Royaume du Baguirmi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Royaume du Baguirmi

XVIe siècle – 1900

Description de cette image, également commentée ci-après
Le Baguirmi et ses voisins (1885) au sud-est du lac Tchad
Informations générales
Capitale Massenya
Langue barma
Religion Islam
Histoire et événements
1513 fondation de Massenya par Bernim-Bessé ou Dokkengué
1741 tutelle du Bornou
1806 tutelle du Ouaddaï
Abderrhamân-Gaourang II accepte le protectorat français

Entités suivantes :

Cavalier baguirmi dans une gravure de 1901

Le royaume du Baguirmi est un ancien État sahélien localisé au sud-est du lac Tchad dans l'État actuel du Tchad. La capitale est Massenya. S'il n'existe plus aujourd'hui en tant qu'entité politique indépendante, le sultanat demeure comme chefferie traditionnelle en relation avec les autorités administratives tchadiennes[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le royaume du Baguirmi est fondé à l'est du Bornou en 1522 par le Mbang (sultan) Biri Besse après qu'un certain Abd el Mahmoud Begli, fondateur du palais de Massenya, a conduit de 1493 à 1503 la région à la sécession d'un empire du Kanem déliquescent[2].

Tout en conservant des traditions animistes, le royaume adopte rapidement l'Islam et devient un sultanat. Absorbé par un Kanem-Bornou reconstitué, il recouvre son indépendance au cours du xviie siècle, pour être à nouveau annexé au milieu du XVIIIe siècle. Il tombe en déclin au cours des années 1900 et se trouve sous la menace militaire du royaume du Ouaddaï. Il résiste, mais accepte la tutelle de son voisin dans l'espoir de mettre fin à des dissensions internes. Lorsque sa capitale brûle en 1893, le sultan demande et obtient le statut de protectorat auprès des autorités françaises le [3].

Baguirmi subsiste comme chefferie traditionnelle en relation avec les autorités administratives tchadiennes modernes.

Organisation politique et administrative[modifier | modifier le code]

Le Mbang[modifier | modifier le code]

Le Mbang Gaourang (à gauche) et le Kolak Doudmourrah

Le roi du Baguirmi porte le titre de Mbang. Du fait de l'islamisation, on parle également de Sultan. En mars 2010, le sultan du Baguirmi, sa majesté Mbang Hadji Woli Mahamat est réhabilité dans ses fonctions par le ministre de l'intérieur et de la sécurité publique[4].

La famille royale[modifier | modifier le code]

  • la mère du Mbang : la Magira
  • les épouses du Mbang
  • les fils du Mbang
  • les filles du Mbang

Les notables étrangers à la famille royale[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annie M.-D. Lebeuf, Les populations du Tchad (Nord du 10e parallèle), L'Harmattan, Paris, 2006 (ISBN 2296004474)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tchadinfos, Tchad : la première dame intronisée mère du sultanat du Baguirmi, 8 mars 2017
  2. S. Aderinto, African Kingdoms : An Encyclopedia of Empires and Civilizations, p. 30, ABC-CLIO, Santa Barbara (Californie), 2017 (ISBN 9781610695800).
  3. France Diplomatie, Base des Traités, Accord 18970025, Traité d'assistance (protectorat) et de commerce avec le sultan de Baghirmi
  4. Alwhida Info, Le sultan du Baguirmi réhabilité dans ses fonctions par le ministre de l'intérieur, 3 mars 2010