Ferrières-en-Gâtinais

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Ferrières-en-Gâtinais
L'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Courtenay
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Vallées
Maire
Mandat
Gérard Larcheron
2014-2020
Code postal 45210
Code commune 45145
Démographie
Gentilé Ferriérois
Population
municipale
3 618 hab. (2014)
Densité 132 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 35″ nord, 2° 47′ 25″ est
Altitude Min. 72 m
Max. 121 m
Superficie 27,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ferrieresengatinais.fr

Ferrières-en-Gâtinais est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Ferrières-en-Gâtinais et des communes limitrophes

La commune de Ferrières-en-Gâtinais se trouve dans le quadrant nord-est du département du Loiret, en limite du département de Seine-et-Marnedans la région agricole du Gâtinais pauvre[1]. À vol d'oiseau, elle se situe à 68,9 km d'Orléans[2], préfecture du départementet à 10,9 km de Montargis[3], sous-préfecture.

Les communes les plus proches sont : Fontenay-sur-Loing (1,8 km), Griselles (3,2 km), Nargis (3,2 km), Paucourt (6,4 km), Dordives (6,4 km), Girolles (6,5 km), Cepoy (6,5 km), Chevannes (7,1 km), Bransles (7,3 km) et Préfontaines (7,6 km)[4].

Rose des vents Dordives Bransles Chevannes Rose des vents
Fontenay-sur-Loing N Griselles
O    FERRIÈRES-EN-GÂTINAIS    E
S
Fontenay-sur-Loing Paucourt Griselles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'affluent du Loing, le Cléry et son affluent, la Gobine, traversent la commune.

Routes et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare SNCF de Ferrières - Fontenay située sur la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache entre les gares de Paris-Gare de Lyon et Montargis.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Saint-Séverin, Petit-Ambreville, le Grand-Ambreville, Collumeaux, le Bois du Sellier, Egrefin, Birague, la Queue-de-l'Étang, Tirelande, le Perrocher, la Grange Tascher et le hameau du Pressoir.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune était anciennement dénommée Ferrières. L'actuelle dénomination a été officialisée par décret du prenant effet le 4 février suivant[5]. Toutefois, on la rencontre fréquemment dès le XVIIe siècle dans divers textes (actes notariés) et dans la vie courante tout au long du XXe siècle (panneaux de signalisation).

« Installation pour extraire, fondre et forger le fer ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse Saint-Éloy de Ferrières dépendait, dans l'ordre hiérarchique croissant, du doyenné ou chrétienté de Ferrières, puis de l'archidiaconé du Gâtinais et enfin de l'archevêché de Sens.

Le , les frères Louis III et Carloman II y sont couronnés rois en tandem dans l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

On note la présence de tanneries dans la basse ville sous l'Ancien Régime, présence liée au cours d'eau, le Cléry, qui contourne la ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Ferrières acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[6] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[7]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[8].

La commune change de dénomination en 2001 et prend le nom de Ferrières-en-Gâtinais[9].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Ferrières-en-Gâtinais était rattachée sur le plan ecclésiastique de l'ancien diocèse de Sens[10] et sur le plan judiciaire au bailliage de Montargis[11].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Ferrières-en-Gâtinais est alors incluse dans le canton de Ferrières, le district de Montargis et le département du Loiret[12].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[13]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[14]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[15]. L'acte II intervient en 2003-2006[16], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Ferrières-en-Gâtinais aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Montargis 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Montargis de 1790 à 1795[9],[12]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[17].
Canton Ferrières 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Ferrières est rattachée au canton de Ferrières[18]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Ferrières 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[19]. Ferrières est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Ferrières[20],[9], qui devient canton de Ferrières-en-Gâtinais en 2001[18].
Courtenay 2015- Électorale La loi du [21] et ses décrets d'application publiés en février et [22] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Courtenay[22]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[23].
Arrondissement Montargis 1801- Administrative Ferrières-en-Gâtinais est rattachée à l'arrondissement de Montargis depuis sa création en 1801[9],[20].
Circonscription législative 4e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[24],[25]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[26]. Ferrières-en-Gâtinais, initialement rattachée à la cinquième circonscription, est, après 2010, rattachée à la quatrième circonscription[27].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Ferrières-en-Gâtinais est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[28], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Ferrières-en-Gâtinais dans la communauté de communes des Quatre Vallées.

La commune est membre de la communauté de communes des Quatre Vallées depuis sa création le . Cette intercommunalité succède au SIVOM de Ferrières-en-Gâtinais, créé en mai 1966, et au SIVOM de Corbeilles.

La loi du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, dite loi ALUR, fait évoluer de manière significative les compétences en matière d'urbanisme, dont certaines sont transférées de la commune à la communauté de communes[29].

La loi du portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe), visant une réduction du nombre d'intercommunalités en France, fait passer de 5 000 à 15 000 habitants, sauf exceptions, le seuil démographique minimal pour constituer une communauté de communes et a un impact sur les périmètres des intercommunalités du département du Loiret dont le nombre passe de 28 à 16. Mais la communauté de communes des Quatre Vallées ne voit pas son périmètre changer[30] et la commune de Ferrières-en-Gâtinais en reste donc membre. Cette loi a toutefois un impact sur ses compétences avec l'attribution par exemple de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations à partir du [31].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Ferrières-en-Gâtinais et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Ferrières-en-Gâtinais Maire Gérard Larcheron 2014 2020
Communauté de communes des Quatre Vallées (Loiret) Président de l'intercommunalité Georges Gardia 2014 2020
Département Départementales Canton de Courtenay Conseillère départementale Corinne Melzassard 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Frédéric Néraud
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[32] 2021[33]
Pays Législatives 4e circonscription Député Jean-Pierre Door

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes René-Larcheron, du nom de l'ancien maire de la commune.

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Ferrières-en-Gâtinais, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[34], pour un mandat de six ans renouvelable[35]. Il est composé de 27 membres[36]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1975 1983 Fernand Roger    
1983 2001 René Larcheron    
2001 2008 Marius Charnay    
2008 en cours Gérard Larcheron    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Saerbeck (Allemagne) depuis 1994[37]

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet »[38].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du syndicat mixte de ramassage et de traitement des ordures ménagères (SMIRTOM) de Montargis, créé en 1968. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 1], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire[39]. Un réseau de trois déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche est située sur la commune de Dordives[40]. Le SMIRTOM de Montargis procède également à l'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective dans l'unité d'Amilly, construite en 1969. Une convention de délégation du service public de traitement a été conclue en 2013 avec la société Novergie Centre, filiale énergie du Groupe Suez pour la valorisation énergétique des déchets[41].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes des Quatre Vallées en application de la loi NOTRe du [42].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[43]. Au , la production de l'eau potable sur le territoire communal est assurée par le syndicat intercommunal PEP La Prairie et la distribution par la commune[44]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du . Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[45],[46].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[47], est assurée par la commune elle-même[48]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire de la commune de Ferrières, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 5 500 EH, soit 885 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration biologique dit « à boues activées ». Son exploitation est assurée par Lyonnaise des Eaux Amilly[49],[50].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[51]. En 2017, la communauté de communes des Quatre Vallées assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[52],[53].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[54]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[55]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[56].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Ferrières-en-Gâtinais NC[57] NC[58] NC[59] 2,20[60] 2,20[61] [62]
Loiret 1,76[63] 1,7[64] 1,66[65] 1,69[66]
France 1,93[63] 1,96[64] 2[65] 2,03[66]
Assainissement Ferrières-en-Gâtinais NC[57] NC[58] NC[59] 2,11[60]
Loiret 2,07[63] 2,19[64] 2,25[65] 2,38[66]
France 1,73[63] 1,82[64] 1,85[65] 1,89[66]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[68],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 618 habitants, en augmentation de 8,49 % par rapport à 2009 (Loiret : 2,42 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 476 1 610 1 529 1 562 1 779 1 782 1 788 1 762 1 856
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 812 1 829 1 967 1 866 2 076 1 900 1 807 1 628 1 675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 593 1 580 1 487 1 369 1 348 1 312 1 342 1 326 1 397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 506 1 473 1 806 2 367 2 896 3 049 3 330 3 530 3 618
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les Nocturnes de Ferrières, en juillet et août (4 ou 5 soirées) dont la première édition remonte à 1982.

Économie[modifier | modifier le code]

Ferrières-en-Gâtinais possède depuis 1970 une zone industrielle.

La principale entreprise est la société Redex qui emploie 215 salariés, c'est une entreprise de constructions mécaniques (organes de transmission à base d'engrenages et biens d'équipement mécaniques pour la métallurgie et la sidérurgie : laminoirs à froid, lignes de planage) ; son chiffre d'affaires pour 2008 est de 42 M€ dont 80 % à l'exportation.[réf. nécessaire]

Les autres entreprises de la zone sont Medicis (pralines et dragées), CPCE (conditionnement de produits chimiques et d'entretien), Tinet (travaux publics) et LRP (presses à découper et à emboutir).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul est classée Monument historique sur la liste de 1840[70]. Succédant à une première basilique de ce nom fondée dit-on par le roi Clovis Ier, l'abbaye elle-même étant fondée au VIIe siècle par des disciples de saint Colomban, moine irlandais. Les rois carolingiens Louis III, roi de Francie et de Neustrie, et son frère Carloman, roi d'Aquitaine et de Bourgogne, y furent sacrés en 879 ;
  • Église Notre-Dame-de-Bethléem. La première chapelle portant ce nom fut construite à cet endroit à l'initiative des missionnaires saint Savinien, saint Potentien et saint Altin.
  • La croix de l'Hosannaire[71] et la croix Saint-Apolline[72] inscrites à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 12 juin 1926

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Ferrières-en-Gâtinais comprend une ZNIEFF[73].

La ZNIEFF, de deuxième génération et de type 2[Note 3], dénommée forêt de Montargis, d'une superficie de 4 598 hectares, est répertoriée depuis 1985-86 pour ses intérêts écologiques et faunistiques. Elle s'étend sur 9 communes, dont Ferrières-en-Gâtinais pour une petite frange nord de la ZNIEFF correspondant à la partie extrême sud de la commune[74]. Son altitude varie entre 88 et 133 m[75]. Le chêne est l'essence la plus représentée, toutefois, la chênaie-hêtraie est présente sous forme de stations de faible superficie. La flore se caractérise par la présence de végétaux associés aux sols acides comme la callune (Calluna vulgaris), la violette des chiens (Viola canina) ou la myrtille (vaccinium myrtillus), et aux sols neutres à légèrement alcalins sur calcaire ou marne (Rosa micrantha, la scille à deux feuilles (Scilla bifolia), le céphalanthère à longues feuilles (Cephalanthera longifolia), le gaillet odorant (Galium odoratum)[76]. Un réseau complexe de mares (toutes ne sont pas en eau la même année) conduit à de notables déplacements d'amphibiens en période de reproduction. Le nord-est du massif est ainsi directement concerné. Le nord du massif, nettement relié à la vallée de la Clairis correspond également à un secteur de mouvements importants de mammifères grands et petits ainsi que pour l'avifaune. L' intérêt pour les chiroptères semble s'être déplacé durant les années vers la vallée de la Clairis[76]. La forêt de Montargis est gérée par l'Office national des forêts[77].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferrières-en-Gâtinais

Les armes de Ferrières-en-Gâtinais se blasonnent ainsi :

D'azur à deux clefs passées en sautoir, celle en bande d'argent brochant sur celle en barre d'or, accompagnées en chef et en pointe de deux fleurs de lys du même, à senestre d'une étoile du même et à dextre d'un croissant contourné aussi d'argent[78].

Le blason de Ferrières a été adopté en Conseil municipal le 9 juillet 1963[79].

La symbolique choisie est la suivante :

  • Le fond bleu et les Fleurs de lys évoquent les armes de France, et donc la puissance royale, deux rois (Louis III de France et son frère Carloman II de France en 879) y ayant été couronnés ;
  • Les clés d'argent et d'or représentent la Papauté, quatre papes étant venus à Ferrières, et en hommage à Saint Pierre, patron de l'abbatiale ;
  • Le croissant de Lune et l'étoile font référence au monachisme, mais aussi aux compagnons-bâtisseurs ;

Le seul ornement extérieur officiel est une couronne murale à trois tours.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 26 juillet 2015)
  2. « Orthodromie entre "Ferrières-en-Gâtinais" et "Orléans », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Ferrières-en-Gâtinais" et "Montargis" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  4. « Villes les plus proches de Ferrières-en-Gâtinais », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 26 juillet 2015).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Motte 2003, p. 24
  7. Motte 2003, p. 23
  8. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat, (consulté le 20 octobre 2015)
  9. a, b, c et d « Notice communale de Ferrières-en-Gâtinais », sur le site de l'EHESS (consulté le 20 octobre 2015).
  10. « Ancien diocèse de Sens », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 16 octobre 2015)
  11. « Bailliages de la région Centre », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 16 octobre 2015)
  12. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  13. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  14. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  15. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
  16. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 118-138.
  17. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/, (consulté le 20 octobre 2015).
  18. a et b Denis Jeanson, « Cantons de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté en 20 octobre 201520 octobre 2015), p. 6.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]