Domats

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Domats
Domats
Le bourg vu du sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité Communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne
Maire
Mandat
Christelle Nolet
2020-2026
Code postal 89150
Code commune 89144
Démographie
Gentilé Domatiens
Population
municipale
812 hab. (2019 en diminution de 10,47 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 53″ nord, 3° 04′ 02″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 183 m
Superficie 24,15 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gâtinais en Bourgogne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Domats
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Domats

Domats est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Domats est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (41,4 %), forêts (33,1 %), zones agricoles hétérogènes (19,1 %), eaux continentales[Note 2] (2,5 %), prairies (2 %), zones urbanisées (1,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'orthographe de Domats a évolué à travers les siècles : Domacum au VIe siècle, Dummaz au IXe siècle, Domaz en 1193, Dampmaz en 1362, Domaz en 1453, Domatz en 1528, Domas en 1786, Domats de nos jours (le « t » et le « s » ne se prononcent pas).

Cette commune est seule à porter ce nom en France, mais un hameau situé à quelques kilomètres, sur le territoire de la commune de Dicy, se nomme les Domats.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semblerait que le lieu fut habité très tôt. Marais, étangs, sources et forêts furent sans doute des facteurs déterminants. Mais c'est probablement vers le VIe siècle que le village prit forme.

Au IXe siècle, il faisait partie du pagus de Sens. En 1193, le chapitre de Saint-Julien-du-Sault prit possession des lieux, puis les chartreux de Béon en 1362 et enfin les célestins de Sens en 1528 (il reste, pour mémoire, le quartier des Célestins). La moinerie de Mellereau, le prieuré de Notre-Dame-des-Brûlés disparus depuis bien longtemps, mais aussi le lieu-dit du Metz l'Abbesse, avec son chemin des Nonnes, ou chemin des Dames, attestent de la présence des religieux sur le territoire.

D'autres noms de lieux-dits révèlent que des visites royales honorèrent le village (la source de la Reine, la pièce de la Reine, les prés de la Reine, le gué de la Reine) ; il est vrai que le château de Galetas recevait la cour (Charles IV le Bel, Philippe V, Philippe le Bel, Philippe VI) et que toute la région était chasse royale.

Mais la guerre de Cent ans, dont Robert Knolles, chef de guerre anglais surnommé « le vieux bandit », est l'une des plus sinistres figures, ravage le village en 1358. Il ne reste alors plus que ruines et que cendres. En 1383, soit 26 ans après, « le château est en épines et en désert... ». Ce texte, extrait de l'acte d'aveu et dénombrement de Raymond de Mareuil, prouve que l'existence d'un château à Domats n'est pas une légende. Mais où se situait-il ? Au lieu-dit de la Motte Gâteau, sur l'ancienne route de Domats à Courtenay, ou au cœur du village ?

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1942 1953 Louis Guillaumet    
1953 1989 Pierre Marois    
1989 2001 Edmir Parenty    
2001 2008 Joël Filot    
2008   Jean-Pierre Mollet[8]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2019, la commune comptait 812 habitants[Note 3], en diminution de 10,47 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,69 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
758745842677714738705778884
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
863917978928940927910891880
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
936924900720740710632672648
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
604610513540541596713872831
2019 - - - - - - - -
812--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’étang de Galetas classé en zone de protection spéciale du réseau Natura 2000[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Loana vit à Domats en 2013[14].

Événements[modifier | modifier le code]

  • La ronde des 16 clochers ;
  • Feu d'artifice ;
  • Vide-grenier.
  • Tennis de table niveau régionale et pré-nationale

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 22 décembre 2013.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  13. Fiche FR2612008 - Étang de Galetas sur le réseau Natura 2000.
  14. [1]