Mobaye

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Mobaye
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Basse-Kotto
Pcode commune 6111
Démographie
Population 7 176 hab. (2003[1])
Population communale 24 040 hab. (2015)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 19′ 32″ nord, 21° 10′ 45″ est
Altitude 388 m
Superficie communale 27 256 ha = 272,56 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Mobaye

Mobaye est une ville de République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto dont elle constitue l'une des six sous-préfectures.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive droite de la rivière Oubangui, affluent du fleuve Congo, face à la localité de Mobayi-Mbongo, ancienne Banzyville en République démocratique du Congo.

La ville de Mobaye est peuplée essentiellement par les Sango, dont la langue locale est la base de la langue nationale de la Centrafrique, le sango. D'autres ethnies sont présentes dans la localité, telles les Banda Ngbugu et Yakoma, ces derniers appartenant au groupe Ngbandi, comme les Sango.

La commune est située au sud de la préfecture de Basse-Kotto et s’étend sur la rive droite de l’Oubangui, face à la République démocratique du Congo.

Communes limitrophes de Mobaye
Mbélima
Ouambé Mobaye Mboui
Congo RDC

Histoire[modifier | modifier le code]

Quartiers et villages[modifier | modifier le code]

La ville de Mobaye est constituée de 14 quartiers : Courbe-Loba, Gbamangui, Koumoudou 2, Koumoudou 1, Lawa, Mission Elim, Mobaye-Poste, Ndouhou, Nzakara-Boukoumbe, Paris-Congo, Poto-Poto, Rounga, Sinda, Tongba-Nzengue.

La commune compte 93 villages en zone rurale recensés en 2003 : Balekpa, Bambou, Banda-Zouate, Banvale, Batalimo, Bodo, Boh, Bokoumbe, Bounda, Boyidou, Chola, Danga Sombo, Dia Nguizou, Dikili, Dimangoua, Dingba, Djagro, Djenda, Gbada, Gbamabounda, Gbama-Kpetene, Gbama-Loumba, Gbele-Gbando, Gbele-Kouguere, Gneki, Gogo, Goro 1, Goro 2, Goto-Loumba, Goualassou, Kanda, Karagba, Kegba, Koma 1, Koma 2, Koma 3, Kongo, Kpekambo, Kpekambo 2, Kpekere, Kpengombe, Kpetene 1, Kpetene 2, Kpewango, Kpeyoro, Kpotigui, Lembo-Gboronga, Lembo-Gboulouvou, Lembo-Yakpa, Lembo-Zozo, Louma, Loumbangui, Mafounga-Mboui, Mafounga-Mogbando, Mafounga-Yendo, Mboma, Mofounga-Guigbia, Moune, Ndambolo, Ndia-Gboute, Ndia-Ngboka, Ndiatogba, Ndokpa 2, Ngatale 1, Ngatale 2, Ngbenika, Ngbere, Ngbibolo, Ngbikouma, Ngbingala, Ngonda-Ngbota, Ngoundakonzi, Ngoutolo, Nguelegui 3, Ngueligui 1, Nguelingui 2, Nzinga, Oye, Pitou, Sinda 1, Sinda-Kpetene, Societe-Loumba, Somba 1, Somba 2, Toundoulou, Traogogo, Vossongo, Wapo, Yabrou, Zamba, Zima 2, Zouangonda, Zouate[4].

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est assuré au lycée de Mobaye.

Société[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la paroisse catholique Saint-Joseph de Mobaye, fondée en 1954, elle dépend du diocèse d'Alindao.

Économie[modifier | modifier le code]

Par la volonté, du Président congolais Mobutu Sese Seko qui souhaita électrifier sa ville de Gbadolite située sur la rive gauche de l’Oubangui, et dans laquelle se trouvait sa résidence. Depuis 1989, le seuil de Mobaye sur l’Oubangui est le lieu de l’aménagement d’un barrage et de la centrale hydroéléctrique de Mobayi-Mbongo installée côté Congo RDC[5].

Ce qui permit à Mobaye de devenir la deuxième ville centrafricaine à bénéficier d'un réseau électrique alimenté par une centrale hydroélectrique, après la capitale Bangui. Cet aménagement n’étant pas doté d’écluse, la navigation en provenance de Bangui n’est plus possible au-delà de Mobaye.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. Auguste Chevalier, Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale : La culture du Cotonnier au Congo belge et en Afrique Equatoriale Française (no 343-344), , bulletin p. 275-279
  3. Loi 60-179 du 23 janvier 1961 portant création des préfectures et des sous-préfectures sur le territoire de la République Centrafricaine
  4. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  5. J. Callede, Y. Boulvert et J-P. Thiebaux, Le Bassin de l’Oubangui. http://hydrologie.org/BIB/Oubangui/Ouban/monograf/chap9/chap9.htm