Berbérati

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Berbérati
Administration
Pays Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine
Préfecture Mambéré-Kadéï
Maire Roger Bandiba
Pcode commune 2111
Démographie
Population 76 918 hab. (2003[1])
Géographie
Coordonnées 4° 15′ 41″ nord, 15° 47′ 22″ est
Altitude 589 m
Divers
Surnoms Berbérati la scintillante
Berbérati la flamboyante
Localisation

Géolocalisation sur la carte : République centrafricaine

Voir sur la carte administrative de République centrafricaine
City locator 14.svg
Berbérati

Berbérati est, par sa population, la troisième ville de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, elle en constitue l'une des trois sous-préfectures.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la route nationale RN6 à 516 km à l'ouest de Bangui, elle est au point de départ de la RN10 qui rejoint au sud Nola puis la frontière camerounaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le poste militaire de Berbérati est fondé en 1893 par Pierre Savorgnan de Brazza[2]. Après la mission Fourneau, qui remonta le Congo puis, la Sangha en 1891. Dans le but de couper la route aux colonisateurs allemands, Brazza fonde entre 1892 et 1894 une série de postes militaires français et une administration territoriale. Le poste de Berbérati fut créé en 1893, ainsi que celui de Nola, la même année[3]. L'accord franco-allemand du reconnut à la France la ligne des postes établis d'Ouesso à Koundé[4].

Troupeau de zébus arrivant à Berbérati (vers 1950).

La ville fut cédée par la France à l'Empire allemand lors du traité Maroc-Congo le et intégrée au Neukamerun.

En 1914, elle revint sous contrôle français lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, elle fut dès lors un chef-lieu de la sous-division du Moyen-Congo. L'arrêté du , instaure la localité comme chef-lieu de la circonscription de Haute-Sangha dans la colonie du Moyen-Congo. Cette circonscription compte huit subdivsions : Berbérati, Carnot, Nola, Bouar, Baboua, Bambio, Boda et Mbaïki[5]. En mars 1923, le révérend père spiritain Marc Pédron[6] fonda la mission catholique Sainte Anne de Berbérati[7]. En 1932, fut construit l'hôpital de Berbérati[8]. En 1957, la ville fut érigée en commune de moyen exercice[9].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Berbérati est constituée de 61 quartiers recensés en 2003 : Arabe, Baba-Nani, Baba-Patou, Baba-Salao, Bassola, Batali, Belge, Belle Montagne, Belle Vue (1,2), Bossembele, Ça Va 1, Ça Va 2, Ça Va 3, Centre-Ville, Delaigue, Difolo 1, Difolo 2, Difolo 3, Djambala 1, Djambala 2, Djambala 3, Djambala 4, Djambala 5, Djambala 6, Djambala 7, Djambala 8, Douane, Enerca, Kassai 1, Kassai 2, Kassai 3, Koumbe, Kpetene 1, Kpetene 2, Kpetene 3, Lomi 1, Lomi 2, Nabliyombo, Nagamo, Nambona, Nana-Mambere, Nawoya, Ndao, Ndembo 1, Ngamagbake, Ombella-Mpoko, Ouabere, Ouham, Pondo, Poto-Poto,cité Gérard 1,cité Gérard2;Cité Gérard 3 Quinze Ans, Rosine 1, Rosine 2, Rosine 3, Rosine 4, Sambanda 1, Sambanda 2, Sambanda 3, Sambanda 4, Sefca, Yavoui[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Radio Zoukpana[11], radio communautaire émettant sur la fréquence 105.9 FM[12].
  • Radio Ndékéluka, émettant sur la fréquence 100.9 FM

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : Église évangélique luthérienne de République centrafricaine (Fédération luthérienne mondiale), Église évangélique baptiste en République centrafricaine (Alliance baptiste mondiale), Diocèse de Berbérati (Église catholique) [13]. Il y a aussi des mosquées musulmanes.

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville compte des écoles publiques : école Préfectorale A, école Préfectorale mixte B, Ça Va, école de Sagbanda, Djambala Filles et des écoles privées : Complexe scolaire évangélique EEB, école Saint Beris, Padre Pio[14].

L'enseignement secondaire est assuré par les Lycées Barthelémy Boganda,Collège d'Enseignement Général et Saint Marcellin Champagnan.

Santé[modifier | modifier le code]

L'Hôpital Régional Universitaire de Berbérati (HRUB) est le plus important de la région sanitaire n°2 du système de santé centrafricain.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est reliée par le transport aérien avec l'Aéroport de Berbérati (code AITA : BBT).

Économie[modifier | modifier le code]

Échantillons de carbonado collectés entre Bangui et Berbérati

Berbérati est la capitale de la plus importante région diamantifère de Centrafrique[15]. La ville accueille les bureaux des principaux collecteurs de diamants, la plupart musulmans, qui ont été victimes de pillages et meurtres en , tandis que les mineurs sont pour la plupart chrétiens, les deux groupes se mélangeant peu[16]. Les musulmans contrôlent les circuits d'exportation vers la plupart des pays voisins[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population des villes de RCA
  2. Richard Bradshaw, Juan Fandos-Rius, Historical Dictionary of the Central African Republic, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 115
  3. L’Afrique noire à l’Institut d’Histoire des Pays d’Outre-Mer p.96
  4. http://www.brazza.culture.fr/fr/missions/sangha.htm
  5. Bulletin L'Armée d'Afrique, 1928-12, L'Afrique Équatoriale Française p. 367
  6. Dieudonné Kpamo, Christianisation et les débuts du nationalisme en Oubangui-Chari de 1920 à 1960, Editions Publibook, 17 octobre 2013, p. 14
  7. Pierre Kalck, Histoire centrafricaine : des origines à 1966, p. 252; Ed. L'Harmattan,1992 (ISBN 2296271537)
  8. Madepeche.com, Toulouse, 2 mars 2008
  9. Juan Fandos-Rius et Jacques Serre, Répertoire de l'administration territoriale de la République centrafricaine, Paris, L'Harmattan, , 294 p. (ISBN 978-2-343-01298-8), p. 13
  10. RGPH 2003, Recensement général de la population et de l’habitat, 2003
  11. signifie la tête d'une marmite en langue Gbaya
  12. Situation des stations radios au 23 mars 2014
  13. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 531-532
  14. Tableau des écoles de République centrafricaine, exercice du 14 mars 2015
  15. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 16 [1]
  16. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 19 [2]
  17. "DE DANGEREUSES PETITES PIERRES : LES DIAMANTS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE" Rapport Afrique N°167 – 16 décembre 2010, par International Crisis Group, pages 20 [3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :