Griselles (Loiret)

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Griselles
La place du village.
La place du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Courtenay
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Vallées
Maire
Mandat
Gérard Guidat
2014-2020
Code postal 45210
Code commune 45161
Démographie
Gentilé Grisellois[1]
Population
municipale
800 hab. (2012)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 46″ N 2° 49′ 46″ E / 48.079445, 2.82944448° 04′ 46″ Nord 2° 49′ 46″ Est / 48.079445, 2.829444
Altitude Min. 87 m – Max. 107 m
Superficie 30,32 km2
Localisation

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Griselles

Griselles est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Griselles (Loiret) et des communes limitrophes

La commune de Griselles se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, dans la région agricole du Gâtinais pauvre[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 71,3 km d'Orléans[3], préfecture du département, à 10,9 km de Montargis[4], sous-préfecture, et à 3,2 km de Ferrières-en-Gâtinais, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Ferrières-en-Gâtinais[5].

Les communes les plus proches sont : Ferrières-en-Gâtinais (3,2 km), Fontenay-sur-Loing (4,9 km), La Selle-sur-le-Bied (5,3 km), Paucourt (5,6 km), Louzouer (6,2 km), Nargis (6,4 km), Chevannes (6,6 km), La Chapelle-Saint-Sépulcre (7 km), Pers-en-Gâtinais (7,1 km) et Saint-Loup-de-Gonois (7,3 km)[6].

Rose des vents Ferrières-en-Gâtinais Chevannes Pers-en-Gâtinais Rose des vents
Ferrières-en-Gâtinais N La Selle-sur-le-Bied
O    Griselles    E
S
Paucourt Paucourt, La Chapelle-Saint-Sépulcre, Louzouer Louzouer

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Griselles et ses hameaux

Au nord du centre-bourg : la Grande Ronce, la Petite Ronce, la Sauvagerie, les Chêneaux, les Beaucerons, les Fourneaux, Beaumarchais ;
à proximité du centre-bourg : les Joncs, les Chassins, la Maison Rouge, le Framage, le Chesnoy, la Boismiletterie, Corbelin, le Moulin des Aulnes, Courvilaine, Beaujarderie, le Liard, la Pente des Renards ;
au sud du centre-bourg : Bois le Roi (qui est le plus grand des hameaux après le centre-bourg), Champ donné, les Mancelles.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : climat du Loiret.

À mi-chemin entre le pôle Nord et l'équateur, 48° 1' de latitude nord, la commune se trouve dans la zone tempérée humide.

Relief[modifier | modifier le code]

La Cléry.

Le territoire de la commune est situé sur un plateau qui s'incline légèrement vers l'ouest et la vallée du Loing.

Le point le plus haut est situé à 133 m d'altitude près de Mancelles ; l'altitude du bourg est de 108 m, le point le plus bas à 86 m d'altitude, à l'endroit où la Cléry dans la commune voisine de Ferrières-en-Gâtinais[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par une seule rivière la Cléry. Celle-ci prend sa source dans le département limitrophe de l'Yonne, sous le nom de Clairis, puis coule sous le nom de Bied près de La Selle-sur-le-Bied, et enfin se nomme Cléry à Griselles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée De Eglisolis 1251[8].

Il s'agit d'un dérivé en -eolas du terme ecclesia qui a donné église [9]. Le suffixe -eola a subi l'attraction du suffixe -ella et /l/ est passé à /r/ comme souvent en français. Sa signification exacte est mal éclaircie « petite église » [?][10].

Homonymie avec Griselles (Côte D'Or), Glisolles (Eure), Grisolles (Aisne), etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Bois-le-Roi a été établi sur un grand domaine en 1068 lors de l'annexion par Philippe Ier du Gâtinais au domaine royal. Il existe alors trois domaines, ceux des Pagani, des Villani, et des Vituli. Après le Paganus de 1068, on trouve un Paganus Puer en 1138, puis en 1202 un Paganus de la Bolle Regis, un Godeffroy de Bois-le-Roi en 1272, et enfin en 1319 un Jean de Bois-le-Roi dont la veuve est Amelone de la Motte. Devant cette modification du nom de Paganus en Bois-le-Roi, signalons que c'est à Griselles qu'apparaît le nom de Bois-le-Roi en 1138 quand le roi Louis VII construit le château royal à côté des Payens et non avec le nom de Bois-le-Roi, en forêt de Fontainebleau, qui n'apparaît qu'en 1163.[réf. nécessaire]

La partie sud du territoire de la commune dépendait directement du roi.

En 1127, Louis XI fit don aux moines de l'abbaye de Ferrières du fief de Courvilaine.

À cette époque, il y avait quatre châteaux forts, aujourd'hui détruits. Tous ces châteaux furent très endommagés à la guerre de Cent Ans et notamment en 1358 lors du passage du brigand anglais Robert Knowles qui cantonnait avec ses troupes dans la région. Ils souffrirent également du passage des troupes de Condé, qui se livrèrent au pillage successivement en 1568 et 1569.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1793 à 1801, la commune a appartenu au canton de La Selle-sur-le-Bied, depuis 1801, elle appartient au canton de Ferrières-en-Gâtinais.

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Gérard Guidat    
1995 2008 Jean-François Lepetit   avocat
1984 1995 Pierre Maisons   agriculteur
1972 1984 Maurice Bougrat    
1958 1972 Jean Daveau   agriculteur
1945 1958 Louis Noret    
1926 1945 Désiré Lebert    
1924 1926 Maurice Lefevre    
1921 1924 Ernest Pichon    
1910 1921 René De Reviers    
1902 1910 Calixte Gabanelle    
1899 1902 Alphonse Drouet    
1884 1891 Édouard Lamotte    
1878 1884 Pierre Lebert    
1876 1878 Charles Deroin    
1871 1876 François Besnault    
1863 1866 Charles-Ernest Comte De Brosses   Magistrat puis propriétaire
Conseiller général du canton de Ferrières
1823 1860? Joseph Comte De Villeneuve    
1818   François-Joseph Laplace    
1915   Jules Huguet    

Économie[modifier | modifier le code]

Griselles, commune céréalière.

La principale activité du village est l'agriculture céréalière.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Griselles_(Loiret).

En 2012, la commune comptait 800 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
536 463 542 582 677 710 802 843 894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
897 903 897 933 921 853 825 810 757
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
686 716 671 561 561 562 554 541 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
464 420 392 481 532 620 747 783 800
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont du Gril de Corbelin.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Griselles comprend une ZNIEFF[15].

La ZNIEFF, de deuxième génération et de type 2[Note 3], dénommée forêt de Montargis, d'une superficie de 4 598 hectares, est répertoriée depuis 1985-86 pour ses intérêts écologiques et faunistiques. Elle s'étend sur 9 communes, dont Griselles pour la frange nord-est de la ZNIEFF correspondant à la partie sud-ouest de la commune[16]. Son altitude varie entre 88 et 133 m[17]. Le chêne est l'essence la plus représentée, toutefois, la chênaie-hêtraie est présente sous forme de stations de faible superficie. La flore se caractérise par la présence de végétaux associés aux sols acides comme la callune (Calluna vulgaris), la violette des chiens (Viola canina) ou la myrtille (vaccinium myrtillus), et aux sols neutres à légèrement alcalins sur calcaire ou marne (Rosa micrantha, la scille à deux feuilles (Scilla bifolia), le céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia), le gaillet odorant (Galium odoratum)[18]. Un réseau complexe de mares (toutes ne sont pas en eau la même année) conduit à de notables déplacements d'amphibiens en période de reproduction. Le nord-est du massif est ainsi directement concerné. Le nord du massif, nettement relié à la vallée de la Clairis correspond également à un secteur de mouvements importants de mammifères grands et petits ainsi que pour l'avifaune. L' intérêt pour les chiroptères semble s'être déplacé durant les années vers la vallée de la Clairis[18]. La forêt de Montargis est gérée par l'Office national des forêts[19].

Culture[modifier | modifier le code]

  • Jean Marie et Marthe Simmonet, artistes sculpteurs, sont installés dans la commune[20].
  • Annulation de la 4e édition du festival Geek Faeries[21].
  • Siège social de la société Apple inc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 16 mars 2010)
  2. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 26 juillet 2015)
  3. « Orthodromie entre "Griselles" et "Orléans », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Griselles" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  5. « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 26 juillet 2015).
  6. « Villes les plus proches de Griselles », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  7. référence, citation ou lien
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 322.
  9. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Op. cité.
  10. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 117.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  13. « Le pont du Gril de Corbelin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Le moulin Tosset », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Liste des ZNIEFF de la commune de Griselles », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 2 août 2015).
  16. « Découpage communal de la ZNIEFF 240003882 - Forêt de Montargis », sur le site des zonages du domaine de la Biodiversité, publié par la DREAL Centre. (consulté le 2 août 2015).
  17. « ZNIEFF 240003882 - Forêt de Montargis - fiche de synthèse », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 2 août 2015).
  18. a et b « ZNIEFF 240003882 - Forêt de Montargis - fiche descriptive. », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le 2 août 2015).
  19. « Carte - guide de la forêt domaniale de Montargis », sur le site de l'ONF (consulté le 2 août 2015).
  20. « Les Simmonet, artistes sculpteurs », sur les.simonnet.free.fr (consulté le 16 mars 2010)
  21. « Annulation des GeekFaëries V4 de 2013 »

Reneaud. Histoire de Griselles.
Violas. Août et septembre 1999. L'Éclaireur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]