Carnot (République centrafricaine)

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Carnot
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Mambéré-Kadéï
Pcode commune 2131
Démographie
Population 45 421 hab. (2003[1])
Population communale 92 466 hab. (2015)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 56′ 37″ nord, 15° 52′ 35″ est
Altitude 485 m
Superficie communale 373 378 ha = 3 733,78 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

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Carnot

Carnot est une ville de République centrafricaine située dans la préfecture de Mambéré-Kadéï dont elle constitue l'une des trois sous-préfectures.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 422 km à l'ouest de Bangui, sur la rive gauche de la rivière Mambéré. Elle constitue la troisième plus grande ville du pays par sa population.

Communes limitrophes de Carnot
Nadziboro Zotoua-Bangarem Yoro-Samba Bougoulou
Haute-Boumbé Carnot Topia
Ouakanga Haute-Batouri Senkpa-Mbaéré

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Vers 1880 : naissance à la Mambéré (actuellement ville de Carnot) de Malem Pacco Ibrahim, un quartier de la ville de Carnot porte son nom.
  • 1891 - 1892 : Passage de Brazza (Nola, Berberati, Carnot).

En 1894, François Joseph Clozel fonde un poste militaire français à proximité du village de Tendira[2]. La localité prend le nom de Carnot en hommage au président français assassiné en 1894 : Sadi Carnot (1837-1894). En 1902, la localité est le siège de la 5e compagnie du 1er RTS (Régiment de Tirailleurs Sénégalais)[3]. Après l'accord franco-allemand du 4 novembre 1911 : Carnot est cédée au Kamerun allemand, ainsi que la région qui devient le Neukamerun.

  • 1912 : La ville de Carnot était sous occupation de l'Allemagne.
  • 1914 : Guerre contre les allemands et départ de ces derniers. La France reprend la localité, par arrêté du 12 décembre 1920, elle devient chef-lieu d’une subdivision de la circonscription de Haute-Sangha dans la Colonie du Moyen-Congo[4], puis chef-lieu de la circonscrisption de Mambéré-Lobaye (Moyen-Congo).
  • 1923 : Arrivée de Monsieur Ajax à Carnot pour la traite du caoutchouc
  • 1925 : Arrivée de la première voiture. Construction de la route Carnot LOBAYE Berberati
  • 1926 : - Mise en service du bac de la Mambéré. - Groupement des villages sur les routes. - Nominations des chefs de terre Ajembé, Mbouter, Mbaka. - Création de district et région d’OUAR-Boboua.
  • 1927 : Circonscription transféré de Carnot à Berberati par Darré.
  • 1928 : Attaque du poste de Bayanga-Didi, brûlé. - Mort du grand sorcier KARINO.
  • 1928 - 1930 : Révolte de baya (Kengowara).
  • 1929 : Visite du gouverneur ANTONNETI. - Construction de la route de Route Carnot-Bozoua.
  • 1930 : Chef de Gadzi est remplacé par son fils Tékélé.
  • 1931 : Premier pygmée à Carnot.
  • 1932 : Aoudou chef de Maissa destitué remplace le chef Haoussa Malem-Pacco Ibrahim (administrateur FAURE Kolindangou).
  • 1933 : Nominatif chef Malem-Pacco Ibrahim. - Arrivé de Monsieur Colondji à Carnot.
  • 30 juin 1934 : Carnot est intégrée au territoire de l’Oubangui-Chari.
  • 1934 : Tremblement de terre.
  • 1935 : Création de la mission protestante de Carnot.
  • 1937 : Départ des militaires français de la ville. - Exécution de Toguella. - Le Chef Nzegbe de Carnot assassine le chef de district de Berberati Roberteau.
  • 1938 : Arrivée des BERBERES (un ensemble de peuples autochtones d'Afrique du Nord : les libyens, Marocains, Mauritaniens, égyptiens…).
  • 1938 : Arrivée des M’BOROROS (Les Peuls, traditionnellement des pasteurs de la région sahélo-saharienne qui se répartissent dans une quinzaine de pays, en Afrique de l'Ouest, mais également au Tchad, en République centrafricaine et au Soudan. D'abord nomades, beaucoup se sont sédentarisés...)
  • Vers 1940 : MALEM PACCO IBRAHIM va construire la première mosquée centrale de Carnot.
  • 1944 : Construction du Pont sur la rivière Mambéré.
  • 14 décembre 1944 : Malem Pacco Ibrahim chef de la communauté Haoussa est nommé Assesseur (Un assesseur est une personne qui siège aux côtés d'une autre pour l'assister dans ses fonctions et la suppléer si nécessaire. En droit, en particulier, il s'agit d'un officier de justice qui aide le juge. Lors d'une opération de vote, les assesseurs s'assurent bénévolement du bon déroulement, notamment pour vérifier l'identité de l'électeur et de la régularité du vote.) Titulaire près du tribunal indigène de 1er degré de Carnot, département de le haut sangha par le gouverneur chef du territoire, l’administrateur en chef des colonies, inspecteur des affaires administratif chargé de l’expédition des affaires courantes et urgentes. Monsieur P. Poli remplace monsieur Baba Tibati décédé en novembre 1944.
  • 16 octobre 1946 : Création du District de Carnot.
  • 1946 : Suppressions des prestations familiales. - Premières élections
  • 16 septembre 1948 : Malem Pacco Ibrahim chef de village Haoussa a reçu une appréciation de satisfaction de la part de Monsieur Mauvais Paul administrateur adjoint de 2e classe des colonies, chef de district de Carnot.
  • 1949 : Construction du premier cinéma à Carnot
  • 1952 : Décoration de Malem Pacco Ibrahim comme Le plus précieux des auxiliaires de gendarmerie à Carnot par le chef Guezille administrateur français de la F.O.M
  • 1957 : Malem Pacco Ibrahim reçoit la légion d’honneur par le sous-préfet Monsieur GELI
  • 15 mai 1957 : Malem Pacco Ibrahim reçoit un témoignage de satisfaction et fait chevalier de la région d’honneur pour les remarquables services qu’il a rendus en tant que chef de la communauté Haoussa de Carnot, président suppléant du tribunal civil africain de Carnot par Monsieur Blanc André administrateur français du district de Carnot. Malem Pacco Ibrahim était décrit comme un homme intelligent, honnête, loyal et fidèle à la France.
  • 1957 : Nomination de Malem Pacco Ibrahim chef de la communauté Haoussa en tant que président suppléant du tribunal civil africain de Carnot.
  • 1958 : Mort de Monsieur Ajax
  • 1958 : Le comité central directoire du MESSAN à Bangui à nommer Malem Pacco Ibrahim chef du quartier Haoussa comme 1er militant et président du Mouvement d’évolution Sociale de l’Afrique Noir (M.E.S.S.A.N) de Carnot le parti de Barthélémy Baganda* en 1958. - Premier Vol à l’agence spécial de Carnot de 25.000.000 FCFA.
  • 1960 : Nouveau tracé de la route Carnot Berberati.
  • 23 juin 1961 : Carnot devient une sous-préfecture de la République centrafricaine[5].
  • 1961 : Raffles importantes par la gendarmerie des musulmans trafiquants du diamant.
  • 1962 : Arrivée du 1er hélicoptère à Carnot.
  • 1964 : Fermeture de la coopérative après la fuite de son directeur.
  • 1965 : Construction du château d’eau chez Aoudou-Pacco au quartier Haoussa.
  • 1969 : Arrestation et mort du lieutenant-colonel Alexandre BANZA.
  • 10 juin 1970 : Décès de Malem Pacco Ibrahim chef de la communauté Haoussa à Carnot.
  • 1978 : Réfection de la mosquée centrale de Carnot par Monsieur AOUDOU-PACCO YAWA dans le quartier MALEM PACCO
  • 4 janvier 1980 : création de la Société Minière Aoudou Pacco (S.M.A.P) dont le siège sociale se trouve à Carnot dans le quartier MALEM PACCO
  • 1981 : AOUDOU-PACCO est nommé Maire de la ville de Carnot par décret du président DAVID DACKO
  • 1983 : Sécheresse sur toute l’étendue de la R.C.A.
  • 28 MAI 1988 : AOUDOU-PACCO est élu maire de la ville de Carnot suite aux premières élections municipales du pays avec plus de 90% de voix
  • 24 novembre 1993 : AOUDOU-PACCO va céder sa place comme maire de Carnot à DOMBIA nommé par décret du nouveau président ANGE-FELIX PATASSE.

Administration[modifier | modifier le code]

La Sous-préfecture de Carnot est constituée des deux communes de Carnot et Senkpa-Mbaéré.

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Carnot est constituée de 30 quartiers recensés en 2003 : Boyngombe, Camp Fonctionnaires, Charpente 1, Charpente 2, Charpente 3, Donoum 1, Donoum 2, Kpongom, Kpongom 1, Kpongom 2, Kpongom 3, Kpongom 4, Kpongom 5, Kpongom Gbagaza, Kpongom-Yagbaze, Malam Pacco, Mbonet 2, Mbonet 3, Mbonet 4, Mbonet 5, Mbonet 6, Ngueregai 1, Ngueregai 2, Rosine 1, Rosine 2, Yaporo 1, Yaporo 2, Zawa 1, Zawa 2, Zayanga.

Villages[modifier | modifier le code]

Les principaux villages de la commune sont : Bouli, Dinga, Irma-Baro, Mbaka 1, Gboko-Boutane, Zegbé, Mbelou et Oukpé. En zone rurale, la commune compte 61 villages recensés en 2003 : Babasso, Bangbata, Barka Bengala, Beyele, Bofidoua, Boui-Kombo, Bouli (1,2,3,4,5), Boumadole, Bouze, Callot, Camp Koko 1, Camp Koko 2, Degbe Ziama, Degbe-Maina, Dinga, Djembe, Dobele, Fouka, Gamba, Ganli, Gbakissa, Gbeneguira, Gboko-Boutane, Guembe, Irma-Baro, Issa, Kagnan, Kakama-Kpe, Kouisso, Koumbe, Kpebe, Kpetemo, Kpoukouri Tangari, Lignango, Mbaka 1, Mbaka 2, Mbelou (1,3), Mbelou 2, Mboura, Ndangolo, Ngandja 1, Ngandja 2, Ngou-Gbara, Nzambe, Nzeli, Nzembe (1,2), Sama 1, Sama 2, Sama 3, Sama 4, Samba Kouanguene, Sangouma, Service, Soukpe, Wapia, Wayombo, Yabila, Zaningbede, Zaoro Yanga Bobo, Zazou, Zegbe[6].

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune compte 7 écoles publiques dont 4 à Carnot : Sous-préfectorale, Mambéré à Carnot Meyé, Charpente mixte, Gbagaza (Kpongo), et dans les villages de Djembe, Somica[7] et Mbouli.

Société[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la paroisse catholique Notre-Dame de la Mambéré de Carnot fondée en 1945, elle dépend du diocèse de Berbérati. Depuis début 2014, il s'est constituée sur le site de l'église, une enclave majoritairement composée par des commerçants musulmans et leurs familles de plus de 500 personnes déplacées[8].

Économie[modifier | modifier le code]

La ville accueille l'aéroport de Carnot.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Banza (1932-1969), militaire et homme politique originaire de Carnot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. http://www.brazza.culture.fr/fr/missions/sangha.htm
  3. décret du 6 avril 1902,histoire militaire de l'AEF pp 128,129
  4. Bulletin L'Armée d'Afrique, 1928-12, L'Afrique Équatoriale Française p. 367
  5. Loi 60-179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine
  6. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  7. SOMICA : Société Minière de Carnot
  8. MSF France, Les déplacés de Carnot ne peuvent pas rentrer chez eux, 3 mars 2016