Bangassou

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Bangassou
marché central
marché central
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine Centrafrique
Préfecture Mbomou
Démographie
Population 31 453 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 4° 45′ 16″ nord, 22° 49′ 02″ est
Altitude 457 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Bangassou

Bangassou est une ville du sud-est de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture du Mbomou, elle est située sur la rive droite de la rivière Mbomou.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à 734 km à l'est de Bangui par la route nationale RN2 et à un kilomètre de la frontière avec la République démocratique du Congo (en vis-à-vis de Ndu, reliée par bac), à proximité des chutes de Kembé, sur la rivière Mbomou. Les chutes de Kembé sont situées à 120 km à l'ouest de Bangassou sur la route de Bambari

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville de Bangassou tient son nom du sultan n’zakara qui a installé sa zeriba près du M’Bomou, affluent de l’Oubangui.

  • 1890 le sultan Bangassou accueille les premiers belges, des officiers de l’E.I.C., propriété personnelle du roi des Belges Léopold II.  Le sultanat de Bangassou passe peu à peu sous contrôle de principe belge, au nom des prétentions de leur roi. Il ne s'agit que de traités d'alliance[2].
  • 14 août 1894, par une Convention internationale – sans accord des habitants du M’Bomou, l’occupation belge laisse la place à l’occupation française. Le gouverneur du Haut-Oubangui, Victor Liotard s’installe à Bangassou dans le poste belge évacué, non loin du village du sultan[3]. Bangassou et les Français s'entendent bien.
  • 1907, mort du sultan Bangassou, le village conserve son nom et avec le poste forme la ville de Bangassou.
  • En 1922, les Spiritains fondent une mission catholique à Bangassou[4].
  • En 1929, est fondée la mission catholique Saint Pierre Claver de Bangassou[5].
  • En 1931, la société cotonnière Comouna installe une usine d'égrenage à Bangassou[6].
  • le , la mission française Dakar-Djibouti fait étape à Bangassou.
  • En 1935, Bangassou devient le chef-lieu du département du Mbomou[7].
  • Le 11 mars 2013, la ville est conquise par une faction dissidente de Seleka[8].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville compte 49 quartiers recensés en 2003 : Aouya, Bereme, Boukoua, Braima, Dagrou, Dakpoutou, Demba-Sayo, Gambo, Gamou, Gbiakota, Gologoto, Goungere, Kaba, Kaimba, Kamangbague, Kembe-Ligne, Kobo, Kolongo, Liouango-Tirailleur, Madagrengbanda, Madingar, Mahamat Pika, Maliko 1, Maliko 2, Maliko-Lepreux, Mamadou-Bah, Mangamba, Mbangui-Goro, Mboutou, Moussa, Ndounga-Sayo, Ngbanda-Gounga, Ngbinda, Ngombe, Nguinda-Ngbagli, Nzagba-Sayo, Oualimingui, Ouanguenze, Outman, Samba-Gamade, Samba-Nimoke, Saozangandou, Tiaka, Yangouya, Yapele, Yougon, Zimango, Zouambalo, Zouambalo[9].

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est assuré au lycée moderne de Bangassou.

Société[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint Pierre Claver

Avec la carhédrale Saint Pierre Claver, la ville est le siège d'un diocèse catholique érigé le , par démembrement du diocèse de Bangui[10], il s'étend sur les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou.

Économie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Il existe un petit aérodrome au nord-ouest de la ville (code AITA : BGU).

Agriculture[modifier | modifier le code]

La ville est située en zone forestière où la culture de cacao pratiquée après l'indépendance est un temps abandonnée, et remplacée par la culture de café. Les plantations de café ont un rendement en continuelle régression depuis plusieurs années. Depuis octobre 2014, une coopérative de production de cacao est relancée à partir de semences venues du Cameroun[11].

Bangassou, est reconnue pour sa production artisanale d’huile de palme à partir de plantations familiales[12]. Le vin de palme y est vendu en plusieurs qualités, péké : vin de raphia, makpoursa ou Je tabattu : des palmiers à huile abbatus, kangoya ou Je taccrohé : des palmiers en pied[13].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. Briand-Lachèse Marie-Christine, Oubangui 1898-1900 : Apogée et abandon s'une colonie à travers le témoignage de Joseph Briand, médecin colonial, Aix-en-Provence, Thèse de doctorat, Université de Provence, , 492 p.
  3. Marie-Christine Lachèse, Bernard Lachèse, DE L'OUBANGUI À LA CENTRAFRIQUE, la construction d'un espace national, Paris, L’Harmattan, coll. HISTOIRE AFRIQUE SUBSAHARIENNE République centrafricaine, , 352 p. p. (ISBN 978-2-343-05854-2)
  4. Pierre Kalck, Histoire centrafricaine : des origines à 1966, p. 252 ; Ed. L'Harmattan, 1992 (ISBN 2296271537)
  5. Centrafrique Presse, 26 novembre 2011
  6. Auguste Chevalier, Revue internationale de botanique appliquée et d'agriculture tropicale : La culture du Cotonnier au Congo belge et en Afrique Equatoriale Française (no 343-344), , bulletin pp. 275-279
  7. Arrêté du 28 novembre 1935
  8. Pour l’Evêque de Bangassou, « la Seleka est formée de djihadistes, notre situation est similaire à celle du Mali »
  9. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  10. (la) Le Saint siège, Constitution apostolique: bulle Quod sacri Evangelii,
  11. RJDH Centrafrique, 7 octobre 2014
  12. Oil Palm in Afica, République centrafricaine, 19 août 2010
  13. Alain Huetz de Lemps, Boissons et civilisations en Afrique p. 207, Presses Universitaires de Bordeaux, 2001, 658 pp

Voir aussi[modifier | modifier le code]