadrant, les bois des Petits Prés au sud-ouest et le bois des Petites Vallées au nord-est[24].

Parcours arboré éducatif[modifier | modifier le code]

À l'Orée du Bois, le terrain de camping de Montalan, propose un parcours de 30 panneaux éducatifs sur les essences d'arbres locales. Ce parcours est sur le versant Est de la fin de la vallée du ruisseau Pense-Folie, 1 km avant sa confluence[12].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse et bourg de Saint-Hilaire-les-Andrésis acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[25] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[26]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[27].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[28].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Saint-Hilaire-les-Andrésis était rattachée sur le plan ecclésiastique de l'ancien diocèse de Sens[29] et sur le plan judiciaire au bailliage de Montargis[30].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis est alors incluse dans le canton de Courtenay, le district de Montargis et le département du Loiret[31].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[32]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[33]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[34]. L'acte II intervient en 2003-2006[35], puis l'acte III en 2012-2015. Parallèlement l'État se réforme périodiquement. La réforme de l’administration territoriale de l’État (RéATE), entrée en vigueur au et issue de la révision générale des politiques publiques (RGPP) est une des grandes réformes visant à simplifier l'organisation de l’État.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Dernière période Type de circonscription Évolution du découpage territorial
District Montargis 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Montargis de 1790 à 1795[28],[31]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[36].
Canton Courtenay 1790-1801 Administrative et électorale En 1790, lors de la création des cantons, districts et départements, la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis est rattachée au canton de Courtenay[28]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[36]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[37]. Ils acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Courtenay 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[38]. Saint-Hilaire-les-Andrésis est alors rattachée au canton de Courtenay par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801)[39],[28].
Courtenay 2015- Électorale La loi du [40] et ses décrets d'application publiés en février et [41] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au canton de Courtenay[41]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[42].
Arrondissement Montargis 1801- Administrative Saint-Hilaire-les-Andrésis est rattachée à l'arrondissement de Montargis depuis sa création en 1801[28],[39].
Circonscription législative 4e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[43],[44]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[45]. La réforme n'affecte pas Saint-Hilaire-les-Andrésis qui reste rattachée à la quatrième circonscription[46].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[47], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis n'appartient à aucune intercommunalité à fiscalité propre jusqu'en 2011 et fait partie, à cette date, des 68 communes du Loiret dites « isolées »[48]. Elle adhère à la communauté de communes du Betz et de la Cléry lors de la création de cette intercommunalité par arrêté du avec effet au [49],[50]. La commune appartient à d'autres établissements publics de coopération intercommunale, de type syndicats ou autres regroupements intercommunaux. Le découpage territorial de ces structures est en constante évolution dans une perspective de rationalisation et d'efficience des services[Note 1].


Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Saint-Hilaire-les-Andrésis Maire Lionel De Rafélis 2014 2020
Communauté de communes du Betz et de la Cléry Président de l'intercommunalité Lionel De Rafelis 2014 2020
Département Départementales Canton de Courtenay Conseillère départementale Corinne Melzassard 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Frédéric Néraud
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[51] 2021[52]
Pays Législatives 4e circonscription Député Jean-Pierre Door

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Saint-Hilaire-les-Andrésis, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[53], pour un mandat de six ans renouvelable[54]. Il est composé de 15 membres [55]. L'exécutif communal, est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Louis Adrien Adolphe Verdier de Pennery Républicain Propriétaire
 ?  ? Charles Louis René Lacour du Ratelet   Propriétaire
  en cours Lionel de Rafelis    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 935 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 790 727 795 777 808 812 850 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
853 817 847 832 833 813 735 752 733
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
725 678 667 585 622 591 570 543 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
525 475 400 447 558 750 861 944 979
2013 - - - - - - - -
935 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[56] puis Insee à partir de 2004[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Villepoux a été vendu en réméré par Louis Domas, marchand de vins, à Pierre François Fournier, négociant, le 17 juillet 1822. Minutes et répertoires du notaire Louis Auguste Marchoux.
  2. Dans le parler local, on disait « ceu (chemin est) mal t'allant » pour un chemin mal rabouti.
  3. Les 17 communes de la ZNIEFF des Étangs, prairies et forêts du Gâtinais nord-oriental sont :
    • dans le Loiret :
    Bazoches-sur-le-Betz, Courtenay, Ervauville, Foucherolles, Mérinville, Pers-en-Gâtinais, Rozoy-le-Vieil, Saint-Hilaire-les-Andrésis, La Selle-sur-le-Bied ;
    • dans l'Yonne :
    La Belliole, Courtoin, Domats, Égriselles-le-Bocage, Montacher-Villegardin, Savigny-sur-Clairis, Vernoy et Villeneuve-la-Dondagre.
  1. La commune peut faire partie de diverses autres intercommunalités qui ne sont pas représentées : des syndicats (syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), (syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIVOM), syndicats mixtes) ou d’autres regroupements intercommunaux (programme local de l'habitat (PLH), contrat local de santé (CLS), centre intercommunal d'action sociale (CIAS).
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]